Pourquoi se passer de sa voiture ?

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Un adulte sur cinq ne dispose pas de voiture ; 12 % en ont une mais ne la prennent pas pour aller travailler et 41 % ne peuvent pas s'en passer facilement. Seulement une personne sur quatre (27 %) dispose d'une voiture et serait susceptible de modifier son comportement en matière de transport. Dans les grandes agglomérations, on préfère la voiture aux transports en commun surtout pour sa plus grande rapidité et pour l'autonomie qu'elle procure.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 607 SEPTEMBRE 1998
Prix : 15 F
Pourquoi se passer de sa voiture ?
Xavier Niel, Division Conditions de vie des ménages, Insee
Parisiens interrogés déclarent en effet avoirn adulte sur cinq ne dispose pas
eu des problèmes de santé liés à la qualité
de voiture ; 12 % en ont une maisde l’air durant l’année 1997 contre seule Une la prennent pas pour aller tra ment 10 % en moyenne sur l’ensemble du
territoire (tableau 2). vailler et 41 % ne peuvent pas s’en passer
En revanche, les problèmes de pollution
facilement. Seulement une personne sur ne sont quasiment pas ressentis dans les
quatre (27 %) dispose d’une voiture et se agglomérations de moins de 100 000 habi
tants. Ainsi, seulement 10 % de personnesrait susceptible de modifier son compor
y ont remarqué ce genre de nuisances, et
tement en matière de transport. Dans lesparmi elles, seulement une sur quatre a
grandes agglomérations, on préfère la alors renoncé volontairement à prendre la
voiture, que ce soit pour aller au travail, fairevoiture aux transports en commun sur
des courses, se promener, etc. Cette propor-
tout pour sa plus grande rapidité et pourtion s’abaisse à une sur cinq en zone rurale,
l’autonomie qu’elle procure. où les pics de pollution n’ont touché que 5 %
de la population.
Afin de limiter la pollution atmosphérique, L’absence de transport en commun
une journée sans voiture est elle envisa et les obligations professionnelles
geable ? Quelle proportion de la popula favorisent l’utilisation de la voiture
tion serait touchée par une telle mesure,
et qui serait réellement gêné de ne pouvoir La faible proportion des personnes qui ont
utiliser sa voiture pour aller au travail ? renoncé volontairement à leur voiture contraste
Différentes mesures ont déjà été prises singulièrement avec la bonne volonté affi
pour limiter la circulation lors des pics de chée par ceux qui utilisent une voiture pour
pollution : on a ainsi bloqué l’accès de cert ains aller au travail. Quelque soit leur cadre de
quartiers aux automobiles, ou désigné au vie (rural, urbain...), près de 90 % de ces
hasard celles qui pouvaient rouler ces personnes accepteraient, en cas de pics de
jours là. La réussite de telles opérations pollution, de partager une voiture avec une
dépend d’une part de la sensibilité des auto-autre personne (voisin, collègue, ami) « si
mobilistes aux problèmes de pollution, et cela était possible ». Mais cela est il possi
d’autre part des solutions de remplace ble pour tout le monde ?
ment proposées.
La pollution atmosphérique
Avez vous renoncé volontairement n’est pleinement ressentie
à prendre votre voiture en cas de pic
qu’en agglomération parisienne de pollution ?
Pris dans leur ensemble, les foyers qui dis En %
posent d’une voiture semblent assez peu Pas de
Lieu de résidence Oui Non Total
pollutionpréoccupés par la pollution atmosphérique :
80 % des ménages déclarent ne jamais Rural 1 4 95 100
avoir rencontré de problèmes de ce type Petites villes 3 7 90 100
Moyennes villes 2 7 90 100dans leur région. Bien entendu, cette préoc
Grandes villes 5 14 81 100cupation est croissante avec le degré d’ur
Agglomération parisienne 28 41 31 100banisation mais n’est réellement perceptible
dont Paris 41 40 19 100qu’en agglomération parisienne (tableau 1).
Ensemble 7 13 80 100
À Paris, la moitié des personnes qui ont
Lecture : 1 % des individus habitant en zone rurale et disposant d’une
souffert des pics de pollution déclarent ainsi voiture dans son ménage a volontairement renoncé à la voiture à cause
des pics de pollution. avoir renoncé à leur voiture à cette occa
Champ : individus de 18 ans ou plus disposant d’une voiture dans sonsion. Cette prise de conscience des dangers
ménage.
d’une pollution excessive reflète les problè Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV), jan
vier 1998, Inseemes de santé qui lui sont liés : un tiers des
˚
INSEE
PREMIEREsions commerciales ne sont pas enProportion des personnes déclarant avoir eu
reste, avec l’impossibilité d’effectuerdes problèmes de santé dus à la pollution de l’air
les démarches à domicile ou le service
En %
après vente.
Proportion Types d’affections
de
Respira Dermato Ophtal Une personne sur quatrepersonnes Asthme ORL Autres
toires logiques miquestouchées pourrait se passer de la voiture
Résidence
En définitive, combien de personnesRural 4 45 65 40 23 26 8
pourraient se passer volontairementPetites villes 6 35 55 37 10 34 13
Moyennes villes 7 42 58 54 21 43 5 de leur voiture ?
Grandes villes 10 32 58 43 23 40 6 Sur l’ensemble des personnes de 18
Agglomération parisienne 22 17 55 43 21 43 12 ans ou plus, 20 % ne disposent pas de
dont Paris 32 21 53 51 21 51 77 voiture, 12 % en ont une mais ne la
Ensemble 10 29 57 43 21 40 9 prennent pas pour travailler parce
Lecture : en zone rurale, 4 % des personnes de plus de 15 ans ont des problèmes de santé liés à la pollution atmosphérique.
qu’ils travaillent à domicile ou pourParmi elles, 45 % souffrent d’asthme. Une même personne peut souffrir de plusieurs affections.
Champ : individus de 15 ans ou plus. d’autres raisons (graphique 1).
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV),janvier 1998, Insee Quatre personnes sur dix (41 %) dis
posent d’une voiture sans pouvoir a
priori s’en passer facilement : la moitié
d’entre elles par obligation profession Pour se rendre sur leur lieu de travail,petites villes à 56 % dans les agglomé
nelle ou absence de transport en com les deux tiers des adultes interrogés rations de 20 000 à 100 000 habitants,
mun ; l’autre moitié est constituée enutilisent un véhicule motorisé (voiture, et s’abaisse à 43 % dans les grandes
majeure partie de femmes au foyer quimoto, scooter) contre 18 % les trans villes et à 38 % en agglomération
accompagnent leurs enfants et de retrai-ports en commun, 11 % leurs jambes parisienne, dont 16 % à Paris, ce qui
tés qui utilisent volontiers leur voitureet seulement 2 % un vélo. Sur dix reste malgré tout assez élevé dans
en raison de leur âge. Une partieinconditionnels d’engins à moteur, six des zones où les transports en com
importante de la population risqueraitn’ont pas d’autre moyen à leur dispo mun sont largement implantés.
donc d’être gênée par une journéesition pour aller travailler, que ce soit La voiture est en effet indispensable à
« sans voiture » qui prendrait la formeà cause de l’absence de transport en l’exercice des professions qui néces
d’une interdiction de se déplacer encommun ou parce qu’ils exercent une sitent des déplacements fréquents et
voiture. Sur ces 41 %, une meilleureprofession nécessitant l’usage de la rapides au domicile des personnes.
qualité des transports en communvoiture ou tout du moins, d’un véhiculeC’est le cas par exemple des profes
(proximité, rapidité) ne pourraitpersonnel. sions de santé (médecins, infirmières,
séduire tout au plus qu’une petite par Ainsi, près de la moitié des personnesaides soignantes à domicile, ...). Tout
tie des retraités au point de leur faireinterrogées en zone rurale ne dispose aussi utiles en cas d’urgence, les ouvriers-
adopter ce mode de transport. Dansd’aucun arrêt de transport en commun artisans tels que plombiers ou serru
les grandes villes (agglomérations de(bus, train) à moins de dix minutes à riers pourront également atteindre
plus de 100 000 habitants), la propor pied de leur domicile (tableau 3). plus difficilement ces jours là le domi
tion des automobilistes « contraints »Dès que l’urbanisation s’accroît, l’offrecile des personnes sinistrées. De
s’abaisse à 31 %.s’améliore et permet une meilleure même, les professionnels de l’immobi
Reste 27 % de personnes qui pour réponse aux problèmes de transports : lier considèrent la voiture comme un
raient plus facilement se passer dela proportion de personnes qui se dé outil de travail pour, par exemple, se
leur voiture ou de leur deux roues àclarent « contraintes » d’utiliser la voi déplacer d’un chantier à l’autre ou
moteur. Cette population regroupe lesture passe alors de 70 % dans les prospecter des terrains. Les profes
étudiants, les inactifs et une part des
femmes au foyer (celles qui n’ont pas
de jeunes enfants) ainsi que les per
Existe t il un arrêt de transport en commun sonnes qui déclarent pouvoir prendre
à moins de 10 minutes à pieds de chez vous ? un autre moyen de transport pour aller
En % au travail. Cette proportion s’élève
très peu (30 %) si on ne considère queLieu de résidence Oui, plusieurs Oui, un seul Non Ne sait pas Total
les agglomérations de plus de 100 000Rural 104046 4 100
habitants où la part des ménagesPetites villes 28 40 26 5 100
sans voiture est plus élevée que laMoyennes villes 50 38 8 4 100
Grandes villes 70 26 3 1 100 moyenne (26 %).
Agglomération parisienne 82 16 1 1 100 En fin de compte, alors que 80 % des
dont Paris 97300 100 personnes disposent d’au moins une
Ensemble 48 31 18 3 100 voiture dans leur ménage, une seule
Lecture : 10 % des ménages habitant en zone rurale disposent de plusieurs arrêts de transports en commun à moins de 10
personne sur quatre (27 %) serait sus
minutes à pied de chez eux.
ceptible de modifier son comporte Champ : ensemble des ménages
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV), janvier 1998, Insee
?¸ment en matière de transport, que Utilisation de la voiture par les personnes de 18 ans ou plus
cette personne travaille ou non. Que
faudrait il alors pour qu’elle change
20 % ne disposent pas de
d’attitude volontairement, et contribue
voiture dans leur ménage
ainsi à résoudre les problèmes de pollu
tion atmosphérique et de congestion
12 % ne se servent pas de 3 % ? Travaillent à domicile
des villes ? L’enquête ne permet pas
leur voiture pour aller travailler 9 % ? Ne travaillent pas chez eux
de répondre à cette question pour les
15 % d’individus qui ne travaillent pas
41 % peuvent difficilement se 18 % ? Retraitéset qui pourraient éventuellement modi
passer de véhicule 4 % ? Femmes au foyerfier leur comportement. Les 12 % de
personnel motorisé 19 % ? Prennent leur voiture pour
personnes qui vont travailler en voiture
aller au travail parce qu’ils
alors qu’elles disposent d’autres
n’ont pas d’autres moyens80 % en disposent
moyens de transport donnent en
revanche des éléments de réponse
27 % utilisent leur voiture sans15 % ? Inactifs (étudiants,femmes
plus précis.
y être contraints au foyer sans jeunes enfants)
ou chômeurs
Dans les grandes 12 % ? Prennent leur voiture pour
agglomérations, la voiture aller travailler mais pourraient
faire autrementest préférée surtout pour
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV), janvier 1998, Inseesa plus grande rapidité
Dans les zones fortement urbanisées,
la raison principale pour laquelle on
utilise la voiture pour aller travailler est
que le trajet domicile travail serait plussans compenser par une amélioration ture beaucoup plus fréquemment
long avec un autre moyen de trans- des transports en commun, ne ferait qu’ailleurs pour déposer les enfants à
port. C’est le cas de la moitié des en revanche qu’augmenter la durée del’école lorsqu’on va travailler. Malgré
habitants des villes de plus de 100 000 leur trajet domicile-travail, déjà très des distances domicile école parfois
habitants ou de l’agglomération pari longue, sans vraisemblablement modi- longues, ces déplacements sont rapi
sienne qui vont travailler en voiture, fier en profondeur leur comportement. des et garantissent un gain de temps sur
alors qu’ils pourraient faire autrement Dans les agglomérations de moins les transports en commun, d’ailleurs
(tableau 4). De même, un automobi de 100 000 habitants, on utilise la voi peu présents dans ces zones urbai
liste sur deux évoque le besoin d’une
autonomie que seul un véhicule per
sonnel semble donner. L’agrément
Pourquoi utilise t on dans les grandes agglomérations un véhicule
que procure ce type de véhicule par
personnel motorisé pour se rendre sur son lieu de travail ou d’études
rapport aux transports en commun
alors que d’autres moyens sont disponibles? (deux réponses possibles)
n’est cité en revanche que par 16 %
En %des personnes interrogées dans les
Insécuritéagglomérations de plus de 100 000 Trajet trop
Autonomie Station Déposer Voiture dans leshabitants, mais par tout de même près long Plus
plus nement un de transports
ou trop agréabled’un Parisien sur trois.
grande facile passager fonction en
compliquéLa plus grande rapidité des véhicules commun
personnels est d’ailleurs surtout évo
Résidence
quée par ceux qui mettent déjà plus Grandes villes 45 53 15 14 10 5 4
d’une demi heure pour aller travailler, Agglo. parisienne 62 35 19976 7
et en particulier, parmi ceux ci, par lesdont Paris 57 43 29 14 4 5 10
plus défavorisés (ouvriers, employés, Durée du trajet
De 1 à 5 mn 23 54 20 20 12 2 1ménages disposant d’un revenu infé
De 6 à 10 mn 44 48 17 11 14 5 6rieur à 10 000 francs par mois). Pour
De 11 à 15 mn 45 49 17 20 6 5 8ces personnes, une amélioration des
De 16 à 20 mn 65 54 16 12 5 1 4conditions de transport en commun
De 21 à 30 mn 61 43 15 7 8 10 4
sur longue distance et un meilleur
De 31 à 60 mn 74 31696 15 -
maillage du réseau seraient suscepti
Plus d’1 heure 90 36 10 - - 10 10
bles de modifier leurs habitudes, Ensemble des grandes
puisque ni l’autonomie ni le côté agglomérations 51 48 16 13 9 5 5
« agréable » du transport individuel Lecture : 45 % des individus habitant en agglomération de plus de 100 000 habitants prennent un véhicule personnel motorisé
pour se rendre au travail parce que ce serait plus long ou trop compliqué autrement.n’est invoqué significativement pour
Champ : personnes de 18 ans ou plus vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants, travaillant hors de chez
expliquer ce choix. Refuser l’accès elles, utilisant un véhicule personnel motorisé, et ayant la possibilité d’utiliser un autre moyen de transport.
des centre-villes à ces personnes, Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV), janvier 1998, Insee
?˝Pour comprendre ces résultatsRépartition des durées de trajet domicile travail
selon la taille de l’agglomération
Le dispositif d’enquêtes permanentes sur
les conditions de vie des ménages (EPCV)
permet, depuis janvier 1996, d’étudier de
manière annuelle l’évolution d’indicateurs
sociaux harmonisés dans l’ensemble de
l’Union européenne. L’ensemble des indi
cateurs est divisé en trois groupes qui font
chacun l’objet d’une enquête annuelle réa
lisée auprès d’un échantillon de 8000 loge
ments, en janvier, en mai ou en octobre.
L’enquête de janvier apporte des données
sur la qualité de l’habitat et de l’environne
ment ; celle de mai traite des problèmes de
santé et des difficultés financières des mé
nages et celle d’octobre des contacts so
ciaux et de la participation à la vie sociale.
À ces enquêtes s’ajoute à chaque fois une
partie « variable » portant sur un sujet d’ac
tualité. En janvier 1998, le sujet de l’en
quête était les pratiques envonnementalesir
et la sensibilité aux problèmes de l’environ
nement, dont le questionnaire a été élaboré
conjointement par l’Insee et l’Institut fran
çais de l’environnement (Ifen).
Lecture : 27 % des individus qui habitent en agglomération de moins de 100 000 habitants mettent entre 1 et 5 minutes pour
aller travailler en voiture ou en moto.
Champ : Individus de 18 ans ou plus, travaillant hors de chez soi, et utilisant un véhicule personnel motorisé pour aller
Pour en savoir plustravailler.
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie (EPCV), janvier 1998, Insee
« Les trajets domicile travail en Île de
France » ; Brigitte Baccaïni, Économie
et statistiques n° 294 295, avril-mai
nes. De manière plus générale, les d’un tiers des ruraux ou des habitants 1996.
« La durée des trajets quotidiens : untrajets domicile travail sont nettement des très grandes agglomérations. Il
enjeu pour les mères actives », Jeanneplus rapides en petite et moyenne semble alors difficile de proposer une
Fagnani, Économie et statistiques
agglomération qu’ailleurs (graphique alternative satisfaisante au véhicule n°185, février 1986.
« Automobiliste, cycliste, piéton ou le2). Plus de la moitié des habitants desindividuel dans les zones faiblement
gêneur gêné », Xavier Niel, Insee Pre villes petites et moyennes mettent en urbanisées où d’ailleurs les problèmes
mière n°590, juin 1998.
effet dix minutes ou moins pour aller de pollution et d’encombrement res
au travail alors que ce n’est le cas que tent minimes.
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