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La Ruée vers l'intelligence

De
350 pages
Les pays qui gagneront dans la course économique sont les pays innovants, ceux qui peuvent attirer, former, stimuler les meilleurs cerveaux de la planète. Ceux qui acceptent d’investir, sans espoir de retour immédiat, dans la recherche fondamentale, celle qui casse les codes, annonce la rupture et invente l’impossible. Les pays occidentaux ont longtemps tenu la corde, avec leurs grandes universités en guise de « world companies » de la connaissance, mais les émergents, Chine en tête, organisent la contre-attaque. Les pays arabes, armés de leurs pétrodollars, se rêvent aussi désormais en grands carrefours du savoir. La taille n’est pas forcément un avantage. Les « petits », notamment la Suisse et Singapour, réalisent des prouesses. L’argent ne suffit pas non plus. L’intelligence de très haut niveau ne se déploie que dans un environnement propice de liberté et de rigueur. Les chercheurs doivent à la fois pouvoir défier l’ordre établi et se soumettre à des processus d’évaluation draconiens. Avec une question lancinante : la vraie démocratie, la démocratie intellectuelle, est-elle une condition sine qua non d’une recherche performante ? Enfin, cette bataille géante, mondiale, ne ressemble à aucune autre car, avant de s’affronter sur le développement et le marketing des produits, les adversaires doivent coopérer étroitement.
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Les pays qui gagneront dans la course économique sont les pays innovants, ceux qui peuvent attirer, former, stimuler les meilleurs cerveaux de la planète. Ceux qui acceptent d’investir, sans espoir de retour immédiat, dans la recherche fondamentale, celle qui casse les codes, annonce la rupture et invente l’impossible. Les pays occidentaux ont longtemps tenu la corde, avec leurs grandes universités en guise de « world companies » de la connaissance, mais les émergents, Chine en tête, organisent la contre-attaque. Les pays arabes, armés de leurs pétrodollars, se rêvent aussi désormais en grands carrefours du savoir. La taille n’est pas forcément un avantage. Les « petits », notamment la Suisse et Singapour, réalisent des prouesses. L’argent ne suffit pas non plus. L’intelligence de très haut niveau ne se déploie que dans un environnement propice de liberté et de rigueur. Les chercheurs doivent à la fois pouvoir défier l’ordre établi et se soumettre à des processus d’évaluation draconiens. Avec une question lancinante : la vraie démocratie, la démocratie intellectuelle, est-elle une condition sine qua non d’une recherche performante ? Enfin, cette bataille géante, mondiale, ne ressemble à aucune autre car, avant de s’affronter sur le développement et le marketing des produits, les adversaires doivent coopérer étroitement.