Une cure d'amour

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Elton John est un survivant. Il en prend conscience dans les années 80 alors que la plupart de ses amis artistes meurent les uns après les autres d’une maladie alors mal connue et objet d’autant de préjugés que de répulsion. Pourtant il continue à vivre comme avant : excès de drogue et de sexe… Dans ce livre très émouvant, Elton John se livre pour la première fois. Sa remise en question démarre en 1985 alors qu’il accompagne Ryan White, jeune malade du Sida, tout au long de son agonie. Il est témoin de l’ostracisme dont sont victimes ces malades et décide de se battre contre lui. En 1990, il commence une cure de désintoxication dont il narre les souffrances, en sort six mois plus tard et ne replongera jamais plus dans les excès du passé… Rapidement, il crée sa fondation, l’EJAF – Elton John Aid Fondation – et parcourt le monde pour soutenir les organismes qui aident les malades. Pour lui, ce fléau n’est pas une épidémie comme les autres : c’est une maladie de la misère et de l’indifférence qui touche les plus démunis et les plus faibles. Et quand on vit dans un pays qui condamne l’homosexualité comme la Thaïlande, l’Ukraine, l’Afrique du sud, l’Inde… – où l’homosexualité n’est plus un crime que depuis 2009 –, l’absence de compassion, la crainte de la condamnation sociale et familiale font plus de mal encore que le virus lui-même. 
Avec son bâton de pèlerin, Elton John va réussir à sensibiliser les gouvernements. Mais son indignation touche aussi les laboratoires qui profitent de la recherche publique pour créer leurs médicaments et l’Église catholique qui est longtemps restée opposée à l’usage des préservatifs. Aujourd’hui, l’EJAF a levé des fonds supérieurs à 275 millions de dollars et est active dans 55 pays mais le combat doit continuer. Le sida frappe 34 millions d’hommes avec un million et demi de morts chaque année et reste la sixième cause de mortalité dans le monde. 

Traduit de l’anglais par Jean-Marc Simard
Publié le : mercredi 7 novembre 2012
Lecture(s) : 13
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709643573
Nombre de pages : 250
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Elton John est un survivant. Il en prend conscience dans les années 80 alors que la plupart de ses amis artistes meurent les uns après les autres d’une maladie alors mal connue et objet d’autant de préjugés que de répulsion. Pourtant il continue à vivre comme avant : excès de drogue et de sexe… Dans ce livre très émouvant, Elton John se livre pour la première fois. Sa remise en question démarre en 1985 alors qu’il accompagne Ryan White, jeune malade du Sida, tout au long de son agonie. Il est témoin de l’ostracisme dont sont victimes ces malades et décide de se battre contre lui. En 1990, il commence une cure de désintoxication dont il narre les souffrances, en sort six mois plus tard et ne replongera jamais plus dans les excès du passé… Rapidement, il crée sa fondation, l’EJAF – Elton John Aid Fondation – et parcourt le monde pour soutenir les organismes qui aident les malades. Pour lui, ce fléau n’est pas une épidémie comme les autres : c’est une maladie de la misère et de l’indifférence qui touche les plus démunis et les plus faibles. Et quand on vit dans un pays qui condamne l’homosexualité comme la Thaïlande, l’Ukraine, l’Afrique du sud, l’Inde… – où l’homosexualité n’est plus un crime que depuis 2009 –, l’absence de compassion, la crainte de la condamnation sociale et familiale font plus de mal encore que le virus lui-même. 

Avec son bâton de pèlerin, Elton John va réussir à sensibiliser les gouvernements. Mais son indignation touche aussi les laboratoires qui profitent de la recherche publique pour créer leurs médicaments et l’Église catholique qui est longtemps restée opposée à l’usage des préservatifs. Aujourd’hui, l’EJAF a levé des fonds supérieurs à 275 millions de dollars et est active dans 55 pays mais le combat doit continuer. Le sida frappe 34 millions d’hommes avec un million et demi de morts chaque année et reste la sixième cause de mortalité dans le monde. 

Traduit de l’anglais par Jean-Marc Simard
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