France 2016. Les données clés

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France 2016 constitue portrait actualisé de la France. Cet ouvrage clair et accessible apporte les informations objectives, factuelles et chiffrées qui permettent à chacun de mieux comprendre les grands sujets de la vie publique, économique, politique, sociale et internationale. 24 thèmes, présentés sous la forme de questions-réponses permettent d’en brosser un portrait vivant.
Publié le : mercredi 21 octobre 2015
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EAN13 : 9782110101914
Nombre de pages : 152
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France 2016
Pour la quatrième fois, la collection « Doc’en poche » propose unvademecumprésentant les perspectives économiques, sociales et internationales de la France. Des chiffres essentiels, quelques éléments clés, la photographie d’une année pour se repérer dans l’actualité et mieux comprendre les débats sur la place du pays dans la compétition internationale, le devenir de son modèle social, son statut de puissance moyenne.
Cette année encore, les sujets économiques tout autant que les questions sociales, qui sont évidem-ment liés, restent les préoccupations majeures des e Français. Jamais sans doute sous la V République, l’actualité n’a été aussi durablement dominée par les questions relatives au redressement économique. Au-delà de l’actuel quinquennat, on mesure combien la situation de la France de cette deuxième décennie e duXXIsiècle ressemble peu à celle des fameuses – et parfois mythiques – Trente Glorieuses, combien encore la crise financière commencée en 2007 s’est montrée
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ravageuse pour notre économie, au demeurant déjà fragilisée, et combien forte apparaît désormais la remise en cause de la « culture » du déficit budgé-taire et de l’endettement. Cependant, on ne peut également que constater combien il est difficile de les résorber ou, au moins, de les réduire et quelles âpres controverses et révisions politiques la mise en œuvre d’une telle entreprise suscite. Ainsi, après avoir alourdi les impôts et taxes sur les ménages et les entreprises, le Gouvernement décide-t-il une « pause fiscale » et surtout le lancement d’un programme sans précédent de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros pour les années 2015-2017. Avec l’espoir de ne pas étouffer le début de reprise de la croissance, bonne nouvelle du premier trimestre 2015 avant la stagnation du second trimestre.
Améliorer les fondamentaux de l’économie : croissance, emploi, déficits publics
Une meilleure compétitivité des entreprises est l’objec-tif du Gouvernement avec le pacte de responsabilité et de solidarité qui semble porter ses premiers fruits avec une croissance estimée à 1,2 % pour 2015 selon le FMI, insuffisante cependant pour inverser la courbe du chômage qui continue à battre des records. La loi Macron du 6 août 2015, en s’attaquant aux trois maux qui brident l’économie française – « défiance, complexité de normes et corporatisme » –, veut
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amplifier les efforts pour « libérer » une croissance enfin créatrice d’emplois.
Le rétablissement des finances publiques – la France s’est engagée auprès de la Commission européenne à ramener son déficit public en deçà de 3 % du PIB en 2017 et à diminuer le poids de la dette qui atteint 97,5 % du PIB au premier trimestre 2015 – demeure une priorité. Mais une conjoncture marquée par une inflation quasi nulle et une reprise encore timide ne rend pas la tâche facile, et le débat reste vif entre partisans d’une poursuite de la politique de rigueur et ceux qui appellent à une relance par la demande.
Réformer encore pour sauver l’État providence : santé, retraite, famille, logement…
À l’instar des autres pays occidentaux, la France doit faire face à une certaine fragilisation de son système social. Si les belles années de la croissance permettaient de financer sans trop de difficultés les dispositifs existants et d’en accroître le caractère protecteur, une contrainte budgétaire de plus en plus pressante amène au contraire à des révisions douloureuses. Ainsi des réformes de la politique fami-liale : la baisse du quotient familial puis la décision de moduler les allocations familiales en fonction des revenus ont pour objectifs de préserver une politique de soutien à la natalité tout en faisant des écono-mies sans pénaliser les plus modestes. De même,
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la diminution régulière des remboursements de la Sécurité sociale accroît la part des ménages dans le financement des dépenses de santé. Enfin, le recul de l’âge de la retraite n’a pas effacé les menaces pesant sur le système des pensions, notamment sur l’avenir des retraites complémentaires qui font aujourd’hui l’objet de difficiles négociations entre partenaires sociaux. Outre ses conséquences sur le financement des retraites, le vieillissement de la population – la France bénéficie pourtant d’une situation démographique favorable par rapport aux autres pays européens grâce à un bon taux de natalité – entraîne une hausse inéluctable des coûts de la dépendance des personnes âgées et va rendre impératif le besoin de structures d’accueil nouvelles.
Si le nombre de personnes considérées comme pauvres a augmenté depuis 2005, leur taux au sein de la population française demeure inférieur au taux moyen constaté dans l’Union européenne. Cependant, leur situation se dégrade, notamment en matière de logement.
Enseignement : lutter contre l’échec scolaire et l’aggravation des inégalités
L’enseignement constitue un enjeu fondamental pour l’élévation et la démocratisation de la société. Plusieurs réformes récentes ont concerné l’Éduca-tion nationale, du primaire à l’université. En 2013,
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une loi portant sur les modalités de formation des enseignants est entrée en vigueur. Le retour à une semaine de 4,5 jours pour les écoliers a été également mis en œuvre et généralisé à la rentrée 2014, non sans provoquer de vives résistances dans certaines communes. Suscitée par la volonté de réduire les inégalités, la réforme des collèges de 2015 – création d’enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et introduction d’une seconde langue pour tous dès la cinquième entraînant la suppression des classes bilangues et européennes – n’a pas échappé aux accusations de « nivellement par le bas » et a relancé le débat récurrent sur la place de la pédagogie et des savoirs disciplinaires dans l’enseignement des élèves. S’agissant des universités, le Parlement a modifié leur gouvernance sans remettre en cause leur autonomie. Elles ont aussi accueilli davantage d’étudiants étran-gers, la France retrouvant le troisième rang mondial après les États-Unis et le Royaume-Uni.
Questionnements et transformations de la société
Les questions relatives à la conception de la laïcité, principalement à l’école et dans les services publics sont restées d’une forte actualité. À la suite des atten-tats sanglants commis par des islamistes radicaux à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015, la découverte en son sein de discours et de pratiques relevant d’un
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fondamentalisme incompatible avec les valeurs de la République questionne brutalement et profondément la société française sur les limites de son modèle d’intégration. En matière d’égalité des sexes, malgré d’indéniables progrès, une plus grande féminisation des élus politiques et l’égalité des salaires continuent d’être exigées. La délinquance demeure un sujet de préoccupation pour la population et le Parlement a adopté en 2014 une réforme pénale visant à mieux protéger les victimes, à prévenir davantage la récidive et à développer les alternatives à l’incarcération afin de remédier à la surpopulation carcérale, en diminution de 2,4 % en 2015. Les Français, par ailleurs, sont entrés majoritaire-ment dans l’ère numérique et – le mot ici n’est pas galvaudé – dans la révolution tous azimuts qui l’accompagne.
La France, l’Union européenne et la mondialisation
Nonobstant ses difficultés économiques, la France apparaît comme un acteur majeur au sein de l’Union européenne, comme l’a confirmé son rôle décisif en faveur du maintien de la Grèce au sein de la zone euro. Il lui appartient cependant de mieux clarifier son engagement, une certaine ambivalence existant entre son affirmation en faveur de l’approfondissement de la construction européenne et la nostalgie de l’époque
Préambule
où son statut de grande puissance l’autorisait davan-tage à prendre des décisions unilatérales.
Si les Français se montrent inquiets face à la mondiali-sation, la France y occupe pourtant une position forte et en retire de substantiels avantages économiques. Puissance aujourd’hui de rang moyen, elle conserve des outils d’influence particulièrement importants : en termes desoft power– sa langue, ses productions culturelles – mais aussi en termes militaires, com-merciaux et diplomatiques : sa participation active à l’accord sur le nucléaire iranien de juillet 2015 et l’organisation à Paris à la fin de cette même année de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) illustrent la capacité de la France à peser encore sur l’avenir de la planète.
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