Anecdotes littéraires

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BnF collection ebooks - "Il parut à Paris avec tant d'éclat que Louis XIV voulut l'entendre. Le Roi en fut si content qu'il l'envoya à Montpellier; et la station qu'il y prêcha convertit plus de protestants que les exécutions de Basville. Le Roi lui dit un jour: "Mon père, vous devez être content de moi, Madame de Montespan est à Clagny...""


Publié le : jeudi 23 avril 2015
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EAN13 : 9782346004683
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Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs, BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.

Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

Anecdotes littéraires
Bourdaloue

Il parut à Paris avec tant d’éclat que Louis XIV voulut l’entendre. Le Roi en fut si content qu’il l’envoya à Montpellier ; et la station qu’il y prêcha convertit plus de protestants que les exécutions de Basville. Le Roi lui dit un jour : « Mon père, vous devez être content de moi, Madame de Montespan est à Clagny. – Oui, Sire, répondit Bourdaloue, mais Dieu serait plus satisfait si Clagny était à soixante-dix lieues de Versailles. » Madame de Maintenon voulut le choisir pour directeur. Il n’y consentit qu’à condition qu’il ne lui donnerait qu’un jour par an. C’est ainsi qu’il traitait en grand homme une fonction dont tant d’autres ne font qu’un métier. Le P. d’Arcy, jésuite, disait : « Quand le P. Bourdaloue prêchait à Rouen, les artisans quittaient leurs boutiques ; les marchands leur commerce, les avocats le Palais, et les médecins leurs malades ; j’y prêchai l’année d’après, je remis tout dans l’ordre. »

Une dame de la cour, se confessant au P. Bourdaloue, lui demanda s’il y avait bien du mal d’aller aux spectacles et de lire des romans : « C’est à vous à me le dire, Madame, » lui répondit le père.

Massillon

Massillon était né en Provence, et fut un des plus grands ornements de l’Oratoire. Après le premier Avent qu’il prêcha à Versailles, le Roi lui dit : « Mon père, j’ai entendu plusieurs grands orateurs dont j’ai été fort content ; mais toutes les fois que vous m’avez prêché, j’ai été fort mécontent de moi-même. » En 1717, il fut fait évêque de Clermont ; le petit carême qu’il prêcha devant Louis XV est regardé comme un chef-d’œuvre. Il cessa d’être prédicateur sitôt qu’il fut successeur des apôtres.

L’abbé de Saint-Pierre

L’abbé de Saint-Pierre, d’une famille noble de Normandie, se distingua par la singularité de ses écrits et de sa conduite. Le cardinal Du Bois, en parlant de ses ouvrages, disait que c’étaient les rêves d’un homme de bien (son Éminence ne devait pas être sujette à en faire de semblables). L’abbé de Saint-Pierre était grand partisan de la populace ; entouré de cent petits laquais, c’était un père de famille. Il poussa ses vues de citoyen jusqu’à composer un chapitre pour traiter des moyens dont on pourrait se servir pour rendre un duc utile à l’État.

L’abbé Coyer

Il a commencé par donner des frivolités, telles que l’Année merveilleuse, le Voyage de l’Amiral Andson dans l’Isle frivole : cela lui a valu de l’argent. Il a composé la Noblesse commerçante : cela lui a fait quelque réputation. Il a donné l’Histoire de Sobieski : cela lui a valu la Bastille. Ensuite il a voyagé, et est revenu, et ferait bien de repartir.

Madame de Fouquet

Recueil de remèdes faciles et domestiques.

La mère du surintendant Fouquet était Marie de Maupeou, dame d’une piété et d’une charité singulière et éminente. Elle mourut en 1681, âgée de quatre-vingt-onze ans, regrettée de tout le monde et particulièrement des pauvres, qui la nommaient leur mère ; lorsqu’elle apprit la disgrâce du surintendant, elle dit tout haut, en joignant les mains : « Seigneur, il y avait longtemps que je vous demandais cela pour son salut. »

Madame Dacier

C’était une des plus savantes personnes de son siècle. La reine Christine l’honora de ses bontés, et MM. Bossuet et de Montauzier de leur estime. Devenue catholique avec son époux, elle éprouva la générosité de Louis XIV. Sa dispute avec M. de La Motte, sur les anciens, ne lui fit pas honneur : elle le combattit avec la rudesse d’un savant ; La Motte lui répondit avec l’élégance et les grâces d’une femme aimable.

Despréaux

C’était, sans contredit, le poète le plus sensé qu’ait eu la France. Son Art poétique et son Lutrin passeront à la postérité la plus reculée. Il était riche des trésors d’Horace et de Juvénal, qu’il avait l’art de fondre dans ses ouvrages. Ce n’était pas un homme de bonne foi, et son amour-propre excessif le rendit insupportable. Le vieux Falconet m’a conté plusieurs fois qu’un jour il l’alla voir à sa maison d’Auteuil. On parla des génies de la France : « Je n’en connais que trois, s’écria-t-il : Corneille, Molière… – Sans doute Racine est le troisième ? repartit Falconet...

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