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JeanPaul Gouteux,La religion contre l’humanité Éditions Matériologiques, 2011 materiologiques.com
Préface 1 diEu, unE hypothèsE inuILE 2 Marc Silberstein
En lisantLa Religion contre l’humanité. Apologie du blas-phème,on assste à ’opposon qu s’nstue entre es par-sans de ces deuX concepons du monde rréducbes : e thésme et ’athésme. Les premers défendent a fo, a réé-aon et ’nstuon regeuse ; es autres regardent aec acon es désastres causés par a regon et ’nepte noon de dnté. Jean-Pau GouteuX nterpee tous es énéra-teurs actues du chrsansme, de ’sam et du judasme : Cessez d’avilir notre intelligence et notre dignité en nous inI-mant l’ordre de croire en un Dieu de bonté et d’amour, quand nous voyons avec une tristesse inaltérée l’étendue de sa misanthropie. Cessez !Cee créduté répugnante, Jean-Pau GouteuX a décrt dans ’eXamen des tros monothésmes, ces regons dtes des « res sants » (es dérences de surface entre ees sont sans eet pour son propos ; c’est eur subs-tance qu mporte c). Et  aarme ses sembabes, s souent engués dans es réleXes condonnés d’une dogmaque du sacré, prohbant, ou tentant de e fare (seon es époques), toute crque fondamentae des regons :Frères humains, ne soyez plus en danger de croire, ne vous meTez plus en
1] Préface rédgée en 2006, reue et modîée en 2011 pour a présente édon. 2] édteur, cofondateur desédons Matéroogques.
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danger de croire…Son re n’a pas pour seu but de décrre ce qu se donne à or dans ’mmense unsson grégare d’une humanté croyante et dont es membres s’agenouent, se prosternent, se lageent ou accompagnent au tombeau ’en-fant déchqueté, aec ces paroes épouantabes : « Tee est Sa oonté. » Ce re eXste pour aïrmer ce que ne euent pas entendre es moutons du troupeau pastora : qu’s sont des moutons certes, mas auss des ânes et des porcs. Ânere que de crore en Deu, porchere mentae que de crore en a bonté de Deu. Mas qu donc oudrat asser es athées eur asséner cee trste érté :Vous, agenouillistes, fanaIques, vous êtes stupides, couards, infâmes ?Par conséquent, Jean-Pau GouteuX ne s’arrête pas auX portes de a benséance coutumère qu rège trop souent e fauX « débat » entre es sectateurs de ’ordre dn et es propagandstes d’une acté au courage rachque (aec comme prncpa étendard MaX Gao, ’encombrant soueran médaque du soueransme franchouard) ou d’une acté captuarde, compasamment mse en aant au détrment des assocaons et groupes de 3 réleXon dgnes hérers de 1905 . Le présent ourage est un re de réote.
luTER ContRE diEu : DEvoiR DE ConnàissànCE et de morale
Nous saons de meuX en meuX de quo e monde est fat et pourtant a fo (je ne pare pas des praques regeuses,
3] La stuaon actuee de a France, quant à a queson de a acté et de a pace des regons, est encore pre que cee que nous connassons  y a cnq ans, à cause de ’ef-fet déastateur d’une drote sarkozyste abrue et nfame qu ancre son acon poque, en ce domane notamment, dans une pensée grotesque et dangereuse. Vor e re de Kar G. MarX,Le génie du sarkozysme. De l’absurdité des concepts dominants(édté et annoté par Pasca Charbonnat), édons La religion conMtraetlérhuomoagniqtuées, 2011@.(Note d’avril 2011.)
de a fréquentaon des euX de cutes, etc., je pare be et ben de a croyance en Deu, donc de a soumsson à un être neXstant) demeure une atude pour a grande majorté de nos sembabes. C’est pourquo cee dspute – pourtant éaborée par nos aeureuX prédécesseurs en athésme – reste structureement adéquate à a stuaon présente ; chez es croyants, a même matrce argumentae agt sans cesse, sans défar, en dépt de son nanté au regard des deuX seus juges admssbes en ce débat : araison et lamorale. Tout d’abord, ce qu est reproché au scepque raonne, à ’athée, au mécréant, c’est son outrecudance : se mesurer à Deu, 4 quee audace, quee mpété coupabe ! Heureusement pour ’audaceuX que es regons oudraent fare tare, nos récentes mœurs queque peu démocraques rendent mpossbes es bonnes ees méthodes aeconnées par es Égses quand ees confondent force de ’ordre sprtuee et force de ’ordre temporee : prson, torture, bûcher, etc. (Ben entendu, cec concerne une assez pete pare du gobe, cee où a ue pour a acté a condut es regons domnantes à mter drasquement eur capacté d’aenter à a e et à a berté des ncroyants.) Cependant, restent d’usage courant ’nmdaon, a caomne, es accusaons nersées de dogmasme, d’ntoérance et e recours spéceuX à ’asymétre du Créateur et de ses créatures, ans que e constat, certes rrécusabe, que es croyants sont a masse et es ncroyants ’nîme mnorté. Les oïcers du cute, ragaards par ’argument du nombre – a mutude ayant
4] DansRéfutaIon du déisme@Percy Sheey (1814), de ’un des protagonste du débat sur es mértes du chrsa-nsme, Eusébès, s’eXprme ans : « Voà donc à que eXcès en est arrée, dans son orgue, ’ntegence humane !à se mesurer aec ’Omnscence !àsonder es ntenons de ’Im-pénétrabe ! » (Pour nformaon, a sute de ce teXte est un eXposé archétypque des arguments faussement noateurs de ’Intelligent Designdes années 2000…)
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force de o chez ces déots –, reprennent ce refran écué : « Par quee sére de sophsmes un être rasonnabe peut- se persuader de rejeter une regon dont a propagaon fut dès ’orgne un éénement sans aucun paraèe dans a sphère de 5 ’eXpérence humane ? » Mas que nous mporte a masse ! Les aares de a pensée et du saor ne se sasfont pas d’une soe appcaon de a rège démocraque de a majorté ’emportant sur a mnorté. En s’adressant auX contempteurs de a regon, nos donneurs de eçons de catéchsme nfane sngent de a sorte e personnage du pamphet de Sheey : « Permeez-mo de ous montrer a adeur des erreurs qu ous arent ers otre perte. EXposez-mo aec sncérté ’enchanement de sophsmes par esques e mauas esprt a trompé otre ntegence. Confessez es secrets mofs de otre ncroyance, et sourez que j’admnstre un remède à otre maade nteectuee. » « Ne croyez pas en Deu s ous ouez mas au mons respecter notre croyance », peurnchent ou admonestent (c’est seon) es suppôts. Certes, mas cee requête nepte mpque que nous, athées, respecons es dagaons étéro et néotestamentares, tous es concepts, phénomènes et entés du capharnaüm théoogque : ’ouerture de a mer Rouge, e Déuge, ’Immacuée Concepon, es anges, es apparons maraes, a résurrecon du Chrst, a transsubstanaon, ’âme séparée du corps et son mmortaté, a mort physque en tant qu’étape somme toute dérsore pusque passage ers ’au-deà et ’éternté. Etc. Répétons-e, ce n’est donc pas e nombre des croyants qu assure a crédbté d’une croyance, pas même e deor prétendument admrabe, pour es non-croyants, de a respecter. L’éthque compasante dans aquee patauge notre socété mpose de respecter n’mporte qu, y comprs ceuX qu professent es pus absurdes des asserons sur e monde et es pus ndgnes des consdéraons sur es humans. Crore que Deu eXste est une erreur ontoogque.
La religion con5t]rPeel’rhcuymSahneitéey,RéfutaIon du déisme, 1814@.
Crore que Deu est bon est une faute morae de a pre sorte. Cee-c est certes pre que cee-à mas pour autant Jean-Pau GouteuX refuse d’entrer dans ce jeu de dupes. I n’admet pas a fo et es dscours saants qu s’y raachent en tant que moyens d’aendre a érté des entés du monde. S aucun des arbuts, des proprétés et des résutats emprques (mraces, réponses à a prère, etc.) que es doctrnes théoogques mputent à Deu, s ren de tout cea n’est obserabe, ou nférabe, c’est par conséquent que Deu n’eXste pas. La forme outrée de scepcsme que peuent adopter es théoogens, à saor noquer ’nconnassabté de prncpe du dn, seon aquee Deu u-même se dérobe à ’nesgaon humane, ne peut être que rejetée par es penseurs matérastes qu n’ont pas à ponger dans e margot turbde de ces eXacons anraonnees. Personne, ou presque, ne crot au sopssme, à ces fabes « métaphysques » seon esquees nous sommes es relets d’un unque esprt éanescent, un esprt qu songe, d’un rêeur qu nous conçot, d’une machne à créer des aatars humans croyant en Deu, etc. En reanche, teement de gens croent en un Deu transcendant. DeuX sortes d’dées absurdes : ’une est une curosté phosophque, ’autre est un tromphe de a dérason. Le compeXe gnoséoogque formé par a scence et a phosophe raonnee ne saurat refuser d’eXamner ’asseron « Deu eXste », pour ausstôt se réconcer aec a très forte et perspcace pensée de Perre Smon de Lapace pour qu Deu est une « hypothèse dont [ 6 n’a] pas beson ».
6] Les parsans de a regon naturee ont ouu fonder a croyance en un Deu créateur non sur a rééaon, mas sur e spectace de a nature harmoneuse et ordonnée. Cet e hértage du xviii sèce est encore ace de nos jours aec son aatar appeéIntelligent Design. Lapace est ’un des pus grands théorcens de a scence newtonenne, mas  ne tombera pas dans ’outrance de a pupart des dscpes du
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Mas a morae ssue du message dn, e décaogue, es Éanges, toute cee magnîque bonté de Deu, s’nquè-tent es îdèes. Répondons ans, aec Sheey : « Je consens à reconnatre que deuX ou tros aXomes de morae, emprun-tés par e Chrsansme auX phosophes de a Grèce et de ’Inde, ensegnent, sous une forme décousue, des règes de condute dgnes d’éoges mas es eçons es pus pure, es pus éeées de a morae doent rester des bagatees, es pus éoquentes eXhortaons à a ertu doent manquer eur but, tant qu’on aache a mondre mportance à ce dogme 7 qu est ’essence tae de a regon rééée . » Et c’est ans que Jean-Pau GouteuX entre en terre de basphème, en requérant contre ces regons ndûment auto-8 procamées regons d’amour et de msércorde , justement pour uer contre e basphème suprême : ceu du méprs de ’humanté, te qu’nstauré et codîé seon es mêmes termes par es tros monothésmes. Dès qu’un regeuX jusîe a mort d’un enfant éscéré par un oeur psychopathe en recourant à « ’argument » des dessens mpénétrabes de Deu ou, pre encore, en arguant que Deu, dans sa conscence mtée de a surenue des éénements, a saué deuX enfants, qu, sans e meurtre du
saant angas qu tenteront d’étabr une « théooge eXpé-rmentae », tout natureement pusque Newton u-même y ntat dans sesPhilosophiae naturalis principia mathema-Ica: e monde peut-être décrt par a mécanque pusque ’ordre du monde est sous a jurdcon de Deu. 7] Percy Sheey,RéfutaIon du déisme, 1814@. 8] à ’aune de a rason et non de ’déooge fourbe des despotes de a pensée, a msércorde dne est une noon écœurante. Deu crée a sourance, aors qu’ aurat pu ne jamas fare sorr du néant es condons de a sourance, dans son acte créateur prmordae, et parce qu’ peut a résorber, ponctueement, à sa conenance, et dans ’arb-trare e pus absoue, es monothésmes ouent sa msér-La religion conctorredlehunmînanei.téC’est aoant.
premer, auraent été auss sauagement massacrés, ce re-geuX basphème au pus haut pont en nsutant ’humanté. Dès qu’un regeuX jusîe es guerres, y comprs cees commses au nom de Deu, du fat de ’octro du bre arbtre par a munîcence du dn ordonnateur et par e mauas usage qu’en font es hommes,  basphème encore contre ’humanté.àeet, es monothésmes ont nenté ’un cet des concepts es pus sorddes et mensongers qu sot : e bre arbtre. Grâce à ce subterfuge, es mauX que s’nlgent es hommes sont de a seue responsabté des hommes, magré a possbté qu’aurat une enté toute-pussante et omnscente de contrer es agssements crapueuX – et dér-sores à ’échee cosmque –, des humans. Admeons… Que dre aors des eets déastateurs de a nature sur a e des humans ? Dès qu’un regeuX jusîe ’eXstence des maa-des, de a mort, des catastrophes naturees (à où e bre arbtre ne peut ren…),  en appee à un monde à jamas mpénétrabe par nous, humans, et, de ce fat, se roue dans a fange basphématore ume : e basphème contre ’n-tegence, contre ’éan de a rason. Les maades, a mort sont nconcabes aec a noon de dnté créatrce, msé-rcordeuse et toute-pussante. I faut une débauche d’éu-cubraons nfectes pour tenter cee concaon aberrante. C’est e traa obscuranste des théoogens, matres dans ’art capeuX de conîner es déots dans a croyance en un 9 créateur subme et sub . Dans nos contrées, ce genre de crmnes se rassembe e dmanche. Aeurs, s bénssent es canons desnés à hacher e « bougnou raken », u auss
9] En reanche, a concepon naturaste du monde rend compte des dysfonconnements de tout ce qu e constue. En cea, ee est parcmoneuse, raonnee, et par consé-quent sasfat ’nteect. Ee permet égaement de conce-or une morae dgne, tendanceement chargée d’assurer a meeure e possbe auX humans, eu égard auX contran-tes du monde.
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crédue ndécroabe, ou encore es ance-lammes des hor-des barbares russes à ’assaut des fantômes de Tchétchéne, ous saez, ces musumans qu e sont s peu, qu se foutent pas ma des pus contragnants et asserssants oukases de eur regon, et pour esques e monde, ’Occdent, et même 10 trop souent es atermondastes, restent amorphes . Cee fo()(e) derat aors rester senceuse, nme, ds-crète, mas es nfâmes n’ont pas a décence d’assour en sence eur passon de a sourance et de a soumsson, chantres absurdes qu’s sont d’une métaphysque de a ter-reur et de a doueur, d’une nlaon du tourment nlgé par autru à autru au nom de a Prme Enté, e Deu créateur, démurge ncapabe de fare cesser a sourance sa créature, agent ntenonnee de son acon. Héas,  eur faut de surcrot camer eur fo, ocférer en chare ou au mnaret, prêcher, conerr, entrer en crosade, éangéser, coonser, s’mmscer dans es ts et es conscences, encager es fem-mes, pénétrer dans es écoes, mposer une morae et des condutes, dre e ben et e ma. Mas es théoogens ne sont pas es seus à être coupa-bes ; es sueurs, es prosternés, es adorateurs de toutes es obédences et sous-obédences forment auss a troupe condamnabe : massacres de masse, sacre des masses, crasse du sacré, de eur sacré, à euX, es ras sacrèges… Is assurent a perpétuaon de a fo, de ce système de pensée pronant ’auto-aénaon, a permanence de ’acte nsensé de crore en un au-deà du monde tangbe dans eque nous nassons, ons et mourrons.I faut donc se méîer d’une dchotome abstrate et abuse entre a caste des chefs regeuX et a
10] I n’y a jamas értabement eu de manfestaons d’am-peur, n de ocféraons rageuses dans e monde samque, quand a Russe du kagébste chréen orthodoXe Poune a transformé a Tchétchéne en un mmonde champ de runes, La religion conmtraessl’ahcurmanatnidea façon a pus barbare es cs de ce pays.