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A l'épreuve de l'amour

De
160 pages
Amour coupable 
 
Quand l’amour fait loi, il n’y a plus d’interdits
 
Arrivée au Castello del Drogo, Jemima est subjuguée devant ce joyau qui surplombe une île de toute beauté. Malheureusement, si Luciano Vitale l’y a conviée, ce n’est pas pour lui offrir un séjour de rêve, mais pour qu’elle prenne soin de son fils, Niccolò, dont elle est la tante. Cependant, combien de temps Jemima pourra-t-elle supporter le mépris de l’arrogant Sicilien ? Elle aimerait lui crier qu’elle n’est pas celle qu’il croit – une intrigante et une menteuse –, seulement elle n’a pas le choix : elle doit garder le silence. Au risque de devoir abandonner l’enfant qu’elle aime tant, et l’homme qui, bien qu’elle s’en défende, a déjà fait chavirer son cœur… 
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1.
Dès que Luciano posa le pied sur le tarmac, Charles Bennett, son avocat londonien, s’avança vers lui. Il l’avaitenfinrai retrouvée… Jemima Barber, la voleuse d’enfant. À v dire, Luciano ne trouvait pas de mots assez forts pour exprimer son mépris envers la femme qui avait fui en emportant son fils, avant d’essaye r de le lui vendre comme une vulgaire marchandise. Malgré la gravité des circonstances, il n’était pas question pour lui de porter l’affaire devant les tribunaux. Non seulement il n’avait aucune envie de voir encore une fois sa vie privée offerte en pâture aux médias, mais il était trop conscient des probables répercussions à long terme qui en résulteraient. La presse l’avait déjà fait suffisamment souffrir du vivant de sa femme. En outre, il ne pouvait supporter l’idée d’avoir failli perdre — après avoir pourtant pris toutes les précautions nécessaires — unsecondÀ supposer qu’il s’agisse bien de enfant. son fils, ce que Luciano ne saurait de façon certai ne qu’après avoir fait pratiquer un test ADN. Car il était tout à fait possible que la mère porteuse choisie par lui ait couché avec d’autres hommes au moment de l’insémination artificielle. Puis qu’elle avait dérogé à toutes les autres clauses du contrat, pourquoi aurait-elle respecté celle-là ? Mais, s’il était bien de lui, l’enfant risquerait-il d’avoir hérité des travers de sa mère ? S’agissait-il d’une affaire de gènes ? Luciano refusait cette hypothèse. Il était lui-même la preuve vivante du contraire, en tant que dernier représentant en date d’une longue lignée de sinistres individus, réputés pour leur déloyauté et leur cruauté. Par conséquent, cet enfant n’hériterait d’aucune tare, seulement de tendances — à encourager ou décourager. Il se souvint que, d’après ses renseignements, la mère de son fils avait semblé des plus respectables. Enfant unique d’un couple d’un certain âge et endetté, elle s’était présentée comme enseignante pour enfants en bas âge, aimant par ailleurs jardiner et cuisiner. Malheureusement, ses véritables passe-temps préféré s — que Luciano n’avait découverts qu’après la fuite de la jeune femme de l’hôpital avec le bébé — s’étaient avérés beaucoup moins inoffensifs. De toute évidence, Jemi ma Barber était une aventurière doublée d’une sociopathe ne reculant devant rien pour obtenir de l’argent quand elle venait à en manquer. À plusieurs reprises, il s’en était voulu d’avoir choisi de ne pas rencontrer la mère de son enfant, par désir de ne donner aucun caractère personnel à ce qui n’était qu’un arrangement contractuel. S’il l’avait vue, aurait-il perçu sa véritable nature ? De son côté, la jeune femme n’avait pas souhaité faire sa connaissa nce non plus, et lorsqu’il était venu chercher l’enfant, elle avait déjà disparu en laissant un mot dans lequel elle exprimait ses exigences financières. Évidemment, elle avait découvert entre-temps que Luciano était riche… — J’ai une question à vous poser, commença Charles avec précaution. Avez-vous l’intention d’informer la police des agissements de Mlle Barber ? Installé à côté de l’avocat à l’arrière de la limousine, Luciano se raidit. — Non, répondit-il sèchement. — Puis-je vous demander… Se rendant sans doute compte que l’un de ses plus p restigieux clients n’était pas d’humeur à bavarder, Charles n’acheva pas sa phrase. — Je ne serai pas responsable de l’incarcération de la mère supposée de mon fils, déclara Luciano d’un ton neutre. Même si je ne dout e pas un instant qu’elle mériterait d’être en prison. — Je comprends…, acquiesça l’avocat en hochant la tête. Néanmoins, étant donné que la police la recherche déjà, le fait de leur indiquer l’endroit où elle se trouve pourrait rendre la procédure plus discrète.
— Oui, et ensuite ? répliqua Luciano avec calme. La garde de l’enfant sera confiée aux grands-parents ? Jusqu’à ce que les autorités compétentes interviennent et décident de son sort ? Vous m’avez déjà averti que la décision du j uge britannique pourrait m’être défavorable, or je ne prendrai pas le risque de perdre la garde de mon fils. — Mais Jemima Barber a été très claire : elle ne rendra l’enfant qu’en échange d’une somme substantielle d’argent, versée en liquide… Et vous ne devez pas, vous ne pouvez pas satisfaire ses exigences, sans quoi vous vous retrouveriez en situation illégale. — Je m’arrangerai pour ne pas déroger à la loi en v igueur dans ce pays, tout en satisfaisant les deux parties, répliqua doucement Luciano. Sans publicité, sans tribunaux et sans incarcération. Et il atteindrait son objectif parce qu’il arrivaittoujoursà ses fins. Le bien-être de son fils était en jeu. Si l’enfant mis au monde par Jem ima Barber était bien de lui, Luciano se devait de l’arracher des mains de cette créature vile et amorale — quel que soit le prix à payer.
* * *
Après avoir ôté les fleurs fanées, Jemima se redressa pour contempler la tombe de sa sœur. Elle l’avait connue durant si peu de temps, songea-t-elle, le cœur serré… Nées d’un père inconnu et d’une mère toxicomane, les jumelles avaient été séparées dès la naissance et confiées à deux familles différentes. Julie ayant s ouffert d’asphyxie périnatale, qui avait entraîné une importante intervention chirurgicale, elle n’avait pu être adoptée qu’après la fin de son traitement, deux ans plus tard. Quant à Jemima, elle avait eu beaucoup plus de chance. Ses parents adoptifs, un couple d’âge mûr, l’avaient adorée au premier regard et adoptée à la naissance. Ensuite, elle avait grandi en sécurité, entourée de leur affection sans faille. De son côté, Julie avait été recueillie par un coup le nettement plus aisé, mais malheureusement, ses parents s’étaient vite sentis dépassés — notamment lorsque la petite fille avait été confrontée à des difficultés scolai res, imputables à des retards de développement et à différents problèmes. Jusqu’à ce qu’à l’adolescence la jeune fille devienne si rétive qu’elle avait été rejetée par le père et la mère auxquels elle s’était attachée, avant de se retrouver de nouveau entre les mains des services sociaux. À partir de là, la vie de Julie n’avait cessé de déraper, ce qui ne surprenait pas Jemima. Elles ne s’étaient rencontrées qu’une fois devenues adultes, après que Julie eut retrouvé la trace de sa jumelle. Dès le début, Jemima et ses parents étaient tombés sous le charme de la jeune femme. Avant que tout ne tourne mal, pour tout le monde… Mais c’était peut-être le petit Nicky qui en avait le pl us souffert, lui qui ne connaîtrait jamais celle qui lui avait donné le jour. Refoulant ses larmes, Jemima tourna les yeux vers le bébé de huit mois installé dans sa poussette. Aussitôt, toutes ses inquiétudes disparurent. Désormais, Nicky représentait tout pour elle. Il la dévisagea de ses grands yeux sombres et brillants, puis lui sourit. C’était le bébé le plus adorable du monde, et il avait tout de suite conquis le cœur de Jemima, alors qu’il avait à peine une semaine. — Je t’ai aperçue depuis la rue. Pourquoi reviens-tu ici ? Jemima se retourna vers Ellie, son amie d’enfance. — Je ne te comprends pas, poursuivit celle-ci. Elle est partie ? Eh bien, moi je dis : bon débarras ! — Je t’en prie, Ellie, ne parle pas d’elle comme ça ! protesta Jemima, le cœur lourd. — C’est pourtant la vérité, et il faut que tu la regardes en face. Julie a presque détruit ta famille, répliqua sa meilleure amie d’un ton brutal. Je sais que cela te fait souffrir de te l’entendre dire, mais ta jumelle était le mal incarné ! Jemima garda le silence, bien déterminée à ne pas s e fâcher à nouveau avec Ellie. Après tout, quand tout avait commencé à dégénérer à cause de Julie, son amie avait été là pour les soutenir et les conseiller, elle et ses parents. En outre, cela n’aurait servi à rien de se disputer, maintenant que Julie était morte. Et puis, elle était déjà bien assez malheureuse comme cela. Quelques mois seulement s’étaient écoulés depuis qu e, traversant la rue sans faire attention, sa sœur s’était fait renverser par une voiture. Elle était morte sur le coup. Et ses anciens parents adoptifs n’étaient même pas venus a ssister à ses obsèques, si bien que c’étaient ceux de Jemima qui avaient dû assumer tous les frais, alors qu’ils avaient déjà du mal à joindre les deux bouts. — Si nous avions pu passer davantage de temps ensem ble, tout aurait été différent, répliqua-t-elle avec amertume.
— Elle a arnaqué tes parents, usurpé ton identité, t’a piqué ton petit ami et t’a laissé un bébé sur les bras, lui rappela Ellie. — Ne parlons plus d’elle, s’il te plaît, supplia Jemima. — Non, tu as raison, acquiesça son amie avec un sou pçon d’ironie. Nous ferions mieux de discuter de ce que tu vas faire de Nicky. Tu as déjà un job à plein temps, tes parents… — Mais je suis ravie de m’occuper de lui, l’interro mpit Jemima. Je l’aime vraiment, c’est mon neveu, et mon seul vrai parent en vie, désormais. Elles sortirent du cimetière et débouchèrent dans la rue. — Il est hors de question que je l’abandonne, pours uivit-elle. Nous allons nous en sortir, d’une façon ou d’une autre. — Et son père ? N’oublie pas qu’il a des droits sur lui, répliqua Ellie. Bon, il faut que j’y aille : je commence dans une heure. À demain. Après avoir dit au revoir à son amie, qui habitait dans la même rue que ses parents, Jemima s’éloigna sans se presser. Elle avait beauco up pensé au géniteur de Nicky, ces derniers temps. Elle ne savait quasiment rien de lui, sinon qu’il était soi-disant très riche. Elle ignorait complètement pourquoi il avait décidé de faire appel à une mère porteuse. Était-il homosexuel et vivait-il avec son compagnon ? Ou ne pouvait-il avoir d’enfant avec sa compagne ? Julie ne s’était pas souciée de ce ge nre de détail, mais à présent ces questions préoccupaient énormément Jemima. Nicky avait un père qui vivait quelque part, qui av ait planifié sa naissance et chargé une femme de le porter et de le mettre au monde. Ma is Jemima ignorait l’identité de cet homme, car Julie avait tout bonnement refusé de la lui révéler. Par conséquent, elle n’avait aucun moyen de le retrouver. Jemima ne put s’empêcher de se réjouir à cette pensée, avant de culpabiliser aussitôt. Au fond, elle ne se souciait que du bien-être de Nicky. Et elle n’était pas prête à confier son neveu à quiconque sans avoir d’abord la preuve que cette personne l’aimerait et s’occuperait de lui avec toute l’attention et l’affection qu’il méritait. C’était en cela que consistait son rôle, désormais, songea-t-elle avec tristesse. Gérer cette situation impossible créée par Julie, et tâch er que Nicky ne souffre pas des choix inconsidérés de sa mère. Dire que Julie avait signé le contrat en considéran t cela comme un simple job lui procurant un revenu, à un moment où elle était à court d’argent et avait besoin d’un endroit où habiter… Ensuite, elle avait détesté les changements que subissait son corps à cause de sa grossesse. Avant de décréter qu’elle n’avait pas été suffisamment rémunérée pour ces neuf mois d’inconfort — surtout après avoir appris que le père de Nicky était fabuleusement riche. Un autre détail inquiétait Jemima : le géniteur n’avait même pas souhaité rencontrer la femme qui allait porter son enfant. Après avoir ouvert la porte, elle entra dans le mod este pavillon loué par ses parents. Celui-ci comprenant deux chambres et un petit jardin, il y avait suffisamment de place pour elle et Nicky. Le père de Jemima était un ancien pasteur maintenant à la retraite, et sa mère s’était contentée d’être femme de pasteur. Et, malheureusement, ils avaient donné à Julie toutes les économies accumulées avec soin au fil de s années, le jour où celle-ci avait prétendu vouloir louer une boutique dans le coin et se lancer dans le commerce. Peut-être en avait-elle vraiment eu l’intention au départ, reconnut Jemima en se reprochant de juger trop sévèrement sa jumelle. Mais Julie fonctionnait à l’impulsion et avait, hélas, une propension à changer de projet du jour au lendemain. De toute façon, même si elle avait eu de bonnes intentions, elle leur avaitmenti, c’était indéniable. En tout cas, les économies des Barber s’étaient bel et bien volatilisées, ainsi que leur rêve de se construire une maison à eux pour leurs vieux jours. En fait, si ses parents avaient encore un toit, c’était uniquement parce que Jemima avait décidé de revenir vivre à la maison afin de les aider à payer le loyer ainsi que les dépenses du foyer, que la maigre pension de son père ne suffisait pas à couvrir.
TITRE ORIGINAL :THE SICILIAN’S STOLEN SON Traduction française :LOUISE LAMBERSON © 2016, Lynne Graham. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © GETTY IMAGES/IMAGES BAZAAR Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7163-6
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.