De l'autre côté des fils barbelés

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De l’autre côté des fils barbelés est la légende d’un nationaliste africain, combattant pour la liberté, banni de sa terre natale au lendemain des indépendances par un régime dictatorial et réfugié en Suisse où il bénéficie du droit d’asile politique. Après trente ans d’exil, il décide de rentrer dans son pays pour arbitrer le jeu politique, promouvoir les valeurs universelles de la démocratie et mobiliser les forces vives de sa nation dans le chantier du développement. Facile à lire, ce long monologue est découpé en 140 stations correspondant chacune à une situation, à une méditation, à une photographie, à une étape du périple ou à un fait marquant de l’exil. Dans son héroïde, le narrateur parle de sa condition et décrit ses tribulations, actualise ses souvenirs et note ses réflexions, fa
Publié le : lundi 2 octobre 2006
Lecture(s) : 263
EAN13 : 9782748165425
Nombre de pages : 97
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De l'autre côté des fils
barbelés

Martin Momha
De l'autre côté des fils
barbelés
Souvenirs, témoignages et révélations
d’un exilé politique en Suisse


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Le Manuscrit
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© Éditions Le Manuscrit, 2005
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ISBN : 2-7481-6543-8 (fichier numérique)
EAN : 9782748165432 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-6542-X (livre imprimé) 8165425 (livre imprimé)




Préface

Combien de temps a-t-il dû jouer à cache-cache avec la
suspicion, la contrition, le bâillon ? Vingt ans ? Quarante ?
Soixante ans ? L’envie me submerge de dire à pleins poumons :
des siècles. Car quel visage donner au temps réel dans cet espace de
non-vie où tous les matins, l’histoire du mot devait se construire au
rythme d’une marche qui toujours dépendait de l’humeur de la
flicaille, du sens et de la couleur des casques de combats ? Qu’est-
ce que le temps quand, par la magie du verbe rebelle, l’auteur se
permet de (re)plonger dans cette anse de non-être où les bouquetins
du mal se pavanent, où les brodequins et les matraques jouent de
permanente émulation dans leur prétexte d’intangibilité, entre
d’une part la légitime vocation d’une jeunesse avide de savoir et de
mieux-être et d’autre part le Pouvoir incapable d’accéder au
premier des principes républicains : la santé du corps et de l’esprit
de ses enfants ?

Pourtant, c’est le même temps incompressible qui me donne
aujourd’hui, témoin de tant de corolles d’inhumanité portée en
bandoulière, à revoir à même distance d’exil que l’auteur, le bal
des fœtus avortés de notre génie.

Victoire. Le mot s’est enfin envolé loin de la « colline du
savoir ». Enigmatique patronyme d’une Université tropicale que le
géniteur dictateur et sa clique ont voulu faiseuse de brailleurs au
perroquétisme parfait. Au nanisme intellectuel. A la plume
cassée. A l’esprit enrhumé. Mais qui, en pourvoyant d’hier à
aujourd’hui « la colline aux oiseaux », triste monceau de chairs
torturées et exposées aux intempéries de Yoko, de New-Bell, de
Tcholliré, de Nkondengui, de Mantchum, démontre que les
dictatures resteront toujours les alliées objectives des plus belles
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