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Questions internationales : Iran, le retour - n°77

De
128 pages
> DOSSIER… Iran : le retour

Iran : la nouvelle puissance régionale ? (Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner)

Retour sur douze années de négociations nucléaires (François Nicoullaud)

Le pragmatisme de la République islamique d’Iran (Clément Therme)

La realpolitik, une constante de la politique régionale iranienne (Jean-Paul Burdy)

La professionnalisation de la vie politique (Fariba Adelkhah)

Une économie en attente de réformes substantielles (Thierry Coville)

L’autorité dans le chiisme : une perspective historique (Constance Arminjon)



> Les principaux ENCADRÉS du DOSSIER

L’Iran depuis la révolution islamique : quelques éléments chronologiques (Questions internationales)

« Iran barra, Baghdad tubqa hurra ! » : la relation Iran-Irak (Myriam Benraad)

Le Plan d’action global commun : un accord de paix nucléaire ? (Charlotte Beaucillon)

Les institutions iraniennes (Questions internationales)

Iran : quelques indicateurs statistiques (Questions internationales)

La diversité ethnique : une question lancinante sous la République islamique d’Iran (Gilles Riaux)

Turquie-Iran : ni amis, ni ennemis (Jean Marcou)

La question des femmes : un pas en avant, deux pas en arrière (Azadeh Kian)

Entre l’Orient et l’Occident : Téhéran, une ville en mouvement (Mina Saïdi-Sharouz)



> Questions EUROPÉENNES

La laïcité en France et aux États-Unis : perspectives historiques et enjeux contemporains (Amandine Barb)

Dayton-Paris ou le désaccord de paix : la Bosnie-Herzégovine vingt ans après (Renaud Dorlhiac)



> Regards sur le MONDE

La diplomatie active mais fragile de la Turquie en Afrique (Bayram Balci)

Birmanie (Myanmar) : une ouverture incertaine (Amaury Lorin)



> Les questions internationales À L’ÉCRAN

Vers un renouveau du cinéma iranien ? (Agnès Devictor)



> ITINÉRAIRES de Questions internationales

La Société des Nations vue par Louis-Ferdinand Céline et Albert Cohen : le multilatéralisme en trois dimensions (Paul Dahan)



> Les questions internationales sur INTERNET



> ABSTRACTS
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Questions internationales
Conseil scientifique Gilles Andréani Christian de Boissieu Yves Boyer Frédéric Bozo Frédéric Charillon Jean-Claude Chouraqui Georges Couffignal Alain Dieckhoff Julian Fernandez Robert Frank Stella Ghervas Nicole Gnesotto Pierre Grosser Pierre Jacquet Christian Lequesne Françoise Nicolas Marc-Antoine Pérouse de Montclos Fabrice Picod Jean-Luc Racine Frédéric Ramel Philippe Ryfman Ezra Suleiman Serge Sur Rédaction Rédacteur en chef Serge Sur Rédacteur en chef adjoint Jérôme Gallois Rédactrices-analystes Céline Bayou Ninon Bruguière Secrétaire de rédaction Anne-Marie Barbey-Beresi Traductrice Isabel Ollivier Stagiaire Paul Anthonioz Cartographie Thomas Ansart Patrice Mitrano Antoine Rio (Atelier de cartographie de Sciences Po) Conception graphique Studio des éditions de la DILA Mise en page et impression DILA Contacterla rédaction : QI@dila.gouv.fr Retrouver Questions internationalessur :
Questions internationalesassume la respon-sabilité du choix des illustrations et de leurs légendes, de même que celle des intitulés, cha-peaux et intertitres des articles, ainsi que des cartes et graphiques publiés. Les encadrés figurant dans les articles sont rédi-gés par les auteurs de ceux-ci, sauf indication contraire.
Éditorial ouze années d’âpres négociations auront été nécessaires pour parvenir à l’accord signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et la communauté internationale. Même si son application reste encore subordonnée eàtudnéeDireailéneenniraeaiuqnnosiopmtionsoluableduralcdencuireséleslifiédêtrequajàdutTo.estrtixuedàeuqirotsihré aux évolutions politiques de l’Iran et des États-Unis, deux pays dans lesquels des élections sont prévues en 2016, cet accord peut d’ores ’abord, il ouvre la voie relations internationales depuis les années 1990. Ensuite, il permet à l’Iran, qui a longtemps été considéré comme un État paria – et même « voyou » selon la terminologie de l’administration américaine des années Bush – de redevenir un acteur international de poids. En ce sens, cet accord symbolise bel et bien le retour de l’Iran sur la scène internationale. Tandis que ses voisins irakien et afghan sont menacés de désintégration, que la Syrie a sombré dans le chaos et que le Pakistan et la Turquie sont la proie de tensions politiques intérieures, l’Iran apparaît dorénavant comme un pôle de stabilité au Moyen-Orient. État à majorité chiite et persane dans un Moyen-Orient dominé par les Arabes sunnites, il se pose plus que jamais en grande puissance régionale, au grand dam de son rival saoudien. Fort paradoxalement pour qui garde en mémoire l’ostracisme auquel le pays a été en butte depuis la révolution islamique de 1979, le régime de Téhéran redevient même un interlocuteur obligé de la communauté internationale dans de nombreux dossiers sensibles – au premier rang desquels la Syrie. Ce sont précisément à ces nouveaux indicateurs de la puissance iranienne tout autant qu’aux évolutions qui marquent sa vie politique, économique et sociale depuis l’arrivée au pouvoir du modéré Hassan Rohani que le présent dossier de Questions internationalesest consacré. « Les questions internationales à l’écran », qui soulignent toute la vitalité du cinéma iranien en dépit d’une censure bien réelle, témoignent notamment des nombreux paradoxes d’une société tiraillée entre un désir d’ouverture et le poids omniprésent de la révolution islamique. S’agissant des « Questions européennes », la présente livraison effectue un bilan de la situation actuelle en Bosnie où, vingt ans après la signature des accords de Dayton, le fossé entre les différentes communautés paraît plus profond que jamais. Les « Regards sur le monde » reviennent quant à eux sur un autre pays resté longtemps en marge de la communauté internationale, la Birmanie, ou Myanmar, au lendemain des élections générales de novembre 2015 qui ont vu triompher le parti d’Aung San Suu Kyi. Quant à la diplomatie turque en Afrique, son activisme spectaculaire n’empêche pas certaines fragilités. Enfin, les « Itinéraires deQuestions internationales» invitent à relire le multilatéralisme tel qu’il avait cours au temps de la SDN, grâce aux récits, fort différents, qu’en ont laissé Louis-Ferdinand Céline et Albert Cohen. Offrir à un large public francophone les éléments pertinents de décryptage et d’analyse des relations internationales, y compris au moyen de la littérature ou du cinéma, telle est l’ambition inchangée deQuestions internationalesdepuis sa création en 2003. À tous ses lecteurs, anciens et nouveaux, la rédaction souhaite une très belle année 2016. Questions internationales
o Questions internationalesn 77 – Janvier-février 2016
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o N 77SOMMAIRE DOSSIER…
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© AFP / Behrouz Mehri
o Questions internationalesn 77 – Janvier-février 2016
Iran : le retour Iran : la nouvelle puissance régionale ? MohammadReza Djalili et Thierry Kellner Retour sur douze années de négociations nucléaires François Nicoullaud Le pragmatisme de la République islamique d’Iran Clément Therme La realpolitik, une constante de la politique régionale iranienne JeanPaul Burdy La professionnalisation de la vie politique Fariba Adelkhah Une économie en attente de réformes substantielles Thierry Coville
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L’autorité dans le chiisme : une perspective historique
Constance Arminjon
Et les contributions de Charlotte Beaucillon(p. 31), Myriam Benraad(p. 19), Azadeh Kian(p. 64), Jean Marcou(p. 53), Gilles Riaux(p. 41) et Mina Saïdi-Sharouz(p. 76)
QuestionsEUROPÉENNES
87
Dayton-Paris ou le désaccord de paix : la Bosnie-Herzégovine vingt ans après
Renaud Dorlhiac
Regards sur leMONDE
96
La diplomatie active mais fragile de la Turquie en Afrique
Bayram Balci Birmanie (Myanmar) : 102 une ouverture incertaine Amaury Lorin
Les questions internationales àL’ÉCRAN
Vers un renouveau 111 du cinéma iranien ? Agnès Devictor
ITINÉRAIRES deQuestions internationales
La Société des Nations 117 vue par Louis-Ferdinand Céline et Albert Cohen : le multilatéralisme en trois dimensions Paul Dahan
Les questions internationales surINTERNET
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Liste desCARTESetENCADRÉS
ABSTRACTS
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DOSSIERIran : le retour
Iran : la nouvelle puissance régionale ?
Mohammad-Reza DjalilietThierry Kellner * * Mohammad-Reza Djalili etThierry Kellner sont respectivement professeur émérite à Malgrélediscoursdelamouvanceconservatricedurégime l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève etdeTéhéraninsistantsurlefaitqueriennechangeradans lapolitiquedel’Iran,l’accorddu14 juillet2015surle maître de conférences au département de science politique de l’Université nucléaireouvredenouveauxhorizonssurleplanrégional libre de Bruxelles (ULB). Ils ont cosigné etinternationalàlaRépubliqueislamique.Bienentendu,il plusieurs ouvrages, le dernier étantL’Iran (La Boétie, 2013)faudraattendrel’issuedesvérificationsmenéesparl’Agence internationaledel’énergieatomiquepourvoirlalevée progressivedessanctionsquipèsentsurTéhéran.L’optimismeprévaut néanmoinsactuellementet,plusquejamais,l’Iran,fortdenombreux atouts,seposeennouvellegrandepuissancerégionale.
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Pour mesurer l’importance de l’évolution née de l’accord sur le nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre Téhéran et le groupe 5+1 – c’est-à-dire les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne – et entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité du 20 juillet 2015, un examen des facteurs de puissance et des limitations géopolitiques de l’Iran constitue un préalable indispensable. Il permet d’esquisser une réflexion sur les perspec-tives offertes par un retour de l’Iran dans la communauté internationale.
Les facteurs de la puissance iranienne
Une situation géographique avantageuse
Sur le plan géographique, l’Iran possède les attributs d’une véritable puissance régio-nale. Son territoire, d’une superficie totale de 2 1 648 000 km – soit trois fois la France – occupe
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e le 18 rang mondial. Au plan régional, en termes de superficie, il ne le cède que devant l’Arabie saoudite et le Kazakhstan, mais est beaucoup plus peuplé que ces deux États.
L’Iran est aussi un pays très extraverti, qui possède des frontières terrestres et maritimes avec une quinzaine d’États. Sur le plan de la locali-sation géographique, c’est un pays charnière, situé à l’intersection des mondes arabe, turc, indien et russe qu’il met en communication. Il est une porte de sortie potentielle pour le vaste ensemble d’États enclavés que constituent les Républiques d’Asie centrale et du Caucase ainsi que l’Afghanistan.
Situé au point de rencontre de plusieurs espaces géostratégiques – Moyen-Orient, Asie centrale, Caucase, sous-continent Indien, golfe Persique –, entre trois mers – mer Caspienne, golfe Persique, mer d’Oman –, non loin de la Méditerranée et de l’Europe, et à la porte de l’Asie, il est en outre placé au centre d’un vaste ensemble territorial, historique et culturel, qui
Hassan Rohani salue la foule lors des cérémonies de e commémoration du 36 anniversaire de la révolution islamique, le 11 février 2015, à Téhéran. À cette occasion, le président iranien a déclaré que le monde avait besoin de l’Iran pour stabiliser le Moyen-Orient en ébullition.
constitue un monde particulier, le « monde iranien », caractérisé par de nombreux traits 1 communs . Ces facteurs offrent de multiples possibilités d’ouverture et d’échanges, et contri-buent à faire de son territoire un espace de transit potentiel à l’échelle eurasiatique.
L’Iran contrôle aussi, avec Oman, le détroit d’Ormuz, qui est un goulet d’étrangle-ment stratégique par où transite une grande partie des productions pétrolières et gazières du Golfe, 2 vitales pour l’économie mondiale . Il possède une façade maritime très importante, avec près de 2 440 km de côtes le long du golfe Persique et de la mer d’Oman. Un domaine insulaire méconnu dans la région du golfe Persique, comptant 16 îles importantes dont 11 sont habitées, lui
1 Voir Mohammad-Reza Djalili, Alessandro Monsutti et Anna Neubauer (dir.),Le Monde turco-iranien en question, Institut de hautes études internationales et du développement, Genève ; Karthala, Paris, 2008. 2 Soit, en 2013, environ 20 % de la production mondiale totale de pétrole et plus de 30 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Chiffres cités dans EIA,Iran Country Analysis, juin 2015 (www.eia.gov/beta/international/analysis.cfm?iso=IRN).
offre des possibilités sous-exploitées en direction de l’océan Indien.
Sa localisation géographique centrale lui permet de déployer sa politique étrangère dans cinq directions différentes. Au sud vers le golfe Persique et l’océan Indien, à l’ouest en direc-tion de l’Orient arabe et du Levant, au nord-ouest vers la Turquie et le Caucase, au nord-est vers l’Asie centrale et, sur son flan Est, en direction de l’Afghanistan et du Pakistan. Enfin, sur le plan défensif, étant entouré de montagnes et de déserts, son territoire peut être considéré comme une sorte de citadelle, difficile à investir.
Un géant démographique régional
Av e c u n e p o p u l a t i o n e s t i m é e à 80,8 millions d’habitants en 2015, l’Iran est le e 19 pays le plus peuplé de la planète. Il est le troisième pays le plus peuplé du Moyen-Orient après l’Égypte (86,9 millions) et la Turquie 3 (81,6 millions ). La population iranienne est un
3 Selon les chiffres duCIA World Factbook 2015(https://www. cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2119 rank.html#ir).
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© AFP / Behrouz Mehri
DOSSIERIran : le retour
XL’Iran depuis la révolution islamique : quelques éléments chronologiques
1979 16 janvier : après plusieurs mois de manifestations durement réprimées, départ en exil du chah er suivi, le 1 février, du retour à Téhéran de l’ayatollah Khomeyni. Février : le nouveau pouvoir annonce l’abandon du programme nucléaire. er 1 avril : proclamation de la République islamique. Novembre : occupation de l’ambassade des États-Unis à Téhéran et prise en otage de 52 diplomates américains par un groupe d’étudiants khomeynistes.
1980 7 avril : rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis. 25 avril : échec de l’opération militaire américaine de libération des otages. 22 septembre : l’armée irakienne envahit le sud de l’Iran, déclenchant une guerre très meurtrière qui dure huit ans.
1981 20 janvier : le jour de l’investiture de Ronald Reagan, libération des 52 otages américains retenus à Téhéran. 21 juin : le président de la République Abolhassan Bani-Sadr est destitué par l’ayatollah Khomeyni. En juillet, il part en exil en France en compagnie de Massoud Radjavi, le chef de l’organisation des
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Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). 30 août : le président de la République Mohammad Ali Rajai est assassiné. Ali Khamenei, figure importante de la révolution de 1979 et premier religieux à être élu à ce poste, lui succède. 1982 4 mai : dissolution du Toudeh, le Parti communiste iranien, et expulsion de diplomates soviétiques accusés d’espionnage. 1983 Plusieurs attentats suicides, revendiqués par l’organisation du Jihad islamique, sont perpétrés contre les forces françaises et américaines à Beyrouth. Au cours de la seconde moitié des années 1980, le Liban devient le théâtre d’une guerre par procuration menée par l’Iran – notammentviale Hezbollah créé en 1982 – contre les Occidentaux. 1984 Saisie par Téhéran, une commission des Nations Unies confirme l’usage d’armes chimiques par l’Irak contre l’armée iranienne, mais aussi contre la population civile, en particulier kurde. 1986 Révélation du scandale de l’« Irangate ». Violant l’embargo officiel, l’administration Reagan a
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peu inférieure en nombre à celle de son voisin turc, mais elle est plus importante à elle seule que l’ensemble des populations combinées de ses sept voisins du golfe Persique – Irak, Koweït, Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis et Oman. À l’échelle de l’ensemble de son voisinage, en termes de population, seuls la Turquie (de peu), la Russie et le Pakistan peuvent rivaliser avec l’Iran.
L’Iran est donc un géant démographique régional, même s’il a effectué sa transition démographique et connaît de nos jours un taux de natalité particulièrement bas – il se situe au e 105 rang mondial en 2015. L’âge médian de sa population – c’est-à-dire l’âge qui divise la population en deux groupes numériquement 4 égaux – est néanmoins de 28,8 ans , ce qui en fait un pays relativement jeune comparé à l’Europe occidentale.
Des forces armées importantes
Ave c , à l a fi n d e l ’ a n n é e 2 0 1 4 , 475 000 hommes sous les drapeaux – 350 000 dans l’armée nationale(artesh)125 000 et pour les Gardiens de la révolution islamique (pasdaran), la garde prétorienne du régime –, l’Iran occupe la première place parmi les forces armées des États de la région du golfe Persique. À l’échelle du Moyen-Orient, les forces iraniennes ne le cèdent en nombre qu’à l’armée turque (510 000 hommes).
Il convient d’y ajouter la force paramili-taire desbassidj, ou « mobilisés », qui est chargée principalement du maintien de l’ordre interne, mais qui a par le passé joué un rôle militaire, par exemple durant la guerre contre l’Irak (1980-1988). Elle revendique 12 millions d’adhérents, dont un million de combattants, selon certaines estimations.
Si, pour de nombreux spécialistes militaires, les forces classiques terrestres, maritimes et aériennes de l’Iran ont de nos jours des capacités limitées, il ne faut pas négliger les capacités asymétriques, les missiles de longue portée et la défense côtière du pays.
4 CIA,The World Factbook, « Iran » (www.cia.gov/library/ publications/the-world-factbook/geos/ir.html).
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