L'Occident malade de l'Occident

De
Publié par

Un bouleversement planétaire est en train de s’opérer. Quatre cents ans durant, du XVIe au XXe siècle, les Européens ont imposé leur domination. Puis la fin du XXe siècle a été marquée par la toute-puissance de l’empire américain, lequel pouvait alors rêver d’un univers redessiné selon ses codes, ses moeurs, ses valeurs, ses rites. Cette période est révolue. Une nouvelle commence, symbolisée à la fois par la fin brutale de la contre-révolution néoconservatrice et par l’amorce de déclin des Etats-Unis, malgré la volonté de Barack Obama de redonner sa place perdue à l’Amérique. Au monde bipolaire d’hier a succédé non le monopole impérial, mais un monde plus diversifié, plus éclaté, plus hétérogène que jamais. Faut-il s’en alarmer et crier à la mort programmée de l’Occident ? Comme le montrent Martine Bulard et Jack Dion, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Au lieu de s’arc-bouter sur des mythes qui ont disparu avec le XXe siècle, mieux vaudrait s’emparer de la nouvelle donne qui redessine la planète terre, les relations entre les pays, entre les cultures, entre les hommes. Or l’Occident donne l’image d’une superpuissance aux abois, avec son chef de file (l’Amérique), son armée (l’OTAN), son système économique (le capitalisme), ses tribunaux d’exception (l’OMC, le FMI, la Banque mondiale) sa morale (le droits-de-l’hommisme). Les autres sont considérés comme des sauvages qu’il faut faire rentrer dans le droit chemin, des ennemis qu’il faut combattre, ou des esprits perdus qu’il faut rééduquer. Pour Martine Bulard et Jack Dion, le refus de voir le nouveau monde en face conduit l’Occident à une fuite en avant perpétuelle et suicidaire, à un occidentalo-centrisme appauvrissant… et de plus en plus rejeté.
Publié le : mercredi 7 octobre 2009
Lecture(s) : 58
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213653969
Nombre de pages : 324
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Un bouleversement planétaire est en train de s’opérer. Quatre cents ans durant, du XVIe au XXe siècle, les Européens ont imposé leur domination. Puis la fin du XXe siècle a été marquée par la toute-puissance de l’empire américain, lequel pouvait alors rêver d’un univers redessiné selon ses codes, ses moeurs, ses valeurs, ses rites. Cette période est révolue. Une nouvelle commence, symbolisée à la fois par la fin brutale de la contre-révolution néoconservatrice et par l’amorce de déclin des Etats-Unis, malgré la volonté de Barack Obama de redonner sa place perdue à l’Amérique. Au monde bipolaire d’hier a succédé non le monopole impérial, mais un monde plus diversifié, plus éclaté, plus hétérogène que jamais. Faut-il s’en alarmer et crier à la mort programmée de l’Occident ? Comme le montrent Martine Bulard et Jack Dion, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Au lieu de s’arc-bouter sur des mythes qui ont disparu avec le XXe siècle, mieux vaudrait s’emparer de la nouvelle donne qui redessine la planète terre, les relations entre les pays, entre les cultures, entre les hommes. Or l’Occident donne l’image d’une superpuissance aux abois, avec son chef de file (l’Amérique), son armée (l’OTAN), son système économique (le capitalisme), ses tribunaux d’exception (l’OMC, le FMI, la Banque mondiale) sa morale (le droits-de-l’hommisme). Les autres sont considérés comme des sauvages qu’il faut faire rentrer dans le droit chemin, des ennemis qu’il faut combattre, ou des esprits perdus qu’il faut rééduquer. Pour Martine Bulard et Jack Dion, le refus de voir le nouveau monde en face conduit l’Occident à une fuite en avant perpétuelle et suicidaire, à un occidentalo-centrisme appauvrissant… et de plus en plus rejeté.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.