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La république giscardienne

De
252 pages
Alain Duhamel part d'un constat : la France politique vit au rythme d'un souverain élu. En fait, l'essentiel du pouvoir y est détenu par lui ou issu de lui. Exemples et portraits à l'appui, cet essai démontre, avec beaucoup d'humour et de clarté, en quoi ce système ultra-présidentiel donne au chef de l'Etat plus d'influence réelle que dans n'importe quelle autre démocratie occidentale, les partis politiques ne faisant, en fin de compte, que conforter son pouvoir. Cette "spécialité française" s'appuie sur une classe dirigeante exceptionnellement homogène - les 5000 -, qui maintient une tradition colbertienne impérieuse et elle bénéficie, d'autre part, du sous-développement des contre-pouvoirs et de la faible participation des citoyens à la vie du pays. Cette société politique est donc infirme parce que inachevée et déséquilibrée. Elle se modernise aujourd'hui à doses homéopathiques. Tout se passe comme si, pour cela, elle acceptait de s'en remettre à une lignée de "despotes éclairés" : le premier, Charles de Gaulle, obsédé par le rang de la France, le second, Georges Pompidou, par la croissance de l'industrie, le troisième, Valéry Giscard d'Estaing, par l'intuition du modernisme.
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