Bassien, ou le Prince Martyr de Rome

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Bassien était d'une incomparable beauté. Il devait la grâce de ses traits, à sa mère, odalisque syrienne, formée, pour se prélasser sur les couches de soie, quand son air martial, son nez aquilin, et sa nervosité lui venaient de son père présumé, l'impétueux Caracalla. Son visage était doré, au Soleil, des Elohim cananéens, qu'il adorait, comme le sublime, El ha Gabal, et son tempérament, aussi fougueux que celui du dieu des batailles, Hadad. Comme son père, et Septime-Sévère, auparavant, Bassien était natif du Bélier, mais il n'est pas exclu que sa versatilité lui fût venue de la Balance, régie par Vénus-Astarté, elle-même. Ainsi, Bassien résolvait-il, en lui-même, et dans son horoscope, l'opposition des contraires, dans l'harmonie, l'équilibre, et la symétrie du tracé de ses symboles astrologiques: Le Bélier, signe de Feu, face à la Balance, signe d'Air. Le Bélier, signe de Mars diurne, face à la Balance, signe de Vénus nocturne. Le Masculin face au Féminin.
Publié le : jeudi 5 juin 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342023985
Nombre de pages : 160
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Brahim Megherbi BASSIEN, OU LE PRINCE MARTYR DE ROME
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Histoire de l’empereur de Rome, Bassien Samsigéramide, (218-222), injustement, passé à la postérité, sous le sobriquet d’« Héliogabale »
Sommaire I. Au pays des Araméens .......................................................................................9II. Au pays des dieux............................................................................................19III. L’alliance de l’orient et de l’occident........................................................... 29IV. Un prince d’Émèse........................................................................................ 45V. L’avènement de Bassien .................................................................................53VI. Mœurs impériales...........................................................................................59VII. La décadence de l’empereur......................................................................107Conclusion........................................................................................................... 135Au divin auguste .................................................................................................147Bibliographie ....................................................................................................... 149
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I. Au pays des Araméens La Syrie antique Les déserts de l’Arabie, au Sud, et la chaîne du Taurus, au Nord,constituaient les frontières naturelles de la Syrie anti-que. Depuis les royaumes mésopotamiens, situés plus à l’Est, la région constituait une voie de transit majeure. Tous les com-merçants y passaient, avec leurs produits, leurs caravanes, et leurs femmes, leur marmaille, leurs mulets, et leurs chameaux. La Syrie était le terminus des pistes caravanières, venues des lointaines plaines d’Afghanistan, où Bouddha devait perdre la tête, de Bactriane, de Perse, du Sind et du Pendjab. La Syrie, à l’heure, où commence l’Histoire, c’est-à-dire l’écriture, inventée, non loin de là, en Mésopotamie même, drainait, vers elle, les bois de santal odoriférant, les cèdres altiers du Liban, les épices, les plus coûteuses, comme le poivre, ou ses dérivés de couleur, le safran anatolien, et les esclaves nubiennes. Sur ses marchés s’étalaient de somptueux bijoux, en lapis-lazuli, et en cornaline, du nard, et des perles du Bahreïn, qui ornaient les mobiliers royaux, de la pourpre des Tyriennes, et de l’encens des royaumes yéménites. Et le Proche-Orient y faisait ses em-plettes, comme lafatmadeDimashaq, la dame damascène, fait les siennes, au souk du coin. Et toutes les richesses de la région, faisaient des envieux, bien que l’exploitation du pétrole n’eût pas encore commencé !
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BASSIEN, OU LE PRINCE MARTYR DE ROME
Envahisseurs et conquêtes
La Syrie porta divers noms comme l’attestent les sources an-tiques qui s’y référent, trahissant les prétentions des peuples, comme des empires et des cités-États qui s’y succédèrent. Les rois d’Ebla constituèrent le premier empire connu de la région. Il s’étendait des rives de l’Euphrate à l’Anatolie. Le fleuve coule en Irak, et l’Anatolie est ce que nous appelons, désormais, la Turquie d’Asie. L’Euphrate n’est donc pas le Tigre voisin, et l’Anatolie n’était point la Roumélie, que domine Is-tamboul. Une brillante culture écrite, de langue sémitique, se  1 développa à Ebla, où des apports mésopotamienset cananéens furent assimilés. Des relations étroites unirent la cité d’Ebla, aux villes voisines de Kish et de Mari. Elles attisèrent la convoitise 2 du souverain d’Akkad, Naram-Sin, qui adorait le dieu de la Lune, Sin ou Suen. Sin avait les cornes, et la tiare royale, lui aussi. Quant à Naram-Sin, il détruisit Ebla, vers 2200, avant l’ère du Christ, et gagna une autre couronne. Quant à savoir s’il eut les cornes, l’Histoire ne nous le dit pas. e À partir du XVIIsiècle, des groupes, aux origines ethniques des plus variées, se disputèrent l’hégémonie en Syrie. Il y avait, là, des Aryens, ou Indo-Européens, venus, comme les Hittites d’Anatolie, ou les Mitanniens, de haute Mésopotamie, et des Chamites, Kémites, ou Égyptiens, comme les Séthi, et les Ram-sès du nouvel empire, qui multiplièrent les campagnes guerrières, et les razzias, dans la région. e Au XIIIsiècle, après plusieurs siècles de conflits, les souve-rains hittite et égyptien se partagèrent la Syrie. La bataille de Qadesh, menée, en 1299, par Ramsès II, le fils du Soleil, ou Râ-mes-su, dans sa propre langue, ou Ozymandias, comme se plai-
1  Canaanétait le nom antique de la Syrie-Palestine, aujourd’hui partagée entre la Syrie, les territoires palestiniens, Israël, la Jordanie et le Liban. 2  Akkadétait le nom donné à l’un des royaumes de Mésopotamie, d’où le nom de langue akkadienne, employée par les Babyloniens et les Assyriens.10
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