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DEPENDANCE

De
161 pages

Les livres de cette collection ne sont certainement pas de grandes œuvres littéraires. Ils ne sont pas destinés à marquer l’histoire avec un texte écrit dans les règles de l’art, ni à remporter un prix pour le style, la grammaire ou la syntaxe. La démarche est toute autre. Les idées exprimées sont le fruit d’une recherche personnelle et, comme l’indique le nom de cette série, n’engagent que l’auteur. Toutefois, elles ont le mérite d’intéresser chacun d’entre nous, quel que soit le niveau d’expression ou d’orthographe.
DÉPENDANCE
Lorsque nous écoutons le mot dépendance celui-ci est principalement associé aux drogues en général. Nous imaginons déjà un homme ou une femme avec un aspect immonde, ravagé par le vice des stupéfiants ou de l’alcool. Toutefois la “maladie” de la dépendance est bien plus sournoise que l’on pense. Nous pouvons considérer une personne dépendante à partir du moment où celle-ci se sent “obligée” de réaliser un acte irrationnel. Nous cheminerons du simple tic à l’overdose en passant par l'habitude, la manie, la phobie et le fanatique. Drogué par son stimulant imaginaire, le dépendant n’apprécie plus la vie à sa juste valeur. Seuls l’intéressent les problèmes qu’il se crée de toutes pièces. Sa vie dépend de son malheur alors que son bonheur ne dépend que de lui.
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           DÉPENDANCE     Jean-Luc GOUBET         
       ESSAI DE VULGARISATION Texte découvert sur manuscrit.com 2003 ISBN: 2-7481-3002-2 (pour le livre imprimé)  
 
              
 
Choisir dépend de notre vie,... Notre vie dépend de notre choix.
 
 
 
         Les plus grandes révolutions pour lesquelles l’homme s’est désespérément battu au cours des siècles , ainsi que celles pour lesquelles il lutte de nos jours, ont eu, et continuent d’avoir, pour trame de fond :  Le cri de l’indépendance.   Malheureusement, cette soif de liberté est une arme à double tranchants. En même temps que la société gagne du terrain dans la bataille contre l’esclavage, les hommes font preuve d’une imagination sans limite pour s’enchaîner , volontairement, à d’autres contraintes.   Certaines d’entre elles sont tellement dominatrices qu’elles nous en font oublier la seule réelle exigence que nous avons, la seule dépendance pour laquelle une cure de désintoxication n’est pas recommandable :  La liberté de choisir et de vivre.
 
 
 
DÉPENDANCE
   Chapitre 1   Lorsque nous écoutons le mot dépendance,  celui-ci est principalement associé aux drogues en général. Nous imaginons déjà un homme ou une femme avec un aspect immonde, ravagé par le vice des stupéfiants ou de l’alcool. Un être avec une vie propre et sociale en totale décomposition qui s’est volontairement ôter la liberté de vivre décemment.  Toutefois la « maladie » de la dépendance  est bien plus sournoise que l’on pense et affecte un nombre considérable de personnes apparemment en bonne santé. Des personnes apparemment heureuses, avec une vie et une famille apparemment parfaite. Mais qui , au fond d’elles -mêmes, cachent quelques part dans un recoin inexploré de leur cerveau, un petit secret apte à les ravager corps et âme.  Nous pouvo ns subir les attaques d’un « virus » si infime que celui-ci passera totalement inaperçu jusqu’au jour de sa complète victoire sur notre organisme et notre esprit. Les personnes infectées par cet intrus perdent, à tout jamais, leur raisonnement et la maîtrise de leur comportement. Elles sont alors les esclaves de leur nouveau Maître et peuvent être considérées aussi dépendantes qu’un toxicomane invétéré. Elles ont le même besoin impérieux de réaliser des actes en désaccord total avec le bon sens, portant un préjudice insoupçonné à leur intégrité.  
 
 Cette dépendance peut commencer de la forme la plus banale et discrète qui soit pour terminer en un cauchemar dont il est extrêmement difficile de se réveiller.  La première cigarette fumée volontairement donne suite aux milliers d’autres allumées par une habitude incontrôlée. Un acte routinier exécuté sans raison ronge alors notre volonté et notre équilibre. Un simple geste infondé, que ce soit pour porter une Marlboro aux lèvres ou pour hausser les épaules en cours de conversation, a un effet néfaste sur notre intelligence si celui-ci est répété, sans cesse, avec une totale inconscience. C’est ce que nous pouvons appeler un tic ou une habitude ridicule à force d’être fréquente.   Nous pouvons considérer une personne dépendante à partir du moment ou celle-ci se sent “ obligée ” de réaliser un acte qui va en contre de sa liberté de choisir, ou assume un comportement excessivement répétitif sans raison.  La dépendance  est la perte de contrôle d’une décision réfléchie. Une drogue peut avoir le dessus sur le raisonnement mais également n’importe quel autre produit, personnes ou situation. Le dépendant   est l’esclave de son stimulant,  que ce soit une substance chimique ou naturelle, un patron, un maître spirituel ou un simple grigri. Il se laisse dominer par l’abus d’un fortifiant   qu’il consomme régulièrement car, il n’a pas la force de volonté d’affronter, tout seul, un de ses problèmes.  La dépendance  commence lorsque le besoin alors encore imaginaire prend le dessus sur la volonté du sujet. Le  
 drogué est bien souvent dépendant psychique avant de physique. Sa volonté, sa logique et son jugement ont flanché bien avant son organisme .  L’acte irréfléchi et sous estimé du départ le conduit à une véritable atteinte physique qui le prive de sa liberté de penser. Il est alors intoxiqué.  Il en est de même pour toutes les autres formes de soumission auxquelles s’abandonnent les personnes faibles d’esprit. Le Maître de leur volonté est alors leur obsession, phobies ou psychoses diverses.  Bien sûr, toutes n’ont pas les résultats physiques spectaculaires que nous connaissons chez un héroïnomane mais, toutes démontrent la facilité surprenante avec laquelle l’homme , en général, se laisse dominer par une chose ou une autre.  Une grosse mémère approchant les 100 kilos peut ameuter tout l’édifice où elle vit pour avoir trouvé une araignée de quelques milligrammes dans sa baignoire !  Une personne arachnophobe se paralysera ou fera sa crise d’hystérie face à un membre de la famille des arachnides d’une manière totalement irrationnelle. (Même si celui-ci est en caoutchouc !)  Pouvons-nous vraiment considérer ces personnes comme « normales » et sensées si celles-ci manifestent une réaction franchement exagérée comme le ferait un toxicomane à la recherche de sa dose ?   
 - Que se passe-t-il ?  Pourquoi une personne adulte réagit-elle d’une façon si enfantine ?  Une phobie, la plus banale soit-elle n’est qu’un manque de maturité de l’esprit de discernement. C’est une preuve que la personne perd le contrôle de ses actes et l’indice qu e celle-ci peut être amenée à « dérailler » encore plus si elle ne prend pas vraiment conscience qui est « le capitaine du navire ».  Avoir une peur extrême des araignées ne devrait pas gêner le reste de la société et n’est pas plus dangereux pour la sécurité du monde qu’un verre de vin.......mais , si nous ne cherchons pas un équilibre raisonnable, nous arrivons rapidement aux conséquences bien connues de l’alcoolisme.   Il semble que la plus grave atteinte commune à tous les dépendants, drogués, alcooliques ou « arachnophobe » est le besoin d’être secouru par quelqu’un d’autres afin d’éviter de faire le moindre effort de volonté pour affronter l’ennemi qui les domine.   La société en souffre les conséquences et, paradoxalement, semble ne pas vouloir mettre fin à ces fléaux. Plutôt que de réprimer le coupable, nous préférons le plaindre comme la victime d’un tremblement de terre.   Le nombre de personnes dépendantes de stupéfiant, alcool, tabac, barbiturique ou autres est en constante progression. Pour remédier à ce problème, nous ne trouvons
 
 rien de mieux que de classer ces personnes comme « malades ».  Etant adultes sensés, nous devrions avoir le courage de reconnaître que, bon nombre de ces malades, ne sont en fait, que des êtres en carence de volonté. Nous ne voudrions pas dire des fainéants spirituels mais, il faut malheureusement se rendre aux évidences.  Le fait d ’inventer un nom scientifique « arachnophobe, pour donner un exemple » permet uniquement au dépendant  de penser qu’il est d’ une race à part, renforce son idée qu’il est une pauvre victime innocente et qu’il a besoin d’être secouru par un spécialiste. Ce qui accentue naturellement le manque de confiance en soi et supprime, définitivement, une recherche de solution par sa volonté propre.  Evidemment, il peut sortir du « psy », guéri de sa phobie, psychose ou autre atteinte. Il ne dépendra peut-être plus de sa dose d’alcool ou de cocaïne mais.....il dépendra alors de son médecin !   
 
   * * *
   
   Chapitre 2  TICS ET MANIES  Toutes les formes de dépendance, de la plus banale à la plus dévastatrice qui soit, ont quelque chose en commun.  Ce sont les moyens qu’a choisi l’affecté pour distraire sa pensée. Il ne veut pas se fatiguer et chercher une solution, par lui-même, à un problème gênant. Ce sont les clés  à la porte de sortie. C’est le cri  « au secours » d’un enfant encore trop jeune pour s’affronter seul à la vie.   Malheureusement, cette aide n’est qu’une illusion. Fa ire inutilement sautiller sa jambe en attendant l’heure d’embarquer dans l’avion que nous attendons , ne fait pas avancer plus vite le temps à écouler. Fumer un paquet entier de cigarettes non plus !  Et pourtant, nous pouvons constater que ce sont des tics  tout à fait courants. Mouvements nerveux dirons-nous, mais également signe que la personne est en train de perdre son contrôle. Signe qu’elle est irritée et qu’elle irrite celui ou celle qui est assise en face !  Nous pouvons alors voir avec quelle facilité le « remueur frénétique de jambe » infecte son voisin avec le second tic : fumer cigarette sur cigarette pour échapper à cette vision « gigotante » devenue insoutenable. Un petit geste de rien du tout se transforme rapidement en cette
 
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