Ce «grand malade». Sarkozy vu par la presse européenne

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«Ce grand malade»: c’est ainsi que le quotidien espagnol El País qualifiait le président de la République française dans un article paru en février 2008. Un président malade de l’ego, comme l’a montré sa première année de mandat, au cours de laquelle il a davantage fait la une de la presse en raison de sa vie privée et de son style «bling-bling» que pour sa politique.
Ce jugement abrupt illustre-t-il la vision des journaux européens dans leur ensemble depuis le 6 mai 2007? Impitoyables, leurs commentaires sur ce début de règne agité le sont assurément. Certes, la presse anglo-saxonne en particulier a rarement été tendre avec la France. Mais jamais sans doute un président de la Ve République n’a été autant et si vite critiqué, vilipendé, éreinté par la presse internationale, à un moment où les médias français étaient encore sous le charme du nouvel élu. En réalité, comme des millions de nos concitoyens, les journalistes européens, dont beaucoup étaient au départ séduits par la promesse de rupture de Nicolas Sarkozy, ont été déçus dans leurs attentes.
À travers les principaux événements, publics et privés, qui ont émaillé la première année de l’«ère Sarkozy» – de la libération des infirmières bulgares au divorce du président et à son remariage, en passant par les élections municipales et la visite d’État à Londres –, Pierre-Édouard Deldique laisse parler les journalistes européens, reprenant notamment des extraits de leurs articles écrits «sur le vif». En ressort l’image d’une Europe inquiète de voir un homme tant affaibli dans son propre pays prendre, pour six mois, le gouvernail du paquebot UE.

Pierre-Édouard Deldique est journaliste à Radio France Internationale, producteur de deux émissions: «Une semaine d’actualité» et «Signes particuliers». Il est l’auteur de plusieurs livres sur les Nations unies, dont Faut-il supprimer l’ONU? (Hachette Littératures, 2003) et Fin de partie à l’ONU (Lattès, 2005), et d’un essai sur les préjugés entre les peuples, Les Têtes de Turcs (Horay, 2000).

Publié le : mercredi 4 juin 2008
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213646251
Nombre de pages : 198
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«Ce grand malade»: c’est ainsi que le quotidien espagnol El País qualifiait le président de la République française dans un article paru en février 2008. Un président malade de l’ego, comme l’a montré sa première année de mandat, au cours de laquelle il a davantage fait la une de la presse en raison de sa vie privée et de son style «bling-bling» que pour sa politique.
Ce jugement abrupt illustre-t-il la vision des journaux européens dans leur ensemble depuis le 6 mai 2007? Impitoyables, leurs commentaires sur ce début de règne agité le sont assurément. Certes, la presse anglo-saxonne en particulier a rarement été tendre avec la France. Mais jamais sans doute un président de la Ve République n’a été autant et si vite critiqué, vilipendé, éreinté par la presse internationale, à un moment où les médias français étaient encore sous le charme du nouvel élu. En réalité, comme des millions de nos concitoyens, les journalistes européens, dont beaucoup étaient au départ séduits par la promesse de rupture de Nicolas Sarkozy, ont été déçus dans leurs attentes.
À travers les principaux événements, publics et privés, qui ont émaillé la première année de l’«ère Sarkozy» – de la libération des infirmières bulgares au divorce du président et à son remariage, en passant par les élections municipales et la visite d’État à Londres –, Pierre-Édouard Deldique laisse parler les journalistes européens, reprenant notamment des extraits de leurs articles écrits «sur le vif». En ressort l’image d’une Europe inquiète de voir un homme tant affaibli dans son propre pays prendre, pour six mois, le gouvernail du paquebot UE.

Pierre-Édouard Deldique est journaliste à Radio France Internationale, producteur de deux émissions: «Une semaine d’actualité» et «Signes particuliers». Il est l’auteur de plusieurs livres sur les Nations unies, dont Faut-il supprimer l’ONU? (Hachette Littératures, 2003) et
Fin de partie à l’ONU (Lattès, 2005), et d’un essai sur les préjugés entre les peuples, Les Têtes de Turcs (Horay, 2000).
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