Ne vous taisez plus !

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Ne pas se taire. Ne plus taire. C’est facile à dire et à faire quand on s’appelle Denise Bombardier ou Françoise Laborde, quand on a la réputation justifiée de ne pas avoir sa langue dans sa poche. Cette réputation de « grande gueule » qui nous a valu parfois quelques ennuis, ou inimitiés, nous avons dû la conquérir, et c’est elle qui nous permet aujourd’hui de dire haut et fort : « Ne vous taisez plus ! » Nous ne savons pas encore ce qui s’est exactement passé le 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel de New York, mais ce que nous savons c’est ce qui s'est dit et écrit en France : un ouragan de réactions sexistes, misogynes, de réactions de caste, … dans un assourdissant silence des femmes. Où sont les grandes philosophes féministes ? Où sont les chiennes de gardes ? Seules les associations d’aides aux victimes de violence se sont manifestées… et quelques femmes qui ont eu le courage de dénoncer l'omerta. Les hommes en revanche n’ont pas faibli dans le sexisme. Du « il n’y a pas mort d’homme » au « troussage de domestique » en passant par «Est-ce un tort d’aimer les femmes ou « on ne pourra plus vous faire la cour désormais? »... Au Québec, les hommes ne sont pas plus vertueux qu’en France. Il y a des abuseurs mais ils savent ce qui peut leur en coûter d’agresser une femme. Hélas, le Québec n’est pas la France et ce que les femmes québécoises ont obtenu de haute lutte, les Françaises qui subissent encore un machisme archaïque sous couvert de séduction, en sont encore loin. 75 000 femmes sont violées chaque année en France, c’est- à-dire 200 femmes par jour ! Mais la majorité des femmes violées ne portent pas plainte.
Publié le : mercredi 5 octobre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213667768
Nombre de pages : 80
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Ne pas se taire. Ne plus taire. C’est facile à dire et à faire quand on s’appelle Denise Bombardier ou Françoise Laborde, quand on a la réputation justifiée de ne pas avoir sa langue dans sa poche. Cette réputation de « grande gueule » qui nous a valu parfois quelques ennuis, ou inimitiés, nous avons dû la conquérir, et c’est elle qui nous permet aujourd’hui de dire haut et fort : « Ne vous taisez plus ! » Nous ne savons pas encore ce qui s’est exactement passé le 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel de New York, mais ce que nous savons c’est ce qui s'est dit et écrit en France : un ouragan de réactions sexistes, misogynes, de réactions de caste, … dans un assourdissant silence des femmes. Où sont les grandes philosophes féministes ? Où sont les chiennes de gardes ? Seules les associations d’aides aux victimes de violence se sont manifestées… et quelques femmes qui ont eu le courage de dénoncer l'omerta. Les hommes en revanche n’ont pas faibli dans le sexisme. Du « il n’y a pas mort d’homme » au « troussage de domestique » en passant par «Est-ce un tort d’aimer les femmes ou « on ne pourra plus vous faire la cour désormais? »... Au Québec, les hommes ne sont pas plus vertueux qu’en France. Il y a des abuseurs mais ils savent ce qui peut leur en coûter d’agresser une femme. Hélas, le Québec n’est pas la France et ce que les femmes québécoises ont obtenu de haute lutte, les Françaises qui subissent encore un machisme archaïque sous couvert de séduction, en sont encore loin. 75 000 femmes sont violées chaque année en France, c’est- à-dire 200 femmes par jour ! Mais la majorité des femmes violées ne portent pas plainte.
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