Histoire de Gaza

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La ville de Gaza – dont le nom apparaît dans la Haute Antiquité égyptienne – est le produit d’une longue histoire, qui en fit à la fois une place convoitée et mise à l’écart : coincée entre le désert (Néguev et Sinaï) et la mer Méditerranée, elle constitue un double verrou pour les empires qui se disputent l’Orient et l’Egypte (Fatimides, Mamelouks, Francs-Croisés, Ottomans), et une charnière maritime avec son port, entre la vallée du Nil et la côte levantine jusqu'au nord de la Syrie. Elle est aussi le point d’aboutissement des caravanes venues de la Péninsule arabique. Extrémité sud du Pays de Canaan de la Bible, considérée comme n’appartenant pas à Eretz Israël, ce territoire est christianisé au IVe-Ve siècle avant que le calife Omar ne le soumette à l’islam en 637. Gaza entre à nouveau dans l’histoire avec le protectorat britannique sur la Palestine, mouvement qui se précipite après la conquête israélienne du Néguev en 1948 : les réfugiés palestiniens se massent dans la bande de Gaza, territoire par défaut dont n’ont voulu ni Israël ni l’Egypte. Gaza devient alors ce réduit enclavé, bientôt fermé, où le nationalisme palestinien s’est développé en vase clos. La bande se retrouve au cœur de l’histoire palestinienne et en scande les fractures au fil de trois cycles de vingt ans : affirmation de l’OLP sur les ruines du nationalisme arabe, en 1967, approfondissement de la dépendance envers Israël, avant le soulèvement de 1987 en faveur de l’État palestinien, rêve brisé par la rupture de 2007 entre le Fatah et le Hamas.

Publié le : mercredi 25 avril 2012
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EAN13 : 9782213664200
Nombre de pages : 460
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La ville de Gaza – dont le nom apparaît dans la Haute Antiquité égyptienne – est le produit d’une longue histoire, qui en fit à la fois une place convoitée et mise à l’écart : coincée entre le désert (Néguev et Sinaï) et la mer Méditerranée, elle constitue un double verrou pour les empires qui se disputent l’Orient et l’Egypte (Fatimides, Mamelouks, Francs-Croisés, Ottomans), et une charnière maritime avec son port, entre la vallée du Nil et la côte levantine jusqu'au nord de la Syrie. Elle est aussi le point d’aboutissement des caravanes venues de la Péninsule arabique. Extrémité sud du Pays de Canaan de la Bible, considérée comme n’appartenant pas à Eretz Israël, ce territoire est christianisé au IVe-Ve siècle avant que le calife Omar ne le soumette à l’islam en 637. Gaza entre à nouveau dans l’histoire avec le protectorat britannique sur la Palestine, mouvement qui se précipite après la conquête israélienne du Néguev en 1948 : les réfugiés palestiniens se massent dans la bande de Gaza, territoire par défaut dont n’ont voulu ni Israël ni l’Egypte. Gaza devient alors ce réduit enclavé, bientôt fermé, où le nationalisme palestinien s’est développé en vase clos. La bande se retrouve au cœur de l’histoire palestinienne et en scande les fractures au fil de trois cycles de vingt ans : affirmation de l’OLP sur les ruines du nationalisme arabe, en 1967, approfondissement de la dépendance envers Israël, avant le soulèvement de 1987 en faveur de l’État palestinien, rêve brisé par la rupture de 2007 entre le Fatah et le Hamas.
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