Projections régionales de population pour 2030 : l'impact des migrations

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Dans les 30 ans à venir, si les tendances passées se maintiennent, la population continuera à se concentrer au sud de la France. En revanche, elle diminuera dans une large bande allant du quart nord-est du pays (excepté l'Alsace) jusqu'au Massif Central. Le vieillissement affectera toute la France mais touchera plus particulièrement la moitié nord du pays, l'Île-de-France exceptée puisqu'elle deviendrait la région la plus jeune de l'hexagone. Ces évolutions sont en grande partie liées aux mouvements migratoires. Le nord-est du pays et l'Île-de-France voient partir plus d'habitants qu'elles n'en accueillent, tandis que le sud et l'ouest sont plus attractifs. L'impact des migrations diffère selon l'âge des migrants.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 805 - SEPTEMBRE 2001
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Projections régionales de population
pour 2030 : l’impact des migrations
Laure Omalek, division Études territoriales, Insee
ans les 30 ans à venir, si les ten- population de 10 % en 30 ans, l’Île-de-France
maintiendrait son poids dans la population fran-dances passées se maintiennent,
çaise en accueillant toujours près d’un habitantDla population continuera à se
sur cinq. A l’inverse, les sept régions où la popu-
concentrer au sud de la France. En re-
lation baisserait ne rassembleraient plus que
vanche, elle diminuera dans une large 18,3 % des habitants de France métropolitaine
bande allant du quart nord-est du pays en 2030 contre 21,1 % aujourd’hui : la Lorraine,
(excepté l’Alsace) jusqu’au Massif Central. Champagne-Ardenne, le Limousin et l’Auvergne,
ainsi que le Nord-Pas-de-Calais, la Bourgogne etLe vieillissement affectera toute la France
la Franche-Comté (tableau 1).mais touchera plus particulièrement la
moitié nord du pays, l’Île-de-France exceptée
puisqu’elle deviendrait la région la plus L’Île-de-France deviendrait la région
jeune de l’hexagone. la plus jeune de l’hexagone
Ces évolutions sont en grande partie
A moins d’un bouleversement des comporte-liées aux mouvements migratoires. Le
ments, en 2030 près d’un habitant sur troisnord-est du pays et l’Île-de-France
aurait au moins 60 ans, contre un sur cinq
voient partir plus d’habitants qu’elles
actuellement. Ce vieillissement s’explique
n’en accueillent, tandis que le sud et l’ouest essentiellement par l’arrivée aux âges élevés
sont plus attractifs. L’impact des migra- des enfants du baby-boom. L’hypothèse du
tions diffère selon l’âge des migrants. maintien de la fécondité à 1,8 enfant par
femme, niveau inférieur au seuil de renouvelle-
ment des générations, vient renforcer ce vieil-
Entre 2000 et 2030, si les tendances observées au lissement. L’âge moyen des habitants pourrait
cours des périodes récentes se maintiennent, la ainsi augmenter de 5 ans et demi en 30 ans et
population métropolitaine continuera d’augmenter, approcher les 44 ans en 2030, les moins de
passant de 58,7 à 63,9 millions d’habitants (+8,8 %). 20 ans ne formant plus alors que 21 % de la
La prolongation des tendances récentes en matière population contre plus du quart en 2000.
de fécondité et de mortalité et le maintien des com-
portements migratoires de la période 1982-1999 Évolution de la population par région
mettent en évidence une concentration accentuée entre 2000 et 2030 (scénario central)
vers les régions du sud et, dans une moindre
mesure, vers un croissant partant de l’Île-de-France
et se prolongeant vers la région Centre et les Pays
de la Loire (cf. Pour comprendre ces résultats).A
l’inverse, une large bande allant du quart nord-est du
pays (à l’exception notable de l’Alsace) jusqu’au
Massif Central verrait sa population diminuer (carte).
En %
35
14Concentration démographique 8,8*
0 0accentuée au sud de la France - 4
- 10
Ainsi les cinq régions dont la croissance serait la
plus forte sont toutes situées au sud de la Loire :
Languedoc-Roussillon, PACA, Midi-Pyrénées,
Rhône-Alpes, Aquitaine. Elles accueilleraient le © IGN, Insee
tiers (33,6%) de la population métropolitaine en
* moyenne nationale
2030, contre 30,7 % en 2000. Avec un gain de
Source : modèle Omphale 2000, Insee
INSEE
PREMIEREerToutes les régions devraient être concer- Âge moyen par région au 1 janvier 2000 et évolution entre 2000 et 2030
nées par ce vieillissement. L’Île-de-France (scénario central)
serait de loin la moins touchée : la moyenne 8
d’âge y gagnerait moins de 4 ans mais aug-
menterait deux fois moins qu’ en Lorraine et
Champagne-Ardenne. Déjà parmi les plus
7
jeunes régions de France en 2000 (avec le
Nord-Pas-de-Calais), l’Île-de-France devien-
drait en 2030 la seule région n’atteignant pas
40 ans d’âge moyen, devançant largement 6
le Nord-Pas-de-Calais (42 ans), puis
Rhône-Alpes et l’Alsace. La proportion de 39 40 42 4336 37 38 41 4435
Âge moyen auFranciliens de 60 ans ou plus (23 % en er
1 janvier 2000
52030) serait particulièrement peu élevée
par rapport aux autres régions, de 5 points
inférieure à celle du Nord-Pas-de-Calais et
de 8 points inférieure à la moyenne natio-
4
nale (31 %).
ÎLe rajeunissement relatif de l’Île-de-France
par rapport à la moyenne nationale
contraste avec le vieillissement relatif 3
de toute la moitié nord du pays. Quant Régions plus jeunes que la moyenne Régions plus âgées que la moyenne
en 2000 en 2000aux régions méditerranéennes et à
Vieillissant plus que la moyenne Vieillissant plus que la moyenne
Midi-Pyrénées, sensiblement plus âgées
entre 2000 et 2030 entre 2000 et 2030
que la moyenne nationale à l’heure
Vieillissant moins que la moyenneVieillissant moins que la moyenneactuelle, elles s’en rapprocheraient en
entre 2000 et 2030entre 2000 et 2030
2030 (graphique 1).
Source : modèle Omphale 2000, Insee
Population par région et évolution entre 2000 et 2030 Impact des migrations sur l’évolution de la population
(scénario central)
En %
Scénario central Scénario alternatif
Évolution
Population Évolution Population Évolution Taux Taux
de la population
er de solde de soldeau 1 janvier entre au entre entre 2000 et 2030Région Région
er naturel migratoire2000 1 janvier 2000
sans impact des2000 2030 en 2000 en 2000et 2030 2030 et 2030 migrations migrations
(milliers) (milliers) % (milliers) %
Languedoc-Roussillon 0,10 0,98 - 2,0 36,2
Languedoc-Roussillon 2 321 3 114 34 3 027 31 PACA 0,20 0,56 0,7 20,5
PACA 4 540 5 501 21 5 350 18 Midi-Pyrénées 0,07 0,57 - 3,9 20,1
Midi-Pyrénées 2 569 2 986 16 2 978 16 Rhône-Alpes 0,48 0,20 8,0 8,0
Rhône-Alpes 5 680 6 586 16 6 505 15 Aquitaine 0,01 0,55 - 4,5 17,7
Aquitaine 2 925 3 309 13 3 247 11 Alsace 0,48 0,14 6,1 6,1
Alsace 1 743 1 957 12 2 072 19 Pays de la Loire 0,34 0,20 6,1 4,6
Île-de-France 0,87 - 0,36 15,2 - 5,2Pays de la Loire 3 238 3 584 11 3 749 16
Corse 0,02 0,43 - 5,7 15,7Île-de-France 10 992 12 096 10 11 778 7
Centre 0,18 0,26 1,8 7,0Corse 261 287 10 289 11
France métropolitaine 0,36 0,09 5,2 3,6Centre 2 450 2 667 9 2 599 6
Bretagne 0,14 0,32 0,7 7,7France
Picardie 0,44 - 0,07 10,3 - 4,6métropolitaine 58 744 63 927 9 63 927 9
Haute-Normandie 0,42 - 0,09 9,4 - 4,6Bretagne 2 919 3 163 8 3 252 11
Poitou-Charentes - 0,03 0,29 - 4,4 7,1Picardie 1 862 1 968 6 1 926 3
Basse-Normandie 0,25 - 0,00 4,7 - 3,0Haute-Normandie 1 785 1 870 5 1 839 3
Franche-Comté 0,31 - 0,18 5,1 - 7,8Poitou-Charentes 1 645 1 689 3 1 769 7
Bourgogne 0,01 0,04 - 1,7 - 1,4
Basse-Normandie 1 425 1 449 2 1 464 3
Nord-Pas-de-Calais 0,47 - 0,42 12,5 - 15,7
Franche-Comté 1 118 1 088 -3 1 133 1
Auvergne - 0,15 0,07 - 7,8 0,2
Bourgogne 1 611 1 561 -3 1 570 -3
Champagne-Ardenne 0,29 - 0,36 5,5 - 13,3
Nord-Pas-de-Calais 3 994 3 866 -3 4 016 0
Limousin - 0,40 0,25 - 13,7 5,9
Auvergne 1 308 1 209 -8 1 234 -6
Lorraine 0,26 - 0,37 3,1 - 12,7
Champagne-Ardenne 1 341 1 237 -8 1 265 -6
Lecture : Le taux de solde naturel en 2000 est le rapport entre le solde naturel (naissances -Limousin 710 655 -8 678 -5
erdécès) projeté pour 2000 et la population de la région au 1 janvier.Lorraine 2 307 2 085 -10 2 187 -5
Le taux de solde migratoire en 2000 est le rapport entre le solde migratoire (arrivées - départs)
erprojeté pour 2000 et la population de la région au 1 janvier.Note : Les données présentées sont des projections, y compris pour l’an 2000.
En l’absence de migrations, la population augmenterait de 15,2% en Île-de-France. La pour-Le scénario central prend en compte les mouvements migratoires moyens entre les recense-
suite des mouvements migratoires observés entre les recensements de 1982 et 1999 a pour ef-ments de 1982 et 1999 ; le scénario alternatif se base sur les mouvements de la période
fet de diminuer cet accroissement de 5,2 points (et de 13,3 points en Champagne-Ardenne).1990-1999 (cf.Pour comprendre ces résultats).
Source : modèle Omphale 2000, InseeSource : modèle Omphale 2000, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
es)
croissement (en anné
Ac
INSEE
PREMIERELe Limousin resterait par ailleurs la déficit migratoire relativement à leur dent des naissances sur les décès.
région la plus âgée de France avec une population au cours des vingt dernières Ainsi, bien que les départs soient beau-
moyenne d’âge supérieure à 49 ans et années. coup plus nombreux que les arrivées, la
40 % d’habitants de 60 ans ou plus. Mais Le cas de l’Île-de-France est toutefois population régionale continuerait d’aug-
il serait rattrapé par l’Auvergne, Poi- très particulier. Les migrations y sont menter à un rythme soutenu.
tou-Charentes et la Bourgogne. marquées par un afflux d’étudiants et de Au contraire, dans toute la frange nord-est
jeunes actifs, et par des départs massifs du pays, de la Normandie à la
aux âges plus avancés, particulièrement Franche-Comté, à l’exception de l’Alsace,
Les migrations viennent bousculer au moment de la retraite (graphique 3). le déficit migratoire est accentué chez
le renouvellement naturel La poursuite de ces mouvements vient les jeunes. Ces départs se traduisent à
limiter le vieillissement de la région et terme par une baisse des naissances,des générations
contribue largement à maintenir l’excé- ce qui vient amplifier l’effet du déficit
Ces divergences régionales s’expliquent. migratoire. Le maintien de ces flux
Au départ (année 2000) la composition conduit à accélérer le vieillissement de Structure par âge de la popula-
par âge de la population diffère d’une ces régions et à limiter fortement voire àtion par rapport à la structure
région à l’autre de même que la mortalité métropolitaine
et la fécondité (de 1,45 enfant par femme Quotients migratoires par âge
en Limousin à 1,91 en Île-de-France).
Île-de-France
S’ajoutent à cela les mouvements migra- Île-de-France
Indice de spécificité
QM
toires ; pour le scénariot central, les mou- 140 2%
130vements observés entre les recense-
1%120ments de 1982 et 1999 ont été reconduits
110
(cf. Pour comprendre ces résultats). 0%
100
S’il n’y avait pas de migrations, les régions
90
-1%
les plus jeunes et les plus fécondes en 80
2000 accroîtraient logiquement leur poids 70 -2%
60dans la population métropolitaine d’ici à
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 -3%
âge2030, grâce à un net excédent des nais- 0 10 20 30 40 50 60 70 80
âge
sances sur les décès. Ce serait le cas
Nord-Pas-de-Calais Nord-Pas-de-Calaisde l’Île-de-France et de la frange nord
Indice de spécificitédu pays (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, QM
140 2%Haute-Normandie). Au contraire, la popu-
130
lation des régions plus âgées et moins 1%120
fécondes aurait tendance à diminuer, 110
notamment dans un grand quart 100 0 %
90sud-ouest de la France.
80Le simple renouvellement des généra- -1%
70
tions a par ailleurs tendance à réduire
60
-2%0 10 20 30 40 50 60 70 80 90les différences d’âge moyen entre
0 10 30 40 50 60 7020 80âge
âgerégions. Ainsi le maintien sur place des
jeunes générations arrivées en nombre
Languedoc-Roussillon Languedoc-Roussillon
en Île-de-France aurait pour effet QM
Indice de spécificité
2%d’accélérer le vieillissement de cette
140
région. Dans le sud et à l’ouest, au con- 130
1%
120traire, les générations proches de l’âge
110de la retraite, sur représentées actuelle-
0 %
100
ment, feraient place à des générations
90
relativement moins nombreuses qu’ail- -1%80
leurs, d’où un rajeunissement relatif de 70
-2%ces régions (graphique 2). Mais les mou- 60
0 10 20 30 40 50 60 70 8010 20 30 40 50 60 70 80 900
vements migratoires viennent souvent âgeâge
Hommes Femmesfreiner, voire inverser ces tendances. 2000 2030 2030
(sans migration)
Lecture : Les quotients migratoires sont le rapport entre les
migrations nettes (arrivées-départs) survenues dans la ré-Lecture : Ces graphiques indiquent le rapport entre la part de
gion au cours de l’année et la population de cette même ré-la population de chaque âge dans la population de la région,Effet particulier des migrations
gion à sexe et âge donnés. Ils sont négatifs dans le cas où leet cette même part dans la population métropolitaine.
en Île-de-France nombre d’émigrants est supérieur à celui des immigrants.Exemple : en Île-de-France, la proportion d’habitants âgés de
Les quotients de référence sont des quotients annuels20 ans est actuellement la même que sur l’ensemble de la
moyens estimés entre les recensements de 1982 et 1999.métropole (indice 100) ; elle serait de 13% supérieure enLe Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine,
Ils sont lissés d’un âge à l’autre de façon à obtenir un profil2030 si les tendances récentes se poursuivaient (indice
Champagne-Ardenne et l’Île-de-France par âge rapidement interprétable.113).
Source : modèle Omphale 2000-scénario central, Inseesont les régions qui ont connu le plus fort Source : modèle Omphale 2000-scénario central, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE-Les quotients migratoires de référence,annuler l’accroissement naturel de leur Île-de-France. Ces mouvements, tout
calculés entre les recensements de 1982 etpopulation, comme c’est le cas dans la comme en Île-de-France, tendent à frei-
1999 (cf. note de lecture du graphique 3), sontrégion Nord-Pas-de-Calais (tableau 2). ner le vieillissement de la population.
maintenus sur toute la période de projection.L’accroissement de la population
Il n’est pas affecté de probabilité a priori auxdans ces deux régions résulte à la fois
hypothèses retenues ; il ne s’agit pas de prévi-Le sud et l’ouest plus attractifs du renouvellement des générations
sions. Un calage est effectué de façon à ce
actuelles et de l’impact positif desmais pas aux mêmes âges
que la somme des projections régionales
migrations.
donne la projection métropolitaine réalisée
Les régions les plus méridionales, de
avec le scénario central.
l’Aquitaine à PACA, ont été les plus Pour comprendre ces résultats Une variante possible sur les migrations
attractives au cours des deux dernières L’impact des migrations est déterminant sur
décennies. Elles ont accueilli à tout âge l’évolution des équilibres démographiques ré-
plus d’habitants qu’elles n’en ont vu par- En se basant sur les résultats du recensement gionaux. Une variante possible au scénario
tir, un peu moins toutefois aux âges étu- de 1999, l’Insee a réalisé de nouvelles projec- central consiste à prendre comme période de
diants. Le maintien de ces mouvements tions régionales de population à l’aide du mo- référence pour le calcul des quotients migra-
dèle « Omphale » rénové. Le principe consiste toires la période inter censitaire 1990-1999contribue au rajeunissement relatif de
à calculer la population par sexe et âge d’une plutôt que 1982-1999. Ses résultats figurentces régions par rapport à la moyenne
année en fonction des effectifs de l’année pré- dans le tableau 1.nationale. Ils sont à l’origine du dyna-
cédente, en les faisant vieillir, mourir ou mi- Cette hypothèse serait plus favorable aux ré-misme démographique attendu d’ici à
grer et en intégrant de nouvelles naissances. gions de l’est et au Nord-Pas-de-Calais moins2030 dans le sud de la France.
Les décès annuels résultent de l’application déficitaires entre 1990 et 1999 qu’elles ne l’ont
Attractives elles aussi, les régions du
de quotients de mortalité par sexe et âge à la été entre 1982 et 1990, ainsi qu’à l’ouest deve-
centre-ouest (Bretagne, Poitou-Charen-
population susceptible de décéder au cours nu plus attractif. Le et la
tes, Centre, Limousin et Pays de la
de l’année. De façon interactive, le solde mi- Franche-Comté ne perdraient pas d’habitants
Loire) le sont pour les jeunes ayant ter-
gratoire de l’année s’obtient par application de à l’horizon 2030, tandis que l’Alsace et les Pays
miné leurs études et surtout pour les quotients migratoires par sexe et âge à la po- de la Loire connaîtraient un accroissement dé-
retraités (spécialement la Bretagne et pulation de la région, en tenant compte des dé- mographique comparable à celui attendu en
Poitou-Charentes). Cependant les jeu- cès pouvant survenir dans l’année. Enfin les Provence-Alpes-Côte d’Azur ou Midi-Pyrénées .
nes sont plus nombreux à en partir qu’à naissances sont obtenues en appliquant des L’Île-de-France au contraire, où les jeunes
s’y installer. La poursuite de ces tendan- quotients de fécondité par âge aux effectifs de adultes sont arrivés en moins grand nombre au
ces accélère le vieillissement de ces femmes de 15 à 50 ans, susceptibles d’avoir cours de la dernière décennie, verrait son poids
des enfants au cours de l’année. diminuer légèrement. Toutefois, malgré cesrégions déjà relativement âgées (sauf
Omphale calcule tout d’abord des quotients de quelques différences, l’évolution des équili-les Pays de la Loire) par rapport à la
référence à partir des données du recense- bres régionaux n’est pas fondamentalementmoyenne nationale et tend à réduire le
ment et de l’état civil puis ces quotients sont modifiée.solde naturel qui serait observé en
projetés année après année en fonction desl’absence de migrations. Malgré tout,
hypothèses choisies.
l’excédent migratoire contribue à aug- Pour en savoir plus
Le scénario centralmenter la population de ces régions,
Les projections commentées ici ont été réali-notamment en Bretagne, Poitou-Cha-
« Projections de population à l’horizonsées avec les hypothèses du scénario dit
rentes (où la population baisserait autre- 2050 - Un vieillissement inéluctable »,« central », fondé sur la reconduction des ten-
ment) et dans la région Centre. Mais il Insee Première, n°762, mars 2001.
dances passées pour chacune des variables :
« Les migrations en France entre 1990serait largement insuffisant pour contre-
-La fécondité de chaque région est maintenue
et 1999 », Insee Première, n°758, févriercarrer la baisse démographique attendue
à son niveau de 1999. Les quotients de réfé- 2001.
en Limousin. rence par âge de la mère sont donc conservés « Quelle population pour les régions en
L’Alsace et Rhône-Alpes présentent un durant toute la période de projection, ce qui a 2015 ? », Economie et Statistique,
profil migratoire globalement excéden- n°274, 1994-4, Insee.pour effet de maintenir l’indice conjoncturel de
A paraître, un cédérom sur les projec-taire, surtout chez les jeunes adultes et fécondité de chaque région à son niveau actuel.
tions de population dans la collectionmoins aux âges plus avancés, se rap- -La mortalité baisse dans chaque région au
Insee Résultats.
même rythme que la tendance métropolitaine.prochant en cela de la situation en
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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