Résidences principales : 10 % de plus qu'en 1990

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La Picardie possède en 1999 un parc de 701600 résidences principales, soit 10 % de plus qu'en 1990. A contrario, la région se distingue des autres régions françaises par une diminution importante des résidences secondaires, notamment dans l'Oise. La côte picarde reste cependant très prisée.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Net recul des résidences secondaires n picardie, un logement             sur vingt est une rési-quEau plan national, cette pro-!         dence secondaire, alors  portion est dun pour dix. La Pi-   cardie est de surcroît la région  française qui a perdu et de loin en 9 ans, la plus grande pro-   portion de résidences secon- daires : -16%. Dans le même  temps, la France métropoli- taine en a gagné 9,3%, essen-tiellement à louest et au sud  du pays. Dans sa décrois-sance, la Picardie est accom-pagnée par lensemble des ré- gions du Bassin Parisien (Ile-  de-France, Centre, Champa-gne-Ardenne et Haute-Nor-7  mandie) et par la région 8 Rhône-Alpes.   Depuis 1990, la Picardie a   #&!# $ perdu 8 000 résidences secon-" &  daires. Avec 43 000 résiden- $ "&    ces secondaires en 1999, elle retrouve à peine un chiffre        comparable à celui de 1975. Entre 1962 et 1975, sous leffet duneEn zone rurale, 11% des loge-centre également le long de la Bresle, situation économique en expansionments sont des résidences secon-autour des étangs de Bray et de Com-et du développement des loisirs, lesdaires contre 2% en milieu urbain. Lables, et au sud de lAisne autour de résidences secondaires connaissentSomme possède le plus grand nom-Château-Thierry. A lopposé, cest un essor dans la région comme aubre de résidences secondaires. Labien sûr dans les principales villes plan national. Le parc a alors quasi-côte picarde est en effet très prisée.quon trouve le moins de résidences ment doublé. Le point culminant estA eux seuls, les cantons de Rue,secondaires, mais également dans la atteint en 1982 avec presque 60 000Saint-Valery-sur-Somme et Aultvallée de lOise et le Vimeu, fortement résidences secondaires en Picardie.réunissent plus de la moitié desindustrialisés. résidences secondaires du dépar-Forte chute dans l'Oise tement. Lhabitat touristique se con-A. E.
La baisse du nombre de résiden-ces secondaires est particulièrement accusée dans lOise : -26% entre 1990 et 1999. Elle coïncide avec le plus fort dynamisme de lhabitat prin-cipal. Il est vraisemblable quune par-tie du parc a changé de destination sous linfluence de plusieurs phéno-mènes. Des Franciliens ont trans-formé leur résidence secondaire en résidence principale. Des résidences secondaires ont été cédées ou louées à des résidants nouvellement installés dans ce département limitro-phe de lIle-de-France.
Le nombre de logements vacants reste stable à 46 600 depuis 1982. Des logements restent vacants parce quils sont inadaptés aux besoins ou situés dans des zones en déshérence. Dautres logements vacants sont au contraire détruits ou à linverse, réhabilités pour devenir des résidences principales ou secondaires. Contrairement aux deux autres départements, la vacance sest développée dans lOise, mais uniquement dans les zones urbaines du département. Dailleurs, dans lensemble de la Picardie, lévolution est très contrastée entre zones urbaines et rurales : depuis 1990, 19% de logements vacants en moins dans le rural contre 14% en plus en urbain. En revanche, les logements vacants sont plus importants quen 1990 sur certaines grandes villes : Amiens, Beauvais, Saint-Quentin, Compiègne, Laon, Château-Thierry, Creil-Montataire. La catégorie des logements occasionnels reste anecdotique. Cette notion, introduite en 1990, vise à distinguer les logements qui permettent de concilier vie familiale et mobilité professionnelle. Il sagit dun pied à terre urbain. Sur les 5 200 logements occasionnels de Picardie, 4 sur 5 se trouvent logiquement en commune urbaine.
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie- Téléphone : 03.22.97.32.00 Télécopie : 03.22.97.32.01 Directeur de la Publication :Jean-Paul FRANÇOIS-Rédacteur en chef :Victor-Pierre MORALES Maquette Insee Picardie - Flashage POLYGRAPHIQUE - Impression Yvert Dépôt légal : janvier 2000 - ISSN : 0396-3128 - Code SAGE : IPR07862 - N°78 janvier 2000 Prix : 14 F. ou 2,13- Conditions d'abonnement : 1 an (11 numéros) 120 F. ou 18,29 Adressez vous à : Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1 Bureau d'information: Téléphone 03 22 91 39 39  Télécopie : 03 22 97 32 04© Insee 2000
Résidences principales : 10% de plus qu’en 1990
N°78  2000
La Picardie possède aujourd’hui un parc de 701 600 résidences principales. En 1999,on y compte 64 800 résidences principales de plus qu’en 1990. Les périphéries des grandes villes ont tout spécialement bénéficié de ce surcroît. Le département de l’Oise continue de connaître la croissance la plus forte mais l’Aisne et la Somme rattrapent leur retard. L’augmentation des résidences principales est bien plus rapide que celle des habitants. La diminution de la taille des ménages se poursuit donc. Avec de nombreux étudiants, la Somme est particulièrement touchée par ce phénomène. Déjà peu dotée en résidences secondaires, la Picardie se distingue des autres régions françaises par une diminution importante de ces résidences, sensible notamment dans l’Oise. La côte picarde reste cependant très prisée.
vec lensemble des régions du A grand Nord Est de la France, la Picardie est une des régions qui compte la plus faible proportion de résidences secondaires. Avec une ré-sidence secondaire pour vingt loge-ments seulement, elle se place dans le peloton de queue.La croissance de son parc total situe également la Pi-cardie dans le troisième tiers des ré-gions françaises. Mais, si le nombre de logements en Picardie atteint presque 800 000 en 1999, cest aux seules résidences principales quil le doit. Celles-ci aug-mentent de 64 800 unités entre 1990 et 1999. Elles progressent de 10%, autant quen France métropolitaine, soit au taux annuel moyen de 1,08%. Mise à part lIle-de-France qui a connu la plus faible augmentation (+6,6%), la Picardie est dans la même four-chette daugmentation que ses voi-sines. Les années quatre-vingt-dix amorcent une reprise de la crois-sance après celle enregistrée dans les années soixante-dix. Entre 1968 et 1975, les résidences principales se
sont multipliées en Picardie au tauxnération du «baby-boom» a occupé annuel moyen de 1,65%. En effet, lason premier logement indépendant. demande sest amplifiée quand la gé-Par la suite, cette progression sest un                 
-,) -
2) 3'( 2
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peu ralentie. Le taux annuel moyenment encore. Les 10% de résidenceslogements se fait en effet de plus en plusce ménage diminue plus vite à la ville Le taux de cohabitation décroît avec la taille de la commune passe de 1,48% entre 1975 et 1982 àprincipales supplémentaires se con-Résidences principales picardes et leur population en 1990 et 1999 par catégorie de communequà la campagne. A cette oppositionsentir, certains immeubles sont divisés en logements plus nombreux. 1,03% entre 1982 et 1990.centrent sur Amiens, lest dAmiens etNombre d'occupantsÉvolution 19901999 (%)ville-campagne, sajoute une évolution Nombre dePopulat. des dans les cantonslimitrophes du dépar-différentielle entre les villes-centre et résidences résidences LAisne et la Somme(%) (%)Centre ville, banlieue, résidences population1990 1999 tement de lOise. Ce sont donc plus lesla périphérie. Ceci est particulière-villes que la campagne qui drainent lesment significatif dans lagglomération réduisent leur écart37,7 39,9Communes rurales10,3 3,92,91 2,74campagne résidences nouvelles (+11% contredAmiens. La taille moyenne dun mé-par rapport à lOise Communes urbaines62,3 60,110,2 1,92,70 2,50 +8,3%). En revanche, dans lOise, lanage résidant à Amiens est de 2,29. Lengouement pour la campagne a  UU de  de 5 000 hab10,8 11,010,1 2,32,82 2,63 campagne attire toujours plus que laCelle dun ménage domicilié à la péri-démarré en 1975. Les familles ont com-Les nouvelles résidences principa- UU de 5 000 à 9 999 hab5,8 5,99,9 2,02,82 2,61 ville : +15,5% contre +12,0%. Les villesphérie dAmiens atteint encore 2,68. mencé à rechercher un environnement les picardes se sont surtout localisées  UU de 10 000 à 19 999 hab8,7 8,612,5 5,12,73 2,55 de Compiègne, Creil et Chantilly enDans les villes-centre des aggloméra-plus agréable et des logements aux prix dans le département de lOise. Mais  UU de 20 000 à 49 999 hab11,1 10,48,5 0,12,62 2,42 sont les illustrations les plus significa-tions picardes, la taille moyenne dun plus abordables. Au même moment, la malgré ses 13% de progression, la tives. Creil est dailleurs la seule com-ménage sélève à 2,46 contre 2,67  UU de 50 000 à 99 999 hab16,4 15,77,9 0,32,69 2,50 taille des ménages a commencé à se croissance du parc immobilier se ralen-mune picarde de plus de 5 000 habi-13,8 3,12,58 2,349,5 8,5 UU de + de 100 000 habdans les communes des banlieues pi-différencier entre zones rurales et ur-tit et lécart avec les autres départe-tants à perdre des résidences principa-49,9 47,3Communes centres2,66 2,469,8 1,6cardes. baines. Aujourdhui, un ménage com-ments picards nest plus aussi consé-les, ceci en plein cœur de la principaleCommunes de banlieue2,89 2,6712,4 12,811,2 2,9 porte 2,50 personnes en zone urbaine quent que durant les années quatre-zone de croissance de lhabitat, même100,0 10,2Ensemble 100,02,7 2,78 2,59 vingts. LAisne améliore légèrement lacontre 2,74 en milieu rural et la taille deAnne EVRARD sil ne sagit que dune centaine de ré-UU : unité urbaineSource : Insee  recensements de la population 1990 et 1999 croissance de son parc de résidences sidences principales en moins. principales avec une augmentation de               7% au cours des années quatre-vingt-Au profit des banlieues dix, constatée surtout dans la moitié $" par rapport aux années quatre-vingts.en Picardie, il nen reste pas moins un&9  nord du département. Le parc immobi-Lattraction de la périphérie des   #" Ainsi, les banlieues connaissent la plusdes plus élevés de France, juste après  lier de la Somme progresse plus nette-principales villes picardes saccentue          forte progression avec 11,2% de rési-le Nord - Pas-de-Calais. Un ménage dences principales en plus entre 1990 etcompte 2,59 personnes en Picardie '  La progression des résidences principales picardes1999. Dans le même temps, laugmen-contre 2,40 en France métropolitaine. # est dans la moyenne française tation nest que de 9,8% dans les villes-En revanche, sa taille diminue un peu#   Répartition des logements par catégorie et selon le type de commune en 1999< centre, soit moins que dans les commu-plus en Picardie quen France, souli-$ Unités : nombre, % nes rurales. Le nombre de résidencesgnant un phénomène de convergence Communes ruralesCommunes urbainesEnsemble"7 , porteur dun potentiel de décroissance principales a augmenté de 15% en ban-- évolution évolutionévolution en 1999en 1999en 1999pour lavenir. Cette diminution est quasi ; lieue dAmiens et de Compiègne, 13,5%<& 199099 199099 199099%2 constante depuis 1968, quoiquun peu:( dans celle de Beauvais et 12% dans< Aisne" celle de Creil.moins accusée entre 1982 et 1990. Elle %& Résidences principales84 1547,0 122082 6,5206 2366,7 est la plus prononcée dans la Somme,9  <" $ Logements vacants6 36521,6 8786 0,115 15110,4 6 sans doute en raison dune augmenta-&# Le rôle de la décohabitation Résidences secondaires9 16013,3 1571 9,610 73112,8 tion du nombre détudiants concentrés  "  " $ Logements occasionnels408 32,61 04233,7 1450 33,4 dans ce département. La présence de Dans lensemble de la région, laug-  (   Ensemble 100087 2,2133 4815,3 233568 3,9    mentation du nombre de résidencesluniversité à Amiens favorise le déve-Si la taille des ménages était restée la même en 1999 qu’en 1990, pour 1000 habitants en 1990, la progres principales entre 1990 et 1999 est beau-loppement depetits logements héber-Oise sion du parc des logements aurait dû apporter 84 nouveaux habitants en Picardie. En fait, on ne compte que Résidences principales94 53515,5 185868 12,0280 40313,1coup plus forte (+10,2%) que celle degeant un seul étudiant. 26 personnes de plus pour 1000 par rapport à 1990. Les neuf dixièmes de la croissance du parc ont en Logements vacants4 85916,8 12100 39,116 95916,6La baisse du nombre moyen doc-ses habitants (+2,7%). Or, à chaque ré-effet été absorbés par la décohabitation. Résidences secondaires8 66726,3 2800 26,811 46726,4cupants par logement est une consé-sidence principale correspond un mé-Logements occasionnels441 4,81 67414,7 2115 12,8 nage. Le rythme de croissance des mé-quence de lévolution des comporte-Ensemble 108502 8,6202 44212,2310 94410,9Définitions nages est donc nettement plus élevéments familiaux. Elle résulte de diver-que celui de la population. Cest donc lases tendances. Comme partout ailleurs SommeOn recense quatre catégories de logements taille moyenne des ménages qui conti-mais plus rapidement en Picardie, la fa-1. Les résidences principales :logements occupés de façon permanente et à titre Résidences principales86 0068,3 128938 11,0214 9449,9 nue de se réduire. Ce qui sexplique es-mille se réduit à un noyau, les familles Logements vacants5 71519,1 8792 2,414 5077,3principal par un ménage. Les résidences principales comprennent essentiellement les sentiellement par un phénomène demonoparentales progressent, les per-logements ordinaires ( maisons individuelles, logements dans un immeuble collectif), mais Résidences secondaires16 24711,0 4569 8,820 81610,5 décohabitation. Lataille moyenne dessonnes âgéessont plus nombreuses etaussi les logementsfoyers pour personnes âgées, les fermes, les pièces indépendantes Logements occasionnels394 32,81 29522,1 1689 24,9 louées, souslouées ou prêtées à des particuliers, les chambres meublées dans les hôtels ménages est ainsi passée de 2,78 per-vivent de plus en plus isolées du reste de Ensemble 108362 2,9143 5949,3 251956 6,4 et les garnis, les constructions provisoires et les habitations de fortune. sonnes en 1990 à 2,59 en 1999.la famille, beaucoup détudiants vivent 2. Les logements utilisés occasionnellement :logements (ou pièces indépendantes) Picardieseuls dans un logement dans leur villeSi le nombre moyen de personnes utilisés une partie de l’année pour des raisons professionnelles. Les personnes qui s’y Résidences principales264 69510,3 436888 10,1701 58310,2 par résidence principale est en baisseuniversitaire. Comme le besoin en petitscas échéant au moment du recensement sont recensées dans leur résidencetrouvent le principale. Ce concept a été introduit lors du recensement de 1990. Logements vacants16 93919,4 29678 13,846 6171,0 Résidences secondaires34 07416,0 8940 15,443 01415,93. Les résidences secondaires :logements utilisés pour les weekends, les loisirs En 1999, 2,59 personnes par ménage pour la Picardie ou les vacances. Sont également classées en résidences secondaires les logements Logements occasionnels1 24324,8 4011 22,85 25423,3 Nombre moyen de personnes par ménages aux recensements de 1962 à 1999 meublés (ou à louer) pour des séjours touristiques. Ensemble 316951 4,6479 5179,3 796468 7,4 4. Les logements vacants :logements disponibles pour la vente ou la location, 1962 1968 1975 1982 1990 1999 logements neufs achevés mais non encore occupés à la date du recensement. France métropolitaine Aisne 3,273,24 3,04 2,85 2,73 2,55 Résidences principales5 896 77012,1 17918 39410,1 23815 16410,6 Oise 3,313,29 3,13 2,95 2,86 2,67Amélioration du recensement des étudiants Logements vacants496 68113,3 1472 19012,6 1968 8714,7 Les étudiants vivant dans une chambre en ville y sont recensés. Pour éviter qu’ils Somme 3,243,23 3,07 2,88 2,74 2,53 Résidences secondaires1 459 2985,7 1182 77314,0 2642 0719,3 soient recensés aussi chez leurs parents, l’Insee a établi un système de contrôle. Ce Picardie 3,273,25 3,08 2,90 2,78 2,59 Logements occasionnels46 06440,1 223986 30,9270 05032,6 contrôle garantit que les étudiants sont bien comptabilisés dans leur commune d’études. Ensemble 7898 8138,4 20797 3439,8 28696 1569,4France métropolitaine3,11 3,06 2,88 2,70 2,57 2,40Il permet d’éviter des oublis et d’améliorer la qualité du recensement de cette catégorie de personnes par rapport aux recensements précédents. Source : Insee  recensement de la population de 1999Source : Insee  recensements de la population
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