De la survie en milieu hostile

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Elle avait dit : On essaie de s'appeler en début de semaine. «
Lundi, il n'y a pas mieux comme début de semaine. Quand on dit début de semaine, on ne peut pas reprocher d'appeler un lundi.
Mais c'est peut-être trop au début de la semaine.
Mardi, ça serait bien. C'est aussi en début de semaine, mais moins. Ca va jusqu'où, un début de semaine ? Jusqu'au mercredi ? Non, je dirais que là, on arrive plutôt en milieu de semaine. Il y a deux écoles. Première école : lundi, mardi, mercredi, début de semaine, et jeudi à dimanche, fin de semaine. Deuxième école : lundi, mardi, début, mercredi, jeudi, milieu, et vendredi, samedi, dimanche, fin.
En aucun cas, on ne peut considérer que le mercredi est en début de semaine.
On avance.

Pour Jean-François Derec, l'existence, dans ses plus infimes détails, demeure avant tout une aventure à haut risque qu'il convient d'observer avec la méticulosité d'un entomologiste.
Il ne cesse de trouver matière à traquer l'angoisse à propos du plus minuscule aléa. Fini de rire. Le drame est partout. Personne ne sortira indemne de cette lecture.

Publié le : mercredi 19 septembre 2001
Lecture(s) : 45
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709632096
Nombre de pages : 230
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Elle avait dit : On essaie de s'appeler en début de semaine. «
Lundi, il n'y a pas mieux comme début de semaine. Quand on dit début de semaine, on ne peut pas reprocher d'appeler un lundi.
Mais c'est peut-être trop au début de la semaine.
Mardi, ça serait bien. C'est aussi en début de semaine, mais moins. Ca va jusqu'où, un début de semaine ? Jusqu'au mercredi ? Non, je dirais que là, on arrive plutôt en milieu de semaine. Il y a deux écoles. Première école : lundi, mardi, mercredi, début de semaine, et jeudi à dimanche, fin de semaine. Deuxième école : lundi, mardi, début, mercredi, jeudi, milieu, et vendredi, samedi, dimanche, fin.
En aucun cas, on ne peut considérer que le mercredi est en début de semaine.
On avance.
Pour Jean-François Derec, l'existence, dans ses plus infimes détails, demeure avant tout une aventure à haut risque qu'il convient d'observer avec la méticulosité d'un entomologiste.

Il ne cesse de trouver matière à traquer l'angoisse à propos du plus minuscule aléa. Fini de rire. Le drame est partout. Personne ne sortira indemne de cette lecture.
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