La religion contre l'humanité

De

Le monde de la religion est un monde sans respect d’autrui.
Un monde de frayeur, de soumission et de guerre. Le
masque de l’amour dont se parent les croyants cache
en vérité sa terrible absence : ce qu’ils aiment est une
idée abstraite, irréelle. L’humanité est composée d’une part de ceux
qui croient en Dieu, dignes de leur attention complice, et d’autre part
des infidèles, des mécréants, des athées. Il faut les haïr, les mépriser,
au moins les destiner au silence, par la force ou l’occultation, selon
les régimes politiques, selon les arbitrages médiatiques. Quand les
religions sont dans un rapport de force favorable, elles n’hésitent pas
à tuer au nom de la foi. Tout cela « en vertu » d’une entité inexistante :
Dieu. Si les humains croyaient moins, ils s’entre-tueraient moins, tel est
le constat de Jean-Paul Gouteux – un constat, au moins une hypothèse
anthropologique, d’une portée considérable. La croyance en une
entité organisatrice de la totalité du monde rend absurde et aveugle.
Aveugle à la réalité des persécutions et des massacres. « Dieu est
bon », assènent les trois monothéismes… Pourtant, partout règnent le
malheur et la désolation, en dépit des émissaires zélés, les théologiens
et les ministres des cultes.


Les trois religions analysées par Jean-Paul Gouteux, entomologiste
médical qui les dissèque comme il le ferait d’un insecte pathogène,
ont fait la preuve historique de leur inefficacité à promouvoir la paix et le
bonheur de l’humanité. N’est-il pas urgent de concevoir et promouvoir
enfin une morale humaine décidée au sein d’une humanité n’ayant
plus de compte à rendre à une transcendance illusoire, plutôt que de
persévérer dans la croyance obtuse en un au-delà chimérique ? Il est
temps que l’humanité entre enfin dans l’âge de raison.


Jean-Paul Gouteux (1948-2006) fut entomologiste médical à l’Institut
de recherche pour le développement (IRD) à Yaoundé (Cameroun). Spécialiste
des insectes vecteurs des micro-organismes responsables de la
« cécité des rivières » et de la « maladie du sommeil », il a participé à
de nombreux programmes de recherche en Afrique (Burkina Faso, Centrafrique,
Congo, Côte d’Ivoire, Zaïre). Particulièrement impliqué dans
la dénonciation du génocide perpétré au Rwanda, il a écrit plusieurs
ouvrages de référence sur ce sujet.

Publié le : lundi 21 janvier 2013
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EAN13 : 9782919694037
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JeanPaul Gouteux,La religion contre l’humanité Éditions Matériologiques, 2011 materiologiques.com
Préface 1 diEu, unE hypothèsE inuILE 2 Marc Silberstein
En lisantLa Religion contre l’humanité. Apologie du blas-phème,on assste à ’opposon qu s’nstue entre es par-sans de ces deuX concepons du monde rréducbes : e thésme et ’athésme. Les premers défendent a fo, a réé-aon et ’nstuon regeuse ; es autres regardent aec acon es désastres causés par a regon et ’nepte noon de dnté. Jean-Pau GouteuX nterpee tous es énéra-teurs actues du chrsansme, de ’sam et du judasme : Cessez d’avilir notre intelligence et notre dignité en nous inI-mant l’ordre de croire en un Dieu de bonté et d’amour, quand nous voyons avec une tristesse inaltérée l’étendue de sa misanthropie. Cessez !Cee créduté répugnante, Jean-Pau GouteuX a décrt dans ’eXamen des tros monothésmes, ces regons dtes des « res sants » (es dérences de surface entre ees sont sans eet pour son propos ; c’est eur subs-tance qu mporte c). Et  aarme ses sembabes, s souent engués dans es réleXes condonnés d’une dogmaque du sacré, prohbant, ou tentant de e fare (seon es époques), toute crque fondamentae des regons :Frères humains, ne soyez plus en danger de croire, ne vous meTez plus en
1] Préface rédgée en 2006, reue et modîée en 2011 pour a présente édon. 2] édteur, cofondateur desédons Matéroogques.
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danger de croire…Son re n’a pas pour seu but de décrre ce qu se donne à or dans ’mmense unsson grégare d’une humanté croyante et dont es membres s’agenouent, se prosternent, se lageent ou accompagnent au tombeau ’en-fant déchqueté, aec ces paroes épouantabes : « Tee est Sa oonté. » Ce re eXste pour aïrmer ce que ne euent pas entendre es moutons du troupeau pastora : qu’s sont des moutons certes, mas auss des ânes et des porcs. Ânere que de crore en Deu, porchere mentae que de crore en a bonté de Deu. Mas qu donc oudrat asser es athées eur asséner cee trste érté :Vous, agenouillistes, fanaIques, vous êtes stupides, couards, infâmes ?Par conséquent, Jean-Pau GouteuX ne s’arrête pas auX portes de a benséance coutumère qu rège trop souent e fauX « débat » entre es sectateurs de ’ordre dn et es propagandstes d’une acté au courage rachque (aec comme prncpa étendard MaX Gao, ’encombrant soueran médaque du soueransme franchouard) ou d’une acté captuarde, compasamment mse en aant au détrment des assocaons et groupes de 3 réleXon dgnes hérers de 1905 . Le présent ourage est un re de réote.
luTER ContRE diEu : DEvoiR DE ConnàissànCE et de morale
Nous saons de meuX en meuX de quo e monde est fat et pourtant a fo (je ne pare pas des praques regeuses,
3] La stuaon actuee de a France, quant à a queson de a acté et de a pace des regons, est encore pre que cee que nous connassons  y a cnq ans, à cause de ’ef-fet déastateur d’une drote sarkozyste abrue et nfame qu ancre son acon poque, en ce domane notamment, dans une pensée grotesque et dangereuse. Vor e re de Kar G. MarX,Le génie du sarkozysme. De l’absurdité des concepts dominants(édté et annoté par Pasca Charbonnat), édons La religion conMtraetlérhuomoagniqtuées, 2011@.(Note d’avril 2011.)
de a fréquentaon des euX de cutes, etc., je pare be et ben de a croyance en Deu, donc de a soumsson à un être neXstant) demeure une atude pour a grande majorté de nos sembabes. C’est pourquo cee dspute – pourtant éaborée par nos aeureuX prédécesseurs en athésme – reste structureement adéquate à a stuaon présente ; chez es croyants, a même matrce argumentae agt sans cesse, sans défar, en dépt de son nanté au regard des deuX seus juges admssbes en ce débat : araison et lamorale. Tout d’abord, ce qu est reproché au scepque raonne, à ’athée, au mécréant, c’est son outrecudance : se mesurer à Deu, 4 quee audace, quee mpété coupabe ! Heureusement pour ’audaceuX que es regons oudraent fare tare, nos récentes mœurs queque peu démocraques rendent mpossbes es bonnes ees méthodes aeconnées par es Égses quand ees confondent force de ’ordre sprtuee et force de ’ordre temporee : prson, torture, bûcher, etc. (Ben entendu, cec concerne une assez pete pare du gobe, cee où a ue pour a acté a condut es regons domnantes à mter drasquement eur capacté d’aenter à a e et à a berté des ncroyants.) Cependant, restent d’usage courant ’nmdaon, a caomne, es accusaons nersées de dogmasme, d’ntoérance et e recours spéceuX à ’asymétre du Créateur et de ses créatures, ans que e constat, certes rrécusabe, que es croyants sont a masse et es ncroyants ’nîme mnorté. Les oïcers du cute, ragaards par ’argument du nombre – a mutude ayant
4] DansRéfutaIon du déisme@Percy Sheey (1814), de ’un des protagonste du débat sur es mértes du chrsa-nsme, Eusébès, s’eXprme ans : « Voà donc à que eXcès en est arrée, dans son orgue, ’ntegence humane !à se mesurer aec ’Omnscence !àsonder es ntenons de ’Im-pénétrabe ! » (Pour nformaon, a sute de ce teXte est un eXposé archétypque des arguments faussement noateurs de ’Intelligent Designdes années 2000…)
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force de o chez ces déots –, reprennent ce refran écué : « Par quee sére de sophsmes un être rasonnabe peut- se persuader de rejeter une regon dont a propagaon fut dès ’orgne un éénement sans aucun paraèe dans a sphère de 5 ’eXpérence humane ? » Mas que nous mporte a masse ! Les aares de a pensée et du saor ne se sasfont pas d’une soe appcaon de a rège démocraque de a majorté ’emportant sur a mnorté. En s’adressant auX contempteurs de a regon, nos donneurs de eçons de catéchsme nfane sngent de a sorte e personnage du pamphet de Sheey : « Permeez-mo de ous montrer a adeur des erreurs qu ous arent ers otre perte. EXposez-mo aec sncérté ’enchanement de sophsmes par esques e mauas esprt a trompé otre ntegence. Confessez es secrets mofs de otre ncroyance, et sourez que j’admnstre un remède à otre maade nteectuee. » « Ne croyez pas en Deu s ous ouez mas au mons respecter notre croyance », peurnchent ou admonestent (c’est seon) es suppôts. Certes, mas cee requête nepte mpque que nous, athées, respecons es dagaons étéro et néotestamentares, tous es concepts, phénomènes et entés du capharnaüm théoogque : ’ouerture de a mer Rouge, e Déuge, ’Immacuée Concepon, es anges, es apparons maraes, a résurrecon du Chrst, a transsubstanaon, ’âme séparée du corps et son mmortaté, a mort physque en tant qu’étape somme toute dérsore pusque passage ers ’au-deà et ’éternté. Etc. Répétons-e, ce n’est donc pas e nombre des croyants qu assure a crédbté d’une croyance, pas même e deor prétendument admrabe, pour es non-croyants, de a respecter. L’éthque compasante dans aquee patauge notre socété mpose de respecter n’mporte qu, y comprs ceuX qu professent es pus absurdes des asserons sur e monde et es pus ndgnes des consdéraons sur es humans. Crore que Deu eXste est une erreur ontoogque.
La religion con5t]rPeel’rhcuymSahneitéey,RéfutaIon du déisme, 1814@.
Crore que Deu est bon est une faute morae de a pre sorte. Cee-c est certes pre que cee-à mas pour autant Jean-Pau GouteuX refuse d’entrer dans ce jeu de dupes. I n’admet pas a fo et es dscours saants qu s’y raachent en tant que moyens d’aendre a érté des entés du monde. S aucun des arbuts, des proprétés et des résutats emprques (mraces, réponses à a prère, etc.) que es doctrnes théoogques mputent à Deu, s ren de tout cea n’est obserabe, ou nférabe, c’est par conséquent que Deu n’eXste pas. La forme outrée de scepcsme que peuent adopter es théoogens, à saor noquer ’nconnassabté de prncpe du dn, seon aquee Deu u-même se dérobe à ’nesgaon humane, ne peut être que rejetée par es penseurs matérastes qu n’ont pas à ponger dans e margot turbde de ces eXacons anraonnees. Personne, ou presque, ne crot au sopssme, à ces fabes « métaphysques » seon esquees nous sommes es relets d’un unque esprt éanescent, un esprt qu songe, d’un rêeur qu nous conçot, d’une machne à créer des aatars humans croyant en Deu, etc. En reanche, teement de gens croent en un Deu transcendant. DeuX sortes d’dées absurdes : ’une est une curosté phosophque, ’autre est un tromphe de a dérason. Le compeXe gnoséoogque formé par a scence et a phosophe raonnee ne saurat refuser d’eXamner ’asseron « Deu eXste », pour ausstôt se réconcer aec a très forte et perspcace pensée de Perre Smon de Lapace pour qu Deu est une « hypothèse dont [ 6 n’a] pas beson ».
6] Les parsans de a regon naturee ont ouu fonder a croyance en un Deu créateur non sur a rééaon, mas sur e spectace de a nature harmoneuse et ordonnée. Cet e hértage du xviii sèce est encore ace de nos jours aec son aatar appeéIntelligent Design. Lapace est ’un des pus grands théorcens de a scence newtonenne, mas  ne tombera pas dans ’outrance de a pupart des dscpes du
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Mas a morae ssue du message dn, e décaogue, es Éanges, toute cee magnîque bonté de Deu, s’nquè-tent es îdèes. Répondons ans, aec Sheey : « Je consens à reconnatre que deuX ou tros aXomes de morae, emprun-tés par e Chrsansme auX phosophes de a Grèce et de ’Inde, ensegnent, sous une forme décousue, des règes de condute dgnes d’éoges mas es eçons es pus pure, es pus éeées de a morae doent rester des bagatees, es pus éoquentes eXhortaons à a ertu doent manquer eur but, tant qu’on aache a mondre mportance à ce dogme 7 qu est ’essence tae de a regon rééée . » Et c’est ans que Jean-Pau GouteuX entre en terre de basphème, en requérant contre ces regons ndûment auto-8 procamées regons d’amour et de msércorde , justement pour uer contre e basphème suprême : ceu du méprs de ’humanté, te qu’nstauré et codîé seon es mêmes termes par es tros monothésmes. Dès qu’un regeuX jusîe a mort d’un enfant éscéré par un oeur psychopathe en recourant à « ’argument » des dessens mpénétrabes de Deu ou, pre encore, en arguant que Deu, dans sa conscence mtée de a surenue des éénements, a saué deuX enfants, qu, sans e meurtre du
saant angas qu tenteront d’étabr une « théooge eXpé-rmentae », tout natureement pusque Newton u-même y ntat dans sesPhilosophiae naturalis principia mathema-Ica: e monde peut-être décrt par a mécanque pusque ’ordre du monde est sous a jurdcon de Deu. 7] Percy Sheey,RéfutaIon du déisme, 1814@. 8] à ’aune de a rason et non de ’déooge fourbe des despotes de a pensée, a msércorde dne est une noon écœurante. Deu crée a sourance, aors qu’ aurat pu ne jamas fare sorr du néant es condons de a sourance, dans son acte créateur prmordae, et parce qu’ peut a résorber, ponctueement, à sa conenance, et dans ’arb-trare e pus absoue, es monothésmes ouent sa msér-La religion conctorredlehunmînanei.téC’est aoant.
premer, auraent été auss sauagement massacrés, ce re-geuX basphème au pus haut pont en nsutant ’humanté. Dès qu’un regeuX jusîe es guerres, y comprs cees commses au nom de Deu, du fat de ’octro du bre arbtre par a munîcence du dn ordonnateur et par e mauas usage qu’en font es hommes,  basphème encore contre ’humanté.àeet, es monothésmes ont nenté ’un cet des concepts es pus sorddes et mensongers qu sot : e bre arbtre. Grâce à ce subterfuge, es mauX que s’nlgent es hommes sont de a seue responsabté des hommes, magré a possbté qu’aurat une enté toute-pussante et omnscente de contrer es agssements crapueuX – et dér-sores à ’échee cosmque –, des humans. Admeons… Que dre aors des eets déastateurs de a nature sur a e des humans ? Dès qu’un regeuX jusîe ’eXstence des maa-des, de a mort, des catastrophes naturees (à où e bre arbtre ne peut ren…),  en appee à un monde à jamas mpénétrabe par nous, humans, et, de ce fat, se roue dans a fange basphématore ume : e basphème contre ’n-tegence, contre ’éan de a rason. Les maades, a mort sont nconcabes aec a noon de dnté créatrce, msé-rcordeuse et toute-pussante. I faut une débauche d’éu-cubraons nfectes pour tenter cee concaon aberrante. C’est e traa obscuranste des théoogens, matres dans ’art capeuX de conîner es déots dans a croyance en un 9 créateur subme et sub . Dans nos contrées, ce genre de crmnes se rassembe e dmanche. Aeurs, s bénssent es canons desnés à hacher e « bougnou raken », u auss
9] En reanche, a concepon naturaste du monde rend compte des dysfonconnements de tout ce qu e constue. En cea, ee est parcmoneuse, raonnee, et par consé-quent sasfat ’nteect. Ee permet égaement de conce-or une morae dgne, tendanceement chargée d’assurer a meeure e possbe auX humans, eu égard auX contran-tes du monde.
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crédue ndécroabe, ou encore es ance-lammes des hor-des barbares russes à ’assaut des fantômes de Tchétchéne, ous saez, ces musumans qu e sont s peu, qu se foutent pas ma des pus contragnants et asserssants oukases de eur regon, et pour esques e monde, ’Occdent, et même 10 trop souent es atermondastes, restent amorphes . Cee fo()(e) derat aors rester senceuse, nme, ds-crète, mas es nfâmes n’ont pas a décence d’assour en sence eur passon de a sourance et de a soumsson, chantres absurdes qu’s sont d’une métaphysque de a ter-reur et de a doueur, d’une nlaon du tourment nlgé par autru à autru au nom de a Prme Enté, e Deu créateur, démurge ncapabe de fare cesser a sourance sa créature, agent ntenonnee de son acon. Héas,  eur faut de surcrot camer eur fo, ocférer en chare ou au mnaret, prêcher, conerr, entrer en crosade, éangéser, coonser, s’mmscer dans es ts et es conscences, encager es fem-mes, pénétrer dans es écoes, mposer une morae et des condutes, dre e ben et e ma. Mas es théoogens ne sont pas es seus à être coupa-bes ; es sueurs, es prosternés, es adorateurs de toutes es obédences et sous-obédences forment auss a troupe condamnabe : massacres de masse, sacre des masses, crasse du sacré, de eur sacré, à euX, es ras sacrèges… Is assurent a perpétuaon de a fo, de ce système de pensée pronant ’auto-aénaon, a permanence de ’acte nsensé de crore en un au-deà du monde tangbe dans eque nous nassons, ons et mourrons.I faut donc se méîer d’une dchotome abstrate et abuse entre a caste des chefs regeuX et a
10] I n’y a jamas értabement eu de manfestaons d’am-peur, n de ocféraons rageuses dans e monde samque, quand a Russe du kagébste chréen orthodoXe Poune a transformé a Tchétchéne en un mmonde champ de runes, La religion conmtraessl’ahcurmanatnidea façon a pus barbare es cs de ce pays.
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