Premiers résultats estimés du RP 99 - 1 420 000 bas-normands

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La Basse-Normandie a gagné 29 000 habitants entre 1990 et 1999. Mais le rythme de croissance de sa population s'est ralenti d'un tiers. Le Calvados porte à lui seul la croissance démographique, la population de la Manche s'étant globalement stabilisée et celle de l'Orne poursuivant son léger déclin. Les espaces urbains connaissent des fortunes diverses : dynamisme pour Caen, Granville et Trouville, dépeuplement pour Flers, L'Aigle et Cherbourg. Le monde rural reprend des couleurs : sa population s'est accrue de 7000 habitants.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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n° 58 Juin 1999
Premiers résultats estimés
du recensement de population 1999
1 420 000 BAS NORMANDS
e recensement de la population ne sont pas plus importants que durant% La Basse-Normandie a ga-
délivre ses premiers comptes : la décennie quatre vingt. L’excédent
gné 29 000 habitants entre 1990erLau 1 mars 1999, 1 420 300 per-des départs de Bas normands sur les
et 1999. Mais le rythme de crois-
sonnes habitent en Basse Normandie, arrivées de nouveaux habitants s’élève
sance de sa population s’estsoit 29 000 de plus qu’en 1990. en effet à 11 000 personnes sur la pé-
ralenti d’un tiers.riode. En revanche, ces mouvements
Chaque année, la région a donc gagné
ont fortement évolué au sein des diffé-
en moyenne 3 200 habitants. Cette pro-
rentes composantes de la Basse-
gression est inférieure de plus d’un
Normandie : départements, espaces % Le Calvados porte à lui seultiers à la croissance constatée au cours
urbains et territoires ruraux. la croissance démographique, lade la décennie quatre vingt. Ce ralen-
population de la Manche s’étanttissement s’explique intégralement par
globalement stabilisée et celleun excédent moins important des nais- La Manche accuse le coup
sances sur les décès. En effet, si la de l’Orne poursuivant son léger
La Manche a perdu son dynamismenatalité et la mortalité s’étaient mainte déclin.
démographique des années quatre-nues à leur niveau des années quatre
vingt. Avec 481 400 habitants, sa po vingt, la Basse Normandie compterait
pulation progresse tout juste de 1 800aujourd’hui 18 000 personnes de plus, % Les espaces urbains con-
personnes en neuf ans. C’est, ensoit environ 1 438 000 habitants. Les
naissent des fortunes diverses :moyenne, ce qu’elle gagnait chaque an-mouvements migratoires, quant à eux,
dynamisme pour Caen, Gran-née entre 1982 et
ville et Trouville, dépeuplement1990. L’effondre-
ment du rythme de pour Flers, L’Aigle et Cherbourg.
croissance de la po
pulation de la Man
che tient au recul de % Le monde rural reprend des
ses deux principales
couleurs : sa population s’est ac-
agglomérations,
crue de 7 000 habitants.
Cherbourg et Saint
Lô. Seul, le littoral
gagne des habitants
principalement dans
les bassins de Cou
tances (+ 1 800) et de
Granville (+ 2 600).
. . . . . . . . CENT P . . OUR CENT . BASSE NORMANDIE n° 58. . . . . . . . . . . .La population de l’Orne continue, habitants, il gagne ainsi 28 900 person Entre 1982 et 1990, le mouvement de
quant à elle, de décroître à un rythme à nes. L’attractivité grandissante du Cal périurbanisation avait profité à l’en-
peine atténué par rapport à la décennie vados permet de limiter les effets de la semble des communes situées au-delà
quatre vingt, époque du premier recul baisse de la natalité, responsable à elledes limites de l’agglomération caennaise.
démographique. Avec 291 500 habi seule d’un manque à gagner estimé à Depuis 1990, de nombreuses commu-
tants, l’Orne perd ainsi près de 1 700 8 000 habitants. Le Calvados n’en reste nes ne bénéficient plus de ce mouve-
personnes et retrouve le même nombre pas moins un département jeune où les ment ; certaines, notamment au sud, et
d’habitants qu’au début des années naissances sont nombreuses, notam au sud est en particulier, perdent même
soixante dix. Les pertes les plus impor ment dans les villes. Seulement 5 can des habitants. A l’exception notable de
tantes affectent le bocage, le bassin detons sur 49 enregistrent plus de décès quelques communes comme Bourgué-
Flers perdant plus de 2 600 habitants. que de naissances. Toutes les parties du bus, la périurbanisation s’est d’ailleurs
En revanche, le bassin d’Alençon, en- Calvados ont connu une croissance de concentrée à l’ouest de la capitale bas-
core très jeune, et celui de Mortagne leur population à l’exception du bassin normande. Dans le sillage de Saint-
au Perche gagnent quelques habitants. de Vire qui voit néanmo ins ses pertes Germain La-Blanche Herbe, Carpiquet
s’atténuer par rapport à la dernière dé- et Epron, les communes voisines d’Authie
La progression de la population bas cennie. La baisse de population y est, et Saint-Contest ont connu un rythme de
normande tient donc à la seule crois en effet, trois fois moins rapide que parcroissance supérieur à 2 % par an. Plus
sance du Calvados. Ce département le passé et se concentre dans le Mortai largement, c’est un triangle dont la base
bénéficie d’un accroissement démo nais. Le bassin d’emploi caennais reste va d’Epron à Grainville-sur-Odon et
graphique à peine atténué par rapport àle principal moteur de la croissance qui s’étire le long de l’axe Caen-
la décennie quatre vingt. Avec 647 400 démographique bas-normande : son Bayeux, qui profite le plus de la périur
gain de population représente 86 % debanisation. Enfin, le littoral reste
l’évolution de la population régionale, également très attractif, notamment
Caen et son aire d’influence totalisant Ouistreham qui gagne près de 2 000
à eux seuls 72 % de cet accroissement. habitants.
Des disparités d’évolutions
Une périurbanisation
au sein des aires urbaines
caennaise moins homogène
Avec celle de Caen, les aires urbaines
La commune de Caen gagne à nouveau de Granville et de Trouville sur mer
des habitants grâce à une forte réduc- ont été les grandes bénéficiaires de la
tion de son déficit migratoire. Au cours décennie quatre vingt dix. Ces deux
de la décennie quatre vingt, plus de agglomérations avaient pourtant, jus-
10 000 personnes avaient quitté la que là, connu une croissance relative-
ville centre sans être remplacées, pré- ment faible, comparée à celle des autres
férant s’installer à la périphérie pour laagglomérations bas normandes.Grâce
plupart. Entre 1990 et 1999, moins de à l’arrivée massive de nouvelles popu-
6 000 Caennais ont été tentés par l’ex-lations au cours de la décennie, la pre-
périence. Profitant d’une population mière gagne aujourd’hui près de 2 000
jeune où les naissances l’emportent lar- habitants et la seconde 1 200. Cette
gement sur les décès, la ville de Caen attractivité des deux aires urbaines
gagne ainsi 800 habitants depuis 1990, littorales semble concerner avant tout
du fait du ralentissement des mouve- des personnes âgées, les naissances
ments de périurbanisation. restant relativement peu nombreuses
dans ces deux ensembles urbains. Ce
Autour de Caen, l’agglomération ga-
gain de population profite tout au-
gne encore 6 900 personnes dont 2 200
tant aux agglomérations, riches en
à Ifs, 900 à Mondeville, 900 à Saint
services et commerces, qu’à leur péri-
Germain la-Blanche-Herbe et 500 à
phérie immédiate, plus calme et offrant
Colombelles. La population de
de plus larges espaces.
Cormelles-le-Royal reste stable et,
seule, la ville d’Hérouville Saint Clair Après avoir connu un fort déficit dans
connaît une baisse de presque 800 les années quatre vingt, l’aggloméra
habitants. tion de Vire parvient à stabiliser le
. . . . . . . . . CENT POUR CENT . . BASSE NORMANDIE n° 5. 8 . . . . . . . . . . .nombre de ses habitants. La croissance trouvent dans une situation similaire. cédente tandis que l’agglomération
de sa périphérie, en revanche, se ralen- La croissance se maintient en périphé- centrale parvient à mieux fixer ses ha
tit, mais atteint tout de même 450 per rie mais à un rythme près de deux foisbitants que par le passé, l’aggloméra-
sonnes. Avranches et Alençon se plus faible que durant la décennie pré- tion alençonnaise dans sa partie
. . . . . . . . CENT P . . OUR CENT . BASSE NORMANDIE n° 58. . . . . . . . . . . .Les résultats présentés ici sont provisoires. Les chiffres définitifs du dénombrement de population au 8 mars 1999 par
commune seront officialisés à la fin de l’année 1999, après contrôle des opérations effectuées sur le terrain et validation des
résultats obtenus. Cette étape de vérification a débuté au mois d’avril pour les petites communes mais a tout juste commencé pur o
les grandes villes.
Les données d’état civil (naissances et décès) sont, elles aussi, provisoires. Le nombre de naissances et de décès au lioemu dicilee est c d onnu pour
les événements survenus jusqu’en décembre 1997. Les données d’état civil pour la période intercensitaire 1990 1999 ont donc estimété ées. Elles
permettent de mesurer la part due au solde naturel dans l’évolution de la population observée entre les deux recensements. ontriLbua tioc n du solde
migratoire à cette évolution est obtenue par différence.
Les zonages utilisés dans le présent article - agglomérations, aires urbaines, espace rural ont été élaborés à partir deusl rétatss du recensement de
1990, à des fins d’études. Leurs délimitations font l’objet de révisions régulières.
Aires urbaines et espace rura :l
Les grandes agglomérations comptant plus de 5 000 emplois forment les "pôles urbains". Leurs emplois rayonnent largement sur les territoires
environnants. On identifie ainsi des communes sous forte influence de ces agglomérations",cou les ronnes périurbaines", dont plus de 40 % des actifs
vont travailler quotidiennement dans le pôle urbain ou son immédiate périphérie. Pôles urbains et couronnes périurbaines dsséefnt lini ’essentiel des
territoires à dominante urbaine. Au sein du monde à dominante rurale, apparaissent d"pôelses rura ux" regroupant entre 2 000 et 5 000 emplois, leur
périphérie, des "espaces sous faible influence de l’espace urbain, e" t des" communes rurales isolées."
bas normande ne perdant plus que 500 LES ESPACES URBAINS BAS NORMANDS
personnes en neuf ans.
Population Taux de variation annuel
sans doubles comptes moyen entre 1990 et 1999
Les aires urbaines deLi sieux, Coutances
(en milliers) (en %)
et surtout Bayeux gagnaient des habi
contribution
1990 1999 (e) Totaltants au cours de la décennie quatre-
naturelle migratoire
vingt. Leur population s’est stabilisée
Agglomération 191,5 199,1 0,43 0,75 - 0,32
depuis. C’est également le cas de l’aire CAEN
Couronne urbaine de l’agglo. 132,5 146,2 1,10 0,44 0,65
urbaine d’Argentan qui n’a pas gagné
Agglomération 92,0 88,6 0,42 0,78 - 1,20
d’habitants depuis 25 ans. Depuis 1990, la CHERBOURG
Couronne urbaine de l’agglo. 22,6 24,5 0,86 0,65 0,21
ville centre résiste mieux, gagnant même
Agglomération 39,2 38,7 0,15 0,63 - 0,78
des habitants grâce à une natalité très forteALENCON
Couronne urbaine de l’agglo. 10,5 11,2 0,65 0,59 0,06et des départs très réduits par rapport à la
Agglomération 28,0 27,4 0,25 0,38 - 0,63décennie quatre vingt où 2 000 Argenta LISIEUX
Couronne urbaine de l’agglo 13,3 13,8 0,41 0,31 0,10nais étaient partis sans être remplacés.
Agglomération 26,6 25,5 0,48 0,51 - 0,99C’est loin d’être le cas en périphérie, où la
SAINT LO
Couronne urbaine de l’agglo. 11,7 11,9 0,25 0,43 - 0,18population baisse après les gains très nets
Agglomération 24,4 23,1 0,59 0,25 - 0,84des deux dernières décennies. A Li sieux
FLERS
Couronne urbaine de l’agglo. 8,6 8,4 - 0,25 0,46 - 0,72et Coutances, le centre de l’aire urbaine
Agglomération 17,4 18,1 0,43 0,08 0,51semble mieux tirer son épingle du jeu
GRANVILLE
que par le passé voyant les départs de Couronne urbaine de l’agglo. 8,6 9,8 1,50 0,10 1,41
population se ralentir. Ce phénomène Agglomération 17,2 17,3 0,04 0,41 - 0,36
BAYEUX
se produit au détriment des périphéries Couronne urbaine de l’agglo. 8,5 8,5 0,02 0,43 - 0,41
qui stagnent par rapport à la plupart des Agglomération 15,9 16,0 0,05 0,26 - 0,21
VIRE
autres zones urbaines de la région. Ain Couronne urbaine de l’agglo. 6,8 7,2 0,72 0,50 0,21
si, les communes de la périphérie lexo Agglomération 17,2 17,3 0,06 0,63 - 0,57
ARGENTANvienne ont connu moins de 150 Couronne urbaine de l’agglo. 5,8 5,8 - 0,11 0,14 - 0,25
nouvelles arrivées contre plus de 1 100 Agglomération 19,0 20,1 0,66 0,09 0,58
TROUVILLEdurant les années quatre vingt. Dans
Couronne urbaine de l’agglo. 0,7 0,7 0,43 0,36 0,07
ces deux villes, les forces de périurba
Agglomération 12,7 11,9 0,70 0,41 - 1,11
L’AIGLEnisation n’agissent donc plus, les mou
Couronne urbaine de l’agglo. 4,9 4,9 - 0,02 0,32 - 0,34
vements, moins nombreux, se faisant
Agglomération 14,6 14,7 0,07 0,19 - 0,12
AVRANCHESaujourd’hui pour la plupart au bénéfice
Couronne urbaine de l’agglo. 1,8 1,8 0,23 0,04 0,19
d’autres parties de la région.
Agglomération 9,7 9,5 - 0,22 0,18 - 0,41
COUTANCES
Couronne urbaine de l’agglo. 6,1 6,3 0,25 0,16 0,09L’expansion de l’aire urbaine de
Couronne normande de NOGENT 2,3 2,5 0,72 0,54 0,18Bayeux a été stoppée nette. Entre 1990
Communes multipolarisées 10,9 11,9 1,00 0,19 0,81et 1999, la population de l’aggloméra-
(e) premiers résultats estimés Source : Insee, recensements de la populationtion et de sa couronne n’a pratiquement
. . . . . . . . CENT P . . OUR CENT . BASSE NORMANDIE n° 58. . . . . . . . . . . .pas bougé contrairement à l’essor constatétion de ces territoires. C’est surtout le puis 1990. Mais la fin des grachannds -
il y a dix ans, notamment en périphérie. cas de Flers, qui cumule des pertes de tiers et les difficultés de l’arsenal ont
Seul l’espace polarisé à la fois par Caepopun lation dans son agglomération et déprimé les perspectives d’emplois
et Bayeux, plus éloigné de la ville- dans sa couronne périurbaine. Les conduisant 10 000 personnes à quitter
centre, continue à gagner de la popula mouvements de périurbanisation au- l’agglomération. Une partie d’entre elles
tion, marquant l’expansion de la tour de Saint Lô se sont quant à eux s’est installée en périphérie, très certai
métropole caennaise. arrêtés. Seul le solde naturel permet nement de jeunes familles délaissant
désormais un gain de population au les centres urbains comme semble l’in
Aux limites du Perche, ce sont doréna
sein de la couronne périurbaine. diquer le très fort rythme des naissan
vant près de 2 500 Bas-normands qui
ces de cette couronne. Ainsi, malgré les
vivent sous l’influence directe de La perte de population est, en revanche,
difficultés de l’agglomération centrale,
Nogent le Rotrou. La progression un phénomène nouveau à L’Aigle et à
la couronne périurbaine s’accroît de
reste conséquente mais est très nette Cherbourg. L’Aigle conjugue au-
1 900 habitants.
ment atténuée par rapport à celle de lajourd’hui une baisse de la population
décennie quatre vingt. Elle ne tient de son agglomération à une très légère
plus désormais qu’à l’excédent des baisse de celle de sa périphérie. La L’espace rural se repeuple
naissances sur les décès, signe que la croissance de Cherbourg, le deuxième
périurbanisation s’est, là aussi, ralentie espace urbain de Basse-Normandie, 617 400 personnes vivent dans l’es
depuis 1990, du moins à l’ouest de s’est, quant à elle arrêtée. Avec près de pace à dominante rurale de la Basse
l’agglomération. 1 700 habitants de moins qu’en 1990, Normandie, soit 44 % de la population
elle enregistre la plus forte baisse abso régionale. Le monde rural, nettement
lue de la région. L’agglomération de plus présent dans la région que sur le
Cherbourg sauvé Cherbourg perd à elle seule 3 400 per- reste du territoire français, regroupe
par sa jeunesse sonnes. Avec 88 600 personnes, elle même dans l’Orne et dans la Manche
retrouve ainsi sa population du milieu près de six habitants sur dix, contreSur les quinze grands espaces urbains
des années quatre vingt. Des quatre trois sur dix dans le Calvados. La baissede la Basse Normandie, quatre con-
grandes villes de l’agglomération, de population dans le monde rural, quinaissent un très net déclin de leur po-
Tourlaville est la seule à gagner quel semblait inéxorable depuis plusieurspulation entre 1990 et 1999. Il s’agit de
ques habitants. Equeurdreville Hain décennies, subit désormais un sérieuxFlers, de L’Aigle, de Saint-Lô et de
neville reste stable mais Octeville perd coup de frein. Mieux, les espaces ru-Cherbourg. Pour les espaces urbains de
1 200 personnes et Cherbourg, 1 800. raux ont même attiré de nouveaux ha-Flers et de Saint Lô, la situation n’est
Forte de la jeunesse de ses habitants, bitants depuis dix ans, enregistrant unpas nouvelle puiqu’ils perdaient déjà
l’agglomération n’en a pas moins con- excédent des arrivées sur les départs dedes habitants entre 1982 et 1990. Le
nu un des plus forts excédents des nais près de 5 000 personnes, alors mêmerecul de la natalité lié au vieillissement
sances sur les décès de la région avec que la décennie quatre vingt avait vude ces villes, conjugué à un taux élevé
6 600 personnes supplémentaires de- les départs dépasser les arrivées dansde départs aggrave néanmoins la situa-
LES GRANDS ESPACES RÉGIONAUX
Population Taux de variation annuel Taux de variation annuel
sans doubles comptes moyen entre 1982 et 1990 moyen entre 1990 et 1999 (e)
(en milliers) (en %) (en %)
contribution contribution
1982 1990 1999 (e) Total Total
naturelle migratoire naturelle migratoire
BASSE NORMANDIE 1 351,0 1 391,3 1 420,3 0,37 0,46 - 0,09 0,23 0,31 - 0,09
Calvados 589,6 618,5 647,4 0,60 0,59 0,01 0,51 0,43 0,07
Manche 465,9 479,6 481,4 0,36 0,38 - 0,02 0,04 0,25 - 0,20
Orne 295,5 293,2 291,5 - 0,10 0,29 - 0,39 - 0,08 0,16 - 0,24
Espace à dominante urbaine 740,9 781,0 802,9 0,66 0,74 - 0,08 0,30 0,53 0,23
dont pôles urbains (agglomération) 519,6 525,4 527,5 0,14 0,82 - 0,68 0,05 0,58 - 0,53
communes périurbaines 221,3 255,6 275,3 1,82 0,56 1,26 0,83 0,42 0,41
Espace à dominante rurale 610,1 610,3 617,4 0,00 0,11 - 0,11 0,13 0,03 0,10
dont communes sous faible influence urbaine 210,7 217,1 224,0 0,38 0,16 0,22 0,35 0,09 0,26
pôles ruraux 101,1 100,2 100,2 - 0,11 0,38 - 0,49 0,00 0,20 - 0,20
périphérie des pôles ruraux 50,7 54,2 55,8 0,84 0,31 0,53 0,32 0,25 0,07
rural isolé 247,6 238,8 237,4 - 0,45 - 0,07 - 0,38 - 0,07 - 0,14 0,07
(e) : premiers résultats estimés Source : I nsee, recensements de la population
. . . . . . . . CENT P . . OUR CENT . BASSE NORMANDIE n° 58. . . . . . . . . . . .Le vieillissement de la population s’ac-
Dès aujourd’hui :
célère, le déficit des naissances sur les
Populations communales 1990 et 1999, disponibles sur papier et sur
décès a doublé par rapport à décela n-disquette pour la Basse Normandie.
nie précédente. Les zones les plus tou-
A partir du 10 juillet :
chées par ce déficit naturel se situent
Insee première, deux numéros analysant les évolutions nationale et régionale.
dans le Sud-Manche (autour de Baren-
"Evolutions démographiques 1990 1999 données provisoir, fesa"scicules départemen-
ton, de Sourdeval, du Teilleul, de Pon-taux publiés à partir de juillet 1999, au fur et à mesure de la disponibilité des résultats :
populations 1990 et 1999, évolutions dues au solde naturel et au solde migratoire, nombre torson et de Saint James) et de manière
de logements - pour toutes les communes ou pour tout échelon supérieur. Disponibles, plus sporadique dans le Centre Man-
avec mises à jour hebdomadaires, sulir stes papier , CDROM ou disquettes, mais aussi sur
che (dans les cantons de Saint Malo-le Minitel et le siteI nternet de l’INSEE (www.insee.fr).
de La Lande, de Percy et de PériersDébut 2000 :
notamment).
Les chiffres définitifs de la population et des logements des commun(fasces icules bleus).
Courant 2000 et début 2001 :
Dans les espaces ruraux du départe-
Résultats détaillés de l’exploitation statistique des bulletins individuels et des feuilles de
ment de l’Orne, les naissances ne com-logement.
pensent pas les décès. Les déficits sontPour tous ces produits, contacter la direction régionale de l’INSEE de Basse Normandie.
les plus marqués dans les cantons du
Perche notamment ceux de Longny-au-
les mêmes proportions. C’est dans le population allait travailler dans l’une Perche et de Rémalard, ainsi qu’à la
rural isolé que la situation s’est le plus des aires urbaines du département en frontière du Sud Manche dans les can-
améliorée même si le vieillissement de 1990). Ces communes, situées dans la tons de Passais et de Tinchebray. Les
la population risque de poser des diffi lointaine périphérie des grandes agglo cantons les plus ruraux de l’Argenta
cultés à terme. Les villes qui irriguent mérations, semblent en effet avoir par- nais ou du Pays d’Ouche comme Le
le monde rural (les pôles ruraux et leur ticulièrement profité de l’expansion Merlerault et Trun sont eux aussi parti-
périphérie) ont, quant à elles, vu leur récente des villes. Le développement culièrement affectés par le déclin des
croissance freinée depuis 1990, avec des pôles ruraux et de leur zone d’in naissances et l’accroissement des décès.
seulement 1 500 habitants supplémen fluence est lui aussi indéniable et même
taires. Ces bons résultats enregistrés le rural isolé du département voit sa Si les difficultés liées au vieillissement
dans les territoires ruraux de la région population croître de 300 personnes de la population et aux départs d’habi-
cachent néanmoins des disparités très après le vif recul de la décennie quatre- tants, se cumulent dans le bocage flé-
fortes. Les situations sont très favora- vingt. Relativement jeunes dans leur rien, il n’en est pas de même pour le
bles dans l’ensemble du Calvados, sur ensemble, les espaces ruraux du Calva- Perche et le Pays d’Ouche où les migra
les zones côtières de la Manche et à la dos maintiennent un excédent des nais tions se révèlent plus favorables que
frontière du Bassin parisien dans sances sur les décès aussi favorable par le passé. Elles permettent au-
l’Orne. C’est en revanche, loin d’être le qu’au cours de la décennie précédente. jourd’hui à la population de se mainte-
cas dans les zones bocagères du sud de nir sous l’influence lointaine de la
la Manche et de l’ouest ornais. croissance francilienne semble t il. CeLe bocage en difficulté
sont les cantons de Longny au Perche,
L’accroissement de la population ru Dans les espaces ruraux de la Manche,
du Merlerault et de Moulin la Marche
rale est la plus vive dans le départementles naissances équilibrent juste les dé-
qui sont les principaux bénéficiaires de
du Calvados (+ 4 900 personnes). La cès. Le dépeuplement reste toutefois
cet afflux de population.
très net dans les communes rurales iso moitié de cette augmentation a toute
fois lieu dans les communes sous faiblelées déjà déficitaires de plus de 4 000
influence urbaine (c’est à-dire dans les personnes entre 1982 et 1990 et qui Jean Luc LACUVE
communes dont plus de 20 % de la perdent un peu plus de mille habitants. Daniel MORALES
DIRECTION REGIONALE DE L’INSEE CENT POUR CENT Basse Normandie
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