Provence-Alpes-Côte d'Azur : une attractivité qui profite à tous les départements

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La population de la région Provence- Alpes- Côte d'Azur est estimée à 4 626 000 personnes au 1er janvier 2002. Depuis 1999, la population s'est accrue de plus de 120 000 personnes. Ce fort accroissement confirme la reprise de la progression de la croissance démographique entamée en 1996. Signe d'une attractivité renouvelée, l'apport migratoire constitue les trois quarts de cette augmentation et se répartit de façon plus équilibrée entre les différents départements.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SUD INSEE N° 65  décembre 2003 l'essentiel ProvenceAlpesCôte dAzur : une attractivitéconfirmée qui profiteàtous les départements
La population de la région Pro venceAlpesCôte dAzur est es timéeà4 626 000personnes au er 1 janvier2002. Depuis 1999, la population splus deest accrue de 120 000personnes. Ce fort ac croissement confirme la reprise de la progression de la croissance démographique entamée en 1996. Signe dune attractivitérenouvelée, lapport migratoire constitue les trois quarts de cette augmentation et se répartit de façon pluséquilibrée entre les différents départements.
er Au 1janvier 2002, la population de la région ProvenceAlpesCôte d’Azur est estimée à 4 626 000 personnes, soit une augmentation d’environ 123 000 person er (1) nes depuis le 1janvier 1999. Cette évolution annuelle moyenne de 0,9% entre 1999 et 2002 place la région en deuxième position après le Langue docRoussillon pour la croissance dé mographique récente, croissance nette ment supérieure à la moyenne française (0,5 %). La façade méditerranéenne n’est pas seule à enregistrer une telle progres sion. La population a augmenté d’au moins 0,7 % l’an dans les départements er (1) La population au 1janvier diffère légèrement de celle du recensement, celuici ayant été effectué au mois de mars.
INSEE 2003 ©
situés à l’est et immédiatement au nord du Rhône, ainsi que sur la façade atlan tique. Il en est de même pour la Haute Garonne et le TarnetGaronne en région MidiPyrénées, la SeineetMarne et les HautsdeSeine en IledeFrance et le BasRhin en Alsace. Ces nouvelles don nées confirment et amplifient les évolu tions enregistrées au cours des années 90.
La croissance démographique augmente après 1995
L’évolution annuelle moyenne de la po pulation sur la période 19901999 avait été de 0,6% pour la région Provence AlpesCôte d’Azur. Cette croissance masque deux périodes assez contras tées. Au cours des années 1990 à 1995, la croissance annuelle a été de moins en moins forte, bien que toujours nettement positive. A partir de 1996, la croissance progresse à nouveau. Les évolutions ré centes apparaissent comme la poursuite de cette tendance à la hausse.
C’est dans les AlpesMaritimes que le phénomène a été le plus marqué, consti tué par une érosion forte jusqu’en 1994, suivie d’une reprise très accentuée. Pour le Var, les évolutions sont moins con trastées, mais toujours très positives. Si pour les BouchesduRhône, la baisse de la croissance a été relativement mo dérée dans les années 1990 à 1996, la re prise a été vive, surtout en 2000 et 2001.
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N° 65  décembre 2003
Lesévolutions démographiques 19992002 confirment et amplifient lesévolutions 19901999 19901999
Evolution annuelle moyenne de la population en % 0,68 0,37 0
© IGNINSEE 2003© IGNINSEE 2003 Source : INSEE, Recensements de la population de1990 et 1999, estimations de population par an dont les trois quarts proviennent Un excédent migratoire des BouchesduRhône. Même s’il a de plus de 30 000 bien augmenté au cours des années personnes par an 2000 et 2001 à la suite d’un miniboom des naissances, il ne constitue qu’un Cette forte croissance démographique quart de l’accroissement démogra enregistrée pour les années 1999 à 2001 phique de ces dernières années. confirme l’augmentation de l’attracti vité de la région depuis 1996. En effet, ces évolutions sont principalementLe solde migratoire est donc respon dues à l’augmentation de l’excédentsable des trois quarts de la progression des arrivées sur les départs dans la réet a retrouvé en 1999 son niveau de gion, quel que soit le lieu de départ ou1990, soit 25000 personnes. Il aurait de destination (autres régions ou étranmême atteint 33 000, d’après ces esti ger). mations,en 2000 et 36 000 personnes en 2001. Ces derniers niveaux n’avaient Le solde naturel, naissances moins déplus été atteints depuis longtemps. Ils cès, se situe autour de 10 000 personnesse situent autour de la moyenne an Retournement de tendance de la croissance démographique régionale àpartir de 1996 Evolution annuelle en % 1,20
1,00
0,80
0,60
0,40
0,20
0,00 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Source : INSEE, recensements de la population 1990 et 1999, estimations de population
© INSEE 2003
19992002
nuelle de la période 19751982, pé riode de fortes migrations, liées au dy namisme de l’économie régionale.
Ces apports migratoires à nouveau im portants s’inscrivent aussi dans un contexte économique favorable, carac térisé par une croissance soutenue de l’emploi dans la région jusqu’en 2002.
Un apport migratoire plus également réparti entre les départements
Si au cours des années 90, 40% de l’apport migratoire avait concerné le Var et 25 % les AlpesMaritimes, la ré partition entre les départements appa raît beaucoup plus équilibrée à partir de 1999. Le Var ne recueille plus qu’un tiers du solde migratoire, un autre tiers allant aux AlpesMaritimes et près de 20 %aux BouchesduRhône. C’est dans ces deux derniers départements que les changements sont les plus nota bles.
Dans les AlpesMaritimes, après l’ef fondrement du milieu des années 90, l’excédent des départs sur les arrivées a retrouvé un niveau semblable à celui des années 80.
Pour le département des Bouchesdu Rhône, les années 2000 et 2001 ont été
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4 626 000 habitants en ProvenceAlpesCôte d'Azur en 2002La croissance démographique ers'est accélèrée depuis 1999 Population au 1janvier EvolutionEcart 1990 19992000 2001 2002 annuelleentre AlpesdeHauteProvence 130911 139520143 360141 040142 170 moyenneles HautesAlpes 113265 121340122 700125 330124 090deux 19901999 périodes AlpesMaritimes 972380 1010 6401 040 1301 029 2701 018 190 19992002 BouchesduRhône 1758 0641 833 9801 871 9201 843 6801 856 010 AlpesdeHauteProvence 0,720,91 0,19 Var 815714 897590907 530919 300932 460 HautesAlpes 0,771,08 0,31 Vaucluse 466910 499320507 630502 040512 310 AlpesMaritimes 0,440,96 0,52 ProvenceAlpesCôte d'Azur4 257 2444 502 3904 625 5104 535 1804 578 470 BouchesduRhône 0,470,68 0,21 France métropolitaine56 577 00058 496 60059 342 10059 042 70058 748 700 Var 1,081,28 0,20 Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999,estimations de population Vaucluse 0,750,86 0,11 ProvenceAlpesCôte 0,630,90 0,27 d'Azur Forte progression de l’apport migratoire dans les AlpesMaritimes et France métropolitaine0,370,480,11 Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 les BouchesduRhône et 1999,estimations de population Solde naturel annuel moyenSolde migratoire annuel moyen 1990 à 19981999 à 20021990 à 19981999 à 2002 la région. L’augmentation est due à la AlpesdeHauteProvence 2537 9401 240 fois au doublement de l’apport migra HautesAlpes 243266 6601 070 toire et à la forte progression du solde AlpesMaritimes 449 285 484010 120 BouchesduRhône 5717 7103 27605 540naturel, les naissances ayant été parti culièrement nombreuses en 2000 et Var 1022 8158 20010 810 Vaucluse 1625 1564 20002 760 2001. Dans ce département, dont la po ProvenceAlpesCôte d'Azur8 1829 50019 40031 540 pulation est relativement jeune par rap Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999, Etat civil,estimations de population port à l’ensemble de la région, le solde très favorables. L’apport migratoire anannées 90, mais cette progression restenaturel constitue 56 % de la croissance nuel moyen est deux fois plus élevé surla moins forte des six départements dedémographique. C’est le seul départe la période 19992002 qu’au cours des Méthode d’estimations annuelles de la population années 90, années au cours desquelles il ne constituait que 12% du total ré En attendant les premiers résultats du nouveau recensement de la population, l’INSEE réalise des (1) estimations annuelles de population. Au cours d’une année donnée, l’évolution de la population gional. Cette situation était déjà une d’une zone géographique résulte de deux facteurs : amélioration par rapport aux années  le solde naturel, différence au cours de l’année entre le nombre de naissances et le nombre de dé 80, pendant lesquelles le solde migracès domiciliés dans la zone géographique ; toire moyen avait été négatif. Cette em  le solde migratoire, différence au cours de la même année entre le nombre des personnes venues rési der dans la zone (les entrants) et le nombre de celles qui l’ont quittée pour résider ailleurs (les sortants). bellie du début des années 2000 précède Si le solde naturel est connu avec précision par les statistiques d’état civil, seules des estimations la mise en service du TGV en juin permettent d’appréhender le solde migratoire. 2001. Celuici devrait avoir un impactSolde naturel L’état civil enregistre les naissances, selon le sexe de l’enfant et le lieu de domicile de la mère. De sur l’apport migratoire qui pourrait s’en même, il enregistre les décès, selon le sexe et l’âge du défunt, et son lieu de domicile. trouver encore amplifié. Solde migratoire Les soldes migratoires des régions et départements échappent à toute procédure d’enregistrement. Ils doivent être estimés. Pour ce faire, l’INSEE a mis au point une méthode qui s’appuie sur l’exploita Les trois départementstion statistique simultanée de plusieurs sources, de nature variée. La méthode prend en compte les variations annuelles de population telles qu’elles ressortent : côtiers concentrent 83 %  des fichiers fiscaux de la taxe locale d’habitation, de la population  des fichiers des abonnés des distributeurs d’énergie électrique (EDF et régies),  des fichiers des organismes versant des allocations familiales,  des statistiques d’enfants scolarisés fournies par le ministère de l’Education nationale, En 2002, 3800 000personnes soit  du fichier général des électeurs. 83 % de la population de la région rési Chacune de ces sources permet de calculer, pour chaque département, un taux de solde migratoire dent dans l’un des trois départements annuel auquel s’ajoute le taux tendanciel constaté sur la période intercensitaire 19901999. Une côtiers. pondération est ensuite affectée à ces différents taux. Cette pondération est propre à chaque dépar tement pour tenir compte, localement, de la qualité respective des sources. Ce traitement statistique aboutit au calcul d’un taux de solde migratoire synthétique pour l’année n Avec 1 872 000 personnes, le départe er pour chacun des départements. En appliquant ce taux de solde migratoire à la population au 1jan er ment des BouchesduRhône concentrejanviervier de l’année n, on obtient le solde migratoire de l’année n. Pour obtenir la population au 1 er de l’année n+1, il suffit d’additionner la population au 1janvier de l’année n, le solde migratoire et le 40 % de la population régionale, mais solde naturel de cette même année n. au fil du temps cette prépondérance a A partir de cette méthode, les estimations de population ont été réalisées pour les années 2000, 2001 tendance à s’amenuiser. Elle était de et 2002. Pour les années 1991 à 1998, les estimations obtenues par la même méthode ont été calées 41 % en 1990. La population de ce dé sur les résultats des recensements de la population de 1990 et 1999. (1) partement a progressé beaucoup plus Les estimations de population diffèrent des projections de population. Ces dernières sont réalisées à partir d’hy pothèses concernant les taux de fécondité et les taux de solde migratoire, et dont le principe est de poursuivre des vite entre 1999 et 2002 qu’au cours des tendances passées en les infléchissant éventuellement. Elles permettent de construire des scénarios pour le futur.
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SUD INSEE N° 65  décembre 2003 l'essentiel Un apport migratoire important en 1999, 2000 et 2001 Solde migratoireProvenceAlpesCôte d'Azur 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 1990 19911992 1993 1994 1995 19961997 1998 1999 2000 2001
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0 2 000
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0
Var
BouchesduRhône
AlpesdeHauteProvence
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0
Solde migratoire 12 000 10 000 8 000 6 000 4 000 2 000 0
AlpesMaritimes
Vaucluse
HautesAlpes
Source : INSEE, Recensements de la population de 1990 et 1999, estimations de population
ment de la région pour lequel le solde naturel l’emporte sur l’excédent migra toire. Deuxième département pour l’impor tance de sa population, les AlpesMari times comptent en 2002, 1 040 000 ha
Pour en savoir plus
bitants, soit 23% de la population régionale. La forte croissance démo gra phique de ce département depuis 1999 est exclusivement due à une forte hausse de l’apport migratoire. Le solde naturel est, en effet, toujours négatif.
Regroupant 20 % de la population de la région en 2002, soit 932500 person nes, le Var prend une place de plus en plus importante dans la démographie régionale. L’excédent des arrivées sur les départs y est toujours très impor tant, plus de 10000 personnes par an en moyenne, et représente l’essentiel de l’augmentation, le solde naturel étant peu important. Avec 512000 personnes, le Vaucluse regroupe 11% des habitants de la ré gion. Sa croissance reste vive mais elle est celle qui a le moins progressé par rapport aux années 90. Le solde naturel participe pour un tiers à l’augmentation de la population et le solde migratoire pour les deux autres tiers. Si seulement 3 % des habitants de Pro venceAlpesCôte d’Azur résident dans les AlpesdeHauteProvence, ce dépar tement enregistre une croissance démo graphique importante. En 2002, il re groupe 143400 personnes et l’excé dent des arrivées sur les départs y est d’ environ1 200 personnes par an. Département le moins peuplé de la ré gion, les HautesAlpes comptent 125 300 habitants et sa croissance démogra phique depuis 1999 est la plus élevée de la région après le Var. L’augmenta tion est due pour 80% à l’apport mi gratoire et 20 % à l’excédent naturel.
Les résultats présentés ici sont des esti mations. Les évolutions récentes peu vent paraître particulièrement fortes au regard de celles de la dernière période intercensitaire, mais elles prolongent la reprise intervenue au milieu des an nées 90. Elles ne sont pas sans consé quence importante sur les besoins en logement et la situation du marché du travail dans les années à venir.
er “Estimation de la population au 1janvier par région, département, sexe et âge 1990  2002”. www.insee.fr/La France en faits et chiffres/Population. “La situation démographique en 2001  Mouvement de la population”. INSEE résultats, septembre 2003. “Une croissance démographique ralentie et plus également répartie entre les départements”. SUD INSEE l’essentiel n° 19, juillet 1999.
© INSEE 2003 N° ADEP : 0904B05336 N° ISSN : 1287292X Prix : 2,20 euros Code Sage : SIE036532
Colette Pillet
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