Vingt ans de dépenses de logement

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Le logement est devenu le premier poste du budget des ménages, loin devant l'alimentation. Au début des années quatre-vingt, ces dépenses représentaient respectivement 14 % et 15 % de leur budget ; en 2004, le logement en représente 21 % et l'alimentation 12 %. Cette hausse vient de l'augmentation des prix mais aussi de l'amélioration de la qualité des logements. Les dépenses de logement ont augmenté de 5,2 % par an en moyenne sur vingt ans. Cette forte croissance est due largement aux loyers, alors que les dépenses d'énergie et, dans une moindre mesure, les charges l'ont modérée. En 2004, les loyers absorbent les trois quarts des dépenses courantes de logement. L'énergie ne compte plus que pour 16 %, soit deux fois moins que vingt ans plus tôt. Le poids des charges est resté stable autour de 10 %. L'État et les collectivités locales financent une part croissante des dépenses courantes. Les aides personnelles versées aux locataires sont passées de 11 % des dépenses en moyenne en 1984 à 16 % en 2004 et sont centrées sur les ménages les plus modestes. Depuis 2003, la hausse des dépenses de logement est vive, portée par les loyers. Les hausses des prix de l'énergie, qui avaient eu globalement un rôle modérateur ces vingt dernières années, l'ont encore renforcée en 2005.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Logement 6
Vingt ans de dépenses de logement
Claire Plateau*
Le logement est devenu le premier poste du budget des ménages, loin devant
l’alimentation. Au début des années quatre-vingt, ces deux dépenses
représentaient respectivement 14 % et 15 % de leur budget ; en 2004, le logement
en représente 21 % et l’alimentation 12 %. Cette hausse vient de l’augmentation
des prix mais aussi de l’amélioration de la qualité des logements.
Les dépenses de logement ont augmenté de 5,2 % par an en moyenne sur
vingt ans. Cette forte croissance est due largement aux loyers, alors que les
dépenses d’énergie et, dans une moindre mesure, les charges l’ont modérée.
En 2004, les loyers absorbent les trois quarts des dépenses courantes de
logement. L’énergie ne compte plus que pour 16 %, soit deux fois moins que
vingt ans plus tôt. Le poids des charges est resté stable autour de 10 %.
L’État et les collectivités locales financent une part croissante des
dépenses courantes. Les aides personnelles versées aux locataires sont
passées de 11 % des dépenses en moyenne en 1984 à 16 % en 2004 et sont
centrées sur les ménages les plus modestes.
Depuis 2003, la hausse des dépenses de logement est vive, portée par les
loyers. Les hausses des prix de l’énergie, qui avaient eu globalement un
rôle modérateur ces vingt dernières années, l’ont encore renforcée en 2005.
u cours des vingt derniè- an en moyenne pour le revenu prix et les dépenses d’énergie
res années, les dépenses (figure 1). La charge du logement avaient fléchi. Une deuxième pé-A courantes de logement dans le budget s’est alourdie riode s’ouvre ensuite : la situa-
ont progressé plus vite que le re- continûment jusqu’en 1996, à tion économique s’améliore et le
venu : 5,2 % contre 3,9 % par l’exception de l’année 1986 où les pouvoir d’achat progresse. Le
* Claire Plateau est chef du bureau des synthèses sur le logement et l’immobilier au SESP, ministère des Transports, de l’Équipement, du
Tourisme et de la Mer.
Données sociales - La société française 475 édition 2006
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lundi 13 mars 2006 16:56:38Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØrique
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6 Logement
poids des dépenses de logements ces dépenses courantes (2,7 % enL’amélioration
se stabilise dans un premier moyenne par an) (encadré 1).de la qualité
temps, puis baisse entre 1999 et Elle tient également à la hausse
des logements contribue
2002 grâce à l’évolution mesurée de ces dépenses en volume
à la hausse des dépensesdes dépenses. Depuis 2003, il (2,4 % en moyenne par an) liée à
augmente à nouveau, porté par la croissanceduparcdeloge-
la fortehausse desloyers(5,4 % L’accroissement global des dé- ments en quantité (1,1 % en
en moyenne annuelle) et la mo- penses de logement au cours des moyenne par an) et en qualité
dération des revenus (2,4 % en vingt dernières années résulte (1,3 % en moyenne annuelle) (fi-
moyenne annuelle). d’abord de la hausse du prix de gure 2). Le parc de logements a
augmenté de six millions d’unités
entre 1984 et 2004. La surfaceFigure 1 - Les dépenses de logement ont progressé en vingt ans
moyenne des logements estdans le budget des ménages
passée de 82 m² en 1984 à 90 m²en % en %
en 2002 ; le nombre de person-
12 22 nes par logement a diminué (2,6
en moyenne en 1984 et 2,3 enPart des dépenses courantes de logement nettes
10 21 2004). Les situations de surpeu-des aides personnelles dans le RDB*
plement sont devenues plus ra-
8 20 res:ellesnetouchentplusque
7 % des ménages en 2002 contre
6 19 20 % en 1984. Par ailleurs, le
confort a progressé : 93 % des
4 18 logements en 2004 disposent à la
fois d’eau chaude, de sanitaires
2 17
et de chauffage central, contre
seulement 80 % en 1984.
0 16
85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04
Évolution annuelle du revenu disponible
Les loyers pèsentÉvolution annuelle des dépenses courantes de logement nette des aides
davantage
*RDB = Revenu disponible brut. sur l’évolution
Lecture : en 2004, les dépenses courantes de logement nette des aides représentent 20,9 % du revenu
des dépenses courantesdes ménages. Le revenu disponible brut augmente de 5,2 % et les dépenses courantes nettes des aides
de 3,2 %.
Source : MTETM, Compte du logement provisoire 2004.
Les dépenses courantes de loge-
ment, qui comprennent le loyer,
l’énergie et les charges, augmen-Encadré 1
tent de 5,2 % en moyenne an-Les dépenses courantes de logement des ménages
nuelle sur vingt ans. Elles ont étédans les comptes du logement
tirées par la hausse des loyers
Les dépenses courantes de loge- tion, les avantages en nature et (6,2 % en moyenne par an). L’é-
ment des ménages comprennent surtout lesloyersimputés.Le volution a été beaucoup plus mo-
non seulement les loyers, mais éga- loyer imputé correspond au loyer
dérée (2,6 %) pour les dépenseslement les dépenses de chauffage que devrait payer un propriétaire
d’énergie (chauffage, éclairage,et d’éclairage, l’assurance contre s’il désirait louer un logement
les dégâts divers, les impôts et les comparable au sien. cuisson, eau chaude et froide).
taxes (taxe de balayage…) et les dé- Les charges progressent de 4,5 %
penses d’entretien courant du loge- En revanche, les dépenses courantes
(figure 2).
ment àlachargedulocataire n’intègrent pas l’achat du loge-
(charges, petits travaux). ment, les gros travaux d’amélio-
ration du logement et les intérêts De ce fait, le loyer absorbe les
Cette notion correspond à la me- liés à ceux-ci, ni les petits travaux trois quarts des dépenses consa-
sure du service du logement. Elle d’entretien à la charge du bailleur. crées au logement en 2004,
ne doit pas être confondue avec Ces dépenses sont retracées dans
contre 60 % en 1984. À l’inverse,celle de dépense effective car elle les comptes des producteurs et
le poids de l’énergie diminue ré-prend en compte l’autoconsomma- dans l’investissement.
gulièrement dans la dépense
Données sociales - La société française 476 édition 2006
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lundi 13 mars 2006 16:56:39Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØrique
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Logement 6
totale. Les fluctuations climati- dice du coût de la constructionLa hausse des prix
ques atténuent ou amplifient cer- (2,3 %). Les prix des loyers n’ontdes loyers a été très
taines années ce phénomène ; qu’exceptionnellement évolué
supérieure à l’inflation
elles n’en modifient cependant moins vite que les prix à la
pas la tendance. Ce poste repré- consommation : entre avril 1996 et
sentait 27 % des dépenses cou- Au cours des vingt dernières an- janvier 1997 et entre janvier 2000
rantes il y a vingt ans ; il n’en nées, les hausses des prix des et janvier 2002, période de gel
représente plus que 16 % en loyers ont été fortes (3,4 % en des loyers dans le secteur HLM.
2004. Les charges pèsent, de fa- moyenne annuelle), nettement
çon stable, environ 10 % de la supérieures à l’inflation (2,3 % Le secteur libre joue un rôle es-
dépense globale. en moyenne annuelle) et à l’in- sentiel dans l’évolution des
loyers. Il représente en effet près
des deux tiers de la masse des
loyers. Les HLM en constituentFigure 2 - Les dépenses de logement entre 1984 et 2004
le tiers et le poids des logements
soumis à la loi de 1948 est deve-Poids relatifs
Taux de croissance annuel moyen nu négligeable.des différents postes
en %
en %
Jusqu’en 1992, la hausse des prix
des loyers reste forte (5,4 % enValeur Prix Volume 1984 2004
moyenne annuelle), très supé-
rieure à celle des prix à laDépenses courantes 5,2 2,7 2,4 100 100
consommation (2,9 %) qui avait
Loyers 6,2 3,4 2,7 62 74 fortement ralenti après le choc
pétrolier de 1985. Puis, de 1993 àÉnergie 2,6 0,8 1,8 27 17
1998, les prix des loyers ralentis-
Charges 4,5 2,9 1,6 11 9 sent nettement, résultat de la sta-
gnation entre le premier
Aides au logement 5,5
trimestre 1993 et le premier tri-
Note : l’augmentation de 2,4 % par an en moyenne du volume des dépenses courantes résulte d’une mestre 1996 de l’indice du coût
augmentation moyenne annuelle de 1,1 % du parc de logements et de 1,3 % de sa qualité. de la construction (ICC). De sur-
Source : MTETM, Compte du logement. croît, les bailleurs sont alors inci-
tés à la modération par le
contexte de ralentissement éco-
Figure 3 - La hausse des prix des loyers est supérieure à l’inflation nomique qui laisse envisager une
moindre solvabilité des locatai-Évolution en glissement annuel des indices des prix
res. La fixation des prix lors de
en % nouvelles locations est restée
8 prudente : 37 % des bailleurs re-
noncent à toute augmentation en
7 1996 (soit 10 % de plus qu’un an
Indice général des loyers plus tôt).6
5 Les prix des loyers augmentent à
nouveau fortement en 1999, puis
4
à partir de 2001 (3,2 % en
3 moyenne sur 2001-2005), entraî-
nés dans le sillage de l’indice du
2 coût de la construction ; des
ICC de référence
haussesplusnombreusesaumo-1
Inflation ment d’un changement de loca-
0 taire traduisent des tensions sur
janv. 85 janv. 87 janv. 89 janv. 91 janv. 93 janv. 95 janv. 97 janv. 99 janv. 01 janv. 03 janv. 05 le marché locatif. Ainsi, en oc-
tobre 2005, la hausse des prix
Source : Insee. des loyers, en glissement annuel,
Données sociales - La société française 477 édition 2006
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6 Logement
est deux fois plus forte que l’in- loyers maximums fixés par les 2004, que la surface moyenne
flation (3,6 % contre 1,8 %) (fi- conventions autorise des hausses des logements augmente de 10 %
gure 3). qui redonnent des marges de et que l’équipement en chauffage
manœuvre aux sociétés HLM central se généralise, la consom-
erDepuis le 1 janvier 2006, l’in- pour financer leurs activités nou- mation d’énergie n’augmente que
dice du coût de la construction velles. de 17 % en kilowatt-heures. La
est remplacé comme référence baisse des consommations d’é-
pour la revalorisation des loyers nergie par logement a été faci-
en cours de bail, par l’indice de litée par des hivers peu rigoureuxÉconomie et baisse
référence des loyers (IRL). Les sur l’ensemble de la période, àdes prix ont modéré
évolutions de cet indice compo- deux exceptions près, en 1985 et
les dépenses d’énergie
site sont plus conformes à la 1987.
fois à l’évolution du pouvoir d’a-
chat des locataires prenant en Les dépenses d’énergie dans les Les prix de l’énergie ont augmen-
compte l’inflation, et à celle des logements comprennent, dans les té moins vite que l’inflation
charges des propriétaires bail- comptes, les postes de chauffage, (0,5 point environ par an). Le
leurs prenant en compte les tra- éclairage, eau chaude, cuisson, prix de l’électricité a crû conti-
vaux d’entretien et les coûts de électricité utilisée pour le fonc- nûment jusqu’en 1996 (12 % en
construction. Ce nouvel indice tionnement des appareils mé- monnaie courante) puis a baissé
devrait favoriser à l’avenir des nagers et eau. Elles représentent ensuite. Les évolutions des prix
évolutionsplusrégulièresduprix 3,6 % du budget des ménages du gaz et du fioul ont été au
des loyers (encadré 2). en 2004 contre 4,6 % en 1984. contraire assez heurtées, avec
Cette évolution s’explique par la une baisse forte à la suite du
quasi-stabilité en euros courants contre-choc pétrolier de 1986
du prix de l’énergie sur la période (– 30 %pourlefioul et –25%Même évolution
et par des efforts importants d’é- pour le gaz en 1988), puis unedes loyers dans les parcs
conomies d’énergie depuis les remontée en fin de période de
social et privé
chocs pétroliers de 1973 et 1979. même ampleur, qui les ramène
au niveau de 1985 en monnaie
En moyenne sur vingt ans, les Alors que le parc de logements courante. Les évolutions du prix
prix des loyers dans le secteur augmente de 25 % entre 1984 et du gaz ont suivi, avec un an de
social et dans le secteur privé
évoluent au même rythme (fi-
Figure 4 - Hausse des loyers du secteur social proche de celle du privégure 4).
Évolution en glissement annuel des indices du prix des loyers du secteur libre et
Dans le parc social, les évolutions du secteur social
sont plus modérées que dans le
en %parc privé entre 1985 et 1992,
7mais la décélération des prix y est
moins forte entre 1992 et 1998
6(3,8 % en moyenne annuelle
contre 4,6 % dans le secteur
5libre).
4En 2000 et 2001, les hausses sont Secteur HLM
modérées par les consignes de gel
3
des loyers de l’Union sociale pour
l’habitat, – union fédératrice des
2
organismes HLM –, à ses adhé-
Secteur libre
rents. Elles sont alors la contre-
1
partie de mesures financières
dans le secteur social et de la 0
1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003suppression de la « contribution
représentative du droit de bail ».
Source : Insee, enquête loyers et charges.À partir de 2002, la révision des
Données sociales - La société française 478 édition 2006
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Logement 6
Encadré 2
La réglementation concernant les loyers
Dans le secteur libre, hors loi – les révisions de loyer en cours de des bailleurs. Elles sont établies sur
bail ne peuvent excéder la varia- la base des programmes d’entre-de 1948
tion de l’ICC. tien et d’investissement, mais
Au cours des vingt dernières an- prennent aussi en considération la
La loi du 21 juillet 1994, entrée en vi-nées, la réglementation des loyers solvabilité des locataires, et sont
er
du secteur libre a connu plusieurs gueur au 1 janvier 1995, limite, en donc modulées en conséquence.
cas de renouvellement de bail, l’ajus-modifications. Tous les barèmes appliqués par les
tement d’un loyer manifestement organismes de HLM sont contrôlés
La loi du 23 décembre 1986 pré- sous-évalué à la moitié de l’écart par le préfet.
voyait que les loyers pouvaient être entre ce loyer et ceux du voisinage.
fixés librement en début de loca- Dans les autres cas de renouvelle- Le mode de fixation des loyers dans
tion et au moment du renouvelle- ment de bail, et pour toutes les révi- le secteur HLM dépend du mode de
ment du bail ; pour les baux en sions en cours de bail, elle indique financement de l’immeuble. En
cours, les loyers pouvaient être que la variation de loyer ne peut dé- simplifiant, deux catégories de lo-
réévalués au niveau des loyers du passer la moyenne des quatre der- gements sont distinguées.
voisinage. niers trimestres de l’ICC connus à la
date anniversaire du contrat. Les logements conventionnés (envi-
La loi du 6 juillet 1989 atténue les ron 92 % du parc) ont fait l’objet
effets d’une remise à niveau trop La loi du 26 juillet 2005 institue un d’un contrat passé entre l’État et
rapide aux prix du marché. nouvel indice de référence des loyers l’organisme HLM en contrepartie
d’un financement aidé par la puis-
er
Elle prévoit, entre autres, que : Depuis le 1 janvier 2006, la reva- sance publique. Leur loyer est fixé
lorisation en cours de bail des par l’organisme HLM dans la li-
– les loyers sont fixés librement loyers ne peut excéder la variation mite d’un loyer plafond calculé d’a-
entrelepropriétaireet lelocataire d’un indice de référence des loyers près la surface corrigée ou la
pour les logements neufs ou les (IRL), publié par l’Insee, dont les surface utile selon les cas et le prix
2logements vacants après travaux modalitésdecalculet depublica- au m imposé par l’État et variant
de mises aux normes ou d’amélio- tion sont fixées par le décret selon les zones géographiques. De-
ration (depuis moins de six mois n° 2005-1615 du 22 décembre 2005 puis 1995, le loyer maximal est ac-
eret d’un montant au moins égal à en Conseil d’État. Ce nouvel indice tualiséchaqueannéeau1 juillet
une année de loyer antérieur) ; trimestriel est égal à la somme en fonction des variations de la
pondérée d’indices représentatifs moyenne sur quatre trimestres de
– les loyers peuvent être fixés par de l’évolution des prix à la consom- l’ICC.
référence aux loyers du voisi- mation hors loyers et hors tabac
nage dans le cas de logements (60 %), du coût des travaux d’entre- Les logements non conventionnés
vacants ou faisant l’objet d’une tien et amélioration du logement pour lesquels les loyers sont calcu-
première location. Il s’agit toutes taxes comprises à la charge lés en appliquant un prix de base à
principalement des logements des bailleurs (20 %) et de l’indice du la surface corrigée. Ce prix est fixé
reloués à un nouveau locataire coût de la construction (20 %). par le conseil d’administration de
sans qu’il y ait été fait des tra- Pour assurer une plus grande l’organisme par catégorie de loge-
vaux depuis moins de six mois inertie aux évolutions de ce nouvel ment à l’intérieur d’une fourchette
d’un montant au moins égal à indice, chacune de ses composantes qui est révisée le premier juillet de
une année de loyer antérieur ; intervient par sa moyenne sur les chaque année en fonction des va-
ces dispositions ont été appli- douze derniers mois ou les quatre riations de la moyenne sur quatre
cables jusqu’en 1994 puis re- derniers trimestres. Le nouveau trimestres de l’ICC.
conduites jusqu’au 31 juillet texte est immédiatement applicable
1997 ; Dans la limite du plafond, le loyeraux contrats en cours. Les évolu-
pratiqué peut être modifié letions devraient alors être moins
er er– lors du renouvellement de bail, heurtées et plus conformes aux 1 janvier et le 1 juillet de chaque
le loyer ne peut être réévalué année. Depuis la fin du gel desprogressions du pouvoir d’achat
que s’il est manifestement des locataires et aux charges sup- loyers, une circulaire ministérielle
sous-évalué. Le nouveau loyer annuelle préconisait la progressionportées par les bailleurs.
est fixé par référence aux loyers deshaussesdeloyersHLM (hors
du voisinage et la hausse est ré- Dans le secteur HLM travaux, logements neufs, change-
partie sur la durée du contrat (3 ments de locataires). La recom-
ou 6 ans). Sinon l’ajustement Les hausses de loyer dans le secteur mandation était de 2,5 % en
du loyer ne peut excéder l’aug- HLM ont pour objectif d’assurer l’é- 2002-2003, de 1,9 % en 2005 et de
mentation de l’ICC ; quilibre des budgets prévisionnels 1,8 % en 2006.
Données sociales - La société française 479 édition 2006
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lundi 13 mars 2006 16:56:41Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØrique
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6 Logement
décalage environ, celles du fioul choix en équipement d’appareils majorité des appartements an-
mais de façon moins heurtée de chauffage ont beaucoup évo- ciens chauffés au fioul en 1984
(figure 5). lué (figure 7) : la place relative du ayant délaissé ce mode de chauf-
fioul a été divisée par deux, la fage. Pendant le même temps, un
Moins de dépenses
Figure 5 - La hausse du prix de l’énergie a été très modéréede chauffage
Indice des prix des différentes énergies consommées par les ménagesmais davantage
de dépenses d’eau
base 100 en 1984
160
Le poids des dépenses de chauf-
Prix à la consommation
fage a fortement diminué, pas-
sant de 60 % des dépenses 140
d’énergie en 1984, à un peu
moins de la moitié aujourd’hui.
120
En revanche, les dépenses affec- Électricité
tées à l’eau ont nettement pro-
gressé, tirées à la fois par les 100
Ensemble énergieprix et les quantités consom-
mées, pour atteindre 20 % des Gaz naturel
80dépenses totales du poste
Fioulénergie en 2004 (figure 6). Alors
que les prix des énergies de 60
1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004chauffage étaient globalement
stables ces vingt dernières an-
nées, ceux de l’eau croissaient Source : Insee, comptes nationaux.
deux fois plus vite en moyenne
que les prix à la consommation
Figure 6 - Le poids de l’eau* a doublé en vingt ans dans le poste(5,6 % par an contre 2,3 % pour
« énergie-eau » des dépenses courantesles prix à la consommation).
Cette hausse des prix de l’eau a
en %été tirée en partie par celle de
100« l’épuration des eaux usées, éli-
8
15 Eaumination et traitement des au- 18
11
tres déchets » (+ 6,8 % en
117 9 Production d'eau chaudemoyenne annuelle sur vingt
8 7 Cuissonans). Ce poste représente en
17
2004 la moitié des dépenses
21 21 spécifiqueÉlectricitéd’eau.
Les consommations de chauffage
2par logement et par m ont forte- 58
46 45 Chauffagement baissé grâce au renouvelle-
ment des appareils de chauffage,
aux travaux d’isolation dans les
logements anciens et à la meil- 0
1984 1994 2004leure performance thermique des
appareils de chauffage des loge-
* L’eau comprend les postes « captage, traitement et distribution d’eau » et « épuration des eaux usées,ments neufs.
élimination et traitement des autres déchets ».
Champ : ensemble des résidences principales en métropole.
La structure des dépenses d’é- Lecture : en 2004, 45 % des dépenses d’énergie sont des dépenses de chauffage, 21 % des dépenses
nergie stricto sensu (c’est-à-dire d’électricité spécifique, 7 % des pour la cuisson, 9 % d’énergie pour la production d’eau
chaude et 18 % des dépenses d’eau.non compris l’eau) s’est profon-
Source : MTETM, Compte provisoire du logement 2004.dément modifiée aussi car les
Données sociales - La société française 480 édition 2006
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lundi 13 mars 2006 16:56:42Profil couleur : Profil d’imprimante CMJN gØnØrique
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Logement 6
logement neuf sur deux est tements sur trois équipés deLe parc social
chauffé au gaz, si bien que le chauffage au gaz, contre seule-est devenu plus sensible
parc de logements chauffés au ment un quart dans le parc loca-
aux évolutions
gaz double sur la période (10,1 tif privé et un cinquième chez les
du prix du gazmillions de logements en 2004). propriétaires (figure 8).
Ainsi, les dépenses de gaz vien-
nent en tête des dépenses de Sur l’ensemble des dépenses d’é- De ce fait, les dépenses des occu-
chauffage (33 %). L’électricité nergie, la place du gaz ne s’est pants du parc social sont deve-
gagne des parts de marché ; au- que modérément étendue (passée nues plus sensibles au prix du
jourd’hui, elle compte pour de 20 à 23 %). Toutefois, le gaz gaz, d’autant que l’énergie tient
30 % des dépenses de chauf- s’est très fortement implanté une place plus importante dans
fage, mais surtout pour la moi- dans le parc social. Le parc so- le budget de ces locataires qui
tié des dépenses énergétiques. cial compte presque deux appar- bénéficient de loyers à tarifs pré-
Figure 7 - Structure du parc de logements de la dépense de chauffage et de la dépense d’énergie
en %
Parc de logement selon l’énergie Dépenses de chauffage selon Dépenses d’énergie dans les
principale l’appareil de logements
100
9 CC Autres Autres9 9 CC Autres 10 1317 énergies6 8AIC AIC
2429
27
30 Électricité37
14 50CC Électricité CC Électricité11
18CC Fioul
CC Fioul 18
28 32
26 Fioul 14
40CC Gaz CC Gaz 33
23 naturel Gaznaturel 232021 naturel
0
1984 2004 1984 2004 1984 2004
Note : CC signifie chauffage central et AIC appareils indépendants de chauffage. Autres : logements équipés de chauffage central au GPL, urbain, bois, biénergie.
Champ : résidences principales en métropole.
Lecture : en 2004, 40 % des logements sont équipés d’un chauffage central au gaz. La dépense de chauffage de ces logements représentait 33 % des dépenses de
chauffage de l’ensemble dess. En 2004, 23 % de la dépense d’énergie tous usages confondus (chauffage, cuisson, eau chaude et électricité spécifique) est du gaz.
Source : Ceren.
Figure 8 - Structure du parc selon l’énergie principale de chauffage
en %
Parc social Parc locataire privé Parc propriétaire
100 5,47,2 7,98,812,1 14,8
9,8
7,6 13,7
25,712,2
40,9
22,2
20,328,8
21,8 33,761,5
30,7
32,4 37,6
24,839,1
26,5
19,2 11,56,7
8,04,7 4,60
1984 2004 1984 2004 1984 2004
Autres Électricité Gaz naturel Fioul AIC
Note : AIC : appareils indépendants de chauffage ; autres : logements équipés de chauffage central au GPL, urbain, bois, bi-énergie.
Champ : résidences principales en métropole.
Source : Céren.
Données sociales - La société française 481 édition 2006
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6 Logement
férentiels. Dans le parc social, (+ 3 % en moyenne annuelle), tour de 19 % entre 1984 et 1993,
21 % des dépenses courantes les évolutions en volume étant a ensuite fortement augmenté
sont des dépenses d’énergie plus modérées (1,4 %). Les an- du fait de la généralisation de
contre seulement 15 % dans le nées 1999 et 2000 font exception l’attribution des aides person-
parc locatif privé en moyenne. avec un ralentissement de la nelles sous la seule condition
hausse des prix (– 0,3 % en 1999 de revenu, pour atteindre 24 %
Le fioul équipe essentiellement et – 2,7 % en 2000), suite à la en 1999. Elle a diminué ensuite
des maisons anciennes, occu- baisse de la TVA sur les travaux de deux points depuis (21 % en
pées souvent par les propriétai- d’entretien-amélioration et l’aug- 2004), avec une baisse du
res. En 2004, 30 % des maisons mentation des travaux entrepris nombre d’allocataires proprié-
construites avant 1975 sont (+ 4,1 % en 1999 et + 3,5 % en taires accédants, et dans une
équipées d’un chauffage au 2000). Les détériorations, indui- moindre mesure, avec celle du
fioul. Contrairement aux appar- tes par les tempêtes de fin 1999, nombre de locataires depuis
tements anciens, souvent situés ont également contribué à cette 2003. Le nombre de bénéficiai-
en milieu urbain et susceptibles augmentation du volume des res a particulièrement aug-
de se connecter à un réseau de travaux. menté parmi les locataires : un
distribution de gaz, la part des ménage sur trois en 1984,
maisons anciennes chauffées au Les prestations de service ont de quatre sur dix en 1991, puis
gaz est restée quasi constante loin les évolutions les plus soute- environunlocataire surdeux
sur la période, autour de 30 %. nues (8,1 % en moyenne an- au-delà de 1996. Les aides ont
nuelle) ; elles comprennent la aussi davantage ciblé les ména-
taxe d’enlèvement des ordures ges à bas revenus. Au sein du
ménagères et la taxe de ba- quart des ménages les plus pau-Une évolution
layage. Elles représentent désor- vres, un ménage sur deux béné-des charges portée
mais plus de 10 % des charges, ficie d’une aide au logement
par les petits travaux
soit deux fois plus qu’il y a vingt contre seulement un sur quatre
ans. Ces postes de dépenses, vingt ans plus tôt (figure 9).
En vingt ans, le poids des char- comme celui de l’assainissement
ges hors énergie dans le budget de l’eau(+8,5 %enmoyenne
logement des ménages se main- annuelle), qui correspondent à Envol des dépenses
tient autour de 10 % évoluant à la protection de l’environne- courantes de logement
un rythme plutôt rapide ment, ont des évolutions très depuis 2003,
(4,5 %), mais inférieur à celui fortes.
porté par les loyers
desloyers. Lesdépensesde
charges dans les comptes du lo-
gement comprennent, pour les Les aides sociales En 2004, les dépenses courantes
occupants, la part de la dépense progressent de 5,1 %, rythme àaccroissent
collective de la copropriété qui peine inférieur à celui de 2003la solvabilité
leur incombe (principalement (5,4 %), pour atteindre 235 mil-
des locataires
l’entretien des parties commu- liards d’euros. L’augmentation
nes et les frais de personnel), forte des loyers à un rythme an-
desdépensesindividuelles(tel- Entre 1984 et 2004, les aides per- nuel moyen voisin de 5,4 % entre
les que les taxes locatives, les sonnelles ont augmenté de 5,5 % 2002 et 2004, n’est pas com-
frais d’emménagement, de bail en moyenne par an, à peu près pensée, comme elle l’a été en
et d’agence) et les travaux d’en- au même rythme que les dé- 2002, par une baisse des dépen-
tretien courant effectués par ces penses courantes de logement ses d’énergie. Au contraire,
occupants dans leur logement. (5,2 %). Elles couvrent aujour- hausse des loyers, hausse des dé-
d’hui 14 % des dépenses de loge- penses d’énergie et hausse des
L’évolution des charges est ex- ment des locataires dans le parc charges se cumulent. En 2004,
pliquée essentiellement par celle privé (contre 9 % en 1984) et sur les 5,1 % de hausse des dé-
des petits travaux qui représen- 18 % dans le parc social (15 % en penses de logement, 4 points
tent les deux tiers du montant 1984). sont imputables aux loyers,
des charges. La hausse des prix 0,6 point aux dépenses d’énergie
de ces travaux est particulière- La proportion de ménages allo- et 0,5 point aux dépenses relati-
ment soutenue sur la période cataires, à peu près stable au- ves aux charges (figure 10).
Données sociales - La société française 482 édition 2006
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Composite Trame par dØfaut
Logement 6
par des hausses importantes consommation à ces hausses deEncore une hausse forte
des dépenses courantes de loge- prix de l’énergie, les dépensesdes dépenses de logement
ment. La rigueur de l’hiver en courantes de logement pour-
en 2005, notamment
2005 étant semblable à celle de raient augmenter de 6,7 % en
dans le parc social 2004, et en supposant que les 2005, avec une hausse des prix
ménages n’adaptent pas leur de 4,2 %.
L’année 2005 se caractérise par
Figure 9 - Les aides plus ciblées vers les ménages à bas revenusune augmentation soutenue à la
Pourcentage de ménages bénéficiant d’une aide au logement par quartile de revenufois du prix des loyers et du prix
de l’énergie.
en %
60Les prix des loyers augmentent
en moyenne annuelle de 4,0 %
dans le parc privé, stimulés par 50
les revalorisations en cours de
bail fondées sur la moyenne as- 40
sociée de l’indice du coût de la
construction dont la hausse s’ac- 30
célère. La progression est en re-
vanche plus modérée dans le 20
parc social (2,9 %) mais reste
toutefois supérieure à l’inflation. 10
Le prix du fioul consommé dans 0
er e e e1 quartile 2 quartile 3 quartile 4 quartile Ensembleles logements augmenterait de
32 % et celui du gaz de 9 % en- 1984 1988 1992 1996 2002
viron, le prix de l’électricité res-
tant stable. Compte tenu du Champ : ménages bénéficiant d’une aide au logement.
poids de chacune de ces énergies Lecture : parmi les ménages du premier quartile de revenu, c’est-à-dire les 25 % de ménages qui ont les
revenus les plus bas, 28,6 % percevaient une aide au logement en 1984, 36,2 % en 1988, 40,6 % en 1992,dans les dépenses de logement
50,6 % en 1996 et 49,3 % en 2002.des ménages, cela conduirait à
Sources : Insee, enquêtes Logement 1984, 1988, 1992, 1996 et 2002.
une croissance de 6,4 % du prix
moyen de l’énergie consommée Figure 10 - Hausse des loyers et des dépenses d’énergie se cumulent
par les ménages dans leur loge- depuis 2003
ment ; cette hausse serait nette-
contribution en %ment supérieure à celle de 2004
7(1,9 %), année qui avait bénéficié
Prévisions
de la baisse du prix du gaz 6
(– 5,3 %). L’augmentation des Évolution des dépenses courantes de logement
5prix serait plus forte pour les
propriétaires (+ 7,2 %) qui sont 4
plus souvent chauffés au fioul
3que les locataires (+ 5,1 %). Elle
serait soutenue en particulier 2
pour les locataires du parc social,
1chauffés six fois sur dix au gaz.
Ces hausses contribuent d’autant 0
plus au renchérissement de leurs
-1dépenses que l’énergie tient une 2000 2001 2002 2003 2004 2005
placebienplusimportantedans
Loyers Énergie Charges
leur dépense de logement que
pour les autres locataires.
Lecture : en 2004, les dépenses courantes de logement ont augmenté de 5,1 %, 4 % sont imputables aux
loyers, 0,6 % aux dépenses d’énergie et 0,5 % aux dépenses relatives aux charges.
Leshaussesdesprix desloyerset Les données relatives à 2005 sont des prévisions.
Source : MTETM, Compte du logement.de l’énergie se traduiront donc
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Composite Trame par dØfaut
6 Logement
Pour en savoir plus
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2003 », Chiffres et analyses du tion d’énergie à usage domes- 1995.
SESP, http://www.statistiques.equi- tique depuis quarante ans :
pement.gouv.fr l’électricité numéro un dans les Jacquot A., Jézéquel B., Minodier C.,
foyers », Insee Première,n°845, « Les charges dans le budget
Christel V., Plateau C., Robert A., mai 2002. des locataires », Insee Pre-
Rakotomala J., « Dépenses d’é- mière, n° 990, novembre
nergie : des budgets sensibles aux Louvot C., « Les dépenses de loge- 2004.
prix des énergies importées » SESP ment de 1984 à 1996 : près de 20
en bref, n° 03, janvier 2006. %duPIB », Insee Première, n° 611, Rignols E., « La consommation
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Girault M., « Les économies d’énergie ans : perte de vitesse des dépenses
de chauffage depuis 25 ans », Note Pitrou L., « 1984-1992 : alourdis- traditionnelles », Insee Première,
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74.ps
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