Fragments de vies

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Cet ouvrage est composé de deux parties distinctes. La première s’intitule « Fragments de vies », la seconde « Esquisses d’événements marquants ».
Cette composition ne veut surtout pas constituer une encyclopédie, tant s'en faut, mais faire connaître un certain nombre d’événements extraordinaires, des fragments de vies de personnages hors du commun.
Bien loin d’être des synthèses ou des résumés, ces « articles » ne sont que des raccourcis. Chaque petit chapitre constitue en lui-même une découverte, et peut être lu dans n’importe quel ordre, selon le désir de chacun. Il est possible de commencer par la fin ou par le début ou par le milieu selon les dispositions particulières du découvreur, un certain nombre de ces condensés peuvent même être ignorés.


Publié le : mercredi 18 mai 2016
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EAN13 : 9782334135092
Nombre de pages : 290
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ISBN numérique : 978-2-334-13507-8
© Edilivre, 2016
À Josiane, mon épouse À Maguite
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AvErtissEmEnt Cet ouvrage est composé de deux parties distinctes. La première intitulée : « Fragments de vies », la seconde : « Esquisses d’événements marquants ». Hâtez-vous lentement, vous comprendrez mieux ce que l’auteur a voulu démontrer à travers ces nombreuses pages. Il s’agit d’amener le lecteur à une réflexion sur tel ou tel article, d’approfondir par lui-même le sujet. Cette composition ne veut surtout pas constituer une encyclopédie, loin s’en faut, mais faire connaître un certain nombre d’événements extraordinaires, des fragments de vies de personnages hors du commun.
Ainsi le lecteur pourra mieux pénétrer ces quelques lignes et connaîtra à présent des faits qu’il ignorait ou dont il avait oublié la plus grande partie. Bien loin d’être des synthèses ou des résumés, ces « articles » ne sont que des raccourcis. Chaque petit chapitre constitue en lui-même une découverte, et peut être lu dans n’importe quel ordre, selon le désir de chacun. Il est possible de commencer par la fin ou par le milieu selon les dispositions particulières du découvreur, un certain nombre de ces condensés peuvent même être ignorés.
Les références pour ce genre d’ouvrage n’ont pas ici leur place. L’auteur a puisé ces informations dans plus d’une centaine de livres. Elles risqueraient de constituer à elles seules un pensum et n’auraient d’autre finalité que de surcharger inutilement ce livre.
Au risque de me répéter, cet ouvrage ne veut pas être exhaustif, sa seule ambition est d’informer, de vulgariser, donner l’envie de mettre à jour ses connaissances, de poursuivre sa quête du savoir. Ces articles constituent une introduction aux fins de percevoir des domaines dont l’imagination n’avait pas encore franchi le pas. Ils n’ont surtout pas l’intention d’être une bible mais plutôt un lieu de divertissement. La contrainte serait l’opposé voulu par l’auteur et constituerait pour lui un échec.
Comme un apéritif, ces lignes devraient vous mettre en appétit et susciter en vous le désir de vous lancer dans une nouvelle aventure.
Remerciements Cet ouvragen’aurait jamais vu le jour sans les encouragements répétés de plusieurs de mes amis et de ma famille qui enthousiasmés par les premières épreuves m’ont incité à aller jusqu’au Qout de mon projet.
L’écriture d’un tel livre est un travail de Qénédictin, parfois un calvaire car il puise en vous la quasi-totalité de vos forces.
Ces lignes ne sont pas écrites uniquement pour soi-même. Si une émotion forte n’électrise pas l’auteur au moment de la rédaction de cet ouvrage, il se sentira frustré et n’aura pas atteint son oQjectif.
Enfin je voudrais tout particulièrement remercier mon ancien collègue et toujours ami Christian Richard qui dès le déQut a eu un œil attentif et permanent sur l’ensemQle de la rédaction de mes écrits. Par son calme, ses conseils constants, mes velléités d’interrompre ce livre ont été Qalayées par sa persuasion à poursuivre l’écriture de ces pages.
Il a su m’insuffler le courage nécessaire pour continuer la voie que je m’étais tracée et m’aider à ne pas tomQer dans de nomQreux écueils. u’il en soit remercié pour sa très grande disponiQilité.
Je voudrais également remercier mon ami Michel Mazza qui m’a été d’un grand secours.
Un dernier mot pour Maguite Launay, grande érudite, qui m’a suivi tout au long de ce voyage en me prodiguant des conseils judicieux. Je me permets à travers ces lignes de lui rendre un viQrant hommage et de lui témoigner toute mon affection.
Épigraphe Nulla dies sine linea (Pas un jour sans une ligne)
Première partie
Fragments de vies
Chapitre premier Jacques II de Chabannes de La Palice
e e Noble et Maréchal de France dont la vie s’est déroulée entre le XV et le XVI siècle. Il est né dans le château de ses ancêtres, dans la commune de Lapalisse dans le Bourbonnais en 1470, aujourd’hui positionnée dans le département de l’Allier.
L’époque charnière au cours de laquelle il servit la royauté lui permit d’approcher trois rois : Charles VIII, qui mourut en se cognant la tête contre un linteau de porte, Louis XII surnommé er le père du peuple,et François 1 .
Dès l’âge de quinze ans, sous Charles VIII, il participa à plusieurs batailles, notamment à celle de Saint-Aubin-du-Cormier en juillet 1488. Elle se déroula dans l’actuel département de l’Ille-et-Vilaine entre les troupes royales et celles du duc de Bretagne François II. Cette confrontation guerrière appeléeGuerre follefut gagnée par le vicomte de Thouars, Louis II de La Trémoille.
À la mort du roi Charles VIII en 1498, il participa l’année suivante avec Louis XII à la prise du duché de Milan. De nombreuses forteresses furent conquises au sud de l’Italie. La Palice fut battu à Ruvo dans la province des Pouilles. Il fut fait prisonnier en 1502 et ne sera libéré que deux longues années plus tard.
Le débarquement anglais à Calais déclencha la bataille de Guinegatte surnomméela journée des éperons qui eut lieu le 16 août 1513 près de Saint-Omer. L’armée française fut confrontée à une coalition anglo-germanique. La défaite des Français fut écrasante, les soldats prirent la fuite devant l’assaut forcené de leurs ennemis.
Les Français au lieu de se servir de leurs armes pour combattre, utilisèrent les éperons pour quitter au plus vite le champ de bataille. Jacques de La Palice fut fait prisonnier ainsi que Pierre Terrail de Bayard, ils furent transférés tous deux à Londres.
er Lorsque François 1 devint roi de France en 1515 à l’âge de vingt ans, il éleva La Palice à la dignité de Maréchal de France.
La Palice s’illustra dans plusieurs autres batailles dont la plus célèbre fut Marignan en 1515. Cette victoire permit au roi de France de prendre possession du Milanais. er En octobre 1524, François 1 décida d’assiéger Pavie située au nord de l’Italie. Une bataille s’ensuivit les 24 et 25 février 1525 au cours de laquelle La Palice perdit la vie à l’âge de 55 ans. Le vicomte de Thouars trouva également la mort. Le Roi Chevalier, le restaurateur des Arts fut fait prisonnier au cours de ces affrontements meurtriers. Ce fut la grande victoire impériale de Charles Quint au cours de laquelle dix mille Français tombèrent sur le champ de bataille.
Entre la légende et la véracité des événements, la marge est parfois ténue ; les soldats du Maréchal La Palice qui le connaissaient bien, auraient déclaré au moment de son décès pour lui rendre un hommage :
« Hélas, La Palice est mort, Est mort devant Pavie ; Hélas, s’il n’était pas mort, Il ferait encore envie ». Suite à une erreur de transcription, la dernière phrase de la première strophe était devenue :il serait encore en vie. Cette phrase peut être interprétée d’une autre manière : il s’était battu comme un fauve, jusqu’à ce que sa blessure le terrasse. Un quart d’heure après les coups portés sur sa
personne il ferait encore un bon vivant.
A partir du nom de ce personnage de haute lignée, un néologisme a été introduit dans la langue française : Une lapalissade.
Ce noble, par l’emploi immodéré de vérités trop évidentes a laissé son patronyme dans l’Histoire. Est-ce une légende ? Aujourd’hui on ignore si ces lapalissades étaient de son fait ou rapportées par ses proches qui aimaient particulièrement les tautologies. L’Académie française n’a pu résister à inventer un certain nombre de synonymes ; les plus connus sont : truisme, pléonasme, périssologie.
Chapitre2 Louis Mandrin ou le brigand justicier
Louis Mandrin surnommé « Belle humeur » est né le l1 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs près de Grenoble dans le Dauphiné (aujourd’hui département de l’Isère). La fratrie dont il est l’aîné compte neuf enfants, filles et garçons.
À la suite de la mort de son père, il devient le responsable de la parentèle à l’âge de dix-sept ans. Il échoue dans la gestion d’une exploitation agricole. Endetté, il perd un procès qui lui vaut d’être condamné à une forte amende. Toutes les entreprises commerciales animées par Mandrin tournent au désastre. Acculé, il ne voit qu’une solution, le brigandage, mais il est arrêté et condamné à une peine de prison.
Une rixe à propos d’un tirage au sort de la milice tourne à la tragédie, deux frères sont tués en 1753. Mandrin et ses compagnons doivent être appréhendés pour aller aux galères. Une seule solution s’offre à lui, la fuite désespérée dans les contrées limitrophes. Son frère Pierre est pendu pour le crime de faux-monnayage.
La déchéance arrive peu à peu, Mandrin se lance dans le banditisme avec une partie de sa e famille. Contrebandier célèbre de la première moitié du XVIII siècle, il fut à la tête d’un groupe de plusieurs centaines de malfaiteurs. Cette bande était composée essentiellement de soldats déserteurs et dans une moindre mesure de paysans ruinés. Ses premiers méfaits de contrebande de tabac, de sel, accomplis à partir des terres étrangères comme la Suisse et la Savoie constituent ses premiers pas dans la délinquance. Il rayonna entre les cantons suisses et la Savoie, cette dernière région faisant partie à l’époque du royaume de Sardaigne. Peu à peu, son aire de contrebande s’étendit dans les Alpes, l’Auvergne et la Franche-Comté. Ses expéditions au nombre de six appelées « campagnes », s’étalèrent pendant une année de 1754 à 1755. Il possédait l’art militaire, organisait ses troupes comme une armée, ses hommes percevaient une solde, les grades étaient institués, une discipline de fer régnait. Les personnes emprisonnées pour fraude fiscale ou pour refus de paiement d’impôts étaient libérées sur tout le territoire qu’il contrôlait. Le trafic portait également sur les toiles de coton, les bijoux et tout autre objet dont la différence de prix entre les contrées pouvait lui procurer un bénéfice. Ses grands ennemis étaient les Fermiers Généraux, ces collecteurs d’impôts qui appauvrissaient les paysans et causaient parfois leur ruine. Louis Mandrin déclara la guerre à cette institution honnie par le peuple. Il se rendit populaire, poursuivant les sangsues de l’imposition fiscale de l’Ancien Régime. Les Fermiers généraux vivaient dans l’opulence et ne reversaient à la royauté qu’une partie des taxes prélevées. Plusieurs membres de l’aristocratie locale le soutinrent, il bénéficia de l’admiration de Voltaire.
Mais très vite les excès de ses complices irritèrent les habitants des pays traversés qui eurent à déplorer plusieurs morts. Se sentant traqué, Mandrin se réfugia en Savoie, il fut tout de même interpellé illégalement en territoire étranger à la ferme fortifiée de Rochefort en Novalaise. Le 11 mai 1755, un régiment français traversa la frontière et captura Mandrin et son acolyte un certain Jean-François Dhuet Saint-Pierre. Ils furent conduits à Valence pour y être jugés. Le roi de Sardaigne Emmanuel III, devant le non-respect des conventions internationales exigea l’extradition de Mandrin. Louis XV, pour éviter un incident diplomatique promit la restitution du prisonnier. Le Bien-aimé céda dans un premier temps, mais sous la pression des Fermiers
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