Une consommation toujours dynamique en 2006 malgré le recul de l'automobile

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En 2006, la dépense de consommation des ménages augmente de 2,1 % en volume après + 2,2 % en 2005. La hausse des prix est quasiment la même depuis quatre ans : + 1,9 % en 2006 après + 1,8 % en moyenne annuelle de 2003 à 2005. Depuis le début des années 2000, les ménages ont, par leur comportement d'épargne, lissé les aléas intervenus sur leurs gains de pouvoir d'achat et maintenu ainsi leurs achats sur un rythme de progression stable et solide. Le dynamisme de la consommation des ménages est encore porté en 2006 par la grande vigueur des achats de biens et services des technologies de l'information et de la communication. À l'inverse, le fort recul des achats d'automobiles neuves, essentiellement de marques françaises, freine la progression d'ensemble des dépenses. Consommation et épargne bénéficient d'un pouvoir d'achat bien orienté Mauvaise année pour les ventes d'automobiles Télécommunications et téléviseurs en tête Les loisirs, plus dynamiques à l'extérieur qu'à domicile Des progressions de loyers toujours soutenues La part des dépenses de santé restant à la charge des ménages progresse Faible croissance de l'alimentation et de l'habillement
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1143 - JUILLET 2007
Prix : 2,30€
Une consommation
toujours dynamique en 2006
malgré le recul de l'automobile
Georges Consalès, division Synthèses des biens et services, Insee
n 2006, la dépense de consomma- Les prix augmentent à un rythme quasi stable
depuis 2003 : + 1,9 % en 2006, après + 1,8 %tion des ménages augmente de
en moyenne annuelle de 2003 à 2005. Les prixE2,1 % en volume après + 2,2 % en
des produits pétroliers continuent de progres-
2005. La hausse des prix est quasiment la
ser nettement, mais à un rythme ralenti en
même depuis quatre ans : + 1,9 % en 2006 2006 : + 6,7 % après + 15,3 % en 2005. La
après + 1,8 % en moyenne annuelle de baisse des prix des services de télécommuni-
2003 à 2005. Depuis le début des années cations contribue également à modérer l'infla-
tion (– 5,2 % après + 0,2 % en 2005). En2000, les ménages ont, par leur comporte-
revanche, les aléas climatiques ont fortementment d'épargne, lissé les aléas intervenus
pesé sur la production de fruits et de légumes,
sur leurs gains de pouvoir d'achat et main-
entraînant une accélération de leur prix, qui se
tenu ainsi leurs achats sur un rythme de répercute sur l'ensemble des produits alimen-
progression stable et solide. taires (+ 1,8 % après + 0,3 %).
Le dynamisme de la consommation des
ménages est encore porté en 2006 par la
Mauvaise annéegrande vigueur des achats de biens et
pour les ventes d'automobilesservices des technologies de l'information
et de la communication. À l'inverse, le fort En 2006, les dépenses de transports sont stables
recul des achats d'automobiles neuves, en volume alors qu'elles progressaient de 1,3 %
essentiellement de marques françaises, en 2005. Les achats d'automobiles sont en net
repli (– 2,5 % contre + 3,0 % en 2005). Cettefreine la progression d'ensemble des
diminution provient des véhicules neufs dont ladépenses.
baisse atteint – 4,2 % (tableau 2). La chute des
immatriculations de voitures de marques françai-
ses (– 6,1 %) en explique l'essentiel. De fait, la
Avec une hausse de 2,1 % en 2006, la part des immatriculations de marques étrangères
dépense de consommation des ménages en poursuit sa progression, atteignant 45,7 % en
volume (définitions) croît à un rythme régulier 2006 après 44,0 % en 2005.
depuis 2001. Elle contribue pour une large part À l'inverse, les ventes de véhicules d'occasion
à la croissance du produit intérieur brut (PIB), transitant par les réseaux de concessionnaires
qui atteint 2,0 % en 2006. L'évolution soutenue augmentent, mais à un rythme plus faible qu'en
du revenu disponible brut (+ 4,3 % après 2005 (+ 1,5 % après + 2,3 %).
+ 3,5 % en 2005) est principalement alimentée
par l'accélération des revenus salariaux Dépense des ménages, pouvoir d'achat
(+ 3,8 %, après + 3,3 %). Celle-ci, conjuguée à du revenu disponible brut, taux d'épargne
une hausse modérée des prix de la dépense de évolution annuelle en % taux en %
7 17consommation (+ 1,9 %), se traduit par une
Taux d'épargne
6 16progression sensible du pouvoir d'achat
5 15(+ 2,3 %). Comme par le passé, l'évolution de
Dépense en volume
4 14la consommation est plus lisse que celle du
3 13pouvoir d'achat des revenus (graphique 1).
2 12L'accélération marquée des revenus s'accom-
1 11pagne ainsi d'un léger rebond du taux d'é-
Pouvoir d'achat
0 10du revenu disponible brutpargne des ménages, qui passe de 15,3 % en
– 1 92005 à 15,5 % en 2006, alors qu'il baissait 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006
depuis 2003 (tableau 1). Source : comptes nationaux, Insee.
INSEE
PREMIEREMême si les prix des carburants et lubri- de la Coupe du monde de football. PourTélécommunications
fiants ralentissent (+ 5,8 % après la première fois il s'est vendu, en 2006,et téléviseurs en tête
+ 13,1 % en 2005), la hausse des prix autant des deux types d'écrans. En
continue de peser sur la consommation, Le fort dynamisme des achats de biens et revanche, le marché des lecteurs/enre-
en baisse pour la cinquième année services des technologies de l'information gistreurs de DVD connaît pour la pre-
consécutive (– 1,4 % après – 2,7 % en et de la communication (TIC) se poursuit mière fois un repli, auquel n'échappent
2005). Cette baisse traduit une diminu- et demeure l'un des moteurs principaux de que les appareils portables. Les ventes
tion du parcours moyen des véhicules la consommation (graphique 2).La de baladeurs MP3 et d'appareils photo
particuliers en 2006 (– 1,9 %). La ten- hausse atteint 15,8 % en 2006 après numériques continuent de progresser
dance à la diésélisation du parc se main- + 13,1 % en 2005 et contribue pour un mais ralentissent fortement.
tient : les achats de gazole progressent tiers à la hausse de l'ensemble des La consommation de matériel de traite-
de 3,1 %, alors que le super sans plomb dépenses en volume, alors même que ce ment de l'information progresse de
se replie de 3,8 %. poste ne pèse que 4,3 % du total des 22,3 % en 2006. Les ordinateurs porta-
Depuis 2004, la consommation des achats des ménages en valeur. bles sont toujours prisés ; le taux d'équi-
ménages en transports aériens et rou- Les services de télécommunications pro- pement des ménages en micro-
tiers est très dynamique. Avec + 7,5 % gressent fortement, de + 10,1 % après ordinateurs continue de progresser,
en 2006, la consommation en transports + 5,7 % en 2005. Les efforts consentis atteignant 55 % à la fin 2006, soit
aériens reste sur un rythme particulière- par les opérateurs sur les prix, notam- 5 points de plus qu'un an auparavant.
ment élevé. La progression atteint ment pour les services mobiles, ont joué Par ailleurs, la diffusion rapide des GPS
+ 33 % sur les trois dernières années. Il favorablement sur la consommation. Les se poursuit en 2006.
faut remonter à 1980 pour observer un achats de matériel téléphonique restent L'ensemble de ces produits, téléphones
rythme plus rapide sur trois années en forte croissance (+ 20,9 %). compris, bénéficie de la baisse globale des
consécutives. En 2006, la forte progres- Les achats d'appareils de réception, de prix des « TIC », qui s'amplifie encore en
sion du volume est d'autant plus notable reproduction et d'enregistrement du son 2006 avec – 8,4 % contre – 6,1 % en 2005.
qu'elle se fait dans un contexte de et de l'image connaissent une crois-
retournement à la hausse des prix sance encore plus élevée que celle, déjà
Les loisirs, plus dynamiques(+ 2,7 % après – 0,5 % en 2005). Les très soutenue, de 2005 (+ 27,4 % après
liaisons internationales demeurent très + 21,1 %). Cette accélération provient à l'extérieur qu'à domicile
dynamiques, particulièrement les liai- des téléviseurs, avec l'amplification des
sons intra-européennes, celles vers le remplacements des écrans à tube par En 2006, avec le soutien des TIC, la
Moyen-Orient et l'Extrême-Orient. les écrans plats, à l'occasion notamment consommation de biens et services de
loisirs et de culture reste dynamique
(+ 5,2 % en volume). Cette évolution Consommation, prix, revenu et épargne
globale cache une faiblesse des achatsVariation par rapport à l'année précédente en %
des biens de loisirs à domicile, hors
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
appareils de réception, de reproduction
1
Dépense de consommation en volume 3,6 2,5 2,2 2,2 2,6 2,2 2,1
et d'enregistrement du son et de l'image.
Prix de la dépense de consommation 2,3 1,7 1,1 1,8 1,8 1,8 1,9
Les ventes de DVD, dont le dynamismePouvoir d'achat du revenu disponible brut 3,4 3,4 3,6 0,8 2,6 1,7 2,3
Taux d'épargne (en % du revenu disponible brut) 15,1 15,8 16,9 15,8 15,8 15,3 15,5 s'était déjà essoufflé en 2005, se retour-
Taux d'épargne financière (en % du revenu disponible brut) 6,7 6,9 8,0 6,6 6,2 5,5 5,4 nent cette fois à la baisse, pour la pre-
1. Prix de l'année précédente. mière fois depuis la création de ce
Source : comptes nationaux base 2000, Insee. support (134,9 millions d'unités vendues
en 2006 contre 139,8 millions en 2005).
Évolution de la consommation de biens durables Le repli marqué des films, souffrant des
Variation en volume par rapport à l'année précédente en %
Contribution des TIC à l'évolution
Poids dans la
de la dépense de consommation
valeur de la
2002 2003 2004 2005 2006 des ménages en volumeconsommation
4,0en 2006 (%)
Variation de la dépense3,5
Automobiles – 2,1 – 5,5 3,1 3,0 – 2,5 3,5 de consommation
3,0
Automobiles neuves – 4,7 – 7,8 3,5 3,4 – 4,2 2,4
1 2,5
Automobiles d'occasion 4,8 0,0 2,5 2,3 1,5 1,1
2,0
Téléviseurs 12,1 14,6 32,4 30,2 49,9 0,4
1,5
Réfrigérateurs, congélateurs 5,8 15,6 4,6 1,7 7,3 0,2
1,0 Contribution des TIC*Lave-linge 3,8 5,5 7,1 3,2 7,0 0,2
0,5Meubles 2,2 0,0 3,3 3,0 0,2 1,4
2 0,0Autres biens durables 10,0 14,3 15,4 13,9 12,2 2,6
–0,5Ensemble des biens durables 2,8 2,5 8,0 7,4 5,0 8,2
– 1,0
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 20061. Véhicules de démonstration, véhicules appartenant aux loueurs, véhicules des ménages lorsque la vente est réalisée par
intermédiaire (dans ce cas sont comptées uniquement les marges réalisées par l'intermédiaire). * Technologies de l'information et de la communication (TIC),
2. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave-vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc. voir définition tableau 3.
Source : comptes nationaux base 2000, Insee. Source : comptes nationaux, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREtéléchargements illicites et d'une offre (– 2,7 %) avec un repli surtout sensible rythme élevé : + 5,0 % en 2006. Enfin, la
proche de la saturation, n'est pas com- pour les journaux. consommation en hôtels, cafés et res-
pensé par la bonne orientation des Pour les loisirs d'intérieur, seule l'évolu- taurants accélère légèrement : + 1,5 %
séries TV et des documentaires. Les tion des jeux et jouets est favorable avec après + 0,6 %. Cette évolution est à
achats de CD audio enregistrés baissent + 6,8 %. Cette forte croissance dure mettre en relation avec celle du solde
pour la quatrième année consécutive depuis 1999, portée par les offres suc- touristique, notamment la progression
(en volume, le repli est de 10,4 % en cessives de nouvelles consoles et de de 2,6 % en volume des achats des tou-
2006). Le téléchargement légal de titres jeux dédiés. ristes étrangers en France. En
croît fortement mais ne compense pas la Parmi les loisirs hors du domicile, 2006 est revanche, les achats des Français à l'é-
baisse des CD. un bon cru pour le cinéma, avec 188 mil- tranger se replient de 0,7 %. Au total,
Pour la deuxième année d'affilée, les lions d'entrées après 175 millions en 2005. l'excédent touristique s'améliore nette-
ventes de livres sont en repli de – 1,1 %. La progression générale est à mettre à ment en valeur.
La période de Noël, habituellement pro- l'actif des films français, qui ont fait jeu
pice aux achats, a été particulièrement égal avec les films américains (de l'ordre
Des progressionsdécevante. La situation est pire pour les de 85 millions d'entrées chacun).
journaux et périodiques, qui connaissent Les équipements de sport, de camping de loyers toujours soutenues
la baisse la plus marquée depuis 10 ans et de plein air progressent toujours à un
En 2006, les dépenses que les ménages
consacrent au logement (définitions), à Évolution de la consommation des ménages par fonction
son chauffage et son éclairage
Variation par rapport à l'année précédente en %
dépassent le quart de leur budget dePoids dans la valeur Valeurs
de la dépense de Volume Prix 2006 consommation, soit 25,2 % et 0,6 point
consommation (%) (milliards
de plus qu'en 2005 (tableau 3). Lad'euros)1996 2006 2004 2005 2006 2004 2005 2006
hausse de + 2,5 % en volume est procheAlimentation et boissons non alcoolisées 14,7 13,7 1,5 1,2 0,9 0,3 0,3 1,8 136,2
Produits alimentaires 13,7 12,6 1,6 1,0 0,8 0,3 0,4 1,8 125,5 du rythme de progression moyen
dont : Pain et céréales 2,1 1,9 1,0 1,1 1,4 2,2 0,2 0,7 18,5
observé sur la décennie précédente.Viandes 4,1 3,6 – 0,4 – 0,1 0,0 2,2 1,3 2,0 36,0
Poissons et crustacés 1,1 1,1 1,5 1,0 1,1 0,5 1,3 3,3 10,7 Comme en 2005, ce sont les loyers qui
Lait, fromages et œufs 2,1 1,9 1,4 1,8 1,9 0,2 – 1,4 – 0,1 18,7
contribuent au premier chef à cette aug-Fruits et légumes 2,4 2,3 5,8 1,1 0,1 -5,0 1,1 3,8 23,2
Boissons non alcoolisées 1,1 1,1 0,7 3,2 2,9 0,5 – 1,1 2,0 10,7 mentation (+ 3,2 % hors aides au loge-
Boissons alcoolisées et tabac 3,4 3,0 -9,5 – 0,7 1,6 12,4 0,1 0,4 30,3
ment). Le prix des loyers augmente à undont : Boissons alcoolisées 1,7 1,5 0,0 – 0,9 1,6 1,5 – 0,3 0,5 14,4
Tabac 1,7 1,6 – 18,2 – 0,6 1,5 24,5 0,5 0,4 15,8 rythme toujours soutenu : + 3,6 % après
Articles d'habillement et chaussures 5,7 4,7 1,4 0,4 0,7 0,1 0,3 0,2 46,9 + 3,9 % en 2005 ; il explique en grande
Articles d'habillement 4,7 3,9 1,8 0,4 0,6 0,0 0,2 0,2 38,6
Chaussures 1,1 0,8 – 0,4 0,3 1,4 0,9 0,9 0,0 8,3 partie la hausse élevée des dépenses en
Logement, chauffage, éclairage 23,5 25,2 2,7 2,2 2,5 2,6 4,2 3,9 250,2 valeur depuis 2002 (+ 6,8 % en
dont : Location de logement 16,7 18,6 2,7 2,9 3,2 2,7 3,9 3,6 184,9
moyenne annuelle de 2002 à 2006). EnChauffage, éclairage 4,1 3,8 3,6 0,0 – 1,1 1,7 6,5 5,7 37,3
Équipement du logement 6,2 5,9 3,6 2,3 1,6 0,9 0,6 1,0 58,9 2006, l'abandon de l'indice du coût de la
dont : Meubles, tapis 1,7 1,5 3,2 3,0 0,2 1,4 1,0 2,0 14,9
construction au profit de l'indice de réfé-Appareils ménagers 0,9 0,9 6,5 2,9 5,3 – 2,5 – 1,0 – 2,8 8,7
Santé 3,3 3,4 5,8 4,6 3,9 0,5 0,5 0,3 33,9 rence des loyers pour l'indexation des
dont : Médicaments 1,5 1,5 4,8 3,8 3,8 – 0,2 – 0,3 – 2,3 14,8 loyers a eu un effet modérateur. La
Médecine non hospitalière 1,4 1,4 5,1 4,3 2,0 0,7 1,1 2,5 14,3
partie des loyers versés par les locatai-Transport 15,1 14,7 2,0 1,3 0,0 3,5 4,3 2,9 146,2
dont : Achats de véhicules 4,7 3,8 3,4 3,1 – 1,9 1,5 0,6 0,6 37,7 res couverte par les aides au logement,
Carburants, lubrifiants 3,5 3,5 – 1,8 – 2,7 – 1,4 8,0 13,1 5,8 35,0
qui ne sont pas comptabilisées dans laServices de transports 1,7 2,1 6,7 5,5 5,1 0,6 0,8 1,2 20,6
Communications(t) 1,9 2,8 5,6 6,6 10,2 – 1,2 – 1,0 – 5,6 28,0 dépense des ménages, continue de
dont : Services de télécommunications 1,5 2,4 5,5 5,7 10,1 0,2 0,2 – 5,2 24,3
diminuer : 22,4 % en 2006 contre 25,4 %Loisirs et culture 8,6 9,3 6,6 4,8 5,2 – 1,4 – 2,0 – 1,5 92,6
(t)dont : App. électroniques et informatiques 1,9 2,1 18,4 16,2 16,1 – 9,5 – 12,1 – 10,3 21,3 4 ans plus tôt.
Services culturels et récréatifs 2,9 3,5 4,0 1,3 2,1 2,2 2,3 2,1 34,5
La baisse de la consommation de chauf-
Presse, livres et papeterie 1,6 1,3 – 0,1 – 1,1 – 1,8 1,7 1,5 1,0 12,6
fage et d'éclairage atteint 1,1 % en volumeÉducation 0,6 0,7 2,5 3,6 4,0 5,6 4,8 5,6 7,4
Hôtels, cafés et restaurants 5,7 6,2 0,6 0,6 1,5 2,7 2,4 2,3 62,0 en 2006. La d'électricité
Autres biens et services 12,1 11,2 2,0 2,2 2,3 1,8 0,8 2,8 110,9
progresse de 1,5 % et son prix augmentedont : Soins personnels 2,3 2,3 1,5 0,6 1,1 2,0 0,8 1,7 23,3
Action sociale 1,6 1,7 5,3 0,9 2,4 5,3 4,7 4,5 17,1 peu : + 0,6 % ; l'accroissement du nombre
Assurances 3,2 3,5 -0,9 3,4 3,3 3,1 1,8 2,4 34,3
d'appareils électroniques et électroména-SIFIM¹ 2,2 1,0 6,7 3,8 2,8 – 5,3 – 8,7 4,5 10,3
Correction territoriale – 1,0 – 1,0 – 17,2 – 10,8 11,7 1,8 1,8 1,9 – 10,1 gers dans chaque foyer induit une pro-
Dépense de consommation des ménages 100,0 100,0 2,6 2,2 2,1 1,8 1,8 1,9 993,2
gression tendancielle de la part de laDépense de consommation des ISBLSM² - - – 1,5 – 1,1 – 1,1 3,8 3,2 3,6 23,3
Dépense de consommation des APU³ - - 2,3 1,4 1,4 1,5 2,8 2,3 276,0 consommation d'électricité spécifique liée
dont : Santé - - 2,9 2,6 2,3 1,8 1,8 1,0 122,1
à ces appareils. La forte hausse des prixÉducation - - 0,3 – 0,3 – 0,4 – 0,5 3,9 3,6 83,6
Consommation effective des ménages - - 2,5 2,0 1,9 1,8 2,0 2,0 1 292,5 du fioul domestique (+ 10,4 %) et du gaz
naturel (+ 12,7 %) va de pair avec une1. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.
2. Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages. baisse du volume consommé (– 6,7 % et
3. Dépenses de consommation des administrations publiques en biens et services individualisables.
– 3,0 %). Les températures très clémen-
(t) Principaux postes concernés par les TIC.
tes des derniers mois de 2006 ontSource : comptes nationaux base 2000, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREégalement contribué à limiter les dépen- SourceFaible croissance
ses de chauffage. de l'alimentation
En 2006, les achats d'équipements du
Comptes de la Nation 2006, base 2000.et de l'habillement
logement progressent peu (+ 1,6 % en Dans l'ensemble du texte, les évolutions
volume après + 2,3 % en 2005). La fai- présentées sont en volume, aux prix deLa consommation en produits alimen-
l'année précédente, sauf mention contraire.blesse des achats de meubles contribue taires, hors boissons alcoolisées et
significativement au ralentissement tabac, augmente modérément en
(+ 0,6 % après + 3,5 % en 2005). Définitionsvolume : + 0,9 % en 2006 après
+ 1,2 % en 2005. Le ralentissement
provient principalement des fruits, Consommation effective des ménages :
La part des dépenses de santé somme de la dépense de consommationdont les achats baissent de 0,9 %
des ménages et des consommations indivi-restant à la charge des ménages après + 1,6 % en 2005. L'hiver
dualisables incluses dans la dépense de
2005-2006 plutôt froid et les tempéra-progresse
consommation finale des Administrations
tures au-dessus des normales au publiques (APU) et des Institutions sans
Les dépenses de consommation des second semestre ont pesé sur la pro- but lucratif au service des ménages
(ISBLSM).ménages en biens et services de santé duction, favorisant une hausse des
La dépense de consommation des mé-conservent un rythme soutenu (+ 3,9 % prix (+ 2,3 %) qui contribue à la fai-
nages se limite aux dépenses que les ména-
en volume en 2006), mais en ralentisse- blesse des volumes consommés. Les
ges supportent directement. Elle comprend
ment (+ 4,6 % en 2005). Les dépenses fortes chaleurs de l'été 2006 ont, à l'in- la part des dépenses de santé, d'éducation,
de consommation des administrations verse, favorisé la consommation de de logement, restant à leur charge, après
remboursements éventuels. On y inclut aussipubliques (correspondant à la partie des boissons fraîches non alcoolisées
les loyers imputés, que les ménages proprié-soins remboursés) sont plus modérées (+ 4,2 % sur l'année).
taires de leur résidence principale se versent
(+ 2,3 % en 2006 après + 2,6 % en La consommation de viandes est stable
implicitement à eux-mêmes.
2005). Certaines mesures entrées en en 2006. La hausse des préparations à Les dépenses en logement incluent les
vigueur en 2005, telles que l'instauration base de viandes (+ 2,8 %) compense la loyers versés par les locataires (aides au
logement déduites) mais également lesde la participation forfaitaire d'un euro baisse des viandes de boucherie
loyers imputés.par acte et le moindre remboursement (– 1,5 %) et de volailles (– 3,0 %). La
Les consommations individualisables
de certains médicaments, ont sans crise de la grippe aviaire, qui a pesé sur
incluses dans la dépense de consommation
doute continué de jouer sur la progres- la consommation en début d'année, n'a finale des APU et ISBLSM sont celles dont les
sion des dépenses de santé restant à la qu'un effet limité sur l'ensemble de bénéficiaires peuvent être précisément défi-
nis. C'est le cas en particulier des dépensescharge des ménages. En outre, une nou- l'année.
pour l'éducation, la santé et l'action sociale.velle vague de déremboursements est Les achats de tabac augmentent de
entrée en vigueur en 2006. Le prix des 1,5 % en volume en 2006, leur prix res-
Bibliographiedépenses de santé augmente faible- tant stable, alors que la consommation
ment (+ 0,3 %), sous des influences avait baissé pendant quatre années
contradictoires : la revalorisation de la consécutives sous l'effet de fortes haus- « LescomptesdelaNationen2006-Accé-
consultation médicale d'un euro au ses de taxes. La hausse des achats en lération de l'activité », Insee Première
er n° 1134, mai 2007.1 août 2006 joue à la hausse, tandis France s'expliquerait en partie par un
« L'économie française - Comptes etque le prix de certains médicaments repli des achats à l'étranger, qui avaient
dossiers », édition 2007, Collection Insee-
baisse. La part non remboursée des augmenté significativement sur la
Références, juillet 2007.
biens et services de santé, correspon- période 2003-2005. « Consommation de tabac : la baisse s'est
dant aux dépenses de consommation Les dépenses d'habillement et de accentuée depuis 2003 », Insee Première
n° 1110, décembre 2006.des ménages, progresse depuis mainte- chaussures augmentent de 0,7 % en
Dossier base 2000 sur www.insee.fr,nant trois ans : alors qu'elle avait baissé 2006 après + 0,4 % en 2005. Cette
rubrique Comptes nationaux annuels.
de façon ininterrompue de 22,8 % en hausse correspond à l'évolution
« La consommation des ménages en
1996 à 21,2 % en 2003, elle est moyenne de long terme mesurée sur la 2006 », Insee Résultats, à paraître en juillet
remontée à 21,8 % en 2006. période 1974-2005. 2007 sur www.insee.fr
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