Quand l'adolescent va mal

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Souffrances du corps, troubles alimentaires, comportements violents, accès d'angoisse, isolement, mutisme ou dépression : quand l'adolescent va mal, il le dit avec des mots, des silences, des actes qui sont autant de signes destinés à ses parents. Jusqu'a parfois tout risquer, jusqu'a flirter avec la mort pour enfin exister. Tous les adolescents ne sombrent pas dans la fugue, la drogue, le suicide. mais ils sont de plus en plus nombreux, garçons et filles, à s'abandonner au mal-être permanent. Leurs parents, qui assistent, impuissants, à ces lents naufrages, le savent. Comment réapprendre à écouter, à comprendre, à aimer son enfant ? Cet ouvrage fait le point sur l'adolescence et ses difficultés. A des questions précises, il apporte des réponses claires. Il explore ces troubles, leurs origines et leurs points communs. Il permet surtout d'analyser les réactions parentales aux états de crise et propose de nouveaux modèles de relation. Communication, confiance, prise de distance, remise en question : ce sont bien l'adolescent et sa famille qu'il s'agit d'aider, ensemble, à sortir de l'impasse. Une approche pédagogique, au service de tous, pour que tous aillent mieux...

Xavier Pommereau est psychiatre. Il dirige l'unité médico-psychologique de l'adolecent au centre Abadie (CHU de Bordeaux) et anime régulièrement des conférences destinées au grand public, sur le thème de "l'adolescence en crise". il est l'auteur du Dictionnaire de la folie (Albin Michel) et de l'Adolescent suicidaire (Dunod).
Publié le : mercredi 29 janvier 1997
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EAN13 : 9782709640329
Nombre de pages : 239
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© 1997, Éditions Jean-Claude Lattès

ISBN 978-2-7096-4032-9

DU MÊME AUTEUR

Dictionnaire de la folie, les mille et un mots de la déraison, en collaboration avec S. Marc, Paris, Albin Michel, 1995.

L’Adolescent suicidaire, Collection «  Enfances/Clinique  », Paris, Dunod, 1996.

«  Souvenez-vous, souvenez-vous seulement de l’indicible, incompréhensible et panique souffrance de vos seize ans, de la douloureuse recherche d’une issue, d’une terre ferme sous vos pieds, de la tête qui se cogne contre les murs, contre les conflits intérieurs, souvenez-vous de la course folle vers quelque chose d’indéfini et d’indéfinissable qui vous a valu tant de nuits blanches  !  »

Milena Jesenskà, Vivre, 1919-1939.

Avant-propos

Si de fortes fièvres annoncent avec brutalité les maladies éruptives de l’enfance, de soudaines manifestations physiques et comportementales marquent, à l’adolescence, les états de mal-être. La fréquence, l’amplitude et le cumul des troubles déterminent évidemment ce qui, d’une part, constitue la ponctuation – certes éprouvante, mais normale – d’une adolescence par définition exposée aux conflits et, d’autre part, ce qui traduit une souffrance liée à une situation d’impasse affective et relationnelle. C’est toute la différence entre ce que d’aucuns nomment la crise d’adolescence – faite des soubresauts normaux de la métamorphose pubertaire – et l’adolescence en crise qui, très souvent, ne se résout pas d’elle-même et mène à des actes pathologiques pouvant aller jusqu’au suicide. La période concernée, articulant enfance et âge adulte, paraît aujourd’hui d’autant plus propice aux accidents évolutifs, qu’elle s’étire démesurément dans le temps. Tandis que la puberté en signe le début vers 12-13 ans, l’entrée dans le monde de l’autonomie et de la maturité – censée en représenter la fin – s’effectue de plus en plus tardivement, au point que l’on ne sait dire de certains sujets âgés de 19 à 25 ans, s’il s’agit de «  vieux adolescents  » ou de «  jeunes adultes  ». Il y a là un bien étrange phénomène qui voit se télescoper, dans toutes les sociétés industrielles, une modernité sans cesse plus accélérée et techniquement plus performante, avec une adolescence qui n’en finit pas de s’étirer, au risque de se «  tire-bouchonner  » ou de s’étioler, avant que d’avoir pu mûrir et s’épanouir.

 

Pourtant, si étonnant que cela puisse paraître, l’émergence de troubles graves et durables n’est observée que chez un nombre assez limité de jeunes gens, même si la proportion des sujets en difficulté s’accroît depuis trois décennies. La majorité des adolescents se portent plutôt bien, ce qui est a priori surprenant, compte tenu des problèmes familiaux et sociaux auxquels beaucoup d’entre eux sont confrontés  : désunion parentale, crise des croyances et des valeurs, autonomie retardée, chômage, sida, etc. Peut-être faut-il voir dans ce constat paradoxal la preuve flagrante des remarquables capacités de tolérance et d’adaptation que déploient les adolescents, formidablement mus – envers et contre tout – par une énergie vitale injustement minimisée. Ce même constat relativise considérablement les interprétations qui font du mal de vivre la conséquence directe ou exclusive d’un contexte social défavorable. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faille négliger les conditions de vie et les débouchés de la génération montante, pas plus qu’il ne serait opportun d’en rester à une sorte d’attentisme béat ne se préoccupant pas activement de la place que les adultes doivent offrir aux jeunes. Mais l’expérience indique nettement que les adolescents les plus en souffrance ne sont pas toujours issus, loin s’en faut, de milieux dits socialement défavorisés ou sinistrés. Très souvent, en présence d’un adolescent «  difficile  » ou «  déviant  », l’importance accordée à un fait social donné sert de prétexte explicatif destiné à éviter les remises en question de soi et des relations à l’autre. Avec une moindre fréquence, il en est de même du recours abusif au concept de trouble mental dont l’étiquette tient parfois lieu de «  couverture  » jetée sur une souffrance psychique qui prend ses origines dans l’histoire du sujet et de sa famille.

 

C’est la raison pour laquelle, sans nier l’influence aggravante des fléaux sociaux, ni rejeter l’éventualité toujours à craindre d’une maladie de l’esprit, le parti pris résolument adopté dans ce livre est d’explorer en profondeur les soubassements affectifs participant de l’éclosion de tel ou tel signe de mal-être à l’adolescence. Quel que soit leur «  facteur déclenchant  », la plupart des situations de détresse morale observées à cet âge témoignent d’une souffrance familiale partagée, tue ou cachée. L’adolescent«  à problèmes  » est souvent le pitoyable porte-étendard d’une famille enlisée elle-même dans les «  problèmes  », tapis dans l’ombre des souvenirs occultés, des désirs contrariés, des non-dit tenaces et des déboires sentimentaux aussi retentissants que répétitifs. C’est l’objectif principal de cet ouvrage que de les rendre «  lisibles  », en soulignant leurs caractères mobilisateurs et dynamiques afin que chacun – parent ou adolescent – y trouve matière à réflexion personnelle et à réfection relationnelle. À travers le prisme des formes les plus aiguës ou les plus dramatiques des «  éclats  » d’adolescence, ce sont ces divers aspects que nous tenterons de rassembler, sachant qu’avec une intensité heureusement bien moindre les mêmes traits protéiformes et kaléidoscopiques et les mêmes reflets changeants – pittoresques ou pathétiques – caractérisent nombre d’adolescents. Ici, retentissent avec fracas les explosions du désespoir, exhibant plaintes déchirantes et actes de rupture déclinés sur tous les modes, du repli à la drogue, en passant par la fugue et la violence contre soi-même ou autrui. Là, résonnent les accès de colère, de rire ou de pleurs, illustrant de légitimes revendications d’identité et d’indépendance toutes empreintes de vitalité, de spontanéité et de fraîcheur. Graves ou minimes, de tels éclats révèlent – par leur violence et leur flamboiement – la présence de braises familiales jamais éteintes qui, si l’on n’y prend pas garde, peuvent incendier les relations. Au contraire, assumer les conflits et chercher à les contenir sans les étouffer, c’est entretenir le feu nécessaire à la vie, en évitant le désastre, pour qu’enfin la brillance des potentialités adolescentes trouve sa juste mesure et ravive les couleurs passées d’un tissu familial dont la trame ne peut que s’embellir en vieillissant.

1

Angoisses, dépressions et ruptures

La vie ne s’écoule pour personne comme un «  long fleuve tranquille  » et l’adolescence, quant à elle, n’a pas l’insouciance et la futilité que certains lui prêtent. Certes, l’exubérance de la jeunesse, son enthousiasme, ses attirances fulgurantes, témoignent d’un solide appétit de vivre. À divers moments, les adolescents sont bel et bien «  tout feu tout flamme  ». Mais les mêmes sujets peuvent «  être au plus mal  » quelques instants plus tard, à la faveur d’une contrariété, d’une déception ou d’une frustration. Cette période de transition est, en effet, aussi celle des doutes et des incertitudes, des angoisses soudaines et des désespoirs les plus profonds. Passer du rire aux pleurs, de l’euphorie à la tristesse, de l’espoir à la détresse, fait intimement partie de l’adolescence, âge des paradoxes et des fluctuations extrêmes s’il en est. Ce n’est pas un hasard si les adultes ont tant de mal à se remémorer leur adolescence, sans la déformer ou la «  reconstruire  ». Tandis que beaucoup de souvenirs d’enfance se révèlent assez facilement mobilisables, les espoirs et les tourments liés à la révolution pubertaire demeurent des éléments sensibles, que les adultes ont l’habitude de refouler et de remanier. D’ailleurs, cet «  oubli  » de leur propre jeunesse tumultueuse est particulièrement criant, lorsqu’ils deviennent parents d’adolescent. Certains d’entre eux se rigidifient alors sur le thème du «  Lorsque j’avais ton âge, je ne faisais ni ceci, ni cela  ». D’autres parents «  rejouent  » leur adolescence, en singeant le mode de vie de leur fils ou de leur fille, voire en inversant les rôles, jusqu’à se comporter comme les enfants de leur enfant. D’autres encore, les plus nombreux, se montrent excessivement inquiets quant à l’avenir et dépités au moindre accroc, exprimant aussi peu de confiance en leur adolescent que celui-ci n’en ressent vis-à-vis de lui-même.

 

Il n’y a donc pas d’adolescence sans mises en tension critiques, chez le sujet comme chez ses parents, et la «  longueur d’onde  » utilisée lors des échanges familiaux est régulièrement brouillée, au point d’amener ces personnes à entretenir par moments un véritable «  langage de sourds  ». En réalité, ce qui est angoissant ou déprimant pour l’adolescent l’est également – en miroir – pour ses proches. Cet aspect est d’importance, parce qu’il indique d’emblée qu’un sujet en grande détresse «  masque  » très souvent des parents eux aussi en grande difficulté. Et même si «  tout va bien  » – entendons même si les conflits relationnels et psychiques restent supportables pour chacun – avoir à faire le deuil d’un passé fait d’images et de dépendances irrémédiablement révolues entraîne toujours une certaine quantité de souffrance, de part et d’autre.

Sans doute n’est-il pas inutile de rappeler ici que l’anxiété, avant d’appartenir éventuellement – par son intensité et sa récurrence – au domaine du pathologique, constitue un «  carburant  » essentiel à la vie. Depuis la prime enfance, la traversée des divers stades du développement s’accompagne d’angoisses, celles-ci constituant de nécessaires aiguillons à la maturation et à la différenciation. Jusqu’au terme de l’existence, l’âge adulte ne voit pas cesser ce phénomène. Chaque «  crise  » qui ponctue la trajectoire vitale de chacun mobilise elle-même la quantité d’énergie nécessaire à sa résolution. Cette énergie est ou non disponible, mais le propre de la tension anxieuse est de préparer le sujet aux changements à venir, en les anticipant. Lorsqu’elle reste tempérée, c’est une mise en alerte, une activation physique et psychique qui permet, le moment venu, de faire face à la situation nouvelle. Les facteurs déclenchants ne sont pas, il est vrai, toujours identifiables. Et quand bien même ils le sont, encore faut-il admettre qu’ils suscitent de l’anxiété parce qu’ils réactivent des événements et des émotions plus profondément enfouis. Des premiers sentiments éprouvés lors de l’absence de la mère, aux angoisses ressenties à l’idée de sa propre mort, en passant par les préoccupations liées à la différence des sexes et des générations, tout ce qui représente une menace – réelle ou supposée – de privation ou d’insatisfaction majeure génère de l’anxiété. Bien entendu, les aléas de la vie exacerbent ces courants émotionnels en leur fournissant des supports patents. Cependant, tout individu y est soumis chaque fois qu’il constate ce qu’il perd et doute sur ce que l’inconnu lui réserve.

À l’adolescence, de telles tensions deviennent vives, du fait des profonds bouleversements qui s’opèrent alors. Les angoisses se succèdent, parce que des questionnements existentiels majeurs les suscitent, taraudant le sujet par intermittence. «  D’où viens-je  ?  », «  Qui suis-je  ?,«  Où vais-je  ?  », sont autant de questions s’imposant à l’adolescent avec une acuité inouïe. Ainsi, l’énigme des origines soulève le problème des non-dit et des secrets du roman familial. Le sujet se demande également si ses parents sont bien ses géniteurs  ; il s’interroge sur le désir parental ayant présidé à sa conception et à sa venue au monde. La question de l’identité est sous-tendue par les modifications pubertaires, l’adolescent ne se reconnaissant plus dans cet «  étranger  » qu’il devient à lui-même et aux autres. Il craint de ne plus être conforme, ni aux attentes parentales le concernant, ni aux exigences que réclame son insertion dans la communauté des adultes et des pairs. Lorsqu’il est convaincu de ne pas s’aimer, il s’inquiète en réalité du regard d’autrui porté sur lui, maintenant que son corps sexué transforme radicalement les liens anciens et à venir. L’émergence de pulsions contradictoires, d’attractions et de répulsions incestueuses et parricides liées à la résurgence de l’Œdipe1, lui fait craindre ses propres agissements. Le sujet a peur de ne plus rien contrôler, d’être débordé. «  Que suis-je capable de faire  ?  » se demande-t-il, sans savoir que cette interrogation concerne tout autant la confiance en ses potentialités que sa propension à passer à l’acte. Quant à son devenir, l’adolescent le perçoit plus ou moins confusément comme menaçant et risqué. Va-t-il parvenir à trouver sa place  ? L’émancipation désirée et redoutée va-t-elle lui permettre d’établir de nouveaux liens  ? Comment parviendra-t-il à accepter d’être né pour mourir un jour et à assumer la «  solitude intérieure  » qui fait de tout individu un être à la fois éminemment sociable et fondamentalement seul face à son destin  ?

 

Tandis que le sujet est confronté à ces angoissants questionnements, son humeur est également soumise à d’amples variations, au rythme des illusions et des désillusions qui marquent sa situation à l’orée de l’âge adulte. Pour l’adolescent comme pour ses parents, le «  deuil de l’enfance  » suppose une succession de renoncements qui infléchissent périodiquement le moral de chacun, selon un mouvement affectif s’apparentant parfois à celui d’une bascule. À leur insu, certains parents dépriment lorsque l’adolescent se sent «  en forme  » et qu’il leur échappe ou, à l’inverse, retrouvent une prépondérance rassurante sur ce dernier, lorsqu’il connaît un moment d’incertitude ou de déprime. Quoi qu’il en soit, si l’anxiété assure l’énergie indispensable au passage d’un stade à l’autre, seul le deuil de l’étape antérieure permet au sujet d’assumer pleinement les conditions de la nouvelle. Rappelons, à ce propos, que les rites de passage de l’enfance à l’âge adulte, tels que les mettent en scène les sociétés tribales, reposent sur ce principe clé  : il est impossible de modifier un état sans d’abord l’abolir, en l’occurrence, sans que l’enfant meure à l’enfance.

 

Le problème est que la notion même de renoncement, si présente chez l’adulte au milieu de sa vie, représente la consécration d’un «  travail psychique  » que l’adolescent ne peut entreprendre en profondeur, en raison des tumultes intérieurs qui l’assaillent. Tout deuil implique, après un temps plus ou moins long, l’acceptation de la perte qui le convoque. Ce «  travail  » correspond à l’élaboration psychique du vécu dépressif lié à la perte. Par essence, l’adolescence se prête mal à cette entreprise longue et douloureuse qui permet de «  tourner la page sans la déchirer  ». C’est sans doute pourquoi la dépression vraie est rare à cet âge, alors que l’angoisse et l’agir occupent préférentiellement le devant de la scène. Le sujet connaît des moments dépressifs mais, dans la plupart des cas, il fuit la dépression, quitte à massivement dénier la réalité. Il voit son moral fluctuer, lorsque son estime de soi fait les frais de violentes luttes intestines. Une partie de lui-même aspire aux changements, mais une autre partie y résiste, car le renoncement nécessaire est synonyme de perte.

 

En prenant de la distance par rapport à tout ce qui lui apportait jusque-là assurance et réconfort, le sujet craint de perdre l’amour de ses parents et ses propres repères. L’éloignement affectif plus ou moins prononcé que son entourage a manifesté dans le passé et l’attitude que ses proches peuvent actuellement avoir à son égard produisent de douloureux sentiments de «  lâchage  », voire d’abandon ou de rejet. L’humeur fléchit lorsqu’elle n’est plus supportée par la certitude ou l’espoir d’être aimé. Avoir à renoncer à la toute-puissance infantile oblige l’adolescent à s’exposer aux risques de la vie qui, par définition, ne peuvent être «  prévenus  » et «  garantis  ». Cet aspect est particulièrement aigu dans le registre sentimental. Chez l’enfant, l’amour se décline en termes de reconnaissance, de tendresse et d’affection qui nourrissent les relations établies entre des personnes ayant, entre elles, des liens de sang. Le caractère définitif de ces liens fait que, même en cas de déchirement manifeste, l’attachement perdure sous d’autres formes. On ne peut jamais dire «  mon ex-mère  », «  mon ex-père  » ou «  mon ex-frère  », parce que l’on ne peut jamais faire fi de ses origines. Bien plus, si l’émancipation et l’autonomie supposent le dégagement de la dépendance et de la soumission que ces liens suscitent, aucun individu ne peut prétendre s’en être totalement détaché. Ce que l’on appelle communément l’amour avec un grand A doit d’ailleurs s’accommoder de cette indépendance toute relative. Envers chaque partenaire amoureux, il y a une attente «  maternelle  » ou «  paternelle  » qui ne dit pas son nom témoignant de l’indéfectibilité des liens primordiaux. L’Amour n’est envisageable qu’au prix d’une latitude affective suffisante par rapport à ces mêmes liens. Idéalement, l’élu de son cœur doit être un «  plus-que-mère  » ou un «  plus-que-père  », certainement pas un simple substitut.

 

1. Nous reviendrons sur ces notions dans le chapitre consacré aux troubles alimentaires.

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