Bibliothèque du pèlerin

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« Marcher et donner du sens à nos pas, voilà ce que nous aimons. Après trois pèlerinages à pied vers Compostelle, Jérusalem et Rome, nous rassemblons ici quelques fleurs cueillies au bord du chemin et au fond de notre bibliothèque.
Un pèlerin, même solitaire, ne marche jamais seul. Nous avons toujours le sentiment de prendre part à une aventure collective. Sur la route ou dans les lignes, nous nous savons rejoints, non par des fantômes, mais par une compagnie, des frères aînés. Ces pèlerins nous précèdent par monts et par mots. »
Mathilde et Édouard Cortès
 
Mathilde et Édouard Cortès présentent ici une cinquantaine de textes sur le pèlerinage, anciens et contemporains, qui les ont portés dans leur marche ou dans leur foi.
Parmi les auteurs : Paule Amblard, Geneviève Duboscq, Gaële de La Brosse, Ignace de Loyola, Bernard Ollivier, Pétrarque, Jean-Christophe Rufin, Alix de Saint-André, Léon Tolstoï, Henri Vincenot…
Et une nouvelle inédite d’Édouard Cortès.
 
 
Écrivain-voyageur, Édouard a traversé le Caucase à pied, roulé de Paris à Kaboul et de Paris à Saïgon en 2CV. Il partage sa vie entre les voyages, l’écriture et la réalisation de films. Après des études d’histoire et de relations internationales, Mathilde s’engage dans l’action humanitaire. En 2007, leur voyage de noces les mène à pied de Paris à Jérusalem. Trois enfants plus tard, ils repartent en famille vers Rome. Ils ont publié Un chemin de promesses (XO, 2008), En chemin vers Rome (XO, 2013) et L’Esprit du chemin. Compostelle, Rome, Jérusalem (Arthaud, 2014).
Publié le : mercredi 14 octobre 2015
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EAN13 : 9782213688152
Nombre de pages : 360
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DES MÊMES AUTEURS

Édouard Cortès

Carnets d’aventures (collectif), Albin Michel / La Guilde, 2003.

Paris-Kaboul. Expédition scientifique et culturelle sur la route de la soie (collectif), Hoëbeke, 2004.

Routes de la soie : la mémoire retrouvée de l’Afghanistan (collectif), Mille et une nuits, 2004.

Paris-Saigon : 16 000 kilomètres en 2CV dans l’esprit de Larigaudie (avec Jean-Baptiste Flichy), Presses de la Renaissance, 2005.

Ararat. Sur la piste de l’Arche de Noé, Presses de la Renaissance, 2007.

Carnets d’aventures (collectif), Presses de la Renaissance, 2007.

En chemin vers Rome, avec nos enfants, l’âne Octave et notre rêve…, XO, 2013.

L’Esprit du chemin. Compostelle, Rome, Jérusalem, Arthaud, 2014.

Édouard et Mathilde Cortès

Un chemin de promesses, XO, 2008.

« La grande route, c’est quelque chose qui semble ne pas avoir de fin : c’est comme un rêve humain, la nostalgie de l’infini… »

Fiodor Dostoïevski, Les Possédés, 3e partie, chapitre 7

« Tu feras ton chemin de la largeur de tes épaules. Il te sera donné la grande facilité de porter souvent le sac des autres, d’être au bord des routes comme une fontaine et tu aimeras les étoiles. »

Jean Giono, Le Grand Troupeau
I

L’appel de la route

« Le ciel s’abaisse, il vient se faire terre.

Quand donc la terre s’élèvera-t-elle pour se faire ciel ? »

Angelus Silesius
1

Paris, un jour de pluie

La romancière Manon Moreau narre la rencontre de personnes qui ne se seraient sans doute jamais connues si elles n’avaient un jour entrepris le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Peregrinus, l’étranger, celui qui passe et qui, de par son itinérance, sans être tout à fait étranger à ce qui l’entoure, ne s’y accroche pas, comme s’il sentait que l’essentiel est ailleurs. Aller des choses que l’on voit et qui ne sont pas vers celles que l’on ne voit pas mais qui sont… L’extrait qui suit est la première page du roman.

 

Il pleut ce jour-là à Paris et l’homme marche.

Pas comme les autres, les passants, les badauds, les étudiants du Quartier latin.

Lui marche vers quelque chose, vers quelqu’un, peut-être. Il va son chemin, sa vie tient dans ses pas. Tendu vers le haut de la rue, au-delà du périphérique, au-delà de la campagne sage. Par-delà les champs.

Il échappe au monde alentour, les voitures, les gouttes d’eau sales, où va-t-il, on ne sait pas. Il s’échappe et le lourd sac dont son dos est chargé n’y fait rien : désormais plus rien ne l’arrêtera. Son indifférence est une insolence, il attire les regards fascinés et envieux. D’autres le prendront pour un fou, un vagabond, avec ce bâton de bois comme un prédicateur, ce coquillage rose accroché à son sac.

Peu lui importe, il n’est déjà plus là.

Manon Moreau,
Le Vestibule des causes perdues, 2011

2

L’appel de Saint-Jacques

Ce texte écrit par Roger Martineau est magnifiquement servi par la voix rude et profonde de Robert Hossein sur un CD présenté comme un voyage, un pèlerinage qui « nous emmène si loin du monde, si près de Dieu ». Il est émaillé de chansons du Moyen Âge à aujourd’hui.

 

Pourquoi aller à Saint-Jacques ? Cette question, entre pèlerins, on ne se la pose pas. Chacun bien sûr transporte ses intentions. Mais au-delà des intentions nous ignorons la vraie raison qui nous fit embrasser la route interminable, battue par tant de semelles et dont la destination ne fait même pas rêver nos enfants. Est-ce un appel, est-ce un désir qui nous précède, un besoin qui nous attend ? Que vous répondre ? C’est que nous n’avons point l’habitude d’explorer les méandres de notre âme ou ceux de notre cœur. Alors, comment formuler une chose aussi obscure, aussi secrète ? Nous préférons nous taire. Les mystères pour fleurir réclament du silence. Et ce n’est pas trop long que cette longue marche. Il n’est pas trop vieux ce vieux pèlerinage pour nous ouvrir le cœur et reconnaître en nous ce qui nous pousse et nous conduit tout au long du chemin. Nous n’irions pas à Saint-Jacques si nous savions pourquoi.

 

On ne va pas à Saint-Jacques comme on marche vers Chartres, le pas hardi rythmé par la ferveur, le chapelet entre les doigts actifs, aux lèvres la prière haute et incessante.

Nous n’avons ni bannières ni oriflammes, ni ces majestueux cantiques des jours de procession. Nous traversons des villages modestes sans trop attirer l’attention sur nous. Et nos chansons sont si communes. À Chartres, là-bas, s’en viennent des chevaliers, des preux, des consciencieux pères de famille, des hommes aux lourdes responsabilités et au tempérament de chef. Ils portent dans leur cœur comme à bout de bras ces êtres que, sans eux, on nommerait veuves et orphelins. Et, sur la table de travail qui les attend, ils ont laissé tout chaud leur grave et sérieux devoir ainsi que leur pain quotidien. Ce n’est pas une parenthèse dans leur vie. On ne s’arrête pas de vivre pour aller à Chartres. Au contraire. On y court entre deux rendez-vous d’affaires, ayant gardé l’huile pour la lampe afin que son témoignage continue à briller de ses quatre feux sur le lampadaire de la foi.

Ô pèlerins de Chartres, tels des envoyés de Dieu sur la terre, vous venez déposer votre lourde prière. Une prière de marée haute aux pieds de Notre-Dame. Vous accourez vers elle comme on retourne boire à la source, comme un enfant revient plonger dans le ventre de sa mère pour renaître plus neuf.

Nous, nous n’allons pas vers Notre-Dame. Nous avons entrepris une peine plus grande pour un personnage plus petit, moins nécessaire. Ah, ce ne fut pas rien que de se décider enfin. Il fallait faire un trou dans notre vie. Comprenez : accepter que nous n’existions plus pour quelque temps. Alors, nous repoussions toujours au lendemain l’échéance du départ. Et puis, vous savez bien, le travail à effectuer, les comptes à rendre, les êtres à chérir. Nous aussi, nous avons tout abandonné sur notre table. Cependant, notre pain quotidien n’attend pas notre retour. C’est de suite que nous en avons besoin. Pour marcher.

 

On ne va pas à Saint-Jacques comme à Jérusalem, pour délivrer le tombeau du Christ. Nous n’avons pas d’armure, pas d’épée. Notre ambition est sans mérite et nous ne sommes parés d’aucune investiture. On ne nous autorise pas au pillage dans les bourgs. Comment oserions-nous, avec notre bourdon et nos coquilles ? Même les chiens ne nous craignent pas. Là-bas, en outre-mer, s’en vont tous ceux qui veulent mourir. Les purs, les sans-partage, avides d’exploits et de sacrifices. Ceux qui n’aiment pas la vie, inaptes qu’ils sont à composer avec elle. Ils fuient l’ennui et la médiocrité. Ils leur préfèrent un superbe ennemi et, qui sait, les yeux d’une étrangère. Ils sont partis, flambants et magnifiques sur des chevaux imaginaires, avec l’espoir de n’avoir plus à revenir. Eux, ils vont rencontrer Notre Seigneur et mourir avec lui, et rien ne peut les arrêter.

Nous, nous avons choisi de rester en terre chrétienne. L’inconnu nous effraie. Et puis nous aurions honte de suivre ces hauts personnages. À côté d’aussi glorieux desseins, nous ressentons comme une confusion, l’impression de partir simplement en visite. Notre périple sera sans éclat, et sans trop de surprises notre aventure. Cela navre un peu notre orgueil de ne pouvoir en soutirer plus de fierté, mais c’est ainsi. Si nous avons choisi Saint-Jacques, c’est que tout le monde empruntait ce pèlerinage. Nous avons pensé que, peut-être, il y avait là-bas quelque trésor pour notre cœur. Et un trésor vaut bien que l’on n’épargne pas sa peine. Après, qu’il sera doux de revenir.

 

Nous allons à Saint-Jacques parce que nous ne savions pas où aller. C’est le dernier chemin auquel un homme de foi eût pu penser. Dieu l’a préparé pour nous. Les gens de rien ont de si peu qu’ils n’intéresseront personne. Notre vie est si commune, nos rêves si petits qu’il ne faut pas parler de nous dans vos livres d’histoire. Cela fut simple, très simple et très mystérieux, comme tout ce qui est simple. Nous hésitons à vous le dire, car le siècle répugne à entendre parler de la chose. Mais ce fut un besoin de pénitence. Oh, la pénitence, elle ne vous est pas si étrangère. C’est cette lourde sève qui naît en vous à votre insu, grossit et monte, puis gémit, jusqu’au jour où le cœur s’impatiente dans sa carcasse et crie : « Prie, prie ! Ou bien marche ! » Nous avons préféré marcher.

Peut-être marchons-nous parce que nous avions peur de la mort. Nous avons tellement négligé notre vie. Au cœur de notre léthargie, notre sens du péché s’est réveillé et s’est ligué avec l’orgueil. Nous ne voulions pas mourir sans vouloir. Mais les gens de rien manquent d’imagination pour inventer la route. Ils suivent des voies toutes tracées, des trajets balisés, des destinations sûres avec des haltes, des abris répertoriés sur d’anciens carnets de route. Ils mesurent la part de risque et de garantie, et ne sortent pas sans l’assurance d’arriver à bon port.

Nous aussi, nous sommes partis vers Saint-Jacques, que nous ne connaissions pas. Comprenez : tout le parcours est habité par le souvenir des vivants et des morts qui nous ont précédés. Mais non, pas des fantômes. Juste une compagnie, une présence rassurante, la main d’un frère aîné. Car ce n’est pas de nous perdre que nous avons peur, mais de la solitude.

 

Oh, ce n’est sans doute pas bien, ce que je vous dis là. Mais aujourd’hui nous éprouvons la joie d’avoir abandonné les nôtres. Nous bénissons le jour où nous nous sommes arrachés à notre vie modèle. Et dire que nous nous contentions de vivre ainsi, sans grande infidélité ni haute vertu, toujours soumis au temps qui nous dictait nos gestes et nous liait, sans raison, à ceux qui nous sont chers.

Ne le répétez pas, mais nous nous sentons en vacances. Merveilleusement en vacances. Emportés par un immense vent de liberté, comme un sourire incontrôlable. Jugez combien nous sommes incorrigibles. Nous avançons, portés encore par autant de mauvaises que de bonnes intentions. Partir, dit-on, c’est mourir un peu. Et c’est vrai là-bas. Chez nous, nous sommes presque morts à tous. Ah, qu’on est bien à se promener ainsi dans la mort ! Il semble que tout peut arriver enfin. Et en même temps que rien n’empêchera ce qui doit advenir.

On nous appelle les marcheurs de Dieu. Mais nous connaissons si peu de prières. Nous l’avouons, même : nous n’aimons pas tellement prier. Cela bouscule notre vie sans importance. Par contre, connaissez-vous le marmottage ? Eh bien, c’est la seule prière qui nous convienne. Et d’un confort ! Je vous la conseille. C’est bête, comme nos pieds. Imperturbables, ignorants de ce qu’ils font et d’une humeur toujours égale. Comme nos pieds, nos lèvres empruntent le sentier battu des Pater, des Ave, des Gloria, en laissant à notre pensée tout son badinage. D’aucuns doutent que l’on soit protégé lorsqu’on marmotte. Mais comment en douter sur les chemins de Saint-Jacques ?

Mais c’est une route de miracles, savez-vous ? La Sainte Vierge y est tant de fois apparue. Des preuves ? Mais pourquoi diantre réclamer des preuves ? Nous ne sommes pas en laboratoire, mais en pèlerinage. Autant avouer que nous retournons en enfance et que nous accueillons tout ce qui nous y conduit. On ne compte plus les pèlerins qu’elle a secourus et les âmes qu’elle a sauvées de l’enfer. Non plus celles qu’elle invita à poursuivre le pèlerinage bien au-delà de Compostelle, jusqu’au fond d’un couvent. Ah, reconnaissons-le, la merveille del Camino, ce n’est pas saint Jacques. C’est notre bonne Mère du Ciel qui toujours veille sur nous.

 

On ne vient pas à Compostelle pour voir saint Jacques. L’apôtre n’intéresse personne. Quoi qu’il ne méritât point cette apparence de mépris, c’est lui je crois qui l’a voulu ainsi. Son unique malheur, au fond, fut de naître fils de Zébédée, nous voulons dire frère de Jean le bien-aimé. Jacques avait de son père une timidité presque maladive, mais de sa mère, que nous connaissons bien, l’ambition dévorante d’un tonnerre. Et comme on ne s’adressait jamais à lui sans appeler Jean, il connut ce que tous les frères dans l’ombre de l’histoire ont connu : le complexe de ne pas se croire aimé pour soi-même. Toutefois, Jacques, profondément honnête, chérissait son frère, que Jésus préférait entre tous. Mais que faire pour calmer une jalousie aussi haïe qu’incontrôlable ? Un jour, lorsque sa mère demanda à Jésus que ses deux fils siégeassent dans l’éternité l’un à sa droite, l’autre à sa gauche, Jacques eut un pressentiment. Il devint triste, sachant d’avance – et l’avenir le lui confirma – que, sans l’avouer, le Christ exaucerait cette requête pour l’un, mais pas pour l’autre. Et l’autre, c’était lui. Alors, quoique membre du cercle très intime du Seigneur – Pierre, Jacques et Jean –, peu à peu il s’effaça et trouva une consolation à se faire oublier. C’était là une mission pour plus tard. Bien plus tard.

Voilà pourquoi, pour symboliser les trois vertus divines en action dans l’Église naissante, on parlera encore de Pierre et de sa foi, de Jean et de sa charité. Quant à l’espérance de Jacques, un autre l’usurpera qui n’avait pas connu le Seigneur : Saul de Tarse, alias saint Paul. Même sa mort est passée presque inaperçue. Hérode, c’est vrai, le fit exécuter sans véritable haine, et les premiers chrétiens, assoiffés de pureté, préférèrent propager le souvenir d’un martyr plus conforme : Étienne, presque un enfant. Et sa dépouille ? Eh bien, Jacques se la fit mystérieusement transporter longtemps et loin, très loin au bout de la terre, où il voulut vivre sa mort dans l’oubli le plus sûr. Ce grand apôtre qui n’intéressait personne. Personne. Sauf nous, les oubliés de Dieu et de nous-mêmes. Et nous l’avons reconnu, sans trop savoir, par intuition. Ce fut comme une prière informe née au cœur d’une foule sans berger, de gens de rien ou de si peu. Et le Seigneur l’entendit si bien, notre prière, qu’il nous concéda son apôtre comme éternel protecteur. Ô saint Jacques, patron de ceux qui n’intéressent personne, priez pour nous !

 

Saint-Jacques n’est plus une promesse. Je rentre chez moi. Le retour ? Je n’avais pas l’intention de vous en parler. Personne ne parle jamais du retour de Compostelle. La vie reprend ses droits. Et déjà nous nous y conformons avec un sentiment mêlé de profonde joie et d’obscure tristesse. Pour la première fois de notre existence, nous avons tenu la promesse que nous nous étions faite à nous-mêmes : aller à Saint-Jacques. Pour la première fois, nous n’avons pas écouté nos brumeuses chimères et nos cafards. Nous n’avons pas cédé aux rires faciles et aux appétits d’un corps sans consistance. Pour la première fois, nous avons pensé à nous. Nous dans toute notre vérité.

Mais la tristesse, d’où vient-elle ? Notre seul courage, nous le savons trop, fut de sortir de chez nous. Le reste, toute la peine, ne fut qu’une longue obéissance. Quelle gloire y a-t-il à revenir ? Avons-nous honte de retrouver la vie ? Le péché nous attend. Savons-nous d’avance que nous ne lui résisterons pas ? Craignons-nous de n’avoir pas changé ? À présent qu’elle est réalisée, saint Jacques, pourrons-nous vivre sans cette promesse ? Et le Christ, le Christ, où est-il désormais dans mon cœur ? Ô mon Seigneur, ô mon étoile, ne m’abandonne pas. Reste en moi pour me conduire en cette vie tortueuse, mal tracée, mal balisée. Toi seul es mon chemin. L’origine, le sens, le bout du chemin. Inspire-moi une nouvelle promesse, éternelle celle-là, de t’aimer et de demeurer fidèle à te servir dans tous les gestes de ma vie. Avec toi, je ne serai plus jamais seul. Ô doux Sauveur, si grand et si semblable à nous, les gens sans importance, tu me regardes. Enfin je t’intéresse, tu te penches sur moi et me nourris de ton breuvage de vérité.

Saint-Jacques n’est plus une promesse, mais une source. Il m’a porté vers toi, Jésus, Jésus. Car c’était toi qui m’appelais.

Patrice et Roger Martineau,
L’Appel de Saint-Jacques, 1999

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