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Sommaire
AVANT-PROPOS Quand nous voudrons
1. La route de l’Argentine
REMERCIEMENTS
Le chemin de Plus encore ! fut long et difficile pour l’auteur. Qu’il me soit permis de remercier ceux qui m’ont accompagné dans cette épreuve :
Olivier Bétourné avec Sophie de Closets, Olivier Orban avec Jean-Claude Simoën, mes éditeurs qui n’ont cessé de me soutenir de leurs conseils et de leur confiance ;
Mon épouse Janick, compagne de cette navigation au long cours ;
Et toutes les équipes qui se sont mises au service de ce livre.
À tous, merci et plus encore !
© Librairie Arthème Fayard/Plon, 2006.
978-2-213-67408-7
DU MÊME AUTEUR
L’Espace, Terre des hommes, Tchou, 1969.
La lune est à vendre, Denoël, 1969.
En danger de progrès, Denoël, 1970 ; coll. « Médiations », 1975.
, Denoël, 1973 ; coll. « Médiations », 1975.Le Bonheur en plus
La France et ses mensonges, Denoël, 1977 ; coll. « Médiations », 1978.
Scénarios du futur

Histoire de l’an 2000, Denoël, 1978.
Le Monde de l’an 2000, Denoël, 1979.

Le Système E.P.M., Grasset, 1980.
Toujours plus !, Grasset, 1982 ; Le Livre de poche, 1984.
, Seuil, 1985 ; coll. « Points Actuels », 1987.Tous ensemble : pour en finir avec la syndicratie
Le Pari de la responsabilité, Payot, 1989.
La Grande Manip, Seuil, 1990 ; coll. « Points Actuel », 1992.
Tant et plus : comment se gaspille votre argent, Grasset/Seuil, 1992 ; Le Livre de poche, 1993.
Le Bonheur d’apprendre : et comment on l’assassine, Seuil, 1996 ; coll. « Points », 1997.
Le Compte à rebours, Fayard, 1998 ; Le Livre de poche, 1999.
L’Imposture informatique, avec Bruno Lussato, Fayard, 2000 ; Le Livre de poche, 20001.
La Dernière Liberté, Fayard, 2001 ; Le Livre de poche, 2003.
Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire, Seuil, 2004 ; coll. « Points Sciences », 2006.
Une vie en plus, avec Dominique Simonnet, Joël de Rosnay et Jean-Louis Servan-Schreiber, Seuil, 2005.
AVANT-PROPOS
Quand nous voudrons
Évoquer les atouts de la France pour soutenir le moral de la patrie, c’est l’exercice à la mode. Je m’en dispenserai donc, mais il va de soi que je signe des deux mains ces inventaires partout exposés. En fait, les Français n’ont pas seulement quelques atouts en main, ils les ont tous. Le monde entier voit d’ailleurs en nous une nation d’enfants gâtés et non pas un peuple accablé de malheurs. Cessons donc de chercher à nous réconforter en vantant nos succès passés ou présents et posons-nous la seule question qui vaille : comment parvient-on à se trouver si mal en point quand on a reçu la France en partage ?
Car aucune prospérité, si bien établie soit-elle, n’aurait pu résister aux trente années de laisser-aller que nous avons connues. La raison de nos déconvenues réside tout entière dans les politiques détestables que nous avons mises en œuvre. Et c’est accroître notre désarroi que de chercher le réconfort dans le rappel de notre supériorité ou dans l’éclat de nos succès plutôt que de nous interroger sur les causes de nos échecs.
On a connu de ces champions qui, trop assurés de leurs dons éclatants, manquèrent de constance dans l’effort et furent incapables de tenir leurs promesses. Un gâchis toujours difficile à supporter et que, de fait, nous ne supportons plus. Un surdoué en situation d’échec oscille entre la mégalomanie, la dépression et la paranoïa. Les trois temps de l’humeur nationale. Nous attaquons la journée convaincus d’être les meilleurs du monde, à midi nous nous découvrons entourés de périls et d’ennemis, le soir nous ne sommes plus bons à rien.
Nous ne sommes ni les premiers ni les seuls à nous être ainsi laissé prendre au piège de notre propre richesse. Tous les pays industrialisés ont voulu croire que leur position dominante était à jamais acquise. Et tous se sont retrouvés pris dans la tourmente sans bien comprendre ce qui leur arrivait. Tous confrontés au chômage d’exclusion, aux difficultés économiques, au délabrement des finances publiques. D’où vient que nous ayons tant de mal à nous reprendre ?
Notre spécificité est essentiellement culturelle. Plutôt qu’affronter et relever les défis de notre temps, nous nous sommes enfermés dans une bulle déformante qui travestit le renoncement en courage, l’égoïsme en solidarité, le privilège en justice, et donne toujours la prime aux intérêts particuliers sur l’intérêt général, au présent sur l’avenir. C’est ainsi qu’en une génération nous avons ruiné un pays de cocagne.
Nous voici donc à la croisée des chemins. Malades du futur plus encore que du présent. La jeunesse, qui devrait porter nos espoirs, cristallise nos inquiétudes, éveille nos remords. Quelle France laisserons-nous à nos enfants ? Cette question nous hante et ôte tout sens à nos engagements, dissout nos actions dans une agitation stérile.
Un pour Un
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