Prévention : les Franciliens attentifs à leur santé

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Les Franciliens se préoccupent de leur santé. Afin de la préserver, la moitié d'entre eux sélectionne ses aliments et ils sont plus nombreux que les provinciaux à pratiquer une activité sportive pour cette raison. Ils réalisent également plus souvent des dépistages, que ce soit pour les cancers féminins mais aussi pour l'hépatite C et le VIH-Sida. L'offre médicale importante dans la région et la forte prévalence de certaines pathologies expliqueraient ces comportements.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ILE-DE-FRANCE à la page
N° 254 - Septembre 2005
Prévention :
les Franciliens attentifs à leur santé
Les Franciliens se préoccupent de leur santé. Afin de la préserver, la moitié d’entre eux
sélectionne ses aliments et ils sont plus nombreux que les provinciaux à pratiquer une
activité sportive pour cette même raison. Ils réalisent également plus souvent des
dépistages, que ce soit pour les cancers féminins mais aussi pour l’hépatite C et le
VIH-Sida. L’offre médicale importante dans la région et la forte prévalence de certaines
pathologies expliqueraient ces comportements.
Clotilde DEBOUT
Insee Ile-de-France
Laurent FAUVET
Drass Ile-de-France
n 2003, 75 % des Franciliens parce que la population d’Ile-de-France généralement d’hygiène de vie. Un indi-
jugent leur état de santé général est plus jeune et socialement favorisée. vidu se considérant en bonne santé aE bon ou très bon, contre 72 % en Le sentiment d’être en bonne santé est deux fois plus de chance de déclarer
province. Si les Franciliens se sentent en fortement lié aux comportements de pré- avoir une alimentation équilibrée qu’un
meilleure santé que les provinciaux, c’est vention en matière d’alimentation et plus individu considérant son état de santé
comme moyen.
Les Franciliens consomment certains aliments pour leur santé Une alimentation équilibrée
Individus choisissant des aliments par préoccupation pour sa santé
pour prendre soin de sa santé%
70
A âge égal, les Franciliens sont plus
nombreux que les provinciaux à choisir
60
des aliments pour leur santé ✎➊. Ils
sont, régime mis à part, 53 % à choisir50
certains aliments et 55 % à en éviter
40 parce qu’ils se préoccupent de leur san-
té. Plus ils avancent en âge, plus ils sont
30 nombreux à les sélectionner (➩■Davan-
tage de poisson et moins de viande).
20
Un Francilien sur huit déclare avoir une
10
alimentation équilibrée. Cette percep-
tion positive de l’équilibre alimentaire0
18-29 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60-69 ans 70 ans est encore plus prononcée chez les fem-
ou plus
Province Ile-de-France mes. Plus les individus sont âgés, plus ils
Source : Insee, enquête Santé 2002-2003 estiment avoir une alimentation équi-
PopulationDavantage de poisson et moins de viande
Les consommateurs quotidiens de poisson sont plus nombreux en Ile-de-France qu’en province. En outre, la consommation quotidienne de viande est
moins répandue en Ile-de-France qu’en province : 63 % des Franciliens mangent de la viande tous les jours contre 70 % des provinciaux. Les Franci-
liens consomment également moins de charcuterie mais davantage de produits de restauration rapide (hamburgers, pizzas, sandwichs…). On n’ob-
serve pas de différences notables pour les consommations de fruits et légumes verts.
Si les femmes sont plus nombreuses à manger régulièrement du poisson, des légumes verts et des fruits, les hommes consomment davantage de
charcuterie, de viande, de produits de restauration rapide, de sodas et de féculents. Avec l’âge, la consommation de fruits et légumes augmente et
celle de sodas diminue fortement.
Les jeunes hommes, grands consommateurs de sodas et faibles consommateurs de fruits
Part de Franciliens consommant « tous les jours ou presque »
Consommation de boissons sucrées
Consommation de fruits
% %
100 100
90 90
80 80
70 70
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
18-29 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60-69 ans 70 ans ou 18-29 ans 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60-69 ans 70 ans ou
plus plus
Femmes Hommes
Source : Insee, enquête Santé 2002-2003
librée. Ainsi, seulement 10 % des indivi- se préoccupent de leur santé. La propor- pratiquer une activité sportive régu-
dus de 60 à 69 ans déclarent avoir une tion d’individus pratiquant du sport pour lière. Les individus de moins de 30 ans
alimentation « pas très équilibrée » ou leur santé augmente globalement avec citent plus fréquemment le manque de
« pas du tout équilibrée » contre près de l’âge. Les cadres et les employés sont les temps et les plus de 70 ans l’incapacité
28 % des 18 à 29 ans. plus motivés par cette raison. physique.
Objectif santé Le manque de temps et d’envie sont les Dans la région, 5,2 % des personnes sui-
deux principales raisons invoquées par vent un régime amaigrissant (4,6 % endans la pratique sportive
les Franciliens qui déclarent ne pas province). Huit sur dix sont des femmes.
En Ile-de-France, 40 % des individus
pratiquent une activité sportive. Les La santé : une motivation pour faire du sport
Franciliens sont moins sportifs que les Sportifs pratiquant régulièrement cette activité par préoccupation pour leur santé
provinciaux (44 %). Cependant, à carac-
téristiques sociodémographiques com-
Champagne-Ardenneparables, les Franciliens sont plus
nombreux que les provinciaux à décla-
rer une pratique régulière de sport par
Nord-Pas-de-Calais
préoccupation pour leur santé. Cet
écart se confirme avec chacune des ré-
gions pour lesquelles on dispose de
Picardie
données détaillées : Picardie, Champagne-
Ardenne, Nord-Pas-de-Calais et Provence-
Alpes-Côte d’Azur✎➋. Provence-Alpes-Côte d'Azur
En province, comme en Ile-de-France, les
hommes déclarent, davantage que les Ile-de-France
femmes, pratiquer régulièrement une ac-
%
tivité physique qu’ils qualifient de spor-
0 10203040506070
tive. Cette pratique répond à plusieurs
Femmes Hommesobjectifs : loisirs, santé... Les femmes font
plus fréquemment du sport parce qu’elles Source : Insee, enquête Santé 2002-2003Deux Franciliens sur cinq En France, la prévalence de l’hépatite B7 jeunes Franciliens sur 10
est nettement plus élevée chez les hom-fument, ou ont fumé,
vaccinés contre l’hépatite B
tous les jours mes (1,19 %) que chez les femmes
(0,16 %). Les personnes de 50 à 59 ans
Un quart des Franciliens déclarent fumer
A l’âge adulte, aucune vaccination n’est sont les plus touchées. Les recomman-
quotidiennement. L’usage quotidien de tabac
obligatoire. Cependant, à partir de 65 dations actuelles sont de vacciner systé-
reste plus répandu chez les hommes que
ans, il est recommandé de se prémunir matiquement tous les enfants avant l’âge
chez les femmes. Plus d’un Francilien sur dix
contre la grippe à un rythme annuel. Les de 13 ans, ainsi que la vaccination des
est un ancien fumeur quotidien (15 %). Pour
rappels pour la poliomyélite et le tétanos groupes à risque.
arrêter de fumer, 14 % d’entre eux ont eu re-
devraient avoir lieu à un rythme décen-cours à une aide. L’utilisation d’un patch
nal. La vaccination contre la rubéole estanti-tabac est le moyen le plus fréquemment
conseillée pour les femmes enceintes etutilisé.
Davantage de dépistagecelle contre la coqueluche pour les adul-La consommation quotidienne d’alcool
des cancers du seintes susceptibles de devenir parents dansconcerne 15 % des Franciliens. Ils sont 12 %
les mois ou les années à venir.à avoir déjà eu l’impression qu’ils buvaient et du col de l’utérus
trop et 8 % ont déjà eu des remarques de
leur entourage au sujet de leur consomma- Au cours des douze derniers mois, les
tion d’alcool. Le cancer du sein constitue la premièreFranciliens de 30 à 50 ans ont été vacci-
cause de décès par cancer chez la femme.nés plus souvent que les provinciaux
Sa prévalence et sa mortalité sont plus(14,5 % contre 13,4 %). Après 50 ans, les
importantes en Ile-de-France qu’en pro-proportions s’inversent. Les vaccinations
Un quart des régimes amaigrissants a été
vince. Dans les deux dernières années,sont particulièrement fréquentes chez les
prescrit par un médecin. La part des indivi-
63 % des Franciliennes de 40 ans ou plusindividus âgés, en raison de la vaccina-
dus suivant un régime augmente jusqu’à 60
ont passé une mammographie contretion annuelle contre la grippe. A 65 ans
ans et diminue ensuite. Elle dépend bien sûr
56 % des provinciales✎➌.ou plus, 49 % des Franciliens ont été vac-
de leur corpulence, mesurée par l’Indice de
cinés contre 56 % des provinciaux.
Masse Corporelle (IMC). Parmi les Franci-
Pour atteindre l’objectif de la loi de santéliens de 20 à 60 ans, 17 % de ceux atteints
Quel que soit l’âge, les Franciliens sont plus publique, 80 % des femmes âgées de 50d’obésité déclarent suivre un régime amai-
grissant contre 8 % des individus en sur- souvent vaccinés contre l’hépatite B que à 74 ans devraient se faire dépister tous
poids. Mais, quelle que soit la corpulence, les provinciaux (38 % contre 32 %). La les deux ans. Cet objectif est atteint
pour les Franciliennes de 50 à 60 ans àsuivre un régime est toujours plus fréquent couverture vaccinale décroît parmi les plus
l’inverse des plus âgées. Les mammo-chez les femmes. A noter : 6 % des Franci- âgés. Sept sur dix des jeunes de 20-25 ans
sont vaccinés du fait de la campagne natio- graphies prescrites sur avis du médecin,liennes de corpulence normale, voire in-
suffisante, déclarent suivre un régime nale menée entre 1994 et 2000 en milieu en dehors de tous symptômes, sont plus
amaigrissant (➩■ Sources et définitions). scolaire pour les jeunes âgés de 9 et 16 ans. fréquentes en Ile-de-France qu’en pro-
vince (77 % contre 71 %). En revanche,
celles motivées par une demande de la
Sources et définitions patiente ou un programme de dépistage
le sont moins.
L’Insee réalise les enquêtes Santé auprès des ménages ordinaires, environ tous les dix ans
depuis 1960. Le but est de repérer, mesurer les consommations médicales et l’état de santé des
individus, et évaluer les comportements individuels dans le domaine de la santé et des soins mé- Les Franciliennes bénéficient d’un
dicaux. La dernière enquête a débuté en octobre 2002 et s’est terminée début octobre 2003. Afin meilleur dépistage du cancer du col
qu'elle soit représentative au niveau régional, elle a bénéficié d’extensions de l’échantillon natio- utérin, bien que la mortalité soit com-
nal en Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Ile-de-France et Provence-Alpes-
parable entre l’Ile-de-France et la pro-
Côte d’Azur. Au total, environ 40 000 personnes ont répondu à l’enquête, dont 9 200 en
vince. Au cours des deux dernières
Ile-de-France. L’extension de l’échantillon en Ile-de-France a fait l’objet d’un cofinancement par
années, huit sur dix ont fait un frottis
la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass), l’Union Régionale des Caisses
gynécologique contre sept provincia-
d’Assurance Maladie (Urcam), la Caisse Régionale d’Assurance Maladie (Cram) et l’Agence
les. Ceci est à rapprocher de la plus
Régionale d’Hospitalisation (ARH). Cette étude porte uniquement sur les individus de 18 ans ou
forte densité de gynécologues et à un
plus ayant participé aux 3 visites de l'enquête soit 5 600 personnes pour l’Ile-de-France et
recours plus fréquent à ces spécialistes20 300 pour la province.
dans la région.
La prévalence est le nombre de maladies ou de malades présents à un moment donné dans une
population, que le diagnostic ait été porté anciennement ou récemment. Les données concernant
Huit femmes âgées de 25 à 65 ans sur
la prévalence sont issues des Bulletins de santé de l’ORS n° 4 et n° 9 et des Eléments de diagnos-
dix devraient subir un dépistage tous les
tic sanitaire en Ile-de-France de l'Urcam Ile-de-France.
trois ans pour atteindre l’objectif fixé par
la loi de santé publique. Ce taux est at-Le calcul de l’Indice de Masse Corporelle (IMC= poids en kg/taille en m²) permet de définir les diffé-
teint en Ile-de-France pour les femmesrents degrés d’obésité. Un adulte est considéré comme obèse si son IMC est supérieur ou égal à 30.
de moins de 60 ans.On parle de surpoids si l’IMC est supérieur ou égal à 25 et de poids insuffisant s’il est inférieur à 18,5.Dépistage des cancers féminins plus systématique en Ile-de-France men de routine (mariage, grossesse, hos-
Part des femmes ayant eu un frottis gynécologique ou une mammographie dans les deux dernières années pitalisation…). De ce fait, les couples,
avec ou sans enfants, réalisent plus sou-%
100
vent des tests dans ces circonstances.
90
Viennent ensuite les dépistages par80
70 crainte d’avoir été exposé à la maladie ou
60 par laprésencedesignesdelamaladie.
50
Ces raisons sont plus souvent citées par
40
les personnes vivant seules ou celles vi-30
20 vant dans des familles monoparentales.
10
0 L’hépatite C a une prévalence d’environ
20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 ans
ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ou plus 1 % en France et en Ile-de-France. Cepen-
Frottis Ile-de-France Frottis Province Mammographie Ile-de-France Mammographie Province dant, les décès causés par la maladie sont
plus nombreux dans la région : 25 décès
Source : Insee, enquête Santé 2002-2003
pour 100 000 habitants contre 17 pour
100 000 en France. La mortalité touche
plus, les séropositifs se font dépister plus plus les hommes que les femmes, alorsUn Francilien sur quatre
tardivement qu’en province. qu’il n’y a pas de différence entre les sexesa fait un dépistage du VIH-Sida
dans la prévention de la maladie.
Un test de dépistage de l’hépatite C a étéLe dépistage du VIH-Sida est plus fréquent
fait par 16 % des Franciliens contre 13 % Les comportements franciliens en matièreen Ile-de-France qu’en province : 41 %
des provinciaux. Le dépistage du de dépistage des cancers de la femme,des Franciliens ont bénéficié d’un test de
VIH-Sida et de l’hépatite C sont souvent du VIH-Sida ou de l’hépatite C sont iden-dépistage contre 33 % des provinciaux✎➍.
réalisés par les mêmes individus. En effet, tiques à ceux observés en Provence-Ceci est à mettre en regard avec la si-
83 % des Franciliens ayant effectué un Alpes-Côte d’Azur. L’offre médicale im-tuation épidémiologique du VIH-Sida,
test de dépistage de l’hépatite C ont éga- portante dans ces deux régions peut ex-particulièrement préoccupante en Ile-
lement fait un test de dépistage VIH-Sida. pliquer ces similitudes.de-France. En effet, en 2003, la région
compte près de la moitié du nombre de
cas de VIH-Sida diagnostiqués en La grande majorité des dépistages du Pour en savoir plus
France, pour une région regroupant VIH-Sida et de l’hépatite C sont effectués
Le Strat F. : « Huit Franciliens sur dix décla-19 % de la population française. De dans le cadre d’un don du sang ou d’exa-
rent avoir de bonnes habitudes alimentaires »,
Insee faits et chiffres, n° 86, avril 2005.
Makdessi-Raynaud Y. : « La prévention,Dépistage VIH-Sida et hépatite C plus répandu en Ile-de-France
Part des personnes ayant passé un test de dépistage de l’hépatite C ou du VIH-Sida au cours de leur vie perceptions et comportements : premiers ré-
sultats de l'enquête sur la santé et les soins%
100 médicaux 2002-2003 », Drees, mars 2005.
90
80 Debout C., Omalek L. : « Plus de recours aux
70 médecins spécialistes en Ile-de-France », Insee
60 Ile-de-France à la page, n° 247, février 2005.
50
40 Halfen S., Heard M. et al. : « Suivi de l'infection
30 au VIH/Sida en Ile-de-France », ORS
20
Ile-de-France, Bulletindesanté,n°9,
10
décembre 2004.
0
20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 ans
ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ans ou plus « Éléments de diagnostic sanitaire en
Test Hépatite C Ile-de-France Test Hépatite C Province Test VIH Ile-de-France Test VIH Province Ile-de-France », Urcam Ile-de-France,
septembre 2004.
Source : Insee, enquête Santé 2002-2003
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