Discerner, choisir et... agir

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Pourquoi sommes-nous sur terre, que devons-nous faire ici et maintenant, quelle est notre responsabilité dans ce qui arrive, devons-nous agir, si oui, que pouvons-nous faire ?…

Nous sommes tous confrontés au quotidien à mille questions de ce type auxquelles nous n’avons pas toujours de réponses, ou alors des réponses toutes faites préparées par des institutions politiques, des religions, des marchands qui nous proposent des « prêts-à-penser ». De plus, ces grands principes ou ces bons conseils ne permettent pas toujours de comprendre ce qui se passe et s’avèrent souvent délicats à mettre en pratique.

Chacun d’entre nous est totalement et entièrement responsable de ses attitudes et de ses comportements, tout simplement parce que nous avons toujours le choix, c’est le propre de la
conscience humaine.
Pour cela, nous devons apprendre à discerner, c’est-à-dire décoder les situations, à faire des choix à l’aide du système de valeurs qui nous est propre, et enfin à définir et à conduire les actions qui nous semblent « justes ».

Ce livre propose une approche claire, applicable par tous, qui repose sur des idées simples, issues des grandes traditions et rapprochées dans une vision transversale, avec les données de la science et de la recherche. C’est un formidable message d’espoir pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre ce qui se passe et devenir les acteurs de leur propre vie.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782746623736
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction
Éveiller la conscience de l’Homme, qui n’en a pas rêvé et peut-être pensez-vous que ce livre est un nième essai sur ce thème. Et il est sûr, et c’est heureux, que beau-coup de personnes arrivent seules à élever leur niveau de conscience, sans besoin d’explications, bien que parfois dans la douleur et la solitude. En effet, sous l’effet d’un évènement, d’un choc, elles réalisent alors les conséquences qu’une attitude ou un comportement, que ce soit le leur ou celui d’un autre, individu ou institution, peuvent avoir sur leur vie ou celles de leurs proches, ou sur la vie en général comme avec les désastres écologiques que nous avons connus ces dernières années. Elles apprennent alors à connaître et à se connaître en termes de valeurs. Le choc les amène souvent à cher-cher à comprendre, à chercher des réponses au pour-quoi cela m’arrive-t-il et comment réagir. Chaque année, on nous annonce que de nombreuses personnes sont mortes dans la rue, de faim ou de froid, souvent à notre porte, dans l’indifférence générale. Pour autant quand un proche se suicide, tout le monde se pose des questions, surtout quand il s’agit de ses propres enfants et qu’on « n’a rien vu venir ». Certains réagissent par le déses-poir, mais beaucoup « prennent conscience » et agissent. La très grande majorité des dirigeants associatifs est d’ailleurs issue de ce qu’on appelle les « drames familiaux ». Mais les outils peuvent manquer car au cours du temps ils ont changé de forme. Plus de religions auxquelles se
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rattacher pour répondre à des questions humanistes et la vie sociale est réglée par des politiques politiciennes auxquels plus personne ne croit tant leurs valeurs sem-blent obscures et les situations confuses, souvent violentes. De nombreuses personnes sont ainsi chaque jour « placées » dans des maisons de retraite ou des hôpitaux psychiatriques « pour leur bien ». Des enfants sont en toute légalité enlevés à la garde de leurs parents, « pour les protéger ». Alors, le désarroi, l’angoisse, la colère arrivent et les questions : vers quoi se retourner ici et maintenant ? Pouvons-nous, devons-nous faire quelque chose ? Pour-quoi et comment ? Des clés pour comprendre et des clés pour agir « juste » Dans ce livre nous proposons d’aider ceux qui le sou-haitent à décoder les situations auxquelles ils sont confrontés, à mieux comprendre ce qui leur arrive, à pouvoir analyser ces situations et en tirer les conclu-sions pour eux-mêmes et pour les autres. Nous proposons tout d’abord une approche et des outils pour se comprendre soi-même, sa propre personnalité et ses propres comportements. Cette démarche est la pre-mière étape incontournable et qui conditionne la suite. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux », est-il écrit au fronton du temple d’Apollon à Delphes. Ensuite nous avons pour ambition de donner des clés pour mieux comprendre l’Autre et les autres. Autre est écrit avec une majuscule car le mot inclut les orga-
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nisations, les institutions, les systèmes politiques et sociaux… qui sont les cadres de notre vie sociale. Le but est ainsi de connaître les possibilités d’évolution qui nous sont offertes très concrètement, d’éveiller notre propre conscience tant pour ce qui concerne notre évo-lution personnelle que celle des systèmes et organisa-tions dans lesquels nous vivons. Nous proposons enfin de donner des clés pour agir, pour pouvoir « agir juste », c’est-à-dire en fonction de nos propres valeurs et de nos propres convictions, mais aussi en tenant compte des « règles » qui s’imposent à nous depuis que l’Homme est Homme. Chacun d’entre nous a pu vivre des situations concrètes de ce type. Quand tout se passe bien, et que nous fonction-nons au « feeling », nous sentons bien, au-delà de toute rationalité que la situation est « juste ». Si nous parlons à nos enfants, nous sentons bien quand « ça passe » et quand « ça ne passe pas ». Quand nous entendons des responsables syndicaux ou politiques, nous sentons bien si « ça sonne juste » ou si « ça sonne faux ». Aucun raisonnement, aucune pression de quelque sorte ne pourra nous faire changer d’avis dans ce cas là. C’est ce qui a justifié historiquement l’écoute qu’ont pu obtenir des personnalités comme Martin Luther ou l’Abbé Pierre, ils parlaient « justes » pour des millions de gens. Des règles ancestrales que l’on avait parfois oubliées… Ces règles, nous les retrouvons, quasiment à l’iden-tique, depuis bientôt quatre mille ans, dans toutes les traditions et toutes les religions. Nous formulons le pos-tulat que chacun d’entre nous les connaît au fond de lui-même, quelles que soient ses origines, le pays où il vit, sa culture et son niveau d’éducation.
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Il peut paraître présomptueux de vouloir rétablir des « vérités premières » et de prétendre que des règles ou des principes uniques s’appliquent à tous, et partout de façon universelle et permanente. C’est pourtant notre propos, et nous avons l’ambition d’aller plus loin, en proposant à tous ceux qui le souhaitent de s’approprier les voies et les moyens de les utiliser dans leur vie quotidienne. Bien sûr ces règles ou principes ont été réactualisées car beaucoup de choses se sont passées en quatre mille ans notamment en termes de découvertes techniques. 1 Et, nous avons tenté de réaliser un syncrétisme entre sciences de l’homme, neurobiologie, sociologie, psy-chologie et spiritualité. Pour rendre notre démarche 2 concrète, nous avons élaboré un « modèle » simple et pratique pour comprendre et pour agir conformément à ce que nous sommes, aux valeurs que nous portons, à la situation qui nous est présentée, et aux buts que l’on veut atteindre. Ce modèle est construit sur le postulat que chacun d’entre nous « sait » au fond de lui-même ce qu’il convient de comprendre et ce qu’il convient de faire, mais cette connaissance a pu se perdre ou s’oublier pour diverses raisons qui tiennent souvent à la personnalité de chacun et à son éducation, puis aux obligations de la vie so-ciale, la vie professionnelle etc. L’objectif est d’appor-ter des outils pour mieux « se retrouver » dans les situations de la vie quotidienne, mener à bien nos projets, mieux 1. Défini comme un système philosophique basé sur le mélange de plusieurs doctrines différentes. 2. Défini comme « la représentation simplifiée d’un système com-plexe, au moyen d’équations et de relations ». Ce modèle est à la fois descriptif et prédictif. En effet il permet de définir de façon anticipée la conséquence de telle ou telle action ou de telle ou telle décision, comme un modèle mathématique.
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gérer les conflits dans lesquels nous sommes impliqués et peut-être arriver à nous réaliser sur tous les plans, devenir les héros de notre propre histoire. … qui redeviennent d’actualité Pourquoi cela (re)-deviendrait-il possible aujourd’hui ? Essentiellement pour deux raisons, deux éléments qui caractérisent le monde dans lequel nous vivons : l’évo-lution de la conscience collective d’une part, et la géné-ralisation de l’accès à l’information de l’autre. L’évolution de la conscience collective tout d’abord. L’humanité fait son chemin et même si les choses ne vont pas aussi vite qu’on pourrait le souhaiter, il est indéniable que des progrès considérables ont été faits en matière d’éveil de la conscience collective. Nous ne prendrons que deux exemples mais nous pourrions cer-tainement en trouver beaucoup d’autres : le refus de la violence comme solution légitime et la progression de la démarche écologique. D’abord le refus de la violence comme solution légi-time : La violence est une réponse aux situations dif-ficiles de plus en plus mal tolérée. La guerre et la souffrance ne sont plus considérées comme des fatalités et la négociation et la diplomatie ont pris le pas sur la résolution des problèmes par la force et la violence. Les guerres ont changé de visage et elles se font plus pour la liberté, la démocratie… que contre l’Autre et son territoire. Le principe d’altérité et de reconnaissance a fait son chemin même si celui-ci a été long de quatre mille ans et le prix à payer a été élevé. Lors de l’attaque de l’IRAK par les États Unis d’Amérique, des mouvements de protestation se sont produits dans le
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monde entier, relayés par des responsables politiques au plus haut niveau, sur la base du principe que la guerre ne pouvait pas être une solution acceptable. Ensuite les progrès de la démarche écologique : Long-temps les hommes se sont attachés à satisfaire leur besoins à court terme, quel que soit le prix à payer par les générations futures. Cette position est maintenant remise en cause et même s’il reste sans doute beaucoup de chemin à parcourir, aucun responsable n’osera plus affirmer qu’il n’a aucun intérêt pour l’état du monde que nous laisserons à nos enfants et petits enfants. Ce mouvement est également mondial aujourd’hui et commence à se traduire dans de nombreux pays par des prises de décision politiques et notamment des dispositifs législatifs et des accords internationaux. La généralisation de l’accès à l’information : À l’heure actuelle, l’homme est de plus en plus informé et la communication est devenue internationale permettant le syncrétisme évoqué plus haut, cette communication qui relie le temps et l’espace pour la première fois dans l’histoire de l’humanité pour autant que l’on sache. En effet, via Internet, nous pouvons accéder à tous les savoirs accumulés depuis des siècles et nous pouvons échanger instantanément avec des personnes à l’autre bout du monde. On voit bien les enjeux de cette démarche, par exemple actuellement en Chine avec les restrictions que le pouvoir en place souhaite imposer au moteur de recherche « Google ». Encore faut-il prendre le temps de communiquer et d’apprendre, et en avoir les moyens. C’est à quoi sou-haite répondre ce livre : Vous donner des outils pour vous connaître, comprendre et agir juste, outils universels pour
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décoder des situations, des personnes et comprendre les postures, outils construits à partir d’expériences et d’obser-vations de différentes cultures, cherchant à réunir ce qui les rassemble. Chacun d’entre nous est à tout moment responsable de ses choix Mais, recevoir les clés que nous proposons pour com-prendre et pour agir et se les approprier demande du courage. Car connaître veut dire aussi agir en pleine responsabilité. Difficile, lorsque l’on voit ou lorsque l’on sait, de dire que c’est la faute à l’Autre, soit-il homme ou dieu, si nous ne réalisons pas nos rêves. En effet, plus on sait, plus on est responsable. C’est pourquoi entrer dans une démarche de connaissance nécessite un courage certain. Les exemples sont fort nombreux d’informations auxquelles nous avons accès et que nous ne voulons pas prendre en compte. Les placements financiers à forte performance sont souvent assis sur des activités illicites (vente d’armes, pros-titution, trafic de drogue), et nous faisons comme si notre banque ne participait pas à ces activités. La difficulté d’établir la liste des « paradis fiscaux » qui permettent justement à nos banques de « blanchir » leurs activités montre combien cette démarche est difficile à mettre en œuvre. De la même façon, acheter des produits « bon marché » implique de s’approvisionner auprès des pays où les personnes qui travaillent ont des revenus de misère et pas de protection sociale, autre sujet tabou. Nous sommes pour la protection sociale chez nous, fut-ce au prix de l’absence de protection sociale chez les autres.
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