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La guerre au XXe siècle

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Introduction
En 2010, e mnstère de a Cuture recense 1 208 « musées de France ». Reconnus par a Drecton des musées de France (DMF), parce qu’s répondent à certans crtères redéîns par a nouvee o sur es musées du 4 janver 2002, ces étabs-sements sont soums à un contrôe scentîque et reçovent un souten înancer. S, orsque ’on pare de musées, es étabssements qu vennent spontanément à ’esprt sont souvent es pus prestgeuX, comme e Louvre ou Orsay,  n’est pas 4 nute de rappeer que es nsttutons étatques sont en réaté mnortares . La très grande majorté des musées de France reève en efet des coectvtés terrtoraes, qu’ s’agsse de muncpatés, de départements ou de communautés de communes, mas auss, dans une mondre mesure, du secteur assocat ou 5 prvé . À cea s’ajoutent a dversté des euX d’mpantaton et a grande varété du patrmone préservé, qu repose sur des coectons d’store, d’arcéooge, 6 d’store naturee, d’etnooge, d’art contemporan ou de beauX-arts . Comment e s’est consttué ce paysage des musées, tout au ong du xx sèce ? Ques sont es ressorts et es étapes de eurs transormatons, et qu en sont es artsans ? Quee pace ces étabssements occupent-s au sen des potques cuturees ocaes et natonaes, er et aujourd’u, et qu’en est- de eur onctonnement actue, dans un conteXte où es ogques de marcé se renorcent et où a mse en œuvre de ’acton pubque se compeXîe ? Autant de questons auXquees cet ouvrage se propose de répondre, en mobsant une doube approce, storque et socoogque.
L’étude des musées a ongtemps consttué e domane réservé des storens de ’art et des proessonnes de a cuture euX-mêmes. Les travauX reats à ces ns-ttutons cuturees ont pourtant connu un certan essor depus es années 1990, mobsant ’ntérêt de cerceurs ssus de tradtons dscpnares varées, comme ’store cuturee, ’etnooge, a socooge, es scences de ’normaton et de a communcaton, e drot, es scences de geston et, pus récemment, a géogrape cuturee. En dépt de ces avancées, et s ’on eXcepte a pérode de ’entre-deuX-guerres (Peyrouzère, 1999 ; Vadeorge, 1996), ou es écarages ponctues oferts par certanes monograpes, comme cee de a genèse de ’écomusée du Creusot dans es années 1970 (Debary, 2002), ’store des musées de coectvtés terrtoraes e au xx sèce consttue encore un domane de recerce en rce. Car es travauX qu se sont ntéressés à cette queston ont, en efet, prvégé ’anayse des grands étabssements, e pus souvent natonauX et parsens (Baé et Pouot, 2005), et
4 36 musées natonauX reèvent du mnstère de a Cuture, tands que 11 sont rattacés à d’autres mns-tères. Cet efect ne dot cependant pas are ouber ’mportance de eur réquentaton. En 2007, sur es 51 985 252 vstes comptabsées dans es 1 176 musées de France ayant répondu à ’enquête Muséostat, près de a moté (25 208 323) concerne ces seus musées natonauX (Zz, 2008). 5 Le statut muncpa est e pus répandu (72,5 %), on devant es musées assocats (13,8 %), départe-mentauX (8,8 %), de structures ntercommunaes (2,4 %), de ondatons (0,6 %), et ceuX reevant d’une autre catégore (1,9 %). (Source : mnstère de a Cuture/DMF/DEP, 2002). 6 Sur es 1 078 musées terrtorauX recensés en 2002, a moté d’entre euX (50 %) possède des coectons poyvaentes, tands que ’autre moté est consttuée de musées présentant une spécasaton en etnoo-ge ou scences et tecnques (22,5 %), en arcéooge (11 %), en beauX-arts (7 %), en store (6,5 %) ou en art contemporan (3 %). (Source : mnstère de a Cuture/DMF/DEP, 2002).
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Conservateurs de musées et politiques culturelles. L’impulsion territoriale
ont surtout nssté sur ’store des dées, et des représentatons, assocées à ces nsttutons cuturees (Rasse, 1999 ; Pouot, 2005). De nombreuses dées reçues sont donc encore assocées à ’store de ces nsttu-e tons. Ans, e « renouveau » des musées au xx sèce est- généraement mputé à ’arrvée de a gauce au pouvor et au doubement du budget du mnstère de a Cuture au début des années 1980, entretenant d’une certane manère cette ameuse « égende dorée» des potques cuturees, que dénonçat Pppe Urano (1996). Car, tout en nsstant sur e rôe moteur de ’État dans ce processus (Saos, 1995), une tee ecture mnmse grandement ’mpcaton des coectvtés terrtoraes, et occute a pérode qu s’étend des années 1930 auX années 1980, souvent assmée à une pérode de stagnaton, vore de régresson. Surtout, ee ne permet pas de sasr a dmenson compeXe et évoutve du partenarat entre ’État et es coectvtés, n e rôe ondamenta des conservateurs dans e renouveau de ces nsttutons. Or, même en ’absence de syntèse sur ’store des musées,  est dIce de penser qu’ n’a pas eXsté un nvestssement précoce des coectvtés, ne serat-ce qu’en regard des connassances réunes ces dernères décennes sur es potques cuturees ocaes, en parte sous ’égde du Comté d’store du mnstère de a Cuture (RouX et Srne, 1990; Porrer, Rab, Reneau et Vadeorge, 1995; Dubos, 1998 ; Porrer et RouX, 2000 ; Mouner, 1995a ; Porrer, 2002). Pppe Urano (op. cIt.), déjà, nous mettat en garde contre e myte ondateur des potques cuturees, consdérées comme e résutat d’une acton voontarste du mnstère 7 auprès d’éus, c’est-à-dre sans ormes de résstances ou d’ajustements mutpes . Dès e début du sèce, en efet, ’mpcaton orte des éus ocauX est attestée (Rab, 1994), eur rôe s’avérant décs en matère de créaton d’nsttutons cuturees, ce que rappee e cas des bbotèques muncpaes (Bertrand, 1999). Les mun-cpatés ne cessent de gagner en pussance, se dotant dès a în des années 1970 de déégatons et de servces spécîques (Urano, 1987), s ben qu’à ’écee de ’évouton des grandes ves, comme Djon par eXempe, ’État sembe davantage avor accompagné ’essor de a potque cuturee muncpae qu’ ne ’a mpusée (Porrer, 1995). À cea s’ajoutent d’autres acteurs, comme ’éaboraton, au nveau oca, de réleXons et de «recettes » en vue d’améorer ’acton cuturee terrtorae, par eXempe autour du mouvement d’éducaton popuare Peupe et cuture (Saez, 1993a), ou de a Fédératon natonae des centres cutures communauX (Dubos, 1995 ; Urano, 1996), ou encore des Rencontres d’Avgnon (Porrer, 1998). Cette store eXpque qu’en ’absence de réorme nsttutonnee de décentrasaton, au tournant des années 1970 et 1980, ’on pusse déjà parer d’une « décentrasa-ton de at » (Saez, 1993b). Cette évouton, qu se tradut pus argement par e passage progress de a tutee au partenarat (Mouner, 1995a ; Porrer, 1999), témogne de ’ncapacté de ’admnstraton centrae à mposer des orentatons cuturees, artstques ou estétques et de a nécessté, pour es pouvors pubcs, de trouver de nouveauX espaces de coordnaton (Saez, 1995).
7 Ce qu’avaent ancennement ms en évdence es travauX consacrés auX reatons centre-pérpére (Worms, 1966 ; Crozer et hoeng, 1975 ; Grémon, 1976).
Introduction
Retracer ’store des musées de coectvtés nous condura donc, névtabement, à nterroger a spécîcté du partenarat entre ’État et es coectvtés dans a mse en pace de ces potques cuturees ou, pus précsément, des ajustements récproques entre potques ocaes et natonaes. Nous asons en efet e par qu’étuder cette potque sectoree sur a ongue durée nous permettra de meuX spécîer ’acton de ’État à ’égard des coectvtés. En retour, cette démarce sera égaement propce pour sasr ce que es potques ocaes « ont » auX potques natonaes, proongeant ans a pste ouverte par Guy Saez, eque suggère que, dans ben des cas, e meu décsonne-centra« prend en charge des solutIons élaborées 8 par les acteurs socIaux plutôt qu’Il déinIt le cadre de leurs références »(1993a, p. 62) .
Aîn d’être pertnente, une tee perspectve dot mpératvement ntégrer ’anayse du rôe des proessonnes, en ’occurrence es conservateurs de musées. On sat que ’nsttutonnasaton crossante de a cuture dans es années 1980 s’est caractérsée par un essor des ormatons, contrbuant à resserrer ’espace des agents cargés de mettre en œuvre es potques cuturees (Dubos, 1999). Mas dans ce paysage nsttutonne récent, e cas des conservateurs de musées at îgure d’eXcepton, e pusque eur eXstence remonte au xix sèce. Cette ancenneté est à mettre en rapport avec a pace des musées dans a ve cuturee ocae et avec ’mpcaton précoce des muncpatés, qu ont vu dans ces nsttutons un moyen d’ofrr un eu symboque d’ancrage et d’dentté ocae (George, 1994). Un en storque étrot unt donc es conservateurs auX musées de coectvtés. C’est pourquo  convent de s’nterroger sur a manère dont s’est opérée a progressve structuraton de ce groupe proessonne, et son rôe dans e renouveau des musées ranças. ï convendra cependant de renoncer auX approces d’nspraton onctonnastes, qu tentent de retracer a « proessonnasaton » du méter de conservateur, à travers es étapes qu ont vu ces proessonnes se doter de règes d’actvté, de ormatons spécîques, d’une organsaton proessonnee, d’un code de déontooge et d’une 9 protecton égae du monopoe . Car même orsqu’ees s’eforcent d’écapper à
8 Et même s’ convent de ponter es mtes de nombreuses ntatves, à ’nstar de a Fédératon nato-nae des centres cutures communauX (FNCCC), qu écoua dans sa tentatve d’ntervenr dans a déîn-ton et a mse en œuvre de a potque des masons de a cuture, et dans son aspraton à obtenr un statut de représentant ou de syndcat des muncpatés (Dubos, 1995 ; Urano, 1996). 9 Le courant onctonnaste, qu a connu un ort déveoppement auX États-Uns et en Grande-Bretagne, recouvre des approces sensbement dférentes, mas qu se sont données pour object d’eXamner es processus de proessonnasaton, c’est-à-dre es étapes par esquees un méter tend à s’organser sur e modèe des proessons « étabes », notamment médcaes et jurdques, grâce à ’acquston d’un ensembe de crtères ctés précédemment (FeXner, 1915 ; Parsons, 1939). Ces premers travauX ont, par a sute, at ’objet de vves crtques, puseurs courants de recerces s’eforçant de renouveer ’anayse des groupes proessonnes (Capoue, 1973 ; Dubar et Trper, 1998). Les reproces ont notamment porté sur e at que seues es proessons prestgeuses(professIons)étaent étudées (Huges, 1996), es cemns suvs par es autres groupes proessonnes(occupatIons)étant aors toujours nterprétés à ’aune de ce modèe, en termes de « proessonnasaton nacevée » ou de « déproessonnasaton », cette dernère ecture ayant d’aeurs été proposée concernant es conservateurs de musées (Henc et Poak, 1989). C’est évdem-ment ouber que e monopoe des proessons n’est jamas garant sur e ong terme, es rontères de eur actvté asant ’objet de perpétuees redéîntons au cours du temps (Abbott, 1988). C’est égaement a rason pour aquee  est préérabe d’appréender tout événement survenant dans un meu proesson-ne, comme reevant d’« écooges ées », c’est-à-dre à a os du système des proessons et du système po-tque, cacune de ces écooges étant consttuée de dférents acteurs, euX et onctons (Abbott, 2003). Ces consdératons eXpquent que nous empoerons rarement e terme de proessonnasaton, snon avec des guemets, et toujours comme synonyme de « déveoppement proessonne » (Abbott, 1988), en gardant à ’esprt qu’ ne renvoe pas à un processus néare, mas correspond à« des mouvements dIversIiés, ambIgus et contradIctoIres de transformatIon des actIvItés professIonnelles »(Demazère, 2009, p. 85).
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Conservateurs de musées et politiques culturelles. L’impulsion territoriale
certans écues, en se gardant par eXempe de rédure ce processus à ’acquston successve d’attrbuts onctonnes, et en y réntégrant ’anayse des cvages nternes au groupe (Octobre, 1999), de tees approces en proposent néanmons une ecture très endogène et penent à s’émancper de a généaoge de a proesson éaborée par es acteurs nsttutonnes euX-mêmes. Ees occutent en efet e rôe de ’État et des coectvtés dans ce mouvement, ans que es enjeuX cutures qu e sous-tendent. Ees concourent enîn à rédure ce processus à une substtuton des « proessonnes » auX « amateurs », tout en assant dans ’ombre es modatés concrètes de ce passage, et donc es ormes de ’nsttutonnasaton. Retracer ’store de ces musées nécesstera auss d’eXamner attentvement es transormatons propres à a pérode contemporane. Cee-c reste, de ce pont de vue, meuX documentée que es décennes antéreures, grâce à des travauX récents, qu ont eXamné avec attenton certans aspects du onctonnement des musées, qu’ s’agsse de a dmenson gestonnare, ée à ’nluence crossante des mécansmes de marcé (Tobeem, 2003 et 2005), des actvtés de médaton (Peyrn, 2005 et 2010), de restauraton (Hénaut, 2008), ou encore du trava muséograpque qu, dans e cas des écomusées, se tradut par d’névtabes tensons entre proessonnes et représentants de a popuaton ocae (Caumer, 2003). La queston n’en reste pas mons ouverte des déîs auXques sont conrontés ces étabssements et, surtout, des ressources proessonnees mobsées par eurs responsabes pour y are ace.
Méthodologie
Aîn de répondre auX questons précédemment énoncées, et de rompre avec a vugate actuee de ’store des musées, nous avons opté pour une doube approce, storque et socoogque. Sans revenr sur ’ensembe des sources présentées en anneXe, queques précsons s’mposent.
Nous nous sommes tout d’abord appuyés sur des arcves et des documents de premère man. La parte storque repose ans, dans une arge mesure, sur e dépouement d’arcves pubques (a ste des versements consutés îgure en anneXe) et d’arcves prvées, concernant es réunons du groupe « Musée » du secrétarat natona à ’acton cuturee du Part socaste. Ce trava a été compété par e dépouement de a revue proessonneeMusées et collectIons publIques de France, des années 1950 à nos jours, mas auss des buetns d’normaton de ’assocaton Muséooge nouvee et eXpérmentaton socae (MNES), pour ce qu concerne es années 1980, sans ouber es buetns de ’Assocaton des bbotécares et attacés de conservaton des coectvtés terrtoraes (ABACC), reats à a pérode contemporane.
L’anayse de a pérode actuee repose sur des entretens sem-drects menés avec une trentane de responsabes de musées. Des entretens compémentares ont été conduts auprès de eurs prncpauX partenares, qu’ s’agsse des représentants de a tutee ocae (éus et drecteurs d’afares cuturees), natonae (es repré-sentants de a DMF et ceuX des drectons régonaes des afares cuturees) ou des conservateurs des musées natonauX. Dans e même temps, nous avons réasé des observatons drectes auprès de sept drecteurs de musées, durant une à deuX
Introduction
semanes, es observatons ayant paros été renouveées puseurs os avec a même personne sur une pérode de deuX ans. Tout en avorsant un cronométrage précs des dférentes tâces efectuées, cette métode nous a perms de comprendre comment eur actvté proessonnee se décnat en oncton des conteXtes et des nterocuteurs rencontrés, reconsttuant par à même e « système d’nteractons » dans eque s se trouvent.
Les tros grands captres de cet ouvrage permettent de cemner du début du e xx sèce à nos jours, retraçant ’store méconnue de ces musées et de eurs conservateurs. Le premer captre rend ans compte du dscret, mas proond, renouveau des musées, de ’entre-deuX-guerres auX Trente Goreuses. Dans a îaton des travauX reats à ’store des potques cuturees ocaes, nous montrerons que cette ongue pérode est ortement marquée par e voontarsme des muncpatés, ans que par un renorcement de a tutee de ’État qu, à travers a DMF, s’eforce de promouvor certanes normes proessonnees et de veer à a réguarté des nomnatons de conservateurs. Cet efort de ratonasaton, dont es efets s’ap-précent sur a ongue durée, cace néanmons un manque crue de moyens, tant sur e pan uman que înancer. Par aeurs, argement tentées de paternasme, es reatons dssymétrques qu s’nstaurent entre Pars et a « provnce », ne sau-raent are ouber es tentatves de réappropraton des ntatves ocaes es pus notabes par ’admnstraton parsenne. Le second captre porte sur es ruts de cet efort crossant et conjont, dès es années 1970. Le onctonnement des musées évoue sgnîcatvement : s sont désormas pus attents auX pubcs et auX mssons de dfuson, mas auss pus dversîés et meuX artcués auX probématques terrtoraes, relétant e rôe crossant d’acteur du déveoppement oca que eur conîent es coectvtés. ParadoXaement, en efet, a « proessonnasaton » des conservateurs, souatée par a DMF, se tradut par ’arrvée d’une nouvee génératon de proesson-nes mtants qu vont progressvement reayer auprès des nstances natonaes es revendcatons ocaes émergentes. Ces proessonnes vont transormer en proondeur a potque de a DMF, et accompagner e passage de a tutee au partenarat, comme en témognent es réormes structurees des années 1990 et du début des années 2000. De ce pont de vue, e cas des musées ofre un préceuX témognage de a manère dont, depus es années 1970, certanes revendcatons ocaes, reayées par es proessonnes euX-mêmes, parvennent à nluencer en proondeur es potques natonaes. S ce processus est ongtemps passé naperçu, c’est parce qu’ emprunte es voes dscrètes de ’admnstraton, s’efectuant par ’ntermédare de certans onctonnares et auts onctonnares. S ’anayse du méter de conservateur permet de meuX comprendre ’évouton des potques cuturees, ee rappee auss e rôe détermnant de ces proessonnes dans e onctonnement contemporan des musées et a mse en œuvre de ’acton pubque. Le trosème et derner captre écare, en efet, e onctonnement concret des musées et es déîs contemporans qu’s dovent surmonter. Ces nst-tutons sont conrontées à un essor sans précédent de ’admnstraton cuturee, au doube sens d’accrossement des procédures et de compeXîcaton crossante des
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Conservateurs de musées et politiques culturelles. L’impulsion territoriale
mécansmes de décson. Le renorcement des attentes et des eXgences à ’égard des musées (dversté des mssons, rôe accru au sen des potques ocaes) s’ac-compagne donc d’une dIcuté de pus en pus grande dans a mse en œuvre de ces mêmes mssons, compte tenu de a dversté des nterocuteurs en présence. Cette tenson s’opère sans que, dans a majorté des cas, ’on assste à un renorce-ment sgnîcat des moyens umans et înancers de ces étabssements, a grande majorté des musées comptant mons de dX agents. Cette évouton questonne, tout partcuèrement, es nouvees compétences requses pour a drecton de ces étabssements. Cees-c sont généraement acquses sur e tas, c’est pourquo ees souèvent a décate queston de ’ajustement entre eur ormaton ntae et a réaté du méter. Au-deà du cas des musées et des potques aférentes, cet ouvrage déveoppe donc pus argement une socooge de ’acton pubque, qu mobse es acqus de a socooge du trava et des groupes proessonnes.