Rhône-Alpes reste attractive, mais sa population vieillit

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En 1999, la région Rhône-Alpes compte 5,6 millions d'habitants. La part des jeunes se réduit au profit des personnes plus âgées. Un Rhônalpin sur cinq est âgé de plus de 60 ans. Depuis 1990, 580 000 personnes sont venues s'installer dans la région, et 350 000 ont changé de département à l'intérieur de Rhône-Alpes. La population active de 2,6 millions de personnes tend à vieillir. Les femmes renforcent leur place sur le marché du travail. Le chômage, en augmentation, les touche davantage que les hommes ; mais l'écart se réduit. Les déplacements domicile-travail sont en augmentation : en 1999, trois actifs occupés sur cinq travaillent hors de leur commune de résidence. Le nombre de travailleurs frontaliers se rendant en Suisse est stable. Depuis 1990, le nombre de logements a augmenté de 287 000 et la part des résidences principales s'est renforcée. La croissance de la propriété individuelle s'est ralentie. (*): En raison de cartes volumineuses, seuls les tableaux annexes de cette publication sont téléchargeables. Vous pouvez la commander dans son intégralité à la rubrique PUBLICATION.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Rhône-Alpes
Résultats
Numéro 75-76
RECENSEMENT DE LA POPULATION 1999Octobre 2000
RHONE-ALPES Rhône-Alpes reste attractive,
Premiers chiffres mais sa population vieillit
de l'exploitation
En 1999, la région Rhône-Alpes compte 5,6 millions d'habitants. La part desprincipale
jeunes se réduit au profit des personnes plus âgées. Un Rhônalpin sur cinq est
âgé de plus de 60 ans. Depuis 1990, 580 000 personnes sont venues s'installer
dans la région, et 350 000 ont changé de département à l'intérieur de Rhône-
Alpes.
La population active de 2,6 millions de personnes tend à vieillir. Les femmes
renforcent leur place sur le marché du travail. Le chômage, en augmentation,
les touche davantage que les hommes ; mais l'écart se réduit.
Les déplacements domicile-travail sont en augmentation : en 1999, trois actifs
occupés sur cinq travaillent hors de leur commune de résidence. Le nombre de
travailleurs frontaliers se rendant en Suisse est stable.
Depuis 1990, le nombre de logements a augmenté de 287 000 et la part des
résidences principales s'est renforcée. La croissance de la propriété individuelle
s'est ralentie.
Brigitte Baccaïni
Les personnes âgées de 60 ans et plus
FRANCHE-COMTE
BOURGOGNE
SUISSEBourg-en-
Bresse
Annecy
LLLLLLyonyonyonyonyonyonLLLyonyonyon
Chambéry
St-EtienneS
Grenoble
AUVERGNE
ITALIE
VVValencealencealenceVVValencealencealenceVVValencealencealence
Privas
En % de la population
moins de 16
de 16 à 20
de 20 à 22
de 22 à 26
26 ou plus
LANGUEDOC-ROUSSILLON
PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR
Source : INSEE - recensement de 1999
1
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990Population par âge et sexe en 1990 et 1999Diminution
du nombre de jeunes 1990 1999
Age*
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
De 0 à 24 ans 953 550 912 277 1 865 827 915 708 877 970 1 793 678
De 25 à 39 ans 608 784 608 727 1 217 511 623 941 623 915 1 247 856
De 40 à 59 ans 640 822 630 999 1 271 821 732 173 740 505 1 472 678
De 60 à 74 ans 296 530 349 795 646 325 339 583 391 313 730 896
75 ans et plus 119 303 231 506 350 809 142 779 257 960 400 739
Total 2 618 989 2 733 304 5 352 293 2 754 184 2 891 663 5 645 847
* L’âge «0» ne comprend que les enfants nés entre le 1er janvier et la date du recensement
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
La région Rhône-Alpes compte C'est dans le département de la Loire
5,6 millions d'habitants en 1999, soit que la part des jeunes a le plus forte-
près de 300 000 de plus qu'en 1990. ment baissé et que celle des person-
Le taux de variation annuel de la po- nes âgées a le plus fortement aug-
pulation entre 1990 et 1999 a été de menté. Au contraire, c'est dans l'Ain
0,6 % pour la région (0,4 % pour l'en- que le vieillissement de la population
semble de la France métropolitaine). a été le moins marqué au cours de la
Il a été relativement élevé dans les dé- période : la part des personnes âgées
partements de Haute-Savoie (+1,2 %), a moins augmenté et celle des jeunes
de l'Ain (+1 %), de l'Isère (+0,8 %) et a moins diminué.
de Savoie (+0,8 %). Parmi les huit dé- Comme en 1990, c'est en Ardèche,
partements de la région, seule la Loire dans la Loire et dans la Drôme que la
a connu une diminution de sa popu- part des personnes âgées est la plus
lation entre les deux recensements importante en 1999.
(-0,3 % par an).
Le vieillissement de la population est
Les évolutions sont très différentes plus marqué dans les espaces ruraux
selon les classes d'âge. La population que dans les aires urbaines : près
âgée de moins de 25 ans a diminué d'une personne sur quatre est âgée de
(-72 000 personnes soit une baisse de 60 ans ou plus dans l'espace à domi-
4 % sur la période). Au contraire, la nante rurale, moins d'une personne
population âgée de 40 ans ou plus a sur cinq dans les aires urbaines. Ainsi,
fortement augmenté (+335 000 per- l'Ardèche est à la fois le département
sonnes, soit une augmentation de le plus rural (51 % de la population
15 %). Entre 25 et 40 ans, la crois- vit dans l'espace à dominante rurale)
sance est plus modeste (2,5 %). et le plus âgé (26 % de la population
Du fait de l'évolution contrastée des est âgée de 60 ans ou plus).
effectifs des différentes classes d'âge,
la structure par âge de la population
rhônalpine a changé : la part des jeu-
nes se réduit au profit des personnes
plus âgées. La population de moins de
25 ans représente aujourd'hui moins
du tiers de la population totale, con-
tre 35 % en 1990. Un Rhônalpin sur
cinq est âgé de 60 ans ou plus.
Structure de la population par âge en 1990 et 1999 en milliers
* ** 1990 1999
Age Age
100100
9595
9090
8585
8080
7575
70 70
6565
6060
5555
5050
Hommes Femmes Hommes 4545 Femmes
4040
3535
3030
25 25
2020
15 15
1010
55
00
50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 00 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 0 0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0
* Au 5 mars 1990 ; âge au 1er janvier 1990 ** Au 8 mars 1999 ; âge au 1er janvier 1999
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
2Entre 1990 et 1999, il y a eu en Rhône- Nouveaux arrivants* par âge581 000 nouveaux
Alpes 53 000 arrivées de plus que dearrivants dans la région Age Nombre %départs, soit un taux d'évolution an-
nuel dû au solde migratoire (solde De 0 à 24 ans 225 878 38,9
apparent des entrées et des sorties) De 25 à 39 ans 212 029 36,6
1 De 40 à 59 ans 102 140 17,6égal à 0,1 % .
De 60 à 74 ans 27 475 4,7
Environ 581 000 résidents de Rhône- 75 ans et plus 13 033 2,2
Alpes en 1999, soit 10 % de la popu-
Total 580 555 100lation, n'habitaient pas la région en
1990 ; parmi eux, 78 % viennent d'une * Voir définition page 8
Source : Insee - recensement de 1999autre région de France métropolitaine
et 22 % viennent de l'étranger ou des
explique largement l'intensité des fluxDOM-TOM.
migratoires entre les départements duLa Loire est le département qui
compte, en 1999, la part la plus faible Rhône, de l'Ain et de l'Isère : plus des
deux tiers des personnes ayant quittéde nouveaux habitants venant d'une
le Rhône pour un autre départementautre région (5 % de la population).
de la région se sont installés dans l'AinC'est au contraire en Haute-Savoie que
ou l'Isère. Réciproquement, presquecette part est la plus élevée : 10 % des
habitants de ce département rési- les trois quarts des nouveaux arri-
vants de l'Ain et la moitié de ceux dedaient dans une autre région de
l'Isère, originaires du reste de la ré-France métropolitaine en 1990. Parmi
gion, vivaient dans le Rhône en 1990.les 455 000 nouveaux Rhônalpins ve-
nus d'une autre région de France mé-
tropolitaine, 28 % se sont installés 68 % des habitants de Rhône-Alpes
en 1999 sont nés dans la région etdans le Rhône, 18 % en Isère, 14 % en
54 % sont nés dans leur départementHaute-Savoie, 10 % dans l'Ain, 9 %
de résidence. La part des natifs du dé-dans la Drôme, 8 % en Savoie, 8 %
partement est particulièrement fortedans la Loire et 5 % en Ardèche.
dans la Loire, 72 %. Elle est au con-
traire relativement faible dans l'Ain,Les nouveaux arrivants dans la région
où seulement quatre habitants sur dixsont principalement des jeunes : 39 %
sont natifs du département.ont moins de 25 ans en 1999 et 75 %
ont moins de 40 ans.
350 000 personnes ont changé de dé-
partement à l'intérieur de la région
Rhône-Alpes, soit 6 % de la popula-
tion de 1999. Dans la Loire et en
Haute-Savoie, la part des arrivants en
provenance d'un autre département de
Rhône-Alpes est relativement faible
(respectivement 3 % et 4 % de la po-
pulation résidant dans ces départe-
ments en 1999). C'est dans l'Ain que
cette part est la plus élevée : 10 % de
la population résidait dans un autre
département de la région en 1990.
La Loire et le Rhône sont globalement
déficitaires dans leurs échanges avec
les autres départements de la région :
ils ont vu davantage de départs vers
un autre département de Rhône-Alpes
que d'arrivées en provenance de ces
départements. Le Rhône est déficitaire
avec tous les départements de la ré-
gion sauf avec la Loire ; la Loire est
déficitaire avec tous les départements.
En part relative, c'est le département
de l'Ain qui profite le plus de ces
échanges interdépartementaux : il a
reçu 14 000 personnes de plus en pro-
venance du reste de la région qu'il n'en
a vu partir, soit presque 3 % de sa
population de 1999. C'est dans ses
échanges avec le Rhône que l'Ain réa-
lise ses principaux gains. Le desser-
rement de l'agglomération lyonnaise
1 On ne pourra connaître avec précision le nombre de départs qu'après publication des résultats de l'ensemble des départements.
3

Comme dans le reste du territoire, laPlus du tiers en milliersRépartition des ménages par
taille des ménages se réduit en Rhône- taille en 1990 et 1999 en milliersde la population Alpes : le nombre moyen d'occupants
vit seul ou à deux 800par logement passe de 2,6 à 2,4 per-
1990
sonnes entre 1990 et 1999. Le vieillis- 700 1999
sement de la population, la dénatalité
600et la décohabitation sont les principa-
500les causes de cette évolution. Comme
en 1990, c'est dans les départements 400
de la Savoie, du Rhône et de l'Ardèche
300que la taille moyenne des ménages est
200la plus réduite.
Les ménages composés d'une ou deux 100
personnes représentent 61 % de l'en-
0
semble des ménages (56 % en 1990)
1 2 3 4 5 et plus
et ils rassemblent 37 % de l'ensemble Nombre de personnes du ménage
de la population rhônalpine.
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
Une population active qui Taux d'activité par sexe et âge en 1990 et 1999 en %
vieillit et se féminise Hommes Femmes
100100
1990
1999
8080
1990
60 60
40 40
20 20
1999
0 0
15/19 25/29 35/39 55/5945/49 15/19 25/29 35/39 45/49 55/59
20/24 30/34 40/44 50/54 60/64 20/24 30/34 40/44 50/54 60/64
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
nombreux qu’en 1990 mais la baisseLa région Rhône-Alpes compte 2,6 mil-
est de moindre ampleur : -3 % sur lalions d’actifs en 1999, soit 155 000 de
plus qu’en 1990 (augmentation de période. Les actifs âgés de 40 à 59 ans
ont vu leur nombre augmenter forte-6 %). L’augmentation de la population
ment : de 1 à plus de 1,2 million, soitactive a été particulièrement forte en
une hausse de 21 %. Entre 30 etHaute-Savoie, dans l’Ain et en Isère.
39 ans, le nombre d’actifs a augmenté,Elle est presque nulle dans la Loire.
L’évolution des différentes classes mais moins nettement (+8 %). Après
60 ans, l’activité s’est réduite : la ré-d’âge conduit à un vieillissement de la
gion compte 15 000 actifs de moinspopulation active. Le nombre d’actifs
qu’en 1990, à ces âges élevés.âgés de 15 à 24 ans a nettement dimi-
La part des 30-59 ans dans l’ensem-nué : il est passé de 312 000 à 217 000
personnes, soit une baisse de 30 % en ble de la population active s’est donc
renforcée : ils représentent 76 % enneuf ans. Cette évolution s’explique en
1999, contre 70 % en 1990.partie par la diminution du nombre
des jeunes dans la région, mais aussi
Le taux d’activité de la populationpar l’allongement de la scolarité, les
jeunes se présentant plus tardivement âgée de 15 à 64 ans a légèrement aug-
menté entre 1990 et 1999, passant àsur le marché du travail. Entre 25 et
68 % à 70 %. Mais les évolutions dif-29 ans, les actifs sont également moins
Actifs et inactifs en 1990 et 1999 en %
19991990
Type d'activité
des 15 ans et plus
Nombre % Nombre %
Actifs 2 446 868 100 2 602 343 100
dont ayant un emploi 2 207 957 90,2 2 308 436 88,7
chômeurs* 217 698 8,9 286 969 11,0
militaires du contingent 21 213 0,9 6 938 0,3
Inactifs 1 859 390 1 998 349
Total 4 306 258 4 600 692
* Au sens du recensement (voir définition page 8) Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
4

fèrent d’une classe d’âge à l’autre. Le hausse de 12 %) est beaucoup plus
taux d’activité des jeunes de moins de forte que celle des hommes (+31 000
25 ans a diminué (de 38 % à 29 %), de soit une hausse de 2 %). Ce dévelop-
même que celui des personnes âgées pement de l’activité féminine est par-
de plus de 60 ans. En revanche, le ticulièrement net entre 40 et 59 ans
taux d’activité augmente entre 30 et (+32 %).
59 ans, particulièrement entre 40 et Entre 15 et 64 ans, le taux d’activité
59 ans (de 79 % à 83 %). de la population féminine est passé de
Le taux d’activité de la population âgée 59 % à 64 % au cours de la période,
de 15 à 64 ans est particulièrement pendant que celui des hommes dimi-
élevé en Haute-Savoie (73 %) et dans nuait légèrement, passant de 77 % à
l’Ain (72 %). 76 %. En 1999, 46 % des actifs sont
des femmes, contre 43 % en 1990.
Comme dans tout le pays, les femmes En 1999 en Rhône-Alpes, 15 % des
renforcent leur place sur le marché du salariés ont des conditions d’emploi
travail. L’augmentation du nombre de précaire. Ils sont relativement nom-
femmes actives (+125 000 soit une breux en Savoie (20 %).
Le nombre de chômeurs a augmenté ral plus important dans les villes cen-287 000 chômeurs,
plus rapidement que l'ensemble de la tres (en particulier les plus grandes)dont 55 % de femmes
population active : en 1999, 287 000 que dans les périphéries urbaines ou
Rhônalpins se déclarent au chômage, dans les zones rurales. Cependant,
soit une hausse de 32 % depuis 1990. certaines banlieues (en particulier à
Le taux de chômage s'élève ainsi à l'est de Lyon) ont un chômage élevé.
111 % en 1999 (8,9 % en 1990) . Le chômage touche davantage les jeu-
Les départements les plus touchés nes. En 1999, 22 % des actifs de 20-
sont la Drôme (taux de chômage de 24 ans et 15 % des 25-29 ans, étaient
14 % en 1999) et la Loire (12,8 %). sans emploi et en recherchaient un.
Mais c'est en Haute-Savoie que le nom- Mais entre 20 et 24 ans, 44 % des in-
bre de chômeurs a le plus augmenté dividus sont étudiants ; ils sont donc
entre 1990 et 1999 (+55 %). Le taux absents du marché du travail. C'est
de chômage reste cependant relative- entre 45 et 49 ans que ce taux est le
ment bas dans ce département (8,7 %), plus faible (8 %) mais il remonte à 11 %
en seconde place derrière l'Ain (8 %). chez les 55-59 ans.
Par ailleurs, le chômage est en géné-
Le chômage
FRANCHE-COMTE
BOURGOGNE
SUISSEBourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-
Bresse
Annecy
Lyon
Chamb ééry
SSSt-Etiennet-Etiennet-EtienneSSSt-Etiennet-Etiennet-EtienneSSSt-Etiennet-Etiennet-Etienne
Grenoble
AUVERGNE
ITALIE
ValenceVV
PrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivas
En % des actifs
moins de 5
de 5 à 7
de 7 à 9
de 9 à 12
12 ou plus
LANGUEDOC-ROUSSILLON
PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR
Source : INSEE - recensement de 1999
1 La définition du chômage a changé entre 1990 et 1999 (voir page 8).
5
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990Le chômage touche davantage les fem- des personnes au chômage. La hausse
mes que les hommes ; c'était déjà le du chômage a en effet été plus mar-
cas en 1990. Alors que la population quée pour les hommes que pour les
féminine représente 46 % de la popu- femmes, dans tous les départements
lation active totale, 55 % des chômeurs de la région. Le taux de chômage fé-
sont des femmes. Le désavantage des minin en Rhône-Alpes est ainsi passé
femmes par rapport aux hommes sur de 12,8 % à 13,2 % tandis que le taux
le marché du travail se réduit : en de chômage masculin passait de 5,9 %
1990, les femmes représentaient 63 % à 9,2 %.
En 1999, 1,4 million de Rhônalpins tre les départements de la région s'ef-Augmentation des
travaillent hors de leur commune de fectuent de manière privilégiée entredéplacements
résidence, soit 63 % de la population départements voisins : 14 % des ac-
domicile-travail active ayant un emploi. Les déplace- tifs de l'Ain et 9 % de ceux de l'Isère
ments domicile-travail sont donc en travaillent dans le Rhône (attraction
augmentation : en 1990, 55 % des ac- du marché de l'emploi lyonnais) ; 16 %
tifs occupés étaient dans ce cas. Les des actifs de l'Ardèche travaillent dans
actifs travaillant hors de leur com- la Drôme (attraction de Valence et
mune de résidence sont relativement Montélimar).
nombreux en Isère et dans l'Ain. Dans
la Drôme, la Savoie et la Loire, au con- Les jeunes, eux aussi, se déplacent
traire, ils sont relativement peu nom- pour se rendre dans leur établisse-
breux. ment scolaire. Parmi les jeunes
Parmi les personnes qui changent de Rhônalpins âgés de 3 à 18 ans et sco-
commune pour aller travailler, 20 % larisés, un tiers fréquentent un éta-
quittent aussi leur département mais blissement situé hors de leur com-
seulement 6 % sortent de la région mune de résidence. Cette proportion
Rhône-Alpes. La majorité des actifs est beaucoup plus faible pour les en-
qui travaillent hors de la région se di- fants âgés de 3 à 11 ans (15 %) que
rigent vers la Suisse, et non vers une pour ceux âgés de 12 à 18 ans (55 %).
autre région de France métropolitaine. Ces déplacements sont relativement
Ces travailleurs frontaliers sont par- nombreux en Ardèche : 22 % des
ticulièrement nombreux en Haute- 3-11 ans et 68 % des 12-18 ans chan-
Savoie (13 % des actifs ayant un em- gent de commune. Ils sont au con-
ploi) et dans l'Ain (7 %), du fait de traire moins nombreux dans le
l'attraction genevoise. Rhône : 12 % des 3-11 ans et 46 %
Les déplacements domicile-travail en- des 12-18 ans.
Actifs travaillant et résidant dans la même commune
FRANCHE-COMTE
BOURGOGNE
SUISSE
Bourg-en-
Bresse
Annecy
LLLLLLyonyonyonyonyonyonLLLyonyonyon
Chamb ééry
St-EtienneS
Grenoble
AUVERGNE
ITALIE
VVValencealencealenceVVVVVValencealencealencealencealencealence
Privas
En % des actifs occupés
moins de 15
de 15 à 21
de 21 à 27
de 27 à 38
38 ou plus
LANGUEDOC-ROUSSILLON
PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR
Source : INSEE - recensement de 1999
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990259 000 résidences Logements par catégorie en 1990 et 1999
principales de plus 19991990
Catégorie de logement
Nombre % Nombre %
Résidences principales 2 014 595 79,2 2 273 853 80,4
Logements occasionnels 44 570 1,8 31 518 1,1
Résidences secondaires 313 772 12,4 335 412 11,9
Logements vacants 167 581 6,6 186 602 6,6
Ensemble 2 540 518 100 2 827 385 100
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
La région Rhône-Alpes compte en Les 20 % restants sont pour 12 % des
1999 2,8 millions de logements, soit résidences secondaires, 1 % des loge-
287 000 de plus qu'en 1990 (hausse ments occasionnels et 7 % des loge-
de 11 % sur la période). ments vacants.
Le nombre de résidences principales La part des résidences secondaires
a augmenté plus rapidement que l'en- s'est légèrement réduite dans l'ensem-
semble des logements (hausse de ble des logements de la région, entre
13 %). Elles représentent 80 % du parc 1990 et 1999.
de logements de la région.
Les résidences secondaires
FRANCHE-COMTE
BOURGOGNE
SUISSE
Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-Bourg-en-
BresseBresseBresseBresseBresseBresse
Annecy
LLyonLL
Chamb ééry éé
SSSt-Etiennet-Etiennet-EtienneSSSt-Etiennet-Etiennet-EtienneSSSt-Etiennet-Etiennet-Etienne
Grenoble
AUVERGNE
ITALIE
Valence
PrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivasPrivas En % de l'ensemble
des logements
moins de 5
de 5 à 9
de 9 à 16
de 16 à 28
28 ou plus
LANGUEDOC-ROUSSILLON
PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR
Source : INSEE - recensement de 1999
Faible augmentation Résidences principales en 1990 et 1999
de la part 1990 1999
Statut d'occupation et typedes propriétaires
Nombre % Nombre %
Statut d’occupation
Propriétaire 1 064 046 52,8 1 225 153 53,9
Locataire 838 854 41,6 950 641 41,8
- d’un logement loué vide non HLM 512 979 25,4 537 807 23,7
- d’un logement loué vide HLM 295 569 14,7 363 931 16,0
- d’un meublé ou chambre d’hôtel 30 306 1,5 48 903 2,1
Logé gratuitement 111 695 5,5 98 059 4,3
Type
Maison individuelle ou ferme 914 640 45,4 1 061 862 46,7
Logement dans un immeuble collectif 1 037 732 51,5 1 149 959 50,6
Autres* 62 223 3,1 62 032 2,7
Total 2 014 595 100 2 273 853 100
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune etc,
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990La part des ménages propriétaires de
Définitions
leur résidence principale a augmenté,
mais moins rapidement que par le - Population active : La popula-
passé : ils représentent, en 1999, 54 % tion active est composée de la po-
pulation active ayant un emploi, desde l'ensemble des ménages (53 % en
chômeurs et des militaires du con-1990). La part des propriétaires est
tingent.
d'autant plus élevée que la personne . Les actifs ayant un emploi sont
de référence du ménage est âgée : de les personnes qui exerçent une pro-
10 % pour les moins de 30 ans, jus- fession au moment du recensement.
Les personnes qui déclarent aiderqu'à 67 % pour les 50 ans ou plus.
un membre de leur famille dans sonCette proportion de ménages proprié-
travail y sont également comptabi-
taires varie d'un département à lisées si la personne aidée n’est pas
l'autre : c'est en Ardèche qu'elle est la salariée (exploitant agricole, artisan,
plus forte (63 %), dans le Rhône qu'elle commerçant, profession libérale,
etc.).est la plus faible (46 %). Les ménages
. En 1999, sont considéréessont généralement plus souvent pro-
comme chômeurs au sens du recen-
priétaires de leur logement dans les sement les personnes qui n’ont pas
zones rurales que dans les grandes d’emploi, en recherchent un et qui
agglomérations. se sont explicitement déclarées chô-
meurs.Le nombre de ménages locataires en
Cette définition diffère légèrementlogement HLM est en augmentation
de celle utilisée en 1990 : les per-
sensible depuis 1990. sonnes sans emploi et à la recher-
che d’un emploi mais qui ne se dé-
claraient pas chômeurs étaient alors
comptabilisées comme chômeurs.
Méthodologie Elles sont désormais comptabilisées
parmi les inactifs.
Etudiants : les étudiants sont La comparaison entre 1990 et 1999
comptabilisés dans la commune où des données relatives au chômage,
ils résident pour suivre leurs étu- à la population active et au taux
des, qu’ils vivent dans un logement d’activité est donc légèrement biai-
ordinaire ou dans une collectivité sée.
(foyer ou cité universitaire). . Le taux d’activité est le rapport
Cette règle n’a pas changé entre de la population active à la popula-
1990 et 1999, mais on peut suppo- tion totale.
ser qu’au recensement de 1990, . Le taux de chômage est le rap-
certains étudiants avaient été port du nombre de chômeurs à la
comptabilisés à tort au domicile fa- population active.
milial. - Nouveaux arrivants : ce sont les
En 1999, des procédures spécifi- personnes arrivées dans le dépar-
ques mises en oeuvre au moment tement depuis le 1er janvier 1990.
de la collecte ont permis de mieux Les enfants nés après le
contrôler la domiciliation des étu- 01/01/1990 sont considérés
diants. Il est vraisemblable que comme migrants si la personne de
l’amélioration de qualité qui en ré- référence du ménage l’est.
sulte a eu pour conséquence une - Catégories de logements : elles
diminution du nombre d’étudiants sont au nombre de quatre.
(donc des jeunes de 18 à 24 ans) . les résidences principales, cons-
dans les départements n’ayant pas tituées des logements occupés la
d’implantation universitaire, mais majeure partie de l’année,
cet effet n’a pour l’instant pas été . les résidences secondaires, uti-
quantifié. lisées pour les week-ends, les loi-
sirs et les vacances,
. les logements occasionnels, uti-
lisés une partie de l’année pour rai-
Pour en savoir plus sons professionnelles,
. les logements vacants, qui com-
- Se reporter à La Lettre de l’Insee prennent à la fois les logements dis-
Rhône-Alpes sur les résultats du ponibles pour la vente ou la loca-
décompte provisoire 1999 : tion, et les logements neufs ache-
* « Toujours plus de Rhônalpins à vés mais non encore occupés.
l’est », n° 63, juillet 1999, - Ménages : un ménage est consti-
* les numéros spéciaux (un par dé- tué des personnes occupant une ré-
partement de la région), juillet-août sidence principale.
1999.
- Consulter le site Internet :
Pour tout renseignement :www.Insee.fr/rhone-alpes
* Sous la rubrique « Publications » INSEE - Rhône-Alpes - Diffusion
vous trouverez une version 165 rue Garibaldi - 69401 Lyon
téléchargeable de ce numéro 75- Tél 04 78 63 22 02
76, complétée de tableaux annexes Fax 04 78 63 25 25
comparant, en évolution 1990-99,
Directeur de publication : E. Traynardles départements de la région.
* Sous la rubrique « Recensement Rédacteur en chef : P. Reydet
de 1999 », des informations sont Prix :
disponibles sur :
- au numéro, 30 F (4,57 €). le calendrier de diffusion des ré-
- sur abonnement, 140 F (21,34 €).sultats,
. les documents (fascicules, cd-
N°ISSN 1254-7093roms) parus ou à paraître.
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