Dans quelle société vivons-nous ?

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L'idée de société a longtemps fondé la cohérence et l'unité de la vie sociale des Etats-nations industriels et modernes. Cette représentation affirmait aussi l'unité de l'acteur et du système, de la subjectivité et de l'objectivité. Aujourd'hui, cette idée s'éloigne de nous quand la société cesse d'être dominée par l'industrie, quand la modernité déçoit, quand la subjectivité, égoïste ou morale, s'impose, quand les Etats-nations ne sont plus identifiables à "la société".


Pour autant, l'idée de société ne peut pas être abandonnée. Non pour céder aux nostalgies républicaines ou communautaires, mais parce que la vie sociale est désormais ce que nous en faisons à travers la représentation que nous en construisons dans les conflits sociaux, sur les scènes médiatiques et dans la vie politique. Les promesses de la modernité se sont réalisées au prix de la mort de quelques illusions. La vie sociale est une production continue, une "volonté", quand l'objectivité du monde ne peut plus fonder l'unité de nos expériences.


Publié le : mardi 25 février 2014
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EAN13 : 9782021069198
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couverture

DES MÊMES AUTEURS

À l’école. Sociologie de l’expérience scolaire

(avec Danilo Martuccelli)

Seuil, 1996

 

Dans quelle société vivons-nous ?

(avec Danilo Martuccelli)

Seuil, 1998

OUVRAGES DE FRANÇOIS DUBET

Lutte étudiante

(avec Alain Touraine [dir.], Zsuzsa Hegedus et Michel Wieviorka)

Seuil, 1978

 

La Prophétie anti-nucléaire

(avec Alain Touraine [dir.], Zsuzsa Hegedus et Michel Wieviorka)

Seuil, 1980

 

Le Pays contre l’État. Luttes occitanes

(avec Alain Touraine [dir.], Zsuzsa Hegedus et Michel Wieviorka)

Seuil, 1981

 

Solidarité

(avec Alain Touraine [dir.], Zsuzsa Hegedus et Michel Wieviorka)

Fayard, 1982

 

Le Mouvement ouvrier

(avec Alain Touraine et Michel Wieviorka [dir.])

Fayard, 1984

 

L’État et les Jeunes

(avec Adil Jazouli et Didier Lapeyronnie)

Éditions ouvrières, 1985

 

Immigrations, qu’en savons-nous ?

La Documentation française, 1989

 

Pobladores. Luttes sociales et démocratie au Chili

(avec Eugenio Tironi, Vicente Espinoza, Eduardo Valenzuela)

L’Harmattan, 1989

 

Les Lycéens

Seuil, 1991

et « Points », n° P303, 1992, 1996

 

Les Quartiers d’exil

(avec Didier Lapeyronnie)

Seuil, 1992

 

Sociologie de l’expérience

Seuil, 1994

 

Universités et Villes

(avec Daniel Filâtre, François-Xavier Merrier, André Sauvage et Agnès Vince)

L’Harmattan, 1994

 

Penser le sujet. Autour d’Alain Touraine

(avec Michel Wieviorka [dir.])

Fayard, 1995

 

Le Grand Refus

(avec Alain Touraine, Didier Lapeyronnie, Farhad Khosrokhavar, Michel Wieviorka)

Fayard, 1996

 

École, familles : le malentendu

(avec Bernard Charlot, Philippe Meirieu, François de Singly [dir.])

Textuel, 1997

 

Pourquoi changer l’école ?

Textuel, 1999

 

L’Hypocrisie scolaire

(avec Marie Duru-Bellat)

Seuil, 2000

 

Les Inégalités multipliées

Éditions de l’Aube, 2001

 

Le Déclin de l’institution

Seuil, 2002

 

Le Rapport Langevin-Wallon

(avec Claude Allègre et Philippe Meirieu)

Mille et une nuits, 2004

 

L’école des chances : qu’est-ce qu’une école juste ?

Seuil, « La République des idées », 2004

 

Injustices. L’expérience des inégalités au travail

(avec Véronique Caillet, Régis Cortéséro, David Mélo, Françoise Rault)

Seuil, 2006

 

L’Expérience sociologique

La Découverte, « Repères », 2007

 

Faits d’école

Éditions de l’EHESS, « Cas de figure », 2008

 

Le Travail des sociétés

Seuil, 2009

 

Les Places et les Chances. Repenser la justice sociale

Seuil, « La République des idées », 2010

 

Les Sociétés et leur école. Emprise du diplôme et cohésion sociale

(avec Marie Duru-Bellat)

Seuil, 2010

 

À quoi sert vraiment un sociologue ?

Armand Colin, 2011

OUVRAGES DE DANILO MARTUCELLI

Décalages

PUF, 1995

 

La plaza vacía. Las transformaciones del peronismo

(avec M. Svampa)

Buenos Aires, Losada, 1997

 

Sociologies de la modernité. L’itinéraire du XXe siècle

Gallimard, 1999

 

Dominations ordinaires.

Explorations de la condition moderne

Balland, 2001

 

Grammaires de l’individu

Gallimard, 2002.

 

Matériaux pour une sociologie de l’individu.

Perspectives et débats

(avec V.Caradec, éd.)

Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2004

 

La consistance du social.

Une sociologie pour la modernité,

Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005.

 

Forgé par l’épreuve. L’individu dans la France contemporaine,

Armand Colin, 2006

 

Politique et société en Amérique Latine : perspectives sociologiques

(avec J.-F.Véran, D.Vidal, éds.)

Lille, UL3, 2006

 

Cambio de rumbo.

La sociedad a escala del individuo

Santiago de Chile, LOM, 2007

 

El desafío latinoamericano : cohesión social y democracia,

(avec B. Sorj),

Buenos Aires, Siglo XXI, 2008

 

Le roman comme laboratoire.

De la connaissance littéraire à l’imagination sociologique

(avec Anne Barrère)

Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2009

 

Les sociologies de l’individu

(avec François de Singly)

Armand Colin, 2009

 

La reconversió de l’ofici d’educar.

Globalització, migracions i educació

(avec F. Carbonell)

Barcelona, Eumo Editorial I

Fundació Jaume Bofill, 2009.

 

¿ Existen individus en el Sur ?

Santiago, LOM Ediciones, 2010

 

La société singulariste

Armand Colin, 2010

Pour Alain Touraine

Remerciements


Ce livre a d’abord été un ensemble de cours destinés aux étudiants de sociologie de l’université Victor-Segalen à Bordeaux. Certains de ses chapitres ont été discutés et critiqués dans les séminaires du CADIS à l’EHESS. Les étudiants et les chercheurs doivent être remerciés.

 

Jacques Andrieu nous a aidés à établir la documentation sur laquelle repose ce travail. Il nous faut le remercier, ainsi que Mireille Coustance qui a relu le manuscrit et en a mis au point la version finale. Ce livre a bénéficié des conseils critiques et amicaux de René Di Roberto, Didier Lapeyronnie, Alain Touraine et Michel Wieviorka.

Introduction


Nous vivons aujourd’hui le déclin de l’idée de société. Que signifie cette affirmation a priori absurde quand on sait que le social nous traverse de part en part ? Nous parlons une langue sociale, notre identité et nos sentiments les plus intimes sont formés dans une culture et dans des relations sociales, nous agissons, rationnellement souvent, mais à l’aide de ressources et de codes sociaux. Nous n’échappons pas à tous les mécanismes sociaux, conscients ou inconscients, qui déterminent chaque moment de notre vie. Le déclin de l’idée de société n’est donc pas celui du social. Il n’appelle nullement le retour aux pensées pré-sociologiques qui opposaient la liberté d’un sujet souverain aux déterminismes mécaniques de la vie sociale, celles qui faisaient de la société le produit d’une loi naturelle ou divine ou celles qui la concevaient comme un « contrat ». Nous vivons toujours, aujourd’hui comme hier, dans des ensembles sociaux, dans des formations sociales, et au fond le progrès de la sociologie n’est que la longue démonstration de l’emprise du social sur nos conduites et nos pensées.

Par le déclin de l’idée de société nous désignons l’épuisement d’un certain type de représentation de la vie sociale, celui qui fut construit par la plupart des sociologues entre la seconde moitié du siècle dernier et les années cinquante1. L’idée de société n’était pas seulement la construction d’un objet de connaissance particulier, c’était aussi une représentation collective et une philosophie sociale s’efforçant de décrire l’ordre social au moment où le monde était emporté par la révolution industrielle, par la révolution démocratique et par la formation des États-nations modernes. L’idée de société fut la réponse donnée par les sociologues à toutes ces mutations, ce fut une manière de reformuler les vieilles questions de l’action, de l’ordre et du changement. La sociologie « inventa » l’idée de société « contre » les théologies du siècle classique, « contre » les réponses contractualistes du siècle des Lumières et « contre » les réponses communautaires des penseurs contre-révolutionnaires2.

C’est pour cette raison que l’idée de société est l’horizon de la pensée sociologique classique et qu’elle n’est jamais bien nettement définie. Elle est à la fois un postulat empirique et le projet social de la sociologie naissante. Sans être nécessairement positiviste, la sociologie a défini la « nature » de la société, tout en fixant, sans toujours le dire explicitement, ses formes désirables et acceptables. L’idée de société est un objet de connaissance et une philosophie politique. La sociologie s’est formée comme une activité « hybride », entre science et littérature, entre science et philosophie sociale3. La question de l’« engagement » des sociologues dans les problèmes du siècle n’y est pas résiduelle.

La pluralité de ses origines et de ses objectifs a conduit la sociologie à se donner pour but la description et l’analyse de la totalité sociale. La société était pensée comme un ensemble cohérent organisé par quelques éléments fondamentaux. La sociologie construisait des types sociétaux, elle dessinait les fresques du changement, elle définissait à la fois l’ordre et le changement en articulant l’Histoire, la structure sociale et la culture. Ainsi, jusqu’aux années soixante, le courant central de la sociologie a proposé des cadres sociétaux au sein desquels il était possible d’analyser et de situer les pratiques sociales et les institutions ; elle définissait la société comme moderne, capitaliste, industrielle, de masse, démocratique… Au-delà de toutes ces théories, de leurs diverses versions, de leurs idéologies et de leurs débats, se tenait une représentation de la totalité qui était l’idée de société elle-même.

Depuis une trentaine d’années, notamment après les tentatives de Bell et de Touraine de définir la société post-industrielle, la pensée sociologique a largement délaissé l’idée de totalité et, par là même, l’idée de société4. Bien que la sociologie ait continué de décrire, et de mieux en mieux, les pratiques sociales, les organisations, les institutions, les modes de vie et les cultures, ses efforts théoriques se sont presque essentiellement tournés vers les problèmes de l’action. Aujourd’hui, les grands courants théoriques se construisent moins directement à partir des représentations générales de la nature des sociétés qu’en fonction des divers paradigmes de l’action sociale. C’est de cette manière que sont lus les « classiques ». On « redécouvre » des auteurs relativement délaissés comme Mead, Pareto ou Simmel, et, surtout, on assiste au triomphe des micro-sociologies, de l’interactionnisme ou de l’ethnométhodologie notamment, ou au succès des modèles rationalistes et cognitivistes5. Les débats n’opposent plus des représentations et des théories de la totalité sociale, mais des conceptions de l’acteur, du sujet et des liens sociaux. Bien sûr, ces diverses théories ne sont pas entièrement dégagées des représentations de la totalité, mais celles-ci ne sont plus placées sur le devant de la scène. Pour beaucoup, l’idée de société est devenue inutile. Le champ intellectuel de la sociologie semble s’être décomposé, même s’il est absurde de reconstruire a posteriori l’unité du passé. Les uns étudient les problèmes sociaux et les politiques publiques à partir des catégories pratiques qui les définissent, leurs objectifs, leurs acteurs, leurs effets. D’autres analysent les interactions sociales. D’autres encore se tournent vers les modèles cognitivistes et les théories de l’argumentation. Certains sociologues se préoccupent de problèmes de philosophie politique et morale. D’autres encore s’adonnent à l’anthropologie culturelle des sociétés modernes… Sans doute ces spécialisations ont-elles toujours existé et c’est un progrès de la science que de construire des objets particuliers engendrant des corpus théoriques propres. On peut se réjouir de l’œcuménisme et de la tolérance épistémologique qui résultent de cette situation6. Cependant, la plupart de ces orientations de recherche font l’économie de l’idée de société, ne proposent plus de représentation générale des ensembles sociaux, de leur structure et de leur organisation7. Le plus souvent, cet exercice est laissé aux essayistes et aux « philosophes », à ceux qui comprennent que la définition de la société reste un enjeu politique et que, de ce point de vue, la sociologie est une espèce particulière de philosophie sociale, bien qu’elle ne renonce pas à sa vocation scientifique. En délaissant l’idée de totalité, en abandonnant le projet de définir des types sociétaux, la sociologie est devenue, de fait, « post-moderne » ; le monde social est un patchwork.

 

Aujourd’hui, l’idée de société conçue comme une totalité organisée « fonctionne » comme l’idée de communauté au siècle dernier. Elle est un type idéal antérieur, une aporie et un moment d’équilibre au regard duquel la vie sociale contemporaine apparaît comme une longue crise, comme la rencontre d’un monde perdu et d’une évolution destructrice avec l’individualisme, le marché, la rationalisation et le désenchantement du monde. Mais alors que les sociologues classiques résistaient à cette vision en construisant justement l’idée de société, il semble maintenant que la grande majorité des sociologues y ont prudemment renoncé. Il est vrai que la plupart des réponses classiques ne sont plus acceptables et, pis, qu’elles sont parfois liées aux aspects les plus discutables et les plus tragiques de la modernité. Personne n’est assez naïf pour identifier la modernité au progrès et pour parcourir de nouveau les chemins de l’historicisme. La définition de la société comme un système naturel, comme un ensemble de fonctions, ne rend plus compte de la complexité et de la diversité des conduites sociales. L’identité de l’acteur et du système est le point de critique essentiel de toutes les théories de l’action. Bref, on ne croit plus aux vieilles réponses.

Dans un ouvrage publié il y a quelques années, nous avions participé, même indirectement, à ce mouvement de « déconstruction » de l’idée de société8. Nous avions essayé de montrer que la notion de rôle devait être remplacée par celle d’expérience sociale dans la mesure où les acteurs sont contraints de gérer des rationalités et des logiques différentes. Autrement dit, si l’action sociale n’a pas d’unité, la société qui détermine cette action n’en possède pas non plus. Elle apparaît comme la juxtaposition de sphères et de rationalités différentes. Plus précisément, elle se présente comme la rencontre de divers marchés, de mécanismes d’intégration et de définitions culturelles du sujet. Une sociologie de l’action attentive aux contradictions de cette dernière et aux processus de formation de la subjectivité doit nous éloigner définitivement des conceptions les plus « classiques » de la société.

Mais, comme le dit Bauman9, on doit construire une sociologie de la post-modernité, plutôt qu’une sociologie post-moderne. Cela signifie que si la société ne peut plus être représentée comme un ensemble naturel intégré autour d’une culture, d’un mode de production et de « fonctions », il n’est pas nécessaire pour autant de renoncer à l’idée de société et à la vocation de la sociologie de construire l’image empirique et philosophique des ensembles dans lesquels nous vivons. Plusieurs raisons conduisent à ce choix.

D’abord, si les réponses de la sociologie classique ne sont plus de mise, les questions qu’elle posait n’ont pas pour autant disparu, notamment celle de savoir ce qui « tient » la société ensemble, celle des modes de domination, celle de la construction des enjeux collectifs et de leurs liens avec les épreuves individuelles… Les réponses micro-sociologiques sont souvent inventives, passionnantes et convaincantes. Mais il reste essentiel de savoir comment on passe des ajustements locaux aux mécanismes généraux tout en restant dans le champ et dans le projet de la sociologie, c’est-à-dire en ne postulant pas une coupure entre les processus intersubjectifs et les mécanismes du système. D’ailleurs, il n’est pas certain que l’on puisse réellement assumer cette coupure car bien des sociologies renoncent d’autant plus aisément aux représentations de la totalité qu’elles la réintroduisent par la bande, comme une évidence implicite. La coupure assumée entre micro et macro-sociologie est une représentation de la société dans laquelle l’intégration sociale et subjective est indépendante de l’intégration systémique objective. C’est cette coupure que nous refusons ici.

Ensuite, on ne peut renoncer à l’idée de société car la construction d’une représentation de la vie sociale fait partie de la vocation d’une sociologie qui ne voudrait pas courir le risque de tomber dans l’« insignifiance ». Si l’on admet que la sociologie est une philosophie sociale d’une espèce particulière, elle doit être capable d’éclairer les problèmes et les débats que se posent les acteurs dans le cadre de ce qu’ils perçoivent comme une société. Cela ne signifie pas qu’elle soit une expertise, une technologie d’aide à la décision, mais elle ne peut éviter de produire des représentations des problèmes sociaux et de la société elle-même. On ne peut d’ailleurs pas faire comme s’il n’y avait pas une forte demande sociale en ce sens au moment où les idéologies et les représentations les plus traditionnelles ne sont plus en mesure de rendre compte de la « réalité ». Les sociologues n’aiment pas jouer un rôle social qui les engage, ce n’est pas pour cette raison qu’ils n’en jouent pas à leur corps défendant. Aujourd’hui comme hier, la sociologie participe de la construction des représentations de la société.

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