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Je suis l'autre

De
160 pages
"Sous l'un de ses portraits, Nerval a écrit de sa main: 'Je suis l'autre'.
Cette formule, qui n'est pas moins troublante que celle de Rimbaud, 'Je est un autre', est sans doute plus dangereuse pour son auteur, dont l'identité vacillante est un trait constant de son génie poétique, mais l'entraîne dans la folie. Cette façon de se confondre avec un autre, jamais le même en apparence, est d'ailleurs à l'origine d'El Desdichado, l'un des plus beaux poèmes de la langue française, dont la musique est celle d'un chant funèbre en même temps qu'une paradoxale affirmation de soi.
Des Illuminés à Aurélia, en passant par Les Filles du feu, les poésies allemandes et Les Chimères, j'ai interrogé à mon tour un portrait de Nerval, le portrait changeant qu'il a laissé dans son uvre, et je l'ai complété par le témoignage d'un contemporain, si vraisemblable qu'il a le charme d'un propos saisi sur le vif, si peu connu qu'il a l'intérêt d'un inédit."
Gérard Macé.
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couverture
 

Gérard Macé

 

 

Je suis l’autre

 

 

 

 

Gallimard

 

Les Illuminés

« Il n’est pas donné à tout le monde d’écrire l’Éloge de la folie. »

On ne peut lire aujourd’hui sans trouble, ni même sans émotion, cette première phrase des Illuminés dans laquelle on reconnaît si bien Nerval, avec sa façon d’invoquer les grands auteurs et de s’en juger indigne, et surtout de jeter des sorts dans un cercle tracé d’avance. Non qu’il prophétise ou qu’il défie l’avenir, comme Rimbaud du haut de ses dix-sept ans, mais chez lui la moindre phrase est une vérité profondément éprouvée, presque un aveu, même quand elle a l’air d’être écrite en passant, même quand elle est le résultat d’une commande ou d’une urgence, même quand elle est le fruit d’une collaboration. Nerval n’est ni un devin ni un initié, et si sa phrase se charge d’un sens qui se révèle après-coup, quand ce n’est pas sur l’instant, c’est qu’il se passionne en poète pour la vie de l’esprit, et qu’il se laisse porter par l’imaginaire. D’où l’extraordinaire cohérence d’une œuvre pourtant dispersée, et la surprenante lucidité d’un auteur qui n’a pas besoin de prendre la pose pour être sincère, ni de forcer la voix pour avoir du style, mais que la folie ne s’est pas contentée d’effleurer.

En grande partie, le charme de Nerval vient de la simplicité du récit qui n’empêche pas la soudaine intensité, et la favorise peut-être ; d’une voix qui est la sienne au moindre accent, quel que soit le propos ; d’un sentiment de reconnaissance dans tous les sens du terme, qu’il éprouve et transmet avec une égale plénitude. Or, ce miracle nous touche d’autant plus qu’il a lieu dans une atmosphère perpétuellement changeante, et que les livres de Nerval, loin de reposer sur un plan ou un projet, sont faits de pièces et de morceaux dont l’unité reste souvent fragile.

Si l’on s’en tient aux apparences, Les Illuminés peuvent passer pour le livre le moins intime de Nerval, voire le moins personnel, puisqu’il s’inspire de documents historiques et littéraires à peine transposés, et qu’Auguste Maquet, le collaborateur d’Alexandre Dumas, prétend avoir écrit « Le roi de Bicêtre » à la place de Nerval, qui peinait à le rédiger. Il est vrai aussi que le volume est sous-titré « Récits et portraits », genre qui suggère un peu de distance par rapport aux modèles, et que la couverture annonce des études sur les précurseurs du socialisme, autrement dit sur ces illuminés qui ont essayé, tout au long du XVIIIe siècle, de transposer l’or des alchimistes dans le domaine philosophique, ou dans l’utopie sociale : mélange détonant, qui préparait quelques déflagrations politiques, et des désillusions dont tout le monde n’est pas remis, mais qui a le mérite d’éclairer le socialisme naissant sous son vrai jour, celui d’un messianisme pas toujours avoué, ou du « déisme mitigé » dont parle Nerval à propos de Voltaire et de Diderot, mais aussi de son oncle quand il évoque sa bibliothèque, dans laquelle il a trouvé précisément tous les vieux ouvrages dont il s’inspire, et qui sont autant de « vieilles toiles » à restaurer. Mais c’est peu dire que personne n’a jamais fait l’inventaire de cette bibliothèque et que, chez Nerval, les souvenirs sont déjà des fictions. La bibliothèque de son oncle est donc un lieu mental qu’il situe ainsi dans l’espace et dans le temps, pour mieux y abriter la galerie de portraits qui nous présente tour à tour l’abbé de Bucquoy, Restif de La Bretonne, Cazotte et Cagliostro flanqués de deux autres excentriques : Raoul Spifame, le roi de Bicêtre frappé par un rayon de lune, ou plutôt par son propre reflet, et Quintus Aucler, révolutionnaire et réformateur des rites, dont la pensée est si folle, si sûre d’elle-même qu’il aurait pu fonder une religion.

Dans ce livre où la folie s’invite plus d’une fois sous diverses apparences, aucun des personnages ne ressemble tout à fait à Nerval lui-même, mais chacun d’entre eux, à un moment ou un autre, partage une de ses lubies, une de ses obsessions, et surtout ce désir de connaissance qui l’entraîne si loin de nous, pour le faire progresser comme un somnambule sur une ligne de partage incertaine, qui n’arrive pas toujours à séparer nettement le passé et l’avenir, le délire et la raison. Les Illuminés réussissent donc le paradoxe d’être un ouvrage d’inspiration livresque, l’un de ces manuscrits qui viennent d’une bibliothèque et ne s’en cachent pas (des Essais de Montaigne aux Fictions de Borges, le genre nous a donné d’illustres réussites) et d’esquisser en même temps un portrait de l’auteur, lacunaire mais précis. « L’intérêt des mémoires, des confessions, des autobiographies, écrit Nerval à propos de Restif, tient à ce que la vie de chaque homme devient ainsi un miroir où chacun peut s’étudier, dans une partie du moins de ses qualités ou de ses défauts. C’est pourquoi, dans ce cas, la personnalité n’a rien de choquant, pourvu que l’écrivain ne se drape pas plus qu’il ne convient dans le manteau de la gloire ou dans les haillons du vice. »

Mais le miroir brisé dans lequel on aperçoit Nerval, à la faveur de ces récits qui lui donnent le plaisir de s’effacer, pour renaître sous des traits qu’il ne soupçonnait peut-être pas lui-même, est moins psychologique et moral que philosophique. D’une philosophie qui se cherche en esquissant des théories qui se défont presque aussitôt, au milieu d’un paysage en ruines laissé par les diverses croyances. On pourrait y voir l’indice d’une modernité défaillante, mais la mélancolie remonte à loin, l’ironie même est aussi vieille que l’Antiquité, si l’on en croit ce portrait d’Apulée que trace Nerval à propos de Cazotte. « Apulée, l’initié du culte d’Isis, l’illuminé païen, à moitié sceptique, à moitié crédule, cherchant sous les débris des mythologies qui s’écroulent les traces de superstitions antérieures ou persistantes, expliquant la fable par le symbole, et le prodige par une vague définition des forces occultes de la nature, puis, un instant après, se raillant lui-même de sa crédulité, ou jetant çà et là quelque trait ironique qui déconcerte le lecteur prêt à le prendre au sérieux… » S’il n’y a pas là une école de pensée, il y a au moins une famille d’écrivains dont Nerval se croit le descendant, et dans laquelle il range aussi l’auteur de Smarra, c’est-à-dire Nodier. Une famille d’écrivains qui prolonge un rêve antique, et nous donne à lire la « poétique réalisation des phénomènes les plus frappants du cauchemar ».

Ailleurs, Nerval emprunte à Restif une « théorie des ressemblances », selon laquelle Monsieur Nicolas ne peut aimer que des femmes qui lui en rappellent une autre, jusqu’à remonter ainsi à l’amour d’enfance qui détermine tous les autres. On songe alors aux filles du feu et à Sylvie, la première d’entre elles, encore que Nerval soit plus à la recherche d’une même âme que d’une forme semblable, et que les amours de Nicolas soient plus réelles que les amours de Gérard, mais peut-être moins brûlantes.

Toujours à propos des amours de Monsieur Nicolas, dont il résume et paraphrase les confidences, selon une méthode que reprendra Baudelaire pour parler de Thomas De Quincey dans Les Paradis artificiels, Nerval entreprend de nous dire pourquoi il faut garder ses distances vis-à-vis des actrices, et comment, alors, ne pas imaginer qu’il nous parle de Jenny Colon, mais qu’il en parle sous le masque ? « Rien n’est plus dangereux pour les gens d’un naturel rêveur qu’un amour sérieux pour une personne de théâtre ; c’est un mensonge perpétuel, c’est le rêve d’un malade, c’est l’illusion d’un fou. La vie s’attache tout entière à une chimère irréalisable qu’on serait heureux de conserver à l’état de désir et d’aspiration, mais qui s’évanouit dès que l’on veut toucher l’idole. » Avec ces lignes, on est peut-être au cœur de la complexité nervalienne, et de son secret plus ou moins bien gardé : l’impossibilité d’envisager la femme aimée comme un être de chair, le mélange d’adoration et de peur devant l’univers féminin, qui font de l’actrice et de la déesse les seules incarnations possibles, parce qu’elles sont intouchables. Mais cette mise à distance n’empêche pas de souffrir, bien au contraire, ni de s’identifier à mille et un personnages, comme si le besoin de connaître l’autre, que l’amour permet d’assouvir, devait trouver un perpétuel dérivatif, dans un jeu de l’imaginaire qui n’a pas d’autre fin que la mort. Car si l’objet de l’amour devient intouchable, l’esprit vacille en même temps que l’idole s’évanouit, et la personnalité s’effondre. La réalité elle-même n’est plus qu’une pâle copie du rêve, « sous le faux jour du lustre et de la rampe », et le drame de Nerval est parfaitement résumé dans ces quelques mots qu’il inscrivit de sa main, quelques mois avant de mourir, sur l’un de ses portraits d’après photographie : « Je suis l’autre. » Confusion tragique, puisqu’elle entraîne une infinie dispersion du moi, qui peut s’incarner dans tous les autres.

 

Ou dans un seul dont on est le prisonnier, dans un enfermement dont on ne sort que grâce à la fiction, au moins pour un temps. C’est ce que semble signifier l’histoire de Raoul Spifame, ce « roi de Bicêtre » enfermé dans une maison de fous, dont la figure d’emblème, au début des Illuminés, fait de tous les autres personnages des sujets de ce faux roi qui ressemble au vrai. Mais cette histoire de sosie est aussi un avertissement pour l’auteur, car tout se passe comme si Nerval était rattrapé par son imagination, cette reine des facultés qui transforme ses propres caprices en destin, et donne à ses inventions une allure d’inquiétante étrangeté. C’est même cette métamorphose qui oblige à relire Nerval, si on veut le lire vraiment, dans un mouvement circulaire qui lui donne tout son sens.

Raoul est un jeune juriste qui se trouve, lors de la rentrée du Parlement, dans l’assemblée qui assiste à la visite du roi Henri II. Le jeune monarque, qui vient de succéder à son père, est saisi de frayeur lorsqu’il voit en Raoul une sorte de double, annonçant peut-être sa mort prochaine. Mais Raoul se sent élu par cette marque d’attention, au point de croire en sa propre majesté, puis de sombrer dans la folie des grandeurs. L’internement qui suit le confirme dans l’idée d’un complot contre la royale personne qu’il aperçoit dans le miroir, et qui le salue bien bas. D’autant qu’un compagnon de cellule, un poète aussi fou que lui, jaloux de tous les auteurs qui lui font de l’ombre et le pillent sans vergogne (nous sommes au milieu du XVIe siècle, et les poètes en cour sont ceux de la Pléiade), entre dans son jeu parce qu’il y trouve un bénéfice imaginaire. Une évasion réussie mène les deux compères au milieu de la foule parisienne, au moment où passe le vrai monarque en carrosse, retour de la campagne. La confusion qui s’ensuit, la confrontation du roi et de son sosie, flanqué du bouffon qu’est le poète Claude Vignet, permet d’éclaircir la situation. Grâce à la mansuétude du roi (et sa préoccupation de ne pas voir maltraiter quelqu’un qui lui ressemble), Raoul et son compagnon finiront leurs jours sous sa haute protection, privilège qui ne les étonne pas, leur folie douce les ayant préparés à la vie de château.

Raoul Spifame est donc un « suzerain sans seigneurie », l’un de ces desdichados dans lesquels Nerval s’est reconnu, qui ont perdu leurs titres et leurs domaines comme d’autres perdront la tête au moment de la Révolution, ou dont la raison s’est envolée parce qu’ils n’étaient déjà plus personne. Mais cette divertissante histoire d’image et de reflet (les deux mots figurent en toutes lettres, puisqu’ils sont les titres du chapitre I et du chapitre II) est aussi l’occasion déclarée, pour Nerval, d’analyser ce qu’il appelle les « bigarrures de l’âme humaine », et de commencer une sorte de physiologie morale. « Nous avons relevé avec intérêt tous les singuliers périodes de cette folie, qui ne peuvent être indifférents pour cette science des phénomènes de l’âme, si creusée par les philosophes, et qui ne peut encore, hélas ! réunir que des effets et des résultats, en raisonnant à vide sur les causes que Dieu nous cache ! »

La douceur de Nerval, ainsi que les témoignages de ses contemporains qui ne l’ont pas toujours ménagé, parce qu’ils n’ont pas aperçu sa véritable grandeur, ont empêché de voir en lui l’être lucide au cœur même de la folie, qui se dédouble autant qu’il le peut, pour comprendre les égarements de son cerveau. Nerval parle d’expérience, quand il décrit Raoul Spifame après l’une de ses crises, cherchant, le jour, « à se reconnaître, à se comprendre, à se saisir », mais assailli, la nuit, par une existence « entièrement absurde et hyperbolique ». L’invocation d’Érasme au début des Illuminés annonçait donc bien des études sur la folie (plus que sur les précurseurs du socialisme), et « Le roi de Bicêtre », publié à l’automne 1839, dix-huit mois avant le premier internement, contient des lignes qui ne laissent aucun doute sur l’expérience déjà vécue par Nerval, et son extraordinaire capacité d’en rendre compte :

« Rien ne saurait prouver mieux que l’histoire de Raoul Spifame combien est vraie la peinture de ce caractère, si fameux en Espagne, d’un homme fou par un seul endroit de son cerveau, et fort sensé quant au reste de sa logique ; on voit bien qu’il avait conscience de lui-même, contrairement aux insensés vulgaires qui s’oublient et demeurent constamment certains d’être les personnages de leur invention. Spifame, devant un miroir ou dans le sommeil, se retrouvait et jugeait à part, changeant de rôle et d’individualité tour à tour, être double et distinct pourtant, comme il arrive souvent qu’on se sent exister en rêve. »

Le Cabinet des lettrés

Ceux qui aiment ardemment les livres constituent sans qu’ils le sachent une société secrète. Le plaisir de la lecture, la curiosité de tout et une médisance sans âge les rassemblent.

Leurs choix ne correspondent jamais à ceux des marchands, des professeurs ni des académies. Ils ne respectent pas le goût des autres et vont se loger plutôt dans les interstices et les replis, la solitude, les oublis, les confins du temps, les mœurs passionnées, les zones d’ombre.

Ils forment à eux seuls une bibliothèque de vies brèves. Ils s’entrelisent dans le silence, à la lueur des chandelles, dans le recoin de leur bibliothèque tandis que la classe des guerriers s’entre-tue avec fracas et que celle des marchands s’entre-dévore en criaillant dans la lumière tombant à plomb sur les places des bourgs.

NRF

GALLIMARD

5, rue Gaston-Gallimard, 75328 Paris cedex 07

www.gallimard.fr
 
 
Projet graphique :
Pier Luigi Cerri.
Page de frontispice :
Portrait de Gérard de Nerval. Frontispice gravé d’Eugène Gervais, d’après le daguerréotype d’Adolphe Legros (Gérard de Nerval, d’Eugène de Mirecourt, Paris, Moret, 1854). Exemplaire annoté par Nerval le 1er juin 1854. Collection particulière.
© Éditions Gallimard, 2007, pour la présente édition. Pour l'édition papier.
© Éditions Gallimard, 2016. Pour l'édition numérique.
 
 
Couverture : Portrait de Nerval, 1853 ou 1854. Daguerréotype d’Adolphe Legros. Collection particulière.

DU MÊME AUTEUR

Aux Éditions Le Promeneur

Colportage I. Lectures, 1998
Colportage II. Traductions, 1998
Colportage III. Images, 2001
L’art sans paroles, 1999
Un détour par l’Orient, 2001
Le goût de l’homme, 2002

 

Aux Éditions Gallimard

Le jardin des langues, 1974
Les balcons de Babel, 1977
Ex Libris, 1980
Bois dormant, 1983
Les trois coffrets, 1985
Le manteau de Fortuny, 1987
Le dernier des Égyptiens, 1989
Vies antérieures, 1991
La mémoire aime chasser dans le noir, 1993
L’autre hémisphère du temps, 1995
Leçons de choses, 2004
Illusions sur mesure, 2004
Filles de la mémoire, 2007

 

Aux Éditions Marval

Rome, l’invention du baroque
(photographies d’Isabel Muñoz), 1997

 

Un monde qui ressemble au monde : les jardins de Kyôto
(photographies de l’auteur), 2001

 

Aux Éditions Le Temps qu’il fait

Le singe et le miroir (dessins de Sam Szafran), 1998

La photographie sans appareil, 2001

Mirages et solitudes, 2003

Éthiopie, le livre et l’ombrelle, 2006

Rome ou le firmament, 2006

Gérard Macé

Je suis l'autre

« Sous l'un de ses portraits, Nerval a écrit de sa main : "Je suis l'autre".

 

Cette formule, qui n'est pas moins troublante que celle de Rimbaud, "Je est un autre", est sans doute plus dangereuse pour son auteur, dont l'identité vacillante est un trait constant de son génie poétique, mais l'entraîne dans la folie. Cette façon de se confondre avec un autre, jamais le même en apparence, est d'ailleurs à l'origine d'El Desdichado, l'un des plus beaux poèmes de la langue française, dont la musique est celle d'un chant funèbre en même temps qu'une paradoxale affirmation de soi.

 

Des Illuminés à Aurélia, en passant par Les Filles du feu, les poésies allemandes et Les Chimères, j'ai interrogé à mon tour un portrait de Nerval, le portrait changeant qu'il a laissé dans son œuvre, et je l'ai complété par le témoignage d'un contemporain, si vraisemblable qu'il a le charme d'un propos saisi sur le vif, si peu connu qu'il a l'intérêt d'un inédit. »

 

Gérard Macé.

Cette édition électronique du livre Je suis l'autre de Gérard Macé a été réalisée le 28 juin 2016 par les Éditions Gallimard.

Elle repose sur l'édition papier du même ouvrage (ISBN : 9782070783625 - Numéro d'édition : 149214).

Code Sodis : N30749 - ISBN : 9782072300356 - Numéro d'édition : 200566

 

 

Ce livre numérique a été converti initialement au format EPUB par Isako www.isako.com à partir de l'édition papier du même ouvrage.