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À propos deBnF collection ebooks
BnF collection ebooksest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs,BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.
Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.
Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.
De longs chemins de feutre rouge traversent le large trottoir et vont, des voitures nombreuses qui s’arrêtent, à un hall somptueux dont la perspective lointaine s’aperçoit, des colonnes de marbre soutenant les plafonds à voussures sculptées, des clartés de hautes glaces reflétant les enchanteresses moissonnées de fleurs, qui forment de gais massifs derrière des meubles de jardin Trianon. Des coupés de maîtres, des automobiles arrivent, se rangent, les valets de pied s’empressent, une cohue élégante se hâte…
Et si l’on pénètre à sa suite sous l’étincellement des lumières, le spectacle est délicieusement féerique avec la perspective du jardin à la française que termine une fontaine de marbre, ornée, comme à Versailles, de figurines et de vases en plomb doré ; avec la grande galerie conduisant à la vaste salle à manger de la Régence ; avec cet ameublement modern style, un Louis XVI d’Outre-Manche, que nous aimons, par atavisme, pourrait-on dire, puisqu’il s’inspire de notre délicieuse fin du dix-huitième siècle. Les tables embaument de chemins de roses, la fragilité des cristaux se reflète aux luisances de l’argenterie, des tulipes et des orchidées aux corolles transparentes s’incendient d’électricité, les nappes et les serviettes sont historiées d’armoiries, les maîtres d’hôtel impeccables, d’une gravité imposante, se tiennent comme soldats à la parade, et dans cette atmosphère de luxe, de richesse, les convives s’installent, commandent, s’animent, c’est l’hôtelsmartoù la mode enjoint de venir dîner, où la Parisienne est heureuse de paraître, trouvant là écrin convenable.
À sa façon de sauter du marchepied, de se pelotonner en son manteau, de franchir allègre la porte vitrée que lui ouvrele chasseurrespectueux, de se diriger d’instinct vers la petite table où elle sera le mieux vue, de dénouer sa voilette, de déboutonner ses gants, de s’attarder aux coquetteries du menu, de séduire ses voisins d’un regard circulaire, coulé comme sans y prendre garde, c’est une parisienne, on ne peut s’y tromper, c’est « le cher bijou charmant » ainsi que l’a appelée un des poètes du Parnasse.
Roqueplan a inventéla parisine, l’Ève moderne a inventé la Parisienne ; et nulle femme au monde ne lui dispute le sceptre de l’élégance, du charme, du je ne sais quoi qui en fait la suprême séductrice, l’idéale enchanteresse : les blondeurs mélancoliques de l’Anglaise, les ardentes et passionnelles œillades de l’Espagnole, les profonds et troublants regards de l’Orientale, les maladives pâleurs de l’Italienne, les vivacités modernistes de l’Autrichienne, les superbes distinctions de la Russe, les rêveries lakistes de la Suissesse, tout cela ne vaut pas le chic de la Parisienne ; elle...
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