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Sexe et société

De
128 pages

Mettre en relation le sexe et la société dévoile ce qu'on ne perçoit pas de prime abord. Le travail du sociologue est de "dénaturaliser" les phénomènes qui composent notre vie sociale et d'en montrer la dimension construite. Les caractéristiques sexuées sont inscrites dans la biologie tout en étant traduites par la société.
Qu'est-ce qu'un rôle ? Qu'est-ce que la socialisation ? Qu'est-ce que le pouvoir ? Comment penser les rapports dans le travail ?
A partir de la thématique du "genre", défini comme la construction sociale des rapports sexués, ce livre offre des points de repères accessibles et une entrée dans les grandes questions qui traversent la société.

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CHAPITRE1
Qu’est-ce que le genre ?
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Il est courant de distinguer les individus en fonction de leur sexe biologique. Qu’apporte de plus le fait de parler de genre ? D’où vient ce concept ? Que signifie-t-il et à quoi sert-il ? Quelles sont ses limites ? Les sociétés humaines sont composées d’« hommes » et de « femmes ». Que recouvrent ces termes, en fait ? Nous ver-rons que le sexe biologique n’est pas toujours en accord avec le sexe social, nous nous interrogerons sur la façon dont les diffé-rences de sexe se sont construites dans notre société et nous examinerons ce qui se passe aujourd’hui.
1. – Sexe ou genre ?
a. – À l’origine du genre
Le concept de genre est né aux États-Unis sous le terme de gender. C’est d’abord le psychanalyste Robert Stoller (1968) qui l’a proposé pour rendre compte du cas de certains de ses patients mal à l’aise à cause de l’écart qu’ils ressentaient entre leur sexe biologique et le sexe vécu socialement. Le terme a été repris ensuite par la sociologue Ann Oackley (1972), puis par l’historienne Natalie Zemon Davis en1974. L’historienne américaine Joan W. Scott a contribué à populariser le concept de genre en France, puisqu’elle a été la première à être traduite 1 en français . Ce concept permet de distinguer le sexe biologique du sexe social, en mettant l’accent sur le caractère construit, culturellement et historiquement, des modèles de comporte-ments sexués. Il conduit à analyser ce qui est en jeu dans la division entre le masculin et le féminin, telle qu’elle s’organise à un moment donné et dans un espace social particulier. En ce sens, il dénaturalise la conception du masculin et du féminin et va ainsi à l’encontre d’une certaine vulgate selon laquelle « la
1.Joan W. Scott, « Gender : a useful category of historical analysis », American Historical Review, vol.91, n°5,1986; version française dans Les Cahiers du GRIF, n°37-38,1988.
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nature » imposerait « de tout temps » des rôles et des com-portements aux hommes et aux femmes.
b. – De quel genre de genre parle-t-on ? Au départ, on utilisait le terme américaingender, né outre-Atlantique, puis, peu à peu, on l’a acclimaté en le traduisant par « genre ». Ce qui n’a pas été sans poser un certain nombre de problèmes.
Le genre en français En effet, le mot « genre » est très polysémique dans notre langue. Le dictionnaire offre une large palette de sens. Il peut caractériser un ensemble, « ce genre de spectacle », une res-semblance « ce chapeau est un genre de bonnet », une manière d’être, « il a un drôle de genre », une catégorie d’œuvres littéraires ou un mouvement artistique, un jugement moral, « avoir mauvais genre », une classification située entre la famille et l’espèce (en biologie), la répartition des mots en trois classes (en grammaire), etc. Bref, une multitude d’accep-tions. En ajouter une autre n’allait pas de soi et risquait d’entraîner des confusions. De surcroît, les déclinaisons du terme sont délicates. Peut-on parler d’un rapport « genré » ? Comment traduiregendered? Toutes ces questions expliquent, en partie, pourquoi il a fallu du temps pour que ce concept soit accepté en France. Il y a aussi d’autres raisons.
Le genre, « naturalisé » français Au début des années1990, legenderest assimilé à un cou-rant ultraféministe américain qui sert de repoussoir, d’où la méfiance par rapport à l’usage du terme. Par ailleurs, les Gender Studiessont très institutionnalisées en Amérique du Nord, où il existe des départements d’université, des cursus d’études, des séminaires, des centres de recherche organisés autour de ces questions. C’est beaucoup moins le cas en France. Depuis les années1970, après les lois sur la contracep-tion et l’avortement, le féminisme est en perte de vitesse et semble plutôt archaïque. Utiliser le concept de genre ne
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risquait-il pas de marginaliser encore plus les quelques centres de recherche qui existent ? Il acquiert finalement droit de cité dans les sciences humaines à la faveur du retour du débat sur l’égalité des hommes et des femmes comme « question socia-lement vive », à la fin des années1990, autour de la question de la parité en politique, ou avec des mouvements commeNi putes ni soumises. e Au début duXXIsiècle, le genre n’est-il pas, d’une certaine façon, victime de son succès ? On observe une inflation de son emploi dans les titres d’articles, d’ouvrages et de colloques. L’intérêt de l’usage du genre est pourtant bien réel. Il per-met de s’interroger sur l’évolution des systèmes de genre, c’est-à-dire de l’ensemble de rôles sociaux sexués et des sys-tèmes de représentations du masculin et du féminin qui les sous-tendent. Il rend aussi les hommes visibles comme indivi-dus sexués, et pas seulement comme catégorie neutre représentant le genre humain. Il invite enfin à observer les dif-férences entre femmes elles-mêmes qui ne constituent pas un groupe, voire une « communauté », homogène.
Les usages du genre Cependant, les usages du terme et du concept sont variés, selon les disciplines (histoire, sociologie, par exemple), mais aussi selon l’acception que l’on peut avoir du terme. Trois 2 débats traversent les disciplines. Première question, faut-il abandonner l’histoire des femmes au profit de l’histoire du genre, au risque de laisser en jachère la recherche de visibilité des figures féminines du passé ? Deuxième débat, utiliser le concept du genre sous-entend-il que les rapports entre les hommes et les femmes sont uniquement marqués par la domi-nation, ou est-il possible d’avoir une démarche plus nuancée ? La troisième controverse interroge le couple sexe-nature/genre-culture. Dire que le genre est du côté de la culture renvoie le sexe à la nature. Cela signifie-t-il alors que
2. Françoise Thébaud,in Quand les femmes s’en mêlent,op.cit.
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le sexe biologique est un invariant historique et culturel ? C’est loin d’être le cas, comme nous le verrons. D’ailleurs, la plupart des enquêtes sociologiques quantita-tives continuent à utiliser la variable du sexe biologique, malgré des affirmations de principe sur la non-coïncidence entre « genre » et « sexe ». Des outils de mesure psychomé-triques ont été forgés en Amérique du Nord, puis exportés en Europe pour analyser les caractéristiques personnelles de la masculinité et de la féminité qui ne seraient pas liées au sexe 3 biologique de l’individu . Les plus connus sont l’Inventaire des rôles liés au sexe, du psychosociologue Bem, ou BSRI, et le Questionnaire des attributs personnels, de Spence, Helmreich et Stapp, ou PAQ, apparus tous deux en1974. Chacun de ces instruments possède deux sous-échelles composées de propo-sitions par rapport auxquelles on doit se positionner. Par exemple, « Je suis prêt(e) à consoler les gens », ou encore, « je suis énergique ». Cela permettrait de distinguer des individus typés masculinsoutypés féminins, mais aussi desandrogyneset des non différenciés. Ces outils sont d’un usage assez courant en éducation physique et sportive. Cette discipline cherche, depuis une dizaine d’années, à mieux adapter son enseigne-ment au sexe des élèves. Comment faut-il s’y prendre pour que les filles aient de l’intérêt pour le football et les garçons pour la danse ? Cependant, ils sont aussi critiqués parce qu’ils s’appuieraient sur des représentations assez stéréotypées des caractères masculins et féminins qui nuiraient à leur perti-nence. En définitive, l’introduction du concept et du terme de genre dans les recherches sur les relations entre les sexes a sti-mulé la réflexion et a ouvert de nouveaux débats, même si l’usage courant du mot risque de renvoyer à un « politique-ment correct » sans véritable contenu. Le genre est à la fois une solution et un problème, par rapport à la question des relations entre sexes.
3. F. Cury et Ph. Sarrazin (dir.),Théories de la motivation et pratiques sportives, PUF,2001.
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2. – Qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qu’une femme ? C’est une question qui ne semble pas avoir sa place dans une réflexion sociologique, tant il apparaît évident que la réponse est à chercher du côté de la biologie. Un homme ou une femme seraient définis par des appareils génitaux diffé-rents qui seraient eux-mêmes au principe de caractéristiques secondaires différentes. L’un a de la barbe, l’autre des seins. Est-ce aussi simple ? Jusqu’où vont les différences ? Jusqu’au caractère ? L’homme serait agressif par nature et la femme docile ? Jusqu’aux aptitudes intellectuelles ? Existe-t-il une frontière entre nature et culture ?
a. – Sexe et genre ne coïncident pas toujours
L’anthropologie est une science précieuse parce qu’elle permet d’examiner de façon comparative ce qui se passe dans d’autres sociétés. Si, généralement, le sexe biologique et le sexe social d’un individu coïncident, ce n’est pas toujours le 4 cas. Françoise Héritier rapporte plusieurs cas saisissants comme celui des Inuit ou Eskimo. Chez eux, l’enfant qui vient au monde a certes un sexe apparent, mais celui-ci n’est pas nécessairement considéré comme son sexe réel. En effet, le sexe réel est celui qui est porté par l’identité, par l’âme-nom, c’est-à-dire le sexe de l’ancêtre qui vient se réincarner dans l’enfant. Ce sont les chamanes qui disent de qui il s’agit au moment de la naissance. Cette identité prend le pas sur l’iden-tité physiologique et, jusqu’à la puberté, une fille dont l’âme-nom est masculine, un garçon dont l’âme-nom est fémi-nine sont élevés, habillés, en garçon pour elle, en fille pour lui. À la puberté, tout change brutalement et non sans douleur, chaque adolescent devant suivre les rites de passage avec ceux de son sexe biologique.
4.Masculin/Féminin I, Odile Jacob, 1996.
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Chez les Nuers du Soudan, une femme stérile est considé-rée comme un homme à part entière. Elle bénéficie, en tant qu’oncle paternel, de parts de bétail lors du mariage de ses nièces. Avec ce capital, elle peut à son tour épouser une femme dont elle devient le mari. Il n’y a pas de relations homo-sexuelles. La reproduction est assurée par un serviteur. Les enfants portent le nom de la femme stérile, l’honorent et ne se reconnaissent aucun lien particulier avec le serviteur. On voit donc, par ces exemples, que les sexes sociaux et biologiques peuvent différer. Ils sont des constructions, qui relèvent de l’ordre symbolique et de l’idéologie qui règnent dans une société, mais ils s’établissent ensuite comme des faits denature, là réside la puissance du social. De la même façon, la conception biologique que nous avons aujourd’hui du mas-culin et du féminin a été construite à une certaine époque et elle est fort différente de celle qui prévalait auparavant.
b. – La construction des sexes en Occident
À la Renaissance Dans ce modèle, l’homme et la femme sont dans un rap-port d’inversion. Il n’y a qu’un seul appareil génital. Lui le porte à l’extérieur, elle, à l’intérieur. Montaigne rapporte le cas de Marie Germain qui, en faisant une grande enjambée, vit ses organes génitaux se retourner et sortir de son corps, comme se retourne un gant. Quel que soit son sexe, un indi-vidu peut avoir des caractères masculins et féminins. Ceux-ci sont déterminés à partir de principes cosmologiques. Quatre éléments (le feu, l’air, l’eau et la terre), quatre principes (le chaud, le froid, l’humide, le sec) et quatre humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, le flegme) se conjuguent pour produire quatre tempéraments (colérique ou bilieux, sanguin, pituiteux ou flegmatique, mélancolique ou atrabilaire). Ceux-ci sont connotés plus ou moins masculin ou féminin. Tout ce qui va du côté de la chaleur, de la dureté, du sombre caractérise le masculin, tout ce qui va du côté de l’humidité, du froid, de la pâleur est connoté féminin. L’échelle va du plus masculin au
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plus féminin, mais l’idéal se situe au milieu de l’échelle et représente les attributs de la noblesse. « La physionomie noble est donc clairement un juste milieu entre la rusticité et la délicatesse, la rudesse et la douceur, le trop viril et le trop 5 féminin . »
La révolution du siècle des Lumières e AuXVIIIsiècle, la pensée des Lumières aboutit à un para-doxe apparent. Elle ancre dans la Nature l’unité du genre humain, préalable nécessaire à son égalité juridique et politique et, dans le même temps, les savants de l’époque inventent une « nature féminine » radicalement différente de celle de l’homme et définie à partir des lois de la reproduction. En fait, il faut mesurer l’importance de la révolution épistémologique qui se joue à ce moment-là. Il s’agit de passer d’une Nature instable et ordonnée par Dieu à une Nature mathématique et morale. Par là même, c’est le système des représentations des différences entre individus qui est bouleversé. Jusque-là, il était fondé sur la différence de sang, la noblesse étant assimilée à une race. En fondant la différence sur le sexe, on abolit la diffé-rence de sang, ce qui ouvre la voie à l’égalité naturelle entre les hommes que proclamera laDéclaration des droits de l’homme et du citoyen: « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. » Cela vaut aussi pour la femme, d’une certaine manière. L’instauration du mariage civil montre qu’elle est bien considérée comme un être humain doué de libre arbitre. Mais, dans le même temps, c’est la Nature aussi qui assigne à la femme sa place de reproductrice. C’est la Nature qui l’oblige à assurer la fabrication et l’élevage des enfants et qui, dans ce but, la dote de caractéristiques biologiquement différentes de celles des hommes. Les encyclopédies et dictionnaires de l’époque dessinent un corps féminin doté d’une tête (et donc d’un cer-veau et d’une intelligence) plus petits en proportion que chez
5. Sylvie Steinberg,in« L’un et l’autre sexe »,Esprit, n°273, mars-avril2001.
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6 l’homme , de hanches exagérément larges (pour permettre la gestation et l’accouchement), et décrivent des êtres féminins fragiles, passifs, souffrant d’humeurs et d’états de faiblesse et dont tous les caractères physiques et moraux sont radicalement différents de ceux des hommes. Leur rôle, magnifié par les révolutionnaires, est de faire et de commencer à éduquer moralement les « enfants de la Patrie ». Dans son discours des-tiné à justifier l’interdiction des clubs de femmes, Jean-Pierre 7 Amar dresse un portrait « idéaltypique » (au sens de Weber) des deux sexes : « L’homme est fort, robuste, né avec une grande énergie, de l’audace et du courage. […] Il est presque exclusivement destiné à […] tout ce qui exige de la force, de l’intelligence. […] Quel est le caractère propre de la femme ? Les mœurs etla nature:même lui ont assigné ses fonctions commencer l’éducation des hommes, préparer l’esprit et le cœur des enfants aux vertus publiques, […] telles sont [ses] fonctions, après les soins du ménage ; la femme estnaturelle-mentdestinée à faire aimer la vertu. Quand elles auront rempli 8 tous ces devoirs, elles auront bien mérité de la Patrie . » Finalement, l’égalité entre les hommes et la différence fondamentale entre les hommes et les femmes apparaissent comme les deux versants complémentaires et contradictoires de la pensée naturaliste des Lumières. Le prix à payer pour que les hommes soient égaux, pour que disparaissent les inégalités fondées sur le sang, a été l’inégalité physiologique des hommes et des femmes.
6. Alors que c’est l’inverse qui est vrai, souligne Sylvie Steinberg. La proportion du crâne de la femme est de1/6à1/8par rapport au corps, alors qu’il est de1/10pour l’homme. 7.Il est le représentant du Comité de sûreté générale. Condorcet ne partage pas son point de vue : « Il serait difficile de prouver que les femmes sont incapables d’exercer les droits de cité. Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pour-raient-ils exercer des droits dont on n’a jamais imaginé de priver des gens qui s’enrhument aisément ? » Mais il est bien minoritaire. 8. C’est nous qui soulignons. Cité par Sylvie Steinberg.
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Si la culture ou l’idéologie arrive à construire la nature, l’inverse est vrai aussi, comme le montre Georges Vigarello en e 9 étudiant ce qui s’est passé au début duXXsiècle . Rien n’est plus culturel que la beauté physique. Les changements dans e l’apparence féminine dès les premières décennies duXXsiècle en sont un excellent exemple. Les transformations à l’œuvre accompagnent la révolution de la place du féminin dans la société. Auparavant, les canons de la beauté féminine étaient liés à la faiblesse, à la douceur, à la passivité, à l’enfermement (peau blanche), et accompagnés de multiples contraintes qui bridaient les femmes : taille excessivement mince à cause des corsets à baleines qui empêchaient presque de respirer, crino-lines du Second Empire, remplacées ensuite par les tournures qui accentuaient la cambrure et donnaient un corps féminin en « S », talons hauts, jupes étroites qui entravaient la marche, etc. e Au début duXXsiècle, l’allure des femmes glisse de l’image de la fleur à celle de la tige, de la lettre « S » à la lettre « I ». Cela correspond à une première vague de libération de la femme, du moins dans certains milieux, à la mise en image de leur indépendance. Les caractéristiques de la beauté sont alors le bronzage qui montre la marque laissée sur les corps par les activités du dehors. Les magazines féminins valorisent « la silhouette svelte et sportive, les membres fins et musclés sans graisse parasite et la figure énergique et ouverte. » « Voilà aujourd’hui l’idéal de la beauté féminine », écrit ainsi un auteur de manuel de beauté en1936. Les années folles marquent une rupture : le changement de mœurs se traduit directement dans l’apparence, la mutation du féminin est directement dessinée dans les corps. Les transformations se sont poursuivies dans le sens d’une plus grande indifférenciation des apparences masculines et féminines (vêtements plus unisexes, comme le jean ou le T-shirt, port massif du pantalon pour les femmes, par exemple), sans qu’il y ait, cependant, d’uniformisation, bien au contraire. Cependant, sur le fond, la construction sociale différenciée
9.Sciences Humaines, n°162, juillet2005.