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Anthropologie de la guerre

De
384 pages

Malaise dans la civilisation (1931) et Considération actuelle sur la guerre et la mort (1915), les deux textes présentés ici dans leur version originale et dans une nouvelle traduction française, nous font découvrir un Freud « politique », qui réfléchit sur la guerre et cherche à intégrer ces réflexions dans une recherche plus spécifiquement psychanalytique sur les causes permanentes des conflits en général.
Dans le texte de 1915, Freud déplore naturellement la guerre en en montrant les effets dévastateurs sur la culture en général, mais il y voit aussi la possibilité d’exprimer, passant outre les effets de censure, la violence « primitive » des pulsions, qu’il est vain de vouloir constamment réprimer.
En 1931, Malaise dans la civilisation marque l’intégration à la théorie freudienne de la notion de pulsion de mort, mise au jour par la psychanalyste russe Sabina Spielrein. Si la position qu’adopte Freud dans ce texte à l’égard de la guerre imminente peut sembler fataliste, ce serait le trahir que de réduire son attitude à la résignation. Freud est convaincu que le consentement à la guerre n’est pas simplement le fait de ceux qui vont se rendre coupables de la déclencher, mais qu’il a des racines plus profondes et qu’il exerce ainsi de manière très insidieuse sa séduction sur de très vastes cercles. Il comprend aussi très vite ce que sera l’« esprit de Munich », dont il constate les prodromes dans les atermoiements de la SDN.
Ces deux textes essentiels sont suivis d’une nouvelle traduction de la lettre à Albert Einstein datée de 1933, intitulée Pourquoi la guerre ?
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Malaise dans la civilisation (1931) et Considération actuelle sur la guerre et la mort (1915), les deux textes présentés ici dans leur version originale et dans une nouvelle traduction française, nous font découvrir un Freud « politique », qui réfléchit sur la guerre et cherche à intégrer ces réflexions dans une recherche plus spécifiquement psychanalytique sur les causes permanentes des conflits en général.
Dans le texte de 1915, Freud déplore naturellement la guerre en en montrant les effets dévastateurs sur la culture en général, mais il y voit aussi la possibilité d’exprimer, passant outre les effets de censure, la violence « primitive » des pulsions, qu’il est vain de vouloir constamment réprimer.
En 1931, Malaise dans la civilisation marque l’intégration à la théorie freudienne de la notion de pulsion de mort, mise au jour par la psychanalyste russe Sabina Spielrein. Si la position qu’adopte Freud dans ce texte à l’égard de la guerre imminente peut sembler fataliste, ce serait le trahir que de réduire son attitude à la résignation. Freud est convaincu que le consentement à la guerre n’est pas simplement le fait de ceux qui vont se rendre coupables de la déclencher, mais qu’il a des racines plus profondes et qu’il exerce ainsi de manière très insidieuse sa séduction sur de très vastes cercles. Il comprend aussi très vite ce que sera l’« esprit de Munich », dont il constate les prodromes dans les atermoiements de la SDN.
Ces deux textes essentiels sont suivis d’une nouvelle traduction de la lettre à Albert Einstein datée de 1933, intitulée Pourquoi la guerre ?
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