Principaux résultats du recensement de la population: département des Ardennes.

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Les Ardennes abritent en mars 1999 une population de 290 124 habitants. En neuf ans, ce territoire a perdu plus de 6 300 personnes. Dans ce département traditionnellement nataliste, le mouvement naturel n'engendre plus qu'une croissance de 0,3% par an. Quant aux pertes dues aux échanges de population, elles sont certes moins élevées qu'il y a dix ans mais restent supérieures à la moyenne régionale. Dans ce contexte la population ardennaise vieillit. La baisse de la population ardennaise n'a pas pour autant entraîné un rétrécissement du parc immobilier. Entre 1990 et 1999 le nombre de logements a augmenté de près de 3%. Aujourd'hui, plus de 68% des résidences principales sont des maisons individuelles tandis que dans le département de la Marne, ce chiffre est de seulement 55%.La population active des Ardennes a augmenté entre 1990 et 1999 ce qui n'avait pas été le cas sur la période précédente (1982-1990). Cette légère croissance résulte de l'extension de l'activité féminine qui a plus que compensé le recul de l'âge d'entrée des jeunes dans la vie professionnelle.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Nº 20 - Octobre 2000 - Prix : 15F (2,29€)
Principaux résultats du recensement de 1999
Département des Ardennes
POPULATION : Un département qui continue de se dépeupler
jeunes dans la population ardennaise est moins importanteLes Ardennes, département septentrional proche de la Bel-
qu’il y a dix ans, celle-ci étant tombée à 32% en 1999, soitgique, abritent en mars 1999 une population de 290 124 ha-
une baisse de 4 points. Toutefois, ce phénomène est com-bitants. En neuf ans, ce territoire a perdu plus de 6 300
pensé à parts égales par l’accroissement relatif des personnespersonnes (-2,1%), baisse équivalente à celle observée entre
dans la force de l’âge, c’est en particulier vrai pour les 45-541982 et 1990. Cette décrue est toutefois moins prononcée
ans, et les personnes âgées de plus de 60 ans. Chez ces der-que dans la Haute-Marne, second département champar-
dennais sur le chemin du dépeuplement.
Placé au 72 ème rang des départements métropolitains juste
derrière l’Aube, le département des Ardennes est passé du Pyramide des âges des Ardennes en 1990-1999
deuxième au troisième rang régional. Cette tendance n’est en
fait pas nouvelle, elle est même persistante depuis un quart
Age*de siècle. D’une part, dans ce département traditionnelle-
ment nataliste, le mouvement naturel (naissance - décès) Hommes Femmes
90
n’engendre plus qu’une croissance moyenne de 0,3% par an,
soit plus de deux fois moins qu’il y a vingt-cinq ans. D’autre 80
part, si les pertes dues aux échanges de population (arrivées -
70
départs) sont moins élevées qu’il y a dix ans, elles restent ce-
pendant supérieures à la moyenne régionale : -0,6% en 60
moyenne annuelle contre -0,4% pour la Cham-
50
pagne-Ardenne.
La diminution de la population ardennaise, loin d’être uni- 40
forme pour chaque génération, s’est accompagnée d’une
30
recomposition de la structure par âge de la population qu’il-
lustre la comparaison de la pyramide des âges de 1999 à 20
celle de 1990. Sa base déjà rétrécie en 1990 l’est encore plus
10
aujourd’hui : la population ardennaise vieillit.
0Phénomène marquant, on observe un creux dans la tranche
2500 2000 15001000 500 0 0 500 1000 1500 2000 2500des 18 à 24 ans, celui-ci reflétant la baisse, à la fin des années
1999 1990soixante-dix, de la fécondité conjuguée au phénomène de
départ accru des moins de 25 ans. Ceux-ci sont plus nom-
breux que par le passé à quitter le domicile de leurs parents Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
* Il s’agit de l’âge atteint au cours des années des recensements.pour faire des études ou débuter une activité professionnelle
Ceux-ci ayant lieu en mars, l’âge “0” est incomplet.
hors du département. En conséquence, la part relative des
INSEE Flash Champagne-Ardennenières, les évolutions sont contrastées. Tan- Part des moins de 25 ans en 1999
dis que le nombre de septuagénaires a
progressé de 55% entre 1990 et 1999, celui
des sexagénaires et des octogénaires a dimi- En%dela
population totale Givetnué par rapport à 1990. Pour ces derniers, ce
résultat s’explique par le vieillissement de la
35classe d’âge creuse des enfants nés pendant Fumay
le premier conflit mondial. 30
Revin
Rocroi
Signy-le-Petit Monthermé25
Une décroissance Renwez Nouzonville
Canton
Rumignydémographique plus urbaine
Villers-Semeuse
Charleville-Mézières Sedanque rurale
Signy-l'Abbaye
Flize Carignan
Chaumont-Porcien
Omont Raucourt-et-FlabaDans les Ardennes, l’analyse de la courbe
Novion-Porcien
Mouzondémographique des cantons urbains et ru- Château-Porcien
Tourteron
raux montre que le mouvement de dépopu- Rethel Chesne
lation que connaît le département est Asfeld Attigny
Buzancygénéral. En revanche, l’analyse de leur struc-
Vouziers
Junivilleture par âge permet, comme dans les trois
autres départements de la région, de mettre GrandpréMachault
en opposition les villes et les campagnes, les
Monthois
communes des unités urbaines et les com-
munes rurales.
Dans le département, ce sont les villes qui
Source : INSEE, recensement de la population de 1999ont eu le plus à souffrir des pertes de popula-
tion, celles-ci contribuant fortement à la dé-
croissance globale de la population
ardennaise. Répartition par âge des arrivants dans les Ardennes
Charleville-Mézières et Sedan ont respecti-
vement perdu 1 500 et 1 100 personnes pour
%leur ville-centre, les banlieues parvenant à
60se stabiliser. Les autres villes, de taille plus
modeste, suivent également une courbe des-
50
cendante : les agglomérations de Givet, Re-
vin et Fumay se dépeuplent chacune de 40
quelques centaines de personnes. Ilyatou-
tefois quelques exceptions. Ainsi Rethel a vu 30
sa population se stabiliser à un niveau
20presque équivalent à celui du début des an-
nées quatre-vingt-dix et certains cantons
10voisins de Charleville-Mézières ont connu
une croissance de leur population.
0
En outre, dans les Ardennes, les moins de 25 0 à 14 ans 15 à 24 ans 25 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans ou plus
ans se concentrent non pas à l’intérieur des
plus grandes villes, mais plutôt dans leur
Source : INSEE, recensement de la population de 1999zone d’influence. C’est en particulier le cas à
Répartition par âge de la population des Ardennes
1990 1999
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
0* à 24 ans 55 215 52 689 107 904 48 020 44 899 92 919
25 à 59 ans 66 958 64 989 131 947 68 482 66 750 135 232
60 à 74 ans 17 008 20 129 37 137 19 050 22 300 41 350
75 ans ou plus 6 680 12 767 19 447 7 262 13 361 20 623
Total 145 861 150 574 296 435 142 814 147 310 290 124
Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
* L’âge “0” ne comprend que les enfants nés entre le 1er janvier 1999 et la date du recensement
INSEE Flash Champagne-ArdennePart des 75 ans ou plus en 1999 Charleville-Mézières et à Rethel.
Enfin, la plupart des cantons ruraux se sont
dépeuplés au cours des années
En%dela quatre-vingt-dix, certains d’entre eux ont
population totale Givet néanmoins vu leur population augmenter
comme celui d’Omont qui a gagné une cen-
11
taine d’habitants.Fumay
7 De plus, c’est dans ces espaces ruraux, sou-
Revin
Rocroi5 vent les plus éloignés des principalesSigny-le-Petit Monthermé
agglomérations que la moyenne d’âge est laRenwez
Canton plus élevée. C’est notamment le cas dans les
Rumigny
cantons de Vouziers, Buzancy, Grandpré etCharleville-Mézières
Monthois, et de façon moins nette auSedan
Signy-l'Abbaye nord-est, aux abords de l’Aisne.FlizeChaumont-Porcien Carignan
Omont
Raucourt-et-FlabaNovion-Porcien
Château-Porcien MouzonTourteron
Rethel Chesne
AttignyAsfeld Buzancy
Juniville Vouziers
Machault
Grandpré
Monthois
Source : INSEE, recensement de la population de 1999
LOGEMENT : Croissance modérée du parc immobilier
La baisse de la population ardennaise n’a pas entraîné un
Répartition des logements des Ardennesrétrécissement du parc immobilier. Au contraire, celui-ci a
selon la catégorie en 1999continué de se développer. Entre 1990 et 1999, le nombre de
logements a ainsi augmenté de près de 3%. Cette progression Nombre %
marque néanmoins un ralentissement par rapport aux an-
Résidences principales 113 320 88,4
nées quatre-vingts durant lesquelles, avec un recul démogra-
Logements occasionnels 989 0,8phique comparable, la hausse approchait les 5%.
La réduction de la taille moyenne des ménages ardennais Résidences secondaires 4 983 3,9
explique largement la progression du nombre de logements : Logements vacants 8 885 6,9
de 3,24 personnes par ménage en 1968 à 2,52 en 1999. Ce
Ensemble des logements 128 177 100,0
phénomène touche l’ensemble des départements métropoli-
tains et les Ardennes ne font pas figure d’exception, même si Source : INSEE, recensement de la population de 1999
la taille moyenne des ménages y est légèrement supérieure à
celle de la France (2,40). La baisse de la natalité, la « décoha-
bitation », le nombre croissant de personnes âgées, souvent
seules, sont autant de facteurs qui contribuent à expliquer la
diminution de la taille moyenne des ménages ardennais.
Entre 1990 et 1999, le nombre de personnes
seules a enregistré une hausse spectaculaire Confort des résidences principales des Ardennes
de 20%. Parmi les femmes vivant seules,
70% ont 60 ans ou plus, ce résultat étant à 1990 1999
mettre en liaison avec leur longévité plus
Nombre % Nombre %grande que celle des hommes. Chez les
hommes, ce sont surtout les actifs qui sont Baignoire ou douche, W.-C. à 72 091 67,1 86 534 76,4
l’intérieur, avec chauffage centralsolitaires (62%), tandis qu’à peine un tiers
d’entre eux a plus de 60 ans.
Baignoire ou douche, W.-C. à 23 706 22,1 20 947 18,5
L’extension modérée du parc profite aux l’intérieur, sans chauffage central
seules résidences principales, dont la part,
Autres 11 649 10,8 5 839 5,1
en augmentation de 2,1 points depuis 1990,
Ensemble des résidences principales 107 446 100,0 113 320 100,0atteint ainsi plus de 88% de l’ensemble des
logements en 1999. A l’inverse, la propor-
Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
tion de logements vacants, stable depuis
INSEE Flash Champagne-Ardenne1975, est cette fois en repli de
Répartition des résidences principales des Ardennes
1,5 point (6,9%). Enfin, celle
selon le statut d’occupation et le type
des résidences secondaires et
des logements occasionnels 1990 1999
varie peu. Nombre % Nombre %
Les résidences principales
Ensemble des résidences principales 107 446 100,0 113 320 100,0construites depuis 1975 ne re-
dont par statut d’occupation :présentent que 23% du parc
immobilier, tandis que pour Propriétaire 60 659 56,5 64 319 56,8
un quart d’entre elles la date
Locataire 41 265 38,4 44 687 39,4
de construction est antérieure
- d’un logement loué vide non HLM 19 576 18,2 20 753 18,3à 1915. Cette proportion place
- d’un loué vide HLM 20 810 19,4 22 841 20,2les Ardennes au deuxième
rang de l’ancienneté de l’habi- - d’un meublé ou d’une chambre d’hôtel 879 0,8 1 093 1,0
tat dans la région, juste der- Logé gratuitement 5 522 5,1 4 314 3,8
rière la Haute-Marne. Les
dont par type :constructions plus récentes
sont, quant à elles, peu nom Maison individuelle ou ferme 73 126 68,1 77 575 68,5-
breuses dans le département Logement dans un immeuble collectif 31 234 29,1 32 592 28,8
où seuls 5% des logements ont
Autres* 3 086 2,9 3 153 2,8
été construits après 1990.
Dans les zones urbaines, à Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation deproximité de Sedan et de
fortune, pièce indépendante louée, sous-louée ou prêtée, autres.
Charleville-Mézières, cette
proportion est toutefois plus
importante. A l’inverse, les lo-
gements plus anciens sont
plus présents dans les commu-
nes rurales.
Avant tout des logements
individuels en propriété
Aujourd’hui, plus de 68% des résidences
principales ardennaises sont des maisons in-
dividuelles tandis que dans le département
de la Marne, plus urbanisé, ce chiffre est de Part des résidences principales construites après 1990
seulement 55%. Entre 1990 et 1999, le statut
d’occupation des logements ardennais a
peu évolué. Aujourd’hui, près de six rési-
GivetEn % des résidencesdences principales sur dix sont occupées par
principalesleurs propriétaires.
Dans les Ardennes, seuls 10% des loge Fumay-
10ments sont des « une pièce » ou des « deux
Revin
RocroiSigny-le-Petitpièces » tandis que les « quatre pièces » sont 5 Monthermé
plus nombreux, leur part atteignant presque
Renwez Nouzonville30%. De même, les logements de cinq piè- Canton
Rumignyces ont bénéficié d’un accroissement très
Villers-Semeuse
important (+12,2%) en neuf ans. Au total, en Charleville-Mézières Sedan
Signy-l'Abbayeprès de quarante ans, le nombre de pièces
FlizeChaumont-Porcien
par logement a augmenté, passant de 3,4 en Carignan
Raucourt-et-Flaba1962 à 4,3 en 1999, soit pratiquement une OmontNovion-Porcien
Château-Porcien Mouzonpièce supplémentaire. Ces habitations plus
Tourteron
spacieuses ne sont pas destinées à accueillir Rethel Chesne
des familles plus nombreuses, mais sont le Asfeld Attigny
signe d’un plus grand confort. Aussi, le BuzancyVouziers
Junivillenombre moyen de personnes par pièce ne
cesse de décroître depuis 1962, de 0,95 à Machault Grandpré
0,59 aujourd’hui. Monthois
La plupart des logements sont dotés d’un ni-
veau de confort sanitaire satisfaisant, seuls
3,3% d’entre eux n’étant équipés ni de bai-
Source : INSEE, recensement de la population de 1999gnoire ni de douche.
INSEE Flash Champagne-ArdenneACTIVITÉ : Une population active qui se féminise
Taux d’activité par âge et par sexe en 1990 et 1999Dans les Ardennes, la population active a augmenté de
1% entre 1990 et 1999, alors que la période précédente
% 100(1982-1990) avait été marquée par une baisse. Le départe-
ment compte aujourd’hui 124 431 actifs, soit 1 275 person-
nes de plus qu’il y a dix ans. Cette légère croissance résulte
80de l’extension de l’activité féminine qui a plus que compensé
le recul de l’âge d’entrée des jeunes dans la vie active.
L’allongement de la durée des études s’est traduit par une di-
6060
minution de près de 7 points entre 1990 et 1999, du taux
d’activité des jeunes de moins de 25 ans. Dans le même
temps, le nombre de femmes actives a progressé de près de 40
6%, alors que celui des hommes présents sur le marché du
travail a diminué de 1%. Ainsi, le taux d’activité féminin, en
forte hausse notamment après 40 ans, s’est rapproché de ce- 20
Hommes 1999Hommes 1990lui des hommes chez lesquels il frôle même les 90%. En re-
gard de la moyenne régionale, les Ardennes sont toutefois en Femmes 1999Femmes 1990
0retrait dans le domaine de l’activité féminine, peu favorisée
15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65
par la structure de l’appareil productif. Traditionnelle dans le
département, cette inégalité entre les sexes sur le plan de
Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
l’emploi se manifeste également si l’on s’inté-
resse aux retraitées. Leur part relative dans
Répartition de la population de 15 ans ou plusl’ensemble de la population en âge de travail-
par type d’activitéler n’est que de 20,4% contre 21,8% pour
l’ensemble de la région.
1990 1999
Durement touché par les restructurations in-
Effectif % Effectif %dustrielles, le département a perdu près de
1 500 actifs occupés en neuf ans et compte Actifs 123 156 52,6 124 431 53,1
3 500 chômeurs de plus qu’en 1990. dont Ayant un emploi 104 304 44,6 102 848 43,9
C’est à proximité des plus grandes aggloméra- Chômeurs 17 381 7,4 20 917 8,9
tions que les taux d’activité sont les plus éle-
Militaires du contingent 1 471 0,6 666 0,3vés, en particulier à l’ouest de
Inactifs 110 983 47,4 110 003 46,9Charleville-Mézières et au sud de Sedan. Les
plus faibles sont enregistrés dans les commu-
Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
nes où la proportion de personnes en âge de
prendre leur retraite est la plus élevée, c’est à
dire aux sud-est et nord-ouest du départe-
Part des actifs travaillant et habitant dans la même commune
ment.
En%dela
Un actif sur trois travaille Givetpopulation active
sur place
50 Fumay
25 RevinDe moins en moins d’actifs travaillent dans Signy-le-Petit Rocroi
Montherméla commune dans laquelle ils ont élu domi- Canton
Renwezcile. Si en 1982, plus de six actifs sur dix Nouzonville
exerçaient une activité professionnelle dans Rumigny
Charleville-Mézièresleur commune de résidence, cette propor-
SedanSigny-l'Abbayetion n’est aujourd’hui plus que de quatre sur Flize
Chaumont-Porcien
dix. L’amélioration des infrastructures mais Carignan
Raucourt-et-Flabasurtout le meilleur équipement des ménages OmontNovion-Porcien
Château-Porcienen automobile a permis cette plus grande Mouzon
Tourteron
mobilité. En particulier, l’envolée du Rethel
ChesneAsfeldnombre de ménages possédant au moins Attigny
Buzancydeux voitures (+40% de 1990 à 1999) per Vouziers-
Junivillemet beaucoup plus que par le passé, aux
Machault
deux conjoints d’occuper un emploi à deux Grandpré
endroits sensiblement éloignés l’un de Monthois
l’autre.
C’est autour des agglomérations ardennai-
ses, pourvoyeuses d’emplois et plus facile-
Source : INSEE, recensement de la population de 1999
INSEE Flash Champagne-Ardennement accessibles que les zones rurales, que les
Evolution des actifs ayant un emploi
déplacements domicile-travail sont les plus fréquents. Ain-
si, dans les communes voisines de Charleville-Mézières, de
Effectif Effectif Evolution
Sedan et de Rethel la part relative des personnes travaillant 1990 1999 en %
sur leur lieu de résidence est plus faible que dans le reste du Arrondissements
département. A l’inverse, dans les villes-centre elle est très
Charleville-Mézières 62 866 61 388 -2,4élevée. Par ailleurs, la mise en place du marché unique en
Rethel 11 750 12 081 2,81993 a favorisé l’expansion du nombre de travailleurs fron-
taliers. En mars 1999, 1 607 Ardennais ont déclaré travail- Sedan 21 553 21 378 -0,8
ler à l’étranger. Parmi ceux-ci, un peu plus de 1 200 Vouziers 8 135 8 001 -1,6
exercent leur activité en Belgique, soit 2,4 fois plus qu’il y a
Ardennes 104 304 102 848 -1,4dix ans.
dont communes urbaines 64 586 61 703 -4,5Enfin, la tendance à la généralisation du salariat se pour-
suit. Le nombre de salariés, en décroissance dans les an-
d’une unité urbaine de 29 396 28 558 -2,9
nées quatre-vingts, retrouve une courbe ascendante, - de 20 000 habitants
malgré un contexte économique difficile. Ainsi, les salariés
d’une unité urbaine de 35 190 33 145 -5,8représentent, en 1999, 88% des actifs occupés, soit 3,3
20 000 habitants ou +points de plus qu’en 1990.
dont communes rurales 39 718 41 145 3,6
Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
Recensement de la population 1999
Frédéric NAUROYDes résultats détaillés disponibles
sous de multiples formes
FASCICULE DÉPARTEMENTAL
Les données essentielles
Définitionspour les principaux
Age : la population est classée par année de naissance, c’est à dire parniveaux géographiques :
génération. L’âge indiqué est l’âge atteint par chaque génération audépartement, unité urbaine,
cours de l’année de recensement. La classe «0» ne comprend pour lecanton, commune...
er
recensement de 1999 que les enfants nés du 1 janvier 1999 au 8 mars
1999.
COMMUNES...PROFILS
Arrivants : on appelle “arrivants” les personnes dont le département de
Toutes les communes er
résidence au 1 janvier du recensement de 1990 était différent du dé-
d’un département partement de résidence au de 1999. Les enfants nés de-
erPlus de 700 indicateurs puis le 1 janvier 1990 sont considérés comme “arrivants” (en 1999) si
pour 1999 la personne de référence du ménage est elle-même “arrivante”.
100 indicateurs disponibles Population active : elle comprend la population active ayant un em-
pour 1982-1990-1999 ploi, les chômeurs et les militaires du contingent. Les actifs ayant un
emploi sont les personnes qui ont une profession et l’exercent au mo-
ment du recensement.De l’infographie sur zone standard ou personnalisée,
Taux d’activité : c’est le pourcentage de personnes actives dans la po-des collections de tableaux sur tout territoire standard
pulation totale. Dans le cas de taux d’activité d’une classe d’âge, ilou personnalisé, des bases de données locales...
s’agit du pourcentage des personnes actives dans cette classe d’âge.
Chômeurs : sont considérées comme chômeurs les personnes qui sePour en savoir plus : “Accueil INSEE Information”
sont déclarées «chômeurs (inscrits ou non à l’ANPE)» sauf si elles ontChampagne-Ardenne
déclaré explicitement par ailleurs ne pas rechercher de travail.
Dès sa parution, INSEE FLASH Champagne-Ardenne est disponible
sur le site Internet de l’INSEE : www.insee.fr/champagne-ardenne
INSEE, Direction Régionale de Champagne-Ardenne 10, rue Edouard Mignot 51079 Reims Cédex. Tél : 03.26.48.61.00
Directeur de la publication : Jean-Michel DURR, Directeur régional de l’INSEE - Chef du Service Etudes et Diffusion : Guy Bourgey
Rédacteur en chef : Johara Khélif - Secrétaire de rédaction : Marie-Paule Le Coadou - Secrétaire de fabrication : Pascale Breton
Communication externe : Guy Bourgey - Abonnements : Sylviane Mulder
Création de l’image visuelle : Champagne-Création - Imprimeur : Groupe Technologies et Impression, 51100 Reims
Le numéro : 15F (2,29 euros) Abonnement: 11 numéros 130F (19,82 euros) (France), 162F (24,70 euros) (Europe), 175F (26,68 euros) (reste
du monde) ou 11 numéros + dossier “Bilan économique” : 160F (24,39 euros) (France), 200F (30,50 euros) (Europe), 216F (32,93 euros)
(reste du monde).
© INSEE-2000 ISSN 1277-5649 Code SAGE : FLA002060 Dépot légal : Octobre 2000
INSEE Flash Champagne-Ardenne

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