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i<)}6.JeanSchlumberger,danssonappartementparisiendelarued'Assas, lejourdesonquatre-vingtièmeanniversaire.(PhotoJacquesNaville).
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ifi}-AprèsunepartiedetennisJeanSchlumberger,JacquesCopeau, AndréGide,EdmondGosse. 1922.DécadedePontignyJeanSchlumberger, AndréGide,JacquesRivièreetRogerMartindu Gard. 1922.AColpachAndréGideetJeanSchlumberger.
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'• ipJeanSchlumbergerreçoit leGrandPrixNationaldesLettres.
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Décembre1966.JeanSchlumbergerdanssonappartementdelarued'AssasàParis. (PhotoP.Berenger,photothèqueE.D.F.). 1966.JeanSchlumbergerqui,en1908,avaitdessinélemonogrammeNRF, leretracepourl'expositiondeMontréal(1967).(PhotoJacquelineGorne).
LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
EBAUCHE
D'UN
JEAN
SCHLUMBERGER
J'avaisvingt-quatreansquand,parunfraisetâcre printempssuisse,uneamiehollandaise,lacomtessede Bylandt,quiconnaissaitJeanSchlumberger,meprêta presqueconfidentiellementsonrécitdesderniersmoisde laviedesafemme,chef-d'oeuvredegravité,demaîtrise desoi,etpourtantd'indicibleémotionenprésencedela mortd'unêtre,queSchlumbergerlui-mêmen'aconsenti àrendrepublicquebiendesannéesplustard.Acette époque,jevivaisaujourlejouruneexpériencedecegenre, etvenaisdepercevoirleséchosd'uneautre,touterécente lelivremetoucha,commeJeanSchlumbergersouhaitait, j'ensuissûre,qu'iltouchâtlelecteur,etmefutuneleçon deluciditéetdecourage.Detouteslesœuvresqu'ilnous alaissées,jen'enconnaispasdeplusparfaitesquece » «tombeauàlafoisstoïqueetpuritain,quiluiapermis plustarddetraiterd'assezhaut(etpeut-êtreàmongré avecunepointed'injustice)leEtnuncmanetinted'André Gide,consacréluiaussi,plusoumoinsconfidentiellement, àlamémoired'unefemmedisparue. Etantainsientréed'embléeaucœurmêmedel'oeuvre d'ungrandécrivaindontj'ignoraistout,jusqu'aunom,je fisensuited'autreslecturesLesYeuxdedix-huitAns d'abord,etsurtoutLeDialogueavecleCorps endormi,qui
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
répondaittropàmesproprespréoccupationspourn'être pasrestépourmoicommeunebornemilliaireoucomme uneflècheindicatricelelongdecheminsparlesquels j'allaisensuitepasseretrepasser.Plustardencore,La MortdeSparte,dontj'admiraid'abordassezpeulabeauté rugueuse,l'appareilrêcheetpresquerustiqueremplaçantle marbrelisseetsouplementtaillédePlutarque,maisqui demeurel'undesplusnoblestextesinspirésdel'antique écritsànotreépoque.Jen'allaipasplusloin,maisj'en avaisluassezpoursavoirquemesrapportsavecJean Schlumbergerneseraientjamaiscesrapportsimmédiats etviolentsqu'onaaveccertainsécrivainsquiincarnenten euxlespassionsoulesprédilectionsd'uneépoque,etqu'on rejette,puisaccepte,puisrejetteànouveaupourles accepterensuite,etsurunautreplan.Ilseplaçaitdeprime abordparmicesvaleurssûresetquipeuventattendre. C'estvers1930quejerencontraipourlapremièrefois dansunsalonparisiencethommevif,sec,etd'unecour-toisiecommeiln'enestplus.Cenefutpasàproprement parleruneentréeencontact;j'imaginequ'ilremarquaà peinemaprésence,d'ailleurspeusignificative.Ilrentrait deBraffyilvenait,disait-il,depasserdebonnesheures àtaillersesifs(ouétait-cedesbuis?).«Taillersesifs, c'estcequ'ila faittropettropsouvent»,murmurascepti-quementquelqu'un.Jenedonnaipasraisonàcecritique. J'aimaisderrièreJeanSchlumbergercesalléesdejardinà lafrançaise.Beaucoupplustard,quandj'eusluSaint-Saturnin,j'aicomprislapoésiequasitragiquequisedégage danssonœuvredecesbellesordonnancessiviteravagées, etsouventparceuxmêmesquilesontétablies.Dansce romanconstruitcommeunoratorio,lesvoixdesdifférents âgesdelaviealternent,maisdominéesparlesourdgron-dementdelavieillesseetsescraquementsd'arbremort1.
1.Dupointdevuedelaseuleconstructionmusicale,peut-êtren'a-t-onpasencoreditquelesaimablesQuatrePotiers,situéscomme Saint-Saturnindanslebocagenormand,fontàcesombrelivreune
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
DOMINIQUEDESANTI ~Mt'~cdesAnnéesfolles
MartheHanau,laBan-(ArthèmeFayard).
Ilestmalaisédedirequellefutlapartdel'imprudenceou celledujeudanslesentreprisesdela<mèreHanaumais deuxcertitudess'imposentàtraverscelivrevifetparfois cruell'arrestationdelabanquièrefutillégaleetvolontaire-mentconfiéeàuninterrogateurquelquepeusadique,lapoli-tiquel'emportesurlafinance. Dansuneautresociété,enAmérique,MmeHanaunesefût pointtuéeenprison,ellesefûtimposéeparlesuccès.Du moinslacrisequ'elleprovoquainvolontairement,plusquecelle deStavisky,authentiqueescroc,est,commetouteslescrises, révélatricedesproblèmesvéritablesd'uneépoqueetquelavie normaleprétendcacher. «
SIMONNE habitent.
FABIEN (Gallimard).
Ces
JEANDUVIGNAUD
Profondeursqui
nous
Enlittérature,lecriducœurbrouillelescartes.Est-ceun livrequi,parsonart,noustouche,oulepathétiquedel'his-toirequ'ilraconte?DansCesProfondeursquinoushabitent. SimonneFabienasunousémouvoirsanstricherieendon-nantauxsouffrancesd'unjeunegarçonmaladeetdesamère unprolongementhumainetphilosophique.Lerécitestdense, lestylesobre.Unromandumalheur surmontéparlecou-rageetparl'Amour. LIO N ELM IRISCH
CHRISTINEDERIVOYRE set).
LePetitMatin(Gras-
Unepetitefille.Uncousin. LesLandes.Unpèrequiprotège bien.Deschevaux.Unsoldatallemand.Carilyalaguerre, aussi.Etlesoldatallemandaimeleschevaux,etlapetitefille. MaisNinan'enfinitpasavecsonadolescence;c'estsilourd, quandonaimeuncousinquiveutjoueràlaguerreplutôtque
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