Projections régionales de population à lhorizon 2030

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Fortes croissances au Sud et à l’Ouest D’ici 2030, en supposant le maintien des tendances démographiques récentes, la population de France métropolitaine continuerait de se concentrer vers le Sud et l’Ouest du pays. La population de certaines régions du Nord-Est baisserait. Dans la moitié des régions, les décès dépasseraient les naissances. Ce contexte renforcerait l’impact des migrations sur les évolutions démographiques. Avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses du baby-boom, l’âge moyen augmenterait dans toutes les régions, de même que la part des personnes de 60 ans et plus. L’Île-de-France serait la moins touchée par ce vieillissement. Les régions où la croissance démographique serait la plus faible seraient également celles où la population de moins de 20 ans et celle de 20 à 59 ans diminueraient le plus. Forte croissance de population dans le sud et sur la façade atlantique Des décès plus nombreux que les naissances dans la moitié des régions Une augmentation de l’âge moyen dans toutes les régions La part des personnes de 60 ans et plus augmenterait partout De fortes disparités régionales pour les jeunes et les actifs L’Île-de-France garderait une part plus forte de jeunes
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1111 - DÉCEMBRE 2006
PRIX : 2,30€
Projections régionales de
population à l’horizon 2030
Fortes croissances au Sud et à l’Ouest
Olivier Léon, Pascal Godefroy, pôle Emploi-Population, Insee
’ici 2030, en supposant le main- Champagne-Ardenne, déjà dans cette situa-
tion, pourrait être rejointe par la Lorraine verstien des tendances démographi-
2010, par la Bourgogne et l’Auvergne versDques récentes, la population de
2015, puis le Nord - Pas-de-Calais vers 2020.
France métropolitaine continuerait de se
Pour les deux régions normandes, cette
concentrer vers le Sud et l’Ouest du pays. inflexion interviendrait vers 2025 et gagnerait la
La population de certaines régions du Picardie ensuite.
Nord-Est baisserait. Sur l’ensemble de la période, la population
baisserait en Champagne-Ardenne et, malgréDans la moitié des régions, les décès
un regain récent, en Auvergne, Bourgogne etdépasseraient les naissances. Ce contexte
Lorraine. En Auvergne et Bourgogne, la baisse
renforcerait l’impact des migrations sur
est très légère par rapport à 2005 et dépend
les évolutions démographiques. étroitement des hypothèses retenues dans le
Avec l’arrivée aux grands âges des géné- scénario central : certains scénarios alternatifs
rations nombreuses du baby-boom, l’âge conduisent à une légère hausse. Pour les
autres, la baisse serait plus prononcée.moyen augmenterait dans toutes les
Pour la majorité des régions, les inflexionsrégions, de même que la part des personnes
récentes en matière de fécondité et de migra-
de 60 ans et plus. L’Île-de-France serait
tions rehaussent l’évolution projetée pour 2030
la moins touchée par ce vieillissement. par rapport aux précédentes projections datant
Les régions où la croissance démogra- de 2001. Elles retardent de même la date du
phique serait la plus faible seraient égale- retournement démographique projeté dans huit
régions. Ainsi, selon l’ancien scénario central,ment celles où la population de moins de
fondé sur des tendances antérieures à 1999,20 ans et celle de 20 à 59 ans diminue-
les populations lorraine et champardennaise
raient le plus.
décroissaient de 9 % et 7,3 % ; selon le nou-
veau scénario central, ces baisses se limite-
raient à 2,6 % et 5,5 %.
En 2030, selon un scénario central qui pro-
longe les tendances récentes en matière de Des décès plus nombreux que les
fécondité, de mortalité et de migrations exter- naissances dans la moitié des régions
nes (définitions), la France métropolitaine
compterait 67,2 millions d’habitants, soit L’évolution de la population résulte du solde
10,7 % de plus qu’en 2005. Toutefois, de fortes des naissances et des décès (solde naturel) et
disparités distingueraient des régions méridio- du solde des entrées et sorties (solde migra-
nales et occidentales en forte croissance de toire). En France métropolitaine, la compo-
certaines régions du quart nord-est dont la sante naturelle contribue, en 2005, pour près
population baisserait par rapport à la situation des trois quarts à la croissance de la popula-
actuelle. tion. D’ici 2030, le solde naturel devrait, tout en
Ainsi, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées restant positif, progressivement diminuer,
et Provence - Alpes - Côte d’Azur continue- notamment en raison de l’arrivée aux grands
raient à être les régions à plus forte croissance âges des générations nombreuses du baby-
démographique, avec Rhône-Alpes, les Pays boom.
de la Loire et l’Aquitaine (tableau 1). À l’échelle régionale, le solde naturel diminue-
À l’inverse, au cours de la période 2005-2030, rait partout ; dans certains cas, les décès
huit régions amorceraient une phase de dépasseraient même les naissances. Ainsi,
décroissance de population (graphique 1).La alors que deux régions (Limousin et Auvergne)
INSEE
PREMIERE Évolution des populations régio-sont en déficit naturel en 2005, onze seraient les régions dont le nombre d’ha-
nales entre 2005 et 2030 selondevraient l’être en 2030. La Corse, le bitants progresserait le plus, grâce à une
le scénario central de projectionPoitou-Charentes, la Bourgogne et population jeune et féconde. Au con-
l’Aquitaine connaîtraient cette situation traire, les populations du Langue- base 100 en 2005
135vers 2010. La Champagne-Ardenne, le doc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, en
Provence - Alpes - Côte d’Azur
Centre, la Basse-Normandie, la Lorraine forte croissance selon le scénario central,
Languedoc-Roussillon
Poitou-Charenteset la Bretagne les rejoindraient autour de baisseraient en l’absence de migrations.
130
Rhône-Alpes2020.
Dans certaines de ces régions, la popu- AlsaceUne augmentation de l’âge
125lation croîtrait néanmoins tout au long de moyen dans toutes les régions
Midi-Pyrénéesla période 2005-2030, grâce à une forte
attractivité. C’est le cas de l’Aquitaine, la Le vieillissement est un changement 120
Bretagne et la Corse, dont la croissance démographique inéluctable à l’horizon Pays de la Loire
démographique serait entièrement due à 2030, en raison de l’arrivée aux grands
115l’excédent migratoire après 2020. âges des générations nombreuses nées
À l’inverse, la croissance en Île-de-France, pendant les Trente Glorieuses. Aquitaine
Corse
Picardie et Franche-Comté serait entière- Selon le scénario central, l’âge moyen 110
ment imputable à un excédent naturel en France métropolitaine passerait ainsi Bretagne
qui l’emporterait sur le déficit migratoire. de 39,0 ans en 2005 à 42,6 ans en 2030
105
Enfin, l’Alsace et les cinq régions à plus (tableau 2). L’Île-de-France, région la
Île-de-Franceforte croissance bénéficieraient de l’addi- plus jeune en 2005, le resterait en 2030
Centre
100tion des excédents naturel et migratoire. et serait la seule à conserver un âge
Les migrations modifient donc sensible- moyen en deçà de 40 ans. Tout en restant
105ment les équilibres démographiques une région jeune, le Nord - Pas-de-Calais
entre régions. Selon un scénario qui connaîtrait un vieillissement plus pro-
simule l’absence de flux migratoires noncé, avec un âge moyen projeté de
Franche-Comtéentre 2005 et 2030 (tableau 1), 40,9 ans ; il serait talonné par
l’Île-de-France et le Nord - Pas-de-Calais Rhône-Alpes (41,6 ans).
Haute-Normandie
Évolution de la population entre 2005 et 2030 selon le scénario retenu Picardie
Population Évolution 2005-2030 selon différentes variantes (en %)
2030 Basse-Normandie
Espérance Espérance(milliers) Scénario Fécondité Fécondité Sans
de vie de vieScénario central haute basse migrations
haute bassecentral Limousin
Languedoc-Roussillon 3 301 32,2 35,7 28,7 33,2 30,9 – 0,1
Midi-Pyrénées 3 327 21,8 25,1 18,6 22,8 20,6 – 0,9
Nord - Pas-de-CalaisProvence - Alpes -
Côte d’Azur 5 611 18,3 21,3 15,3 19,3 17,1 1,7
Rhône-Alpes 6 943 16,8 19,9 13,6 17,6 15,7 8,4
Pays de la Loire 3 949 16,6 19,5 13,8 17,6 15,5 7,7
100Aquitaine 3 563 16,0 19,0 13,0 17,0 14,7 – 1,9
Alsace 2 065 14,4 17,4 11,3 15,1 13,3 5,7
Bretagne 3 471 14,1 16,8 11,3 15,0 12,8 2,6 105
Corse 313 13,8 16,7 10,9 14,8 12,5 – 5,3
Poitou-Charentes 1 868 9,8 12,4 7,2 10,9 8,5 – 2,1
Île-de-France 12 409 9,2 12,2 6,3 9,9 8,4 15,3
Centre 2 652 6,5 9,0 4,0 7,5 5,3 2,8
Auvergne
Franche-Comté 1 189 4,0 6,5 1,4 4,8 2,9 5,8
Picardie 1 930 2,8 5,4 0,3 3,6 1,7 8,7
100
Haute-Normandie 1 852 2,6 5,2 0,0 3,4 1,5 7,4 Bourgogne
Basse-Normandie 1 480 2,5 4,9 0,1 3,4 1,3 3,6
Limousin 738 2,0 4,5 – 0,5 3,1 0,7 – 8,8 Champagne-Ardenne Lorraine
Nord - Pas-de-Calais 4 063 0,7 3,4 – 1,9 1,5 – 0,3 10,7
Auvergne 1 329 – 0,1 2,4 – 2,6 1,0 – 1,3 – 4,4
Bourgogne 1 618 – 0,5 1,9 – 2,8 0,5 – 1,7 – 1,4
95
Lorraine 2 272 – 2,6 – 0,1 – 5,2 – 1,8 – 3,7 2,4
Champagne-Ardenne 1 261 – 5,5 – 3,1 – 7,8 – 4,6 – 6,5 4,2
erLecture : selon le scénario central, la population de la France métropolitaine atteindrait 67,2 millions d’habitants au 1 janvier
2030, en progression de 10,7 % par rapport à 2005. Cette progresion serait de 13,6 % selon un scénario « fécondité haute » et de
7,9 % selon un scénario « fécondité basse ». Cette même progession atteindrait respectivement 11,6 % et 9,6 % selon des scé- 90
narios « espérance de vie haute » et « espérance de vie basse ». Elle ne serait en revanche que de 5,8 % en l’absence de migra-
2005 2010 2015 2020 2025 2030
tions entre la France métropolitaine et l’étranger.
Source : Insee, modèle OMPHALE. Source : Insee, modèle OMPHALE.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERELe Limousin, région de loin la plus mais aussi en Alsace (+ 71 %) et en Pays 20 à 59 ans pour 100 personnes de
âgée en 2005, verrait, grâce à un vieil- de la Loire (+ 69 %) (graphique 2). 60 ans et plus contre 261 en 2005.
lissement plus modéré, la Corse et la Les personnes âgées de 80 ans et plus Ces inflexions seraient encore plus mar-
Bourgogne se rapprocher fortement. (tableau 2) constitueraient aussi une quées dans certaines régions. La dimi-
C’est toutefois en Basse-Normandie part croissante de la population métro- nution de la population de moins de 20
et en Champagne-Ardenne que le politaine en 2030 (7,2 % contre 4,5 % ans et de 20 à 59 ans serait la plus forte
vieillissement serait le plus marqué actuellement). En progression de 75 %, là où la croissance de la population
(+ 5,2 ans). leur nombre dépasserait 4,8 millions. Le totale est la plus faible. Pour la tranche
Limousin conserverait la part la plus d’âge de 20 à 59 ans, qui contient
élevée de France métropolitaine (9,5 %), l’essentiel des ressources enLa part des personnes de 60 ans
devant la Bourgogne et l’Auvergne (plus main-d’œuvre, la baisse projetée des
et plus augmenterait partout
de 9 %). Cependant, c’est en Alsace et effectifs atteindrait 15 % en Auvergne,
en Rhône-Alpes que les effectifs pro- Bourgogne et Lorraine, 18 % enLe vieillissement se traduira par des évo-
gresseraient le plus : le nombre de per- Champagne-Ardenne. Pour les moins delutions prononcées de la population des
sonnes de 80 ans et plus y serait 20 ans, la baisse projetée serait de 15 %tranches d’âge caractérisant les grandes
presque doublé par rapport à 2005. en Bourgogne, 17 % en Lorraine et 20 %étapes du cycle de vie. Ainsi, en France
en Champagne-Ardenne.métropolitaine, le nombre de personnes
À l’inverse, les régions où la croissancede 60 ans et plus progresserait de 56 % : De fortes disparités régionales
de population serait la plus forte sont19,7 millions en 2030, contre 12,6 mil- pour les jeunes et les actifs
également celles où la population delions en 2005. Les personnes nées entre
moins de 20 ans augmenterait le plus1945 et 1975 forment en effet des clas- Avec un peu plus de 15 millions d’indivi-
(+ 23 % en Languedoc-Roussillon etses d’âge très fournies qui, vers 2030, dus, le nombre des personnes de moins
+ 15 % en Midi-Pyrénées).composeront la majorité des personnes de 20 ans devrait rester stable sur la
de 60 ans et plus. Elles vivraient alors période. La population des 20-59 ans, en
une sorte d’apogée démographique : légère baisse (2 %), passerait de 32,9 à L’Île-de-France garderait
avec la disparition progressive de ces 32,3 millions. une part plus forte de jeunes
générations lors des décennies suivan- Ainsi, en 2030, le nombre de personnes
tes, leur poids démographique pourrait de moins de 20 ans serait de 23 % infé- En 2005, treize régions comptent plus de
en effet diminuer. rieur à celui des 60 ans et plus, alors qu’il personnes de moins de 20 ans que de
À l’échelle régionale, la croissance serait la lui est supérieur de 20 % en 2005. De 60 ans et plus. En 2030, seule l’Île-de-France
plus forte en Languedoc-Roussillon (+ 73 %), même, on compterait 164 personnes de garderait cette caractéristique, grâce à sa
Âge moyen et structure des populations par âge (scénario central de projection)
Structure par âge en 2005 (en %) Structure par âge en 2030 (en %) Âge moyen
Âge Âge
en 2030
moyen moyenMoins de Plus de Dont plus Moins de Plus de Dont plus
sans20-59 ans 20-59 ans
en 2005 en 203020 ans 60 ans de 80 ans 20 ans 60 ans de 80 ans
migrations
Languedoc-Roussillon 40,7 23,5 52,4 24,1 5,3 43,6 21,8 46,7 31,5 7,4 44,4
Midi-Pyrénées 40,9 22,8 53,3 23,8 5,5 43,6 21,6 47,3 31,1 7,5 45,1
Provence - Alpes -
Côte d’Azur 40,5 23,7 52,5 23,8 5,4 43,6 21,8 47,1 31,1 7,9 44,2
Rhône-Alpes 38,2 25,8 54,3 19,9 4,1 41,6 23,8 48,5 27,7 6,9 42,9
Pays de la Loire 38,9 25,6 53,3 21,1 4,7 43,1 23,0 46,3 30,7 7,5 42,4
Aquitaine 41,1 22,7 53,3 24,0 5,5 44,8 20,7 46,2 33,1 8,1 45,3
Alsace 38,0 25,1 56,2 18,8 3,5 42,3 21,8 50,1 28,1 5,9 43,7
Bretagne 40,0 24,4 52,7 22,8 4,9 44,0 21,9 45,8 32,3 7,6 43,0
Corse 41,5 21,8 53,4 24,8 5,3 46,0 18,4 47,2 34,4 8,4 46,7
Poitou-Charentes 41,6 22,7 52,3 25,1 5,8 45,8 20,2 44,6 35,2 8,8 44,9
Île-de-France 36,6 26,1 57,4 16,5 3,6 39,2 24,8 52,7 22,5 5,9 42,3
Centre 40,2 24,3 53,0 22,8 5,2 44,5 21,5 45,6 32,9 8,3 43,5
Franche-Comté 39,0 25,1 53,9 21,0 4,4 43,4 22,3 46,9 30,8 7,7 43,0
Picardie 37,6 26,9 54,6 18,5 3,8 42,3 23,3 47,7 29,0 6,5 41,6
Haute-Normandie 38,0 26,3 54,5 19,2 4,1 43,0 22,4 47,7 29,9 7,2 42,3
Basse-Normandie 39,8 24,9 52,7 22,4 4,9 44,9 21,1 45,1 33,8 8,2 43,0
Limousin 43,5 20,2 52,0 27,9 7,0 46,5 19,0 45,0 36,0 9,5 46,8
Nord - Pas-de-Calais 36,7 27,9 54,4 17,7 3,7 40,9 24,4 49,4 26,1 5,9 40,7
Auvergne 41,7 21,9 53,2 24,9 5,7 45,9 19,8 45,2 35,0 9,1 45,5
Bourgogne 41,1 23,2 52,6 24,1 5,6 46,0 19,9 44,8 35,3 9,0 44,5
Lorraine 38,9 24,7 54,9 20,4 4,0 43,8 21,1 48,1 30,8 7,1 43,7
Champagne-Ardenne 38,9 25,1 54,4 20,5 4,5 44,1 21,2 47,2 31,7 7,8 43,1
France métropolitaine 39,0 24,9 54,3 20,8 4,5 42,6 22,6 48,1 29,3 7,2 43,2
Source : Insee, modèle OMPHALE.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERErégionales présentées ici ont été calées sur Le vieillissement de la population selon les régions
la nouvelle projection de population métro-
Évolution du nombre des 60 ans et plus entre 2005 et 2030Évolution du nombre des 0-19 ans entre 2005 et 2030 politaine centrale publiée par l’Insee en juil-
Champagne-Ardenne Limousin let 2006, afin de tenir compte du solde
Lorraine Auvergne migratoire national (+100 000 individus par
Bourgogne Bourgogne
an) et de faire coïncider la somme des pro-
Champagne-ArdenneBasse-Normandie
jections régionales avec la projection mé-Haute-Nor Lorraine
tropolitaine réalisée avec le scénarioNord - Pas-de-Calais Île-de-France
Picardie Nord - Pas-de-Calais central.
Auvergne Franche-Comté Des variantes possibles
Franche-Comté Centre Des v ont été simulées pour
Centre Provence-Alpes-Côte d’Azur
chaquecomposanteafindemesurer l’im-Corse Poitou-Charentes
pact d’évolutions différentes de celles rete-Limousin Basse-Normandie
Poitou-Charentes Corse nues dans le scénario central.
Alsace Midi-Pyrénées Pour la fécondité, le scénario « fécondité
Bretagne Haute-Normandie
haute » fait converger l’indice conjoncturelÎle-de-France Aquitaine
de fécondité (ICF) de chaque région versPays de la Loire Picardie
Aquitaine Bretagne une valeur cible en 2010 qui correspond à
Rhône-Alpes Rhône-Alpes l’ICF de la zone en 2005 augmenté de 0,2.
Provence-Alpes-Côte d’Azur Pays de la Loire Cette valeur est ensuite maintenue cons-
Midi-Pyrénées Alsace
tante jusqu’en 2030.Languedoc-Roussillon Languedoc-Roussillon
Pour le scénario « fécondité basse », cons-
– 25 – 15 – 05 5 15 25 en % 010 20 30 40 50 60 70 80 truit selon le même principe, c’est la valeur
de l’ICF de la zone moins 0,2 qui sert deSource : Insee, modèle OMPHALE.
cibleen2010.
Pour la mortalité, le scénario « espérance
fécondité mais aussi à un profil migra- régionales observées par le passé. Les dy- de vie haute » fait évoluer l’espérance de
namiques de peuplement sont décrites ici vie de chaque région parallèlement à l’évo-toire singulier. L’Île-de-France accueille
sous l’hypothèse que ces tendances se ré- lution métropolitaine du scénario corres-des étudiants et des jeunes actifs, mais
pliquent d’année en année, sans intégrer pondant. Ce dernier est établi avec des
dès 30 ans les flux migratoires s’inver-
les réactions complexes qu’elles peuvent gains progressifs d’espérance de vie à la
sent et les départs s’intensifient à l’âge susciter : effet sur le marché foncier, impact naissance, pour atteindre environ 88,2 ans
de la retraite. Un excédent migratoire sur et effets correctifs des politiques publiques pour les femmes et 82,1 ans pour les hom-
territoriales ... Ces projections ne peuvent mes en 2030. Pour le scénario « espérancedes populations jeunes combiné à un
donc s’assimiler à des prévisions : il n’est de vie basse », élaboré selon le mêmedéficit sur des populations plus âgées
pas affecté a priori de probabilité aux hypo- principe, les valeurs nationales s’élèvent à
contribue ainsi à limiter le vieillissement,
thèses retenues. Pour autant, les phéno- 85,4 ans pour les femmes et 79,4 ans pour
en réduisant de plus de trois ans l’âge mènes majeurs tels le vieillissement sont les hommes.
moyen en 2030 par rapport à un scéna- inéluctables. Pour les migrations, le scénario sans mi-
grations est une projection dans laquellerio sans migrations (tableau 2).
tous les quotients migratoires sont mis àDéfinitions
zéro. Il constitue une variante intéressante
Sources
pour appréhender leur impact sur les pro-
jections régionales.
Le scénario central
er
Les populations régionales au 1 janvier Les projections commentées ici ont été éla-
2005 sont issues des Estimations locali- borées avec les hypothèses du scénario dit
Bibliographiesées de population disponibles mi-2006. « central » :
Elles n’intègrent donc pas d’éventuelles ré- – les taux de fécondité par âge de chaque
visions ultérieures. À partir de ces données région sont maintenus à leur niveau de
par sexe et âge, l’Insee a réalisé de nouvel- 2005 ; Robert-Bobée I., « Projections de popula-
les projections de population régionales à –la mortalité baisse dans chaque région tion pour la France métropolitaine à l’hori-
l’aide du modèle OMPHALE, qui applique, au même rythme qu’en France métropoli- zon 2050 - La population continue de
d’année en année, et pour chaque sexe et taine ; croître et le vieillissement se poursuit »,
âge, des quotients migratoires, de fécondi- –les quotients migratoires,calculés Insee Première n°1089, juillet 2006.
té et de mortalité, aux populations corres- entre 1990 et 2005, sont maintenus sur Omalek L., « Projections régionales de popu-
pondantes. Ces quotients sont déterminés toute la période de projection. Ils reflètent lation pour 2030 : l’impact des migrations »,
en prenant en compte les tendances les échanges de population entre la région Insee Premiere n°805, septembre
de fécondité, mortalité et de migrations et l’extérieur. Toutefois, les projections 2001.
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