François Baroin, Le faux discret

De
Publié par

La silhouette est juvénile, la mèche sage, le timbre profond, monocorde et rassurant. Calme, apparemment lisse, tandis qu'il est confronté à une crise d'une exceptionnelle gravité, le ministre de l'Economie et des Finances n'est pas à un paradoxe près. 
Fils de Michel Baroin, président de la GMF, Grand Maître du Grand Orient de France, il est rompu dès l'enfance aux codes du monde de la politique, mais il se défend d'avoir contracté au berceau le virus d'une carrière débutée à 27 ans sur les bancs de l'Assemblée nationale dont il fut le benjamin. Porteur des gènes de la gauche, il est tombé sous le charme de Jacques Chirac, qui l'a pris sous son aile après la disparition brutale de son père en 1987 dans un accident d'avion. 
Ce grand inquiet, limite hypocondriaque, a préféré au journalisme et au barreau la dureté et la violence des joutes électorales. Réservé, pudique, ce père de famille divorcé défie les rubriques people au bras de fiancées médiatiques qui s'appellent Marie Drucker ou aujourd'hui Michèle Laroque. Il cache ses blessures sous une apparente désinvolture, feintant l'adversaire sous un trompeux dilettantisme et lance des déclarations qui font mouche. Sans outrance, sans ciller, sans jamais franchir la ligne jaune. 
Du feu sous la glace ? 
« Un dur parmi les durs sous sa gueule d'ange » Que cachait cette boutade lâchée par Christine Lagarde au seuil du ministère dont au terme d'un parcours déjà riche il recevait les clés ? Journaliste politique, Anne Fulda a voulu savoir. Au terme d'une série d'entretiens à cœur ouvert, elle livre entre ombre et lumière le portrait surprenant de ce « rebelle serein », plusieurs fois ministre, maire de Troyes depuis 1995, qui a hérité en pleine tempête d'un portefeuille à haut risque.
Publié le : mercredi 18 janvier 2012
Lecture(s) : 80
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709640039
Nombre de pages : 170
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
La silhouette est juvénile, la mèche sage, le timbre profond, monocorde et rassurant. Calme, apparemment lisse, tandis qu'il est confronté à une crise d'une exceptionnelle gravité, le ministre de l'Economie et des Finances n'est pas à un paradoxe près. 
Fils de Michel Baroin, président de la GMF, Grand Maître du Grand Orient de France, il est rompu dès l'enfance aux codes du monde de la politique, mais il se défend d'avoir contracté au berceau le virus d'une carrière débutée à 27 ans sur les bancs de l'Assemblée nationale dont il fut le benjamin. Porteur des gènes de la gauche, il est tombé sous le charme de Jacques Chirac, qui l'a pris sous son aile après la disparition brutale de son père en 1987 dans un accident d'avion. 
Ce grand inquiet, limite hypocondriaque, a préféré au journalisme et au barreau la dureté et la violence des joutes électorales. Réservé, pudique, ce père de famille divorcé défie les rubriques people au bras de fiancées médiatiques qui s'appellent Marie Drucker ou aujourd'hui Michèle Laroque. Il cache ses blessures sous une apparente désinvolture, feintant l'adversaire sous un trompeux dilettantisme et lance des déclarations qui font mouche. Sans outrance, sans ciller, sans jamais franchir la ligne jaune. 
Du feu sous la glace ? 
« Un dur parmi les durs sous sa gueule d'ange » Que cachait cette boutade lâchée par Christine Lagarde au seuil du ministère dont au terme d'un parcours déjà riche il recevait les clés ? Journaliste politique, Anne Fulda a voulu savoir. Au terme d'une série d'entretiens à cœur ouvert, elle livre entre ombre et lumière le portrait surprenant de ce « rebelle serein », plusieurs fois ministre, maire de Troyes depuis 1995, qui a hérité en pleine tempête d'un portefeuille à haut risque.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant