Plus de personnes seules, moins de couples avec enfants.

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En 1999, l'Ile-de-France compte 4,5 millions de ménages. Leur nombre continue à croître, en particulier ceux d'une personne. Désormais plus d'un ménage sur trois dans la région est composé d'une seule personne. Ce phénomène plutôt urbain est plus développé en Ile-de-France que dans le reste de la France, même si sa progression y est moins rapide. Les familles monoparentales sont en forte augmentation, tandis que les couples avec enfants deviennent moins nombreux. La tendance au départ plus tardif du foyer parental se poursuit.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE
ILEDEFRANCE
RECENSEMENT
a taille moyenne des ménages diminue régulièrement depuis le re-
censement de 1968. Il en résulte que l’effectif des ménages croîtLplus vite que celui de la population : entre 1990 et 1999, le nombre
de ménages a augmenté de 6,5 % en Ile-de-France, alors que dans le même
En 1999, l’Ile-de-France temps, la population de la région a crû de 2,7 %. Au cours de la dernière pé-
compte 4,5 millions de riode intercensitaire 1990-1999, cette progression du nombre de ménages
ménages. Leur nombre est due à une forte augmentation des ménages comprenant une famille
monoparentale (+ 20 %), ainsi que du nombre de personnes vivant seulescontinue à croître, en
(+ 16 %) (cf. figure 1). Même si les couples restent majoritaires dans laparticulier ceux d’une
structure des ménages, ce mode de vie est de moins en moins fréquent. Le
personne. Désormais,
nombre de couples avec enfants diminue, tandis que ceux sans enfant aug-
plus d’un ménage sur mente (cf. définitions).
trois dans la région est
composé d’une seule En 1999, plus d’un tiers des ménages franciliens sont désormais constitués
d’une seule personne. En province, la part de ce type de ménages est moinspersonne. Ce
élevée (30 %), mais leur progression est beaucoup plus importante (+ 29 %).phénomène plutôt
Le mode de vie provincial tend ainsi à rejoindre celui de l’Ile-de-France.
urbain est plus
développé en ersonnes seules au centre,P
Ile-de-France que dans couples en périphérie
le reste de la France,
même si sa progression La part des personnes seules et des familles monoparentales dans l’ensemble des
y est moins rapide. ménages augmente dans tous les départements d’Ile-de-France (cf. figure 2). La
Seine-et-Marne affiche les évolutions les plus importantes, avec une augmenta-Les familles
tion de 44 % pour les ménages comprenant une famille monoparentale et demonoparentales sontINSTITUT
37 % pour ceux composés d’une seule personne. C’est le département qui enre-en forte augmentation,NATIONAL DE LA
gistrait les plus faibles proportions en 1990. A l’opposé, Paris connaît la progres-tandis que les couplesSTATISTIQUE
sion la plus lente pour ces types de ménage. Néanmoins, les ménages d’une seule
avec enfantsET DES ETUDES
personne y sont de plus en plus surreprésentés : en 1999, ils représentent plus
ECONOMIQUES deviennent moins d’un ménage parisien sur deux.
nombreux. La tendance
au départ plus tardif du Cette part est deux fois plus faible dans les départements de grande cou-
foyer parental se ronne. Dans ces départements, le modèle de famille fondée sur le couple
poursuit. domine toujours largement : c’est le cas de deux ménages sur trois. Dans
les départements de petite couronne, la proportion est proche de la
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 204 - DECEMBRE 2001 - 2,50€/16,40F
àlapage
Démographie
1999Figure 3 - Personnes vivant seules en Ile-de-FranceFigure 1 - Type et composition des ménages
en Ile-de-France en 1999
Femmes Hommes
Nombre % Evolution 75 ans et plus
1990-
65à74ans1999(%)
55 à 64 ansEnsemble des ménages 4 509 623 100,0 6,5
Ménages d'une personne 1 561 484 34,6 16,4 45à54ans
homme 649 444 14,4 23,3
35à44ans
femme 912 040 20,2 11,9
25à34ansAutres ménages sans famille 115 229 2,6 5,6
Familles principales monoparentales 398 468 8,8 20,4 15à24ans
homme avec enfant(s) 58 139 1,3 22,0 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0
femme avec enfant(s) 340 329 7,5 20,1 1990 1999
Familles principales comprenant un couple 2 434 442 54,0 -0,7
couple sans enfant 984 547 21,8 5,2
Source : Insee, recensements de la population
couple avec enfant(s) 1 449 895 32,2 -4,3
En province, en revanche, les personnes seules sont plus sou-Source : Insee, recensements de la population
vent des personnes âgées : près de la moitié d’entre elles ont
moyenne régionale, un peu plus de un sur deux, tandis qu’à Pa- plus de 60 ans.
ris elle n’est que de un sur trois.
D’une façon générale, sur tout le territoire métropolitain, les
personnes seules s’installent plus volontiers dans les grandesn Francilien sur septU villes. Ce phénomène est plus marqué en Ile-de-France. Ainsi,
vit seul à Paris, plus d’un résident sur quatre vit seul, contre un sur
onze en grande couronne. Au total, la capitale accueille 37 %En 1999, 1,6 million de personnes vivent seules en Ile-de-France,
des personnes seules de la région.soit un habitant sur sept, contre un sur huit en 1990. Le nombre de
personnes seules augmente à tous les âges. Les jeunes ont une plus
avantage d’hommesforte propension à vivre seuls lorsqu’ils quittent leurs parents, aux D
seulsâges adultes les ruptures d’union sont plus fréquentes et, enfin, l’al-
longement de la durée de vie entraîne un nombre croissant de per-
sonnes seules âgées. Entre 1990 et 1999, le nombre d’hommes seuls a augmenté
deux fois plus vite que celui des femmes seules. Toutefois, ces
En Ile-de-France, la solitude concerne plus particulièrement dernières restent toujours majoritaires : elles représentent
les jeunes adultes et les personnes âgées : 23 % des Franciliens 58 % des personnes vivant seules dans la région.
vivant seuls ont de 25 à 34 ans et 36 % plus de 60 ans. Comme
dans le reste de la France, le nombre de personnes âgées vivant Cette répartition varie en fonction de l’âge. Entre 25 et 44 ans,
seules augmente du fait de la hausse de l’espérance de vie et les hommes sont plus nombreux que les femmes parmi les
d’une plus grande autonomie aux âges élevés. Leur part di- personnes seules (cf. figure 3). Cela s’explique en partie par le
minue néanmoins, car la progression des personnes seules est nombre important de ruptures d’union. En effet, lors d’une
plus rapide aux âges actifs. séparation, les hommes restent plus souvent seuls, alors que
les femmes vivent avec leurs enfants.
Figure 2 - Structure des ménages par département (part en % dans l'ensemble des ménages)
Paris Hauts- Seine- Val- Petite Seine- Yvelines Essonne Val- Grande
de- Saint- de- couronne et- d'Oise couronne
Seine Denis Marne Marne
Ensemble des ménages (en effectif) 1999 1 110 602 624 898 524 438 499 296 1 648 632 432 421 503 068 420 365 394 535 1 750 389
1990 1 094 988 590 680 508 720 471 556 1 570 956 369 716 459 496 379 132 358 312 1 566 656
Ménages sans famille
Personnes seules 1999 52,4 38,0 30,2 32,4 33,8 22,9 25,1 24,4 23,7 24,1
1990 49,9 35,1 26,6 28,1 30,3 19,6 21,6 20,2 20,0 20,4
Autres 1999 4,3 2,5 2,5 2,3 2,4 1,5 1,6 1,5 1,7 1,6
1990 4,3 2,7 2,2 2,4 2,5 1,4 1,4 1,5 1,6 1,5
Ménages avec familles
Familles principales monoparentales 1999 7,1 8,9 11,4 10,0 10,0 8,6 8,2 8,9 9,8 8,8
1990 6,9 8,2 9,5 8,8 8,8 7,0 7,2 7,8 8,1 7,5
Familles principales comprenant un couple 1999 36,2 50,7 55,8 55,4 53,7 67,0 65,1 65,2 64,9 65,5
1990 39,0 54,0 61,7 60,8 58,5 71,9 69,8 70,4 70,3 70,6
Source : Insee, recensements de la populationFigure 4 - Part des familles monoparentales en 1999
Source : Insee, recensement de la population de 1999, exploitation complémentaire
Le nombredefemmesseulesaugmenteavecl’âge,tandisque nombre d’adultes célibataires élevant seuls des enfants de
celuideshommesdiminue.Passé50ans,lesfemmesseulesde- moins de 25 ans a presque doublé entre 1990 et 1999. A cette
viennent plus nombreuses que les hommes dans la même situa- date, ils représentent 35 % des parents isolés. La notion de cé-
tion. Cela est dû à la fois à un effet de comportement, les libataire peut recouvrir des situations différentes, que le recen-
hommes reprenant plus souvent une vie de couple que les fem- sement ne permet pas de discerner. Ainsi, la constitution
mes, et à la plus grande longévité des femmes. C’est après 75 ans d’une famille monoparentale peut résulter d’une rupture
que les femmes sont le plus fréquemment seules. Elles sont d’union libre. La progression des familles où l’adulte est céli-
alors quatre fois plus nombreuses que les hommes. bataire peut donc aussi bien traduire une montée des unions li-
bres qu’une augmentation des personnes choisissant d’élever
lus de 400 000 parents seules un enfant.P
isolés
Les familles monoparentales sont inégalement réparties sur le ter-
ritoire francilien. Elles sont plus nombreuses dans les zones plusAu dernier recensement, l’Ile-de-France accueille 1 672 000 fa-
urbanisées. Mais leur localisation est également liée à un phéno-milles avec au moins un enfant de moins de 25 ans. Parmi ces
mène social. En effet, les parents isolés disposent en général d’unfamilles, on compte une famille monoparentale pour quatre
revenu inférieur à la moyenne des ménages. Leur répartition géo-couples. En province, ce rapport est de un sur cinq. Le nombre
graphique est fortement concentrée au nord et au sud de Parisde familles à parent isolé s’est fortement accru : il est passé de
(Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et nord des Hauts-de-Seine) ain-330 000 en 1990 à 413 000 en 1999, soit une augmentation de
23 %. Plus de 500 000 enfants de moins de 25 ans vivent ainsi
avec un seul de leurs parents dans la région. u ménage à la familleD
Le nombre de parents isolés augmente plus rapidement chez les
On appelle ménage l’ensemble des occupants d’un même logement à titre de résidence
hommes : un quart de plus qu’en 1990, même si leur part dans principale, quel que soit leur lien de parenté. Un ménage peut se réduire à une seule per-
sonne. Il peut comporter zéro, une ou deux familles, ainssi qu’un certain nombre de per-les familles monoparentales reste très minoritaire (15 % en
sonnes dites “isolées”.
1999). Cette proportion est identique en province.
Une famille est définie comme un ensemble d’au moins deux personnes du même ménage,
constitué soit d’un couple (marié ou non) avec ou sans enfants, soit d’un adulte sans conjoint
et de ses enfants. Dans ce dernier cas, on parle de famille monoparentale. On appelle fa-Le nombre de familles monoparentales résultant d’un divorce
mille principale la famille de la personne de référence du ménage.
continue à augmenter, mais leur part se réduit ; elle est passée Sont recensés comme enfants tous les individus célibataires vivant sans conjoint ni enfant
dans le même ménage que leurs parents, sans aucune limite d’âge.de 43 % en 1990 à 40 % en 1999. C’est la progression des fa-
Un couple dont tous les enfants ont quitté le foyer est compté parmi les couples sans enfant.milles à parent célibataire qui est la plus importante. LeFigure 5 - Familles selon le nombre d'enfants ne cohabitation plus longueUde moins de 25 ans en Ile-de-France
avec les parents
Ensemble Familles Familles Au cours de la dernière décennie, la tendance au départ plus tardif
des monoparentales comprenant
du foyer parental se poursuit. Ainsi, en 1999, 72 % des jeunes de 17 àfamilles un couple
24 ans habitent chez leurs parents, contre 68 % en 1990 et 60 % en
Familles avec enfant(s) 1 672 495 330 181 1 342 314 1982. Cette évolution est encore plus importante chez les 25-29 ans :
dont en % : la part des jeunes de cette tranche d’âge vivant en famille a doublé
1 enfant 42,8 58,8 38,9
entre 1982 et 1999. Au dernier recensement, un jeune adulte de 25 à
2 enfants 37,2 28,4 39,3
29 ans sur cinq vivait chez ses parents.
3 enfants ou plus 20,0 12,8 21,8
Source : Insee, recensement de la population de 1999, exploitation complémentaire Jusqu’à 24 ans, 70 % des jeunes qui habitent en famille sont des
étudiants, et l’augmentation de la cohabitation peut s’expliquer par
si que dans les arrondissements de l’est de la capitale (cf. figure 4). l’allongement de la durée moyenne des études. Après 25 ans, la ten-
Cette concentration coïncide avec celle des ménages locataires dance à une cohabitation plus longue s’explique plutôt par la
d’un logement HLM. Elle est également très proche de la réparti- montée du chômage et les difficultés d’insertion professionnelle.
tion des foyers allocataires à bas revenus. Parmi les 25-29 ans vivant chez leurs parents, 64 % ont un emploi
1et 17 % sont au chômage . Une partie de ces jeunes a aussi pu quit-
En 1999, plus d’un Francilien de moins de 25 ans sur sept vit ter le domicile parental et revenir y vivre ensuite.
avec un seul de ses parents. Les enfants de familles monopa-
rentales sont plus âgés que ceux des autres. Un tiers L’évolution enregistrée en Ile-de-France s’observe dans tous les
d’entre eux ont plus de 16 ans, pour seulement 19 % âgés de départements, hormis à Paris où la variation est très faible. Les
moins de sept ans. La part de ces derniers s’élève à 30 % parmi augmentations les plus importantes concernent les départe-
les enfants vivant avec leurs deux parents. ments de grande couronne ainsi que la Seine-Saint-Denis. Dans
ce département, les comportements des jeunes sont très similai-
Le nombre de familles monoparentales avec enfants de plus res à ceux des habitants de grande couronne. Dans les Yvelines,
de 25 ans augmente également. Cela résulte d’un effet de com- la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise, un quart des 25-29 ans vi-
portement des jeunes, qui cohabitent plus longtemps avec vent chez leurs parents.
leurs parents, et d’un effet de structure par âge, le vieillisse-
ment de la population induisant un nombre croissant d’adul- Paris se distingue nettement des autres départements, puisque
tes vivant avec un parent âgé. seulement 50 % des 17-24 ans et 11 % des 25-29 ans vivent en fa-
mille. La proportion d’étudiants parmi les jeunes de ces tranches
oins de familles d’âge y est beaucoup plus élevée que la moyenne régionale. BonM
d’un enfant nombre d’entre eux viennent de province. Pôle culturel et univer-
sitaire, Paris offre en outre de nombreux logements de petite
Parmi les familles ayant des enfants de moins de 25 ans, les plus taille. La capitale est donc particulièrement attractive pour les jeu-
nombreuses restent celles d’un enfant, surtout au sein des fa- nes qui quittent le domicile parental.
milles monoparentales (cf. figure 5). Toutefois, entre 1990 et
1999, la part des familles d’un enfant a diminué légèrement, au La tendance au départ plus tardif des jeunes est moins pro-
profit des familles de trois enfants ou plus. Ainsi, le nombre de noncée en province. Elle s’est même inversée chez les 17-24 ans.
familles comptant au moins trois enfants de moins de 25 ans a A ces âges, la part des jeunes vivant chez leurs parents diminue ou
progressé de 4 %, tandis que celles d’un enfant diminuait dans reste stable dans la plupart des régions. Proportionnellement, ils
les mêmes proportions. Parmi les familles où la personne de ré- sont maintenant moins nombreux en province qu’en
férence est étrangère, la tendance est inverse. En effet, elles en- Ile-de-France. En revanche, le pourcentage des jeunes de 25 à 29
registrent une hausse des familles d’un enfant (11 %) et une ans vivant en famille est toujours plus élevé en province, même
nette diminution de celles de quatre enfants ou plus (- 14 %). s’il a progressé moins vite qu’en Ile-de-France.
Cette évolution est liée en partie au vieillissement de la popula-
Nadine Laroche
tion étrangère, et à une baisse de la fécondité des femmes
Service études et diffusion
étrangères, qui tend à se rapprocher de celle de la région.
1 Le recensement étant déclaratif, les étudiants salariés ont pu être comptés soit comme actifs,
soit comme étudiants
Directeur de la publication : Alain Charraud - Comité éditorial : Odile
Bovar - Rédactrice en chef : Corinne Benveniste - Secrétaire deINSTITUT
rédaction : Josette Siriostis - Conception graphique : Muriel Granet -
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vivent seules en 1999 », Insee Première, n°788, juillet 2001. Abonnement : Françoise Charbonnier - 12 numéros par an, France :
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N° ISSN 0984-4724 - Dépôt légal :2 eme semestre 2001 - Code SAGE :1999 : Des ménages de plus en plus petits », Insee Première, n°789, juillet 2001.
I0120452 - Commission paritaire n° 2133 AD
- « Atlas des Franciliens », Tome 2, Insee - Iaurif, 2001, pp 60-65. © INSEE 2001
Insee - Ile-de-France à la page figure dès sa parution sur le site internet de l’Insee : www.insee.fr/ile-de-france
N° 204

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