Recensement de la population de 1999 : Les grandes tendances régionales

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La région Midi-Pyrénées compte 2 551 700 habitants au 8 mars 1999, soit 121 000 de plus qu'en 1990. L'essentiel de cette croissance repose sur l'apport migratoire. Si le dynamisme démographique concerne principalement les zones déjà les plus peuplées, il gagne aussi des espaces plus ruraux. L'espace urbain, et notamment l'agglomération toulousaine, connaît une croissance très forte.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Recensement de la population de 1999 :
les grandes tendances régionales
u 8 mars 1999, la région Midi-
La croissance de la population se poursuit Pyrénées compte 2 551 700Numéro 40 : septembre 2000 Evolution de la population de Midi-Pyrénées depuis le début du siècleA habitants. Depuis 1990, sa Nombre d'habitants (en milliers)
2 600population s’est accrue de plus de
2 551 687
121 000 personnes, soit à peu de
2 500 Recensement de la population de 1999 :
choses près l’équivalent d’un départe-
ment comme la Creuse. Entre 1990 et 2 400
1999, le rythme de croissance démogra-les grandes tendances régionales
2 300 phique est un peu plus élevé que la
moyenne métropolitaine (0,5 % 2 200
Variation de population contre 0,4 % par an). Cinq régions
entre 1990 et 1999 connaissent des taux de croissance 2 100
annuels supérieurs : Languedoc-
2 000 Roussillon (0,9 %), Alsace (0,7 %),
Provence - Alpes - Côte d’Azur, Rhône-
1 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999Alpes et Pays de la Loire (0,6 %
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)chacune). Contrairement aux autres
régions du sud de la France où le rythme
de croissance annuel entre 1990 et 1999 A cette vaste zone centrale s’op- conséquent dans le bassin minier
s’est ralenti, celui de Midi-Pyrénées posent des territoires périphériques où d’Aubin-Decazeville et dans les
s’inscrit dans la lignée de ceux observés la population est en diminution et cantons de Mur-de-Barrez, Entraygues-
précédemment. La croissance démogra- quelquefois de façon prononcée. C’est sur-Truyère ou Sainte-Geneviève-sur-
phique de la région avait été amorcée à le cas de nombreux cantons situés dans Argence en Nord-Aveyron.
la fin de la première guerre mondiale. le piémont pyrénéen : au sud de la
Elle se poursuit en cette fin de siècle Haute-Garonne en Comminges, dans Au total, les départements de Midi-
confirmant le pouvoir attractif de Midi- les Hautes-Pyrénées (cantons de Luz- Pyrénées ne sont pas logés à la même
Pyrénées, déjà fort dans les années Saint-Sauveur ou de Bagnères-de- enseigne. La croissance démographique
Variation annuelle de population
2 (en habitants /km ) données lissées quatre-vingt. Bigorre), en Ariège (cantons monta- est surtout très élevée en Haute-Garonne
de - 4,5 à -1,25 gneux de Vicdessos et d’Oust, cantons (1,4 % par an entre 1990 et 1999, soit
de - 1,25 à 0,6
de Saint-Girons dans le Couserans et une augmentation de 120 400 habitantsde - 0,6 à - 0,2
de - 0,2 à 0,2 Croissance des abords de Lavelanet dans le Pays d’Olmes). A en neuf ans). Seul, en France métropo-
de 0,2 à 0,6 de Foix à la Corrèze l’ouest de la région, la baisse démogra- litaine, le département de l’Hérault
de 0,6 à 1,25
Source : Insee - Recensements de la population phique affecte plusieurs cantons ruraux connaît un rythme de progressionde 1,25 à 3,6
Le dynamisme démographique des Hautes-Pyrénées (Trie-sur-Baïse ou presqu’aussi élevé sur la décennie. La
régional se concentre de part et d’autre Castelnau-Magnoac), du Gers population des sept autres départements
La région Midi-Pyrénées compte INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE d’un axe qui pourrait être figuré par le (Cazaubon ou Montesquiou), de Tarn- de la région pris dans leur ensemble
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
tracé de la nationale 20. La zone ainsi et-Garonne (Montaigu-de-Quercy, stagne. Les départements du Lot et deDIRECTION REGIONALE2 551 700 habitants au 8 mars 1999, DE MIDI-PYRENEES délimitée correspond déjà aux territoires Lauzerte, Lavit ou Saint-Antonin- Tarn-et-Garonne affichent des taux de
Téléphone : 05 61 36 61 36soit 121 000 de plus qu’en 1990. L’essentiel les plus densément peuplés de la région, Noble-Val) et du Lot (Puy-l’Evêque). croissance proches de la moyenneTélécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts proches de l’agglomération toulousaine : Sur la frange est de la région, le déclin nationale (0,3 % chacun). L’Ariège et le31054 TOULOUSE CEDEX 4de cette croissance repose sur l’apport
basses vallées de l’Ariège, de la Garonne démographique se poursuit sur les Tarn connaissent une très légèreDirecteur de la publication :
Benjamin Camus et du Tarn. Au-delà de Montauban premiers contreforts du Massif central, progression du nombre de leursmigratoire. Si le dynamisme démographique
Rédacteur en chef :
Bruno Mura toutefois, le renouveau démographique des monts de Lacaune jusqu’au Ségala, habitants. En revanche, les Hautes-
concerne principalement les zones déjà les plus Maquettiste : gagne des espaces plus ruraux et s’étend, et en Limargue, aux limites de la Pyrénées, le Gers et l’Aveyron perdentMadeleine Cambounet
en empruntant la nationale 20, vers Corrèze et du Cantal. Ainsi plusieurs tous trois des habitants aux rythmespeuplées, il gagne aussi des espaces plus ruraux. Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiers
Dépôt légal : septembre 2000 Souillac et, au-delà des limites de Midi- cantons, notamment du Tarn et de annuels de - 0,1 % pour les Hautes-ISSN : 1262-442XL’espace urbain, et notamment l’agglomération CPPAP : 183AD Pyrénées, vers le sud-ouest de la Corrèze l’Aveyron mais aussi du Lot, sont Pyrénées et le Gers et de - 0,3 % pour
SAGE : SIPAG4076
et l’est de la Dordogne. touchés. Le déclin est également l’Aveyron.toulousaine, connaît une croissance très forte. Prix : 15 F - 2,29
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Seuls quelques-uns situés sur les premiersL’apport migratoire au observée au cours des années quatre- l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le
Un apport migratoire largement réparticontreforts du Massif central dans le Lot,cœur de la croissance vingt (0,6 %). Elle fait de Midi- Var, l’un des départements les plus
Variation annuelle de population par commune l’Aveyron ou le Tarn sont dans ce cas.démographique Pyrénées la région la plus attractive de attractifs de France métropolitaine.
due au solde apparent des entrées-sorties entre 1990 et 1999
France après Languedoc-Roussillon L’apport migratoire joue encore un rôle
Le mouvement naturel (excédentL’essentiel de la croissance démo- (0,8 %) mais devant Provence - Alpes -Côte décisif dans l’accroissement de la CorrèzeTaux de variation (en %) Haute-
Cantaldes naissances sur les décès), quigraphique de Midi-Pyrénées résulte, d’Azur et Aquitaine (0,4 % chacune). population du Lot, de l’Ariège et de Loireforte hausse (plus de 0,6) Dordogne
compte beaucoup dans l’accroissement hausse (de 0,2 à 0,6)comme au cours de la décennie précé- Tarn-et-Garonne. Son ampleur est
stabilité (entre - 0,2 et 0,2)de la population des régions Rhône-dente, d’arrivées beaucoup plus nom- Les trois quarts de l’apport nettement moindre dans le Gers, les baisse (de - 0,6 à - 0,2) LOT
Alpes, Alsace et Pays de la Loire, a une forte baisse (moins de - 0,6)breuses que les départs. Entre 1990 et migratoire se concentrent dans le dépar- Hautes-Pyrénées, le Tarn et l’Aveyron.
Cahorsinfluence bien plus mesurée en Midi-1999, le solde apparent des entrées- tement de la Haute-Garonne, notam- Cependant aucun département midi- Lot-et-Garonne Lozère
RodezPyrénées. Entre 1990 et 1999, le nom-sorties de population en Midi-Pyrénées ment dans la région toulousaine. Avec pyrénéen ne perd d’habitants dans ses
bre de naissances est supérieur TARN-ET-GARONNE AVEYRONs’élève à plus de 110 800 personnes. une croissance du solde des échanges échanges migratoires et peu de cantons
Landes Montauband’environ 10 200 à celui des décès.La croissance annuelle de ce solde, migratoires de 0,9 % par an, la Haute- en cette fin de siècle connaissent des Gard
AlbiMidi-Pyrénées cumule les effets d’une0,5 % environ, est proche de celle Garonne est entre 1990 et 1999, avec départs plus nombreux que les arrivées. GERS
population plutôt âgée et d’une fécon- TARN
dité traditionnellement faible. Cepen- Auch Toulouse
dant, les disparités entre départements Hérault
La croissance démographique se poursuit en Midi-Pyrénées
sont importantes. En Haute-GaronneEvolution de la population de 1962 à 1999 HAUTE-GARONNEPyrénées-où la population est dans l’ensemble Tarbes
Nombre d'habitants Nombre d'habitants Atlantiques
(en milliers) (en milliers) jeune, l’excédent naturel explique
Aude3 000 350 environ un tiers de la croissance
343 FoixTarn ARIEGEHAUTES-PYRENEESdémographique. Ailleurs, l’influenceMidi-Pyrénées Méditerranée
2 552 du mouvement naturel est, soit neutre2 500 300
Aveyron
(cas de Tarn-et-Garonne), soit négative
ESPAGNE Pyrénées-OrientalesANDORRE264 (cas de tous les autres départements de
2 000 250
Hautes-Pyrénées la région). Plus précisément, la situa-
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)
Autres départements 222 tion dans ce domaine oppose
de Midi-Pyrénées
2061 6051 500 200 Tarn-et-Garonne nettement espace à dominante urbaine
Gers
172 et espace à dominante rurale. Dans le
LotHaute-Garonne 1601 046 premier, où se trouvent souvent des1501 000 Ariège
137 familles en âge d’avoir des enfants, les Le solde naturel oppose l'urbain au rural
naissances sont plus nombreuses que Variation annuelle de population par commune 500 100
les décès. Le nord de la Haute-Garonne due au solde naturel entre 1990 et 19991962 1968 1975 1982 1990 1999 1962 1968 1975 1982 1990 1999
et les couronnes périurbaines des
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) CorrèzeTaux de variation (en %) Haute-principales villes de la région sont dans Cantal
Loireforte hausse (plus de 0,6) Dordognece cas. A l’opposé, les cantons ruraux à hausse (de 0,2 à 0,6)
la population plutôt âgée du Massif stabilité (entre - 0,2 et 0,2)
baisse (de - 0,6 à - 0,2) LOTUn rythme de croissance très élevé en Haute-Garonne central, des Pyrénées, du Gers, du Lot
forte baisse (moins de - 0,6)Evolution de la population des départements de 1982 à 1999 et dans une moindre mesure de Tarn- CahorsLot-et-Garonne Lozère
et-Garonne enregistrent plus de décès RodezPopulation Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %)
1990-1999 1982-1990 que de naissances. TARN-ET-GARONNE AVEYRON
dû au solde dû au soldedû au solde dû au solde Landes Montauban1999 1990 1982 Total Totalapparent des apparent des Gardnaturel naturel
entrées-sorties entrées-sorties AlbiGERS
Le dynamisme de l’aire
Haute-Garonne 925 962 824 501 + 0,5 + 0,9 + 1,5 + 0,4 + 1,1 TARN1 046 338 + 1,4 urbaine de Toulouse+ 0,1 Auch ToulouseLot 160 197 155 816 154 533 + 0,3 - 0,3 + 0,6 - 0,3 + 0,4
Tarn-et-Garonne 200 220 190 485 + 0,3 0 + 0,3 + 0,6 0 + 0,6206 034 Hérault
Le développement rapide de
Ariège 136 455 135 725 + 0,1 - 0,4 + 0,5 + 0,1 - 0,4 + 0,5137 205 HAUTE-GARONNEl’espace à dominante urbaine expli- Pyrénées-- 0,1 + 0,1 - 0,1 + 0,2Tarn 343 402 342 723 339 345 0 + 0,1 Tarbes
Atlantiquesque totalement la croissance démo-
- 0,2 - 0,2 - 0,1 - 0,1Hautes-Pyrénées 222 368 224 759 227 922 - 0,1 + 0,1 Audegraphique de Midi-Pyrénées. Dans
Gers 172 335 174 587 174 154 - 0,1 - 0,3 + 0,2 0 - 0,3 + 0,3 FoixARIEGEHAUTES-PYRENEEScet espace, l’agglomération toulou- Méditerranée- 0,3 - 0,4 - 0,2 - 0,2Aveyron 263 808 270 141 278 654 - 0,3 0
saine, dans sa délimitation de 1999,
Midi-Pyrénées 0 + 0,6 0 + 0,62 551 687 2 430 663 2 325 319 + 0,5 + 0,5 connaît un rythme de croissance
Pyrénées-OrientalesFrance métropolitaine (en milliers) 56 615,2 54 334,9 + 0,4 0 + 0,5 + 0,4 + 0,1 annuel très fort de 1,5 % entre 1990 ESPAGNE ANDORRE58 518,7 + 0,4
et 1999, rythme à peine ralenti par
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)
rapport à la décennie précédente.
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Cette progression, supérieure à celle dernières, trois, toutes situées dans de Toulouse (dans sa délimitation de D’autres sont devenues « désertiques » En définitive, la populationLes zones densément
de l’agglomération de Montpellier l’est toulousain, viennent de franchir 1990) rassemblant 917 300 habitants depuis 1962. Il s’agit de communes de régionale se concentre sur une partiepeuplées s'étendent
(1,3 %), permet désormais à l’unité ce cap : Balma, Saint-Orens-de- se place au cinquième rang national montagnes situées sur les premiers de plus en plus réduite du territoire.
urbaine de Toulouse de compter Gameville et Castanet-Tolosan. De après celles de Paris, Lyon, Marseille- contreforts du Massif central en Alors que les 3 % les plus peuplés dePris dans son ensemble, l’espace
environ 7 200 habitants de plus que façon plus large, l’espace urbain tou- Aix-en-Provence et Lille. Gagnant Aveyron, dans le Tarn et le Lot ou dans la superficie du territore régionalurbain midi-pyrénéen enregistre une
celle de Bordeaux. Parmi les 72 lousain, constitué de l’agglomération 31 700 habitants entre 1990 et 1999, le piémont pyrénéen et plus au nord regroupaient 36 % de la populationforte croissance démographique attei-
communes qui la composent doré- toulousaine et d’environ 200 la ville de Toulouse présente un net re- de communes rurales dispersées dans en 1962, ils en concentrent 44 % engnant 0,9 % l’an. En effet, depuis
navant, quatre d’entre elles, communes périurbaines qui s’éten- tournement de tendance démographi- le Gers et le Comminges. 1999.1962, comme dans la plupart des
Colomiers, Tournefeuille, Muret et dent au-delà des limites de la Haute- que vis-à-vis des faibles hausses de régions françaises, la population
Blagnac, comptent en 1999 plus de Garonne, connaît une croissance population ou des baisses enregistrées En revanche, la superficie desrégionale a tendance à se concentrer Hélène PROJETTI
20 000 habitants et sept autres en démographique exceptionnelle de depuis le début des années soixante- territoires très densément peuplés (plussur les territoires à forte densité de
2comptent plus de 10 000. Parmi ces 1,6 % par an. En 1999, l’aire urbaine dix. de 300 habitants au km , densité quepeuplement, proches de l’aggloméra-
Pour en savoir plusl’on peut considérer comme la limite detion toulousaine. Dans la région, les
l’urbain) a augmenté passant de 720 àterritoires où la densité est faible (infé- 6 PAGES Insee Midi-Pyrénées
2 2 1 350 km entre 1962 et 1999. Elle arieure à 30 habitants au km ) couvrent départementaux présentant les résul-La superficie des zones densément peuplées augmente
2 essentiellement gagné des territoiresune large surface (31 300 km ), soit tats définitifs du dénombrement duRépartition des communes selon les densités de population
situés tout autour de Toulouse. La Recensement de la population de 1999,plus des deux tiers du territoire
1999 1962 n°34-09, n°34-12, n°34-31, n°34-32,superficie des zones densément peupléesrégional. Cette superficie est restée2 nombre de superficie population nombre de superficie populationDensité (habitants/km ) 2 n°34-46, n°34-65, n°34-81, n°34-82,2 2 (entre 80 et 300 habitants au km ,communes (en km ) communes (en km ) quasiment stable depuis 1962. Cepen-
er1 trimestre 2000.densité qui correspond à la limite de ladant, la superficie des zones ditesmoins de 10 9 712,90 58 258 5 863,30 35 263465 232
de 10 à moins de 30 1 534 21 575,56 385 272 1 772 25 394,51 504 685 « Un rééquilibrage démographiquepériurbanisation), a elle aussi augmenté,« désertiques » (densité inférieure à 10
de 30 à moins de 80 8 973,18 442 276 10 609,71 476 123654 806 22 de l’aire urbaine de Toulouse »,passant de 2 760 à 3 740 km . Ellehabitants au km ) a augmenté d’envi-de 80 à moins de 300 276 3 738,35 547 169 176 2 761,24 390 078 6 PAGES Insee Midi-Pyrénées, n°37,2 englobe maintenant toutes les commu-de 300 à moins de 1000 1 047,77 461 805 555,40 243 799 ron 3 850 km depuis 1962 tandis que73 28
mars 2000, en partenariat avec1000 et plus 18 300,18 656 907 6 163,78 411 399 nes proches des grandes agglomérationscelle des zones peuplées de 10 à 30 l’AUAT.Total 45 347,94 2 551 687 45 347,94 2 061 3473 020 3 020 2 notamment au voisinage de Toulouse ethabitants au km a diminué d’autant.
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) « Le dynamisme démographique dede Montauban mais aussi de Tarbes,En 1999, 465 communes recouvrant
l’espace urbain », 6 PAGES Insee2 Rodez, Foix-Pamiers, Castres-Mazamet9 700 km soit le cinquième du terri-
Midi-Pyrénées, n°41, septembre
ou Saint-Gaudens. L’augmentation detoire régional sont classées « déserti- 2000.
superficie des zones fortement peupléesques ». Un peu moins de la moitié
2 « Populations légales - Recense-Densit? de population (plus de 80 habitants au km ) se fait aud’entre elles l’étaient déjà en 1962 :
ment de la population de 1999 »,en 1999 détriment des zones moyennementcommunes situées dans le piémont
fascicules départementaux, Insee,
denses de Midi-Pyrénées (densitépyrénéen notamment en Ariège, au janvier 2000.
comprise entre 30 et 80 habitantssud-est de l’Aveyron dans le Larzac et
2au km ).le causse Noir et au centre du Lot.
Note m?thodologique
Les résultats présentés ici se réfèrent aux deux recensements. Elles sont mainte- population résidente ayant un emploi
chiffres du dénombrement de la popu- nant définitives. La contribution du travaille dans le pôle ou dans des
lation au 8 mars 1999, officialisés fin solde apparent des entrées-sorties est communes attirées par celui-ci. L’ensem-
1999, et publiés à tous les échelons calculée par différence entre d’une part ble des aires urbaines constitue avec les
administratifs par un décret dans le la variation de population entre les deux communes multipolarisées l’espace àte liss?e
Journal Officiel du 30 décembre 1999. recensements de 1990 et 1999, d’autre dominante urbaine.
Cette population est la population sans part le solde naturel (naissances moins Les résultats par unités urbaines font
doubles comptes utilisée dans les études décès). Ainsi, elle totalise le solde des flux référence aux zonages élaborés à partir
et les analyses économiques. En effet, c’est de population ayant affecté le territoire du recensement de la population de
la seule notion de population où toutes (entrées moins sorties) avec le solde des 1999. Une unit? urbaine (ou agglo-
les personnes sont comptées une fois et erreurs de dénombrement affectant les mération) est constituée d’une ou de
une seule. C’est donc cette population deux recensements. plusieurs communes comprenant des
qui, seule, est additive si on procède à Les résultats par aires urbaines font ensembles d’habitations qui présentent
Densité de population 1999 des regroupements géographiques. Elle référence aux zonages élaborés à partir entre elles une continuité du bâti et
2 (en habitants /km ) données lissées
est aussi comparable d’un recensement du recensement de la population de comportent au moins 2 000 habitants.
de 0 à 10
à l’autre. 1990. L’ e urbaine est un ensemblede 10 à 30 Un est une unité urbaine
de 30 à 80 Les données de l’état-civil (naissances et d’un seul tenant et sans enclave, consti- offrant 5 000 emplois ou plus et
de 80 à 300 décès au lieu de domicile) mesurent la tué par un pôle urbain et par des n’appartenant pas à la couronnede 300 à 1000
Source : Insee - Recensements de la populationplus de 1 000 part due au solde naturel dans l’évolu- communes rurales ou par des unités périurbaine d’un autre pôle urbain.
tion de la population observée entre urbaines dont au moins 40 % de la
3 65
rac
p?le urbain airForte croissance des villes proches de Toulouse
Evolution de la population des vingt principales villes de 1982 à 1999 Le lissage car tographique : int?r?ts et m?thode
Population Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %)
1990-1999 1982-1990
isser une densit??: concentrée au chef-lieu. Une nant ce point dans un rayon de
Total dû au solde dû au solde Total dû au solde dû au solde1999 1990 1982
pourquoi?? image simplifiée la montre se 15 km, on obtient directementnaturel apparent des naturel apparent des
entrées-sorties entrées-sorties déplaçant, dans un rayon une densité de populationLe « lissage spatial » s’inspire de
déterminé, avec une probabilité lissée. En fait, seules comptentcelui, classique, des sériesPlaisance-du-Touch 14 164 10 075 5 753 + 3,9 + 0,7 + 3,2 + 7,3 + 0,7 + 6,6 décroissant avec l’éloignement. pour déterminer la densité
Tournefeuille 22 758 16 669 8 541 + 3,5 + 0,9 + 2,6 + 8,7 + 0,8 + 7,9 chronologiques : le graphique
Cette image constitue la base de lissée en un point les commu-Blagnac 20 586 17 209 14 929 + 2,0 + 0,7 + 1,3 + 1,8 + 0,9 + 0,9 d’une telle série est souvent
Cugnaux 12 997 11 311 9 461 + 1,6 + 0,7 + 0,9 + 2,3 + 0,7 + 1,6 la méthode de lissage utilisée. nes dont le chef-lieu se trouvedifficile à déchiffrer car « en
Muret 20 735 18 134 15 844 + 1,5 + 0,5 + 1,0 + 1,7 + 0,6 + 1,1 dans un cercle de rayon Rdents de scie », affecté par desToulouse 390 350 358 688 347 995 + 0,9 + 0,6 + 0,3 + 0,4 + 0,6 - 0,2 autour du point. Aussi, la isser une densit??:aléas, des effets saisonniers, des
densité lissée peut égalementColomiers 28 538 26 979 23 326 + 0,6 + 0,8 - 0,2 + 1,8 + 0,9 + 0,9 comment??« accidents », voire des
Pamiers 13 417 12 965 13 345 + 0,4 0 + 0,4 - 0,4 - 0,1 - 0,3 s’interpréter comme uneerreurs… On lisse la série pour
L'Union 12 141 11 751 10 461 + 0,4 + 0,1 + 0,3 + 1,5 + 0,2 + 1,3 Dans un premier temps, on moyenne pondérée des densitésen dégager la « tendance », laMoissac 12 321 11 971 11 184 + 0,3 + 0,1 + 0,2 + 0,9 + 0,1 + 0,8 suppose la population de de ces communes. On retrouvetechnique la plus simple étant chaque commune concentrée au ainsi l’idée de lissage par calculCahors 20 003 19 735 19 707 + 0,2 + 0,1 + 0,1 0 + 0,4 - 0,4 de la mettre en moyenne chef-lieu.Montauban 51 855 51 224 50 682 + 0,1 + 0,3 - 0,2 + 0,1 + 0,3 - 0,2 d’une « moyenne mobile », dansmobile sur un nombre de
Albi 46 274 46 579 45 947 - 0,1 - 0,1 0 + 0,2 + 0,1 + 0,1 un cercle mobile.Chacune de ces populations estpériodes suffisant.Millau 21 339 21 788 21 695 - 0,2 - 0,1 - 0,1 0 - 0,1 + 0,1
ensuite répartie dans un cercle Les « bords » de l’espaceCertaines cartes communalesTarbes 46 275 47 566 51 422 - 0,3 + 0,2 - 0,5 - 1,0 + 0,3 - 1,3 de rayon R : R est le rayon de considéré - frontières terrestres
Castres 43 496 44 812 45 578 - 0,3 + 0,3 - 0,6 - 0,2 + 0,4 - 0,6 sont peu lisibles pour les mêmes lissage (dans la cadre de cette et maritimes - font l’objet d’un
Rodez 23 707 24 701 24 368 - 0,5 + 0,2 - 0,7 + 0,2 + 0,6 - 0,4 raisons, présentant l’aspect étude, R est égal à 15 km). Cette traitement particulier : uneAuch 21 838 23 136 23 258 - 0,6 0 - 0,6 - 0,1 + 0,2 - 0,3 bariolé d’un habit d’Arlequin. répartition est effectuée deGraulhet 12 663 13 523 13 543 - 0,7 + 0,1 - 0,8 0 + 0,3 - 0,3 commune proche de la mer voitOn les lissera pour en dégagerLourdes 15 203 16 300 17 425 - 0,8 - 0,2 - 0,6 - 0,8 - 0,1 - 0,7 façon décroissante à la distance sa population répartie non dansles tendances spatiales. On au chef-lieu, proportionnelle- le cercle, mais dans la partieobtient ainsi les cartes ment à une fonction de cette
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) terrestre de ce cercle, bienprésentées ici, qui, au prix d’une distance d qui est de la forme entendu.simplification, effectuent une
véritable synthèse visuelle de 2d 2la population et de son mou- f (d) = (1 ) ? C togr aphier uneRvement.De fortes disparités entre zones d'emploi densit? liss?e.
Evolution de la population des zones d'emploi de 1982 à 1999 Une autre raison joue en faveur
On dispose, après le calculde ce type de représentation : la Cette fonction a l’aspect
Population Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %) ci-dessus, d’une valeur de lacartographie sert à mettre en suivant :1990-1999 1982-1990 Zone d'emploi densité lissée en tout point deévidence des corrélations entre (délimitation 1994) 1999 1990 1982 Total dû au solde dû au solde Total dû au solde dû au solde
l’espace géographique décrit.naturel apparent des naturel apparent des variables, représentatives de
entrées-sorties entrées-sorties A l’instar d’une carte du relief,liens de causalité entre
on peut alors cartographier laphénomènes localisés. Dans bien1 035 417 909 088 804 129 + 1,5 + 0,5 + 1,0 + 1,5 + 0,4 + 1,1Toulouse
densité comme si c’était l’alti-76 409 73 341 71 161 + 0,5 - 0,2 + 0,7 + 0,4 - 0,2 + 0,6 des cas ces liens ne jouent pasCahors
50 826 49 171 48 917 + 0,4 - 0,4 + 0,8 + 0,1 - 0,4 + 0,5Nord-du-Lot tude de chaque point. Ainsi, leuniquement entre phénomènes
76 019 73 732 71 343 + 0,3 - 0,2 + 0,5 + 0,4 - 0,3 + 0,7Foix-Pamiers volume compris entre le plandu même lieu (commune par
206 034 200 220 190 485 + 0,3 0 + 0,3 + 0,6 0 + 0,6Montauban horizontal correspondant à uneexemple), mais aussi entre lieux
densité égale à zéro et cette177 677 177 479 176 066 0 - 0,2 + 0,2 + 0,1 - 0,1 + 0,2 voisins. A titre d’exemple laAlbi-Carmaux
168 586 169 624 170 779 - 0,1 - 0,2 + 0,1 - 0,1 - 0,1 0Tarbes surface fictive sera égal à larelation entre la densité de
26 033 26 223 27 964 - 0,1 - 0,9 + 0,8 - 0,8 - 1,0 + 0,2Saint-Girons population totale en ce point.population et le prix du sol
139 906 141 517 143 248 - 0,1 - 0,2 + 0,1 - 0,1 - 0,1 0Rodez
illustre cette idée : le prix du sol distance Reste à choisir une méthode de
134 218 136 124 135 724 - 0,2 0 - 0,2 0 + 0,1 - 0,1 dépend sans doute plus de laCastres-Mazamet représentation. Les cartes
57 641 58 562 60 216 - 0,2 - 0,3 + 0,1 - 0,3 - 0,3 0Millau densité convenablement lissée Cette répartition autour du présentées ici colorient chaque38 633 39 451 40 450 - 0,2 - 0,2 0 - 0,3 - 0,2 - 0,1Lourdes que de la densité « brute », ainsi chef-lieu de chaque commune
79 026 80 902 81 902 - 0,3 - 0,6 + 0,3 - 0,2 - 0,6 + 0,4 point selon sa densité lissée, parSaint-Gaudens
il est souvent cher dans une de sa population simule de128 826 131 726 131 929 - 0,3 - 0,3 0 0 - 0,2 + 0,2Auch « tranche ». Les limites séparant
34 444 35 465 36 375 - 0,3 - 0,3 0 - 0,3 - 0,2 - 0,1 commune certes peu densément façon schématique l’observationVillefranche-de-Rouergue ces tranches sont les lignes de
31 385 32 560 33 554 - 0,4 - 0,5 + 0,1 - 0,4 - 0,5 + 0,1Lannemezan peuplée mais entourée de des déplacements de ses résidents. niveau, d’égale densité,64 779 67 901 73 270 - 0,5 - 0,5 0 - 0,9 - 0,5 - 0,4Figeac-Decazeville communes très peuplées.
25 828 27 577 27 807 - 0,7 - 0,3 - 0,4 - 0,1 - 0,2 + 0,1 analogues aux « courbes deLavelanet En additionnant en chaque
Mais surtout, la population de point les populations ainsi niveau » des cartes de l’IGN pour
l’altitude.Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) chaque commune n’est pas réparties des communes avoisi-
7 8
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fonction

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