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Jusqu'où peut-on aller avec le génie génétique ?

De
318 pages

Le génie génétique a fait des progrès énormes depuis maintenant un demi-siècle. Les techniques sur le clonage permettent aux hommes de science de concevoir des formes de vie qui sont génétiquement modifiées. Des voies nouvelles pratiques sont aujourd’hui ouvertes dans les domaines de la médecine et de l’agriculture. Les maladies géniques font l’objet des recherches très avancées et suscitent dorénavant des espoirs contenus. La question que se posent à l’heure actuelle pour les moralistes est celle de savoir si tout ce qui est ouvert par la technique est finalement faisable ? Et si l’on répondait par l’affirmative, à qui reviendrait le droit de faire ce pas ? Le génie génétique serait finalement bénéfique pour l’humanité s’il se cantonnait à la recherche thérapeutique.


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175, boulevard Anatole France ‒ 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 ‒ Fax : 01 41 62 14 50

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-01367-8

 

© Edilivre, 2017

Chapitre I
La complexité du commencement de la vie humaine
et les fruits de notre héritage individuel

Les caractères que nous possédons proviennent de nos parents. Il existe cependant divers caractères qui distinguent les deux sexes. Ensuite, il y a des caractères individuels qui vont marquer la différence entre une femme et les autres femmes ou entre un homme particulier et les autres hommes. Ces différences concernent la forme du corps, la couleur des yeux et des cheveux, le groupe sanguin, etc. L’ensemble des caractères d’un être vivant est appelé phénotype (du grec, phainein, paraître, et typos, empreinte). Pour permettre le développement du phénotype, il faut que les parents transmettent quelque chose à leur progéniture. Ce quelque chose c’est le génome, qui est un terme qui provient de gène et de chromosome. Ce dernier terme indique seulement un ensemble complet de gènes. C’est l’ensemble de l’ADN d’un organisme vivant, qui renferme des messages génétiques. Le terme génome fut utilisé pour la première fois par le botaniste allemand Hans Winkler en 1920. Il utilisa ce terme pour désigner (haploïde) l’ensemble de gènes se trouvant dans un jeu de chromosomes des organismes eucaryotes.1

Il n’y a pas que les génomes que nous héritons de nos parents qui déterminent notre phénotype. Il faudrait aussi tenir compte du milieu dans lequel nous vivons. Mais il est difficile de fixer avec précision la part de chacun. C’est ainsi que le même genre de plante grandira énormément dans une région et elle restera petite dans un autre endroit.

On appelle recombinaison la mise en commun de l’information génétique émanant de deux parents : des gènes de la mère et des gènes du père. Les êtres vivants possèdent l’aptitude nécessaire à grandir et à se développer. Il faut environ neuf mois pour qu’un ovule fécondé devienne un bébé. Il faut de l’énergie pour que le petit enfant puisse bouger, courir, parler, nager et faire beaucoup d’autres choses. Cette énergie va provenir de la capacité que possède l’organisme à métaboliser les aliments. Le métabolisme est un enchaînement de faits aboutissant à la transformation des aliments en molécules constitués de nombreux différents éléments qui sont propres aux cellules vivantes et en énergie.

La cellule humaine se présente comme étant l’unité structurale, fonctionnelle et reproductrice d’un être vivant. Elle fonctionne de manière autonome en coordination avec les autres. La biologie cellulaire, ou cytologie, étudie les cellules et leurs organites, leur reproduction, métabolisme, communication, etc. La cellule est un ensemble complexe et très élaboré. L’ADN est un appui de l’information génétique qui oriente et dicte les fonctions des principaux constituants de la cellule que sont les protéines, les ARN fonctionnels et les enzymes. Les techniques de biologie cellulaire, de biologie moléculaire, de clonage et de génétique moléculaire permettent aujourd’hui de mieux comprendre l’activité de la cellule et ses interactions.

Pour mieux cerner la vie du point de vue biologique, nous allons essayer de comprendre les différentes réalités que renferment la cellule, les chromosomes, le gène et les mutations qui peuvent subvenir dans la vie d’une cellule.

1.1 La cellule

La cellule est l’unité qui sert de base à tous les êtres vivants. Nous trouvons des organismes n’ayant qu’une cellule. C’est le cas des bactéries et des protozoaires. Beaucoup d’animaux et plusieurs espèces de plantes sont constitués de plusieurs millions de cellules des types hétéroclites, chacun étant compétent dans un domaine spécifique. Et lorsqu’une cellule n’accomplit pas comme il faut ce qu’elle est supposée faire, alors, cela peut provoquer un cancer.

Une personne possède un nombre élevé de cellules, soit 10 000 000 000 000 (= un million de fois dix millions = 1013). Environ six cents milliards de cellules formant 200 différents tissus. On distingue à peu près 200 modèles de cellules différentes, comme les cellules du foie, du sang, de la peau, les cellules nerveuses ou musculaires.

La cellule se compose de milliers de sortes de molécules. Celles-ci sont formées d’atomes. Les protéines entrent dans la composition fondamentale de chaque cellule. Toutes les enzymes sont des protéines, mais toutes les protéines ne sont pas des enzymes. Une enzyme est une protéine qui active le taux d’une réaction chimique dans une cellule. Certaines protéines sont indispensables pour fournir une certaine apparence aux cellules et permettent de sauvegarder les cellules ou les organes en place. Certaines protéines sont utilisées pour les mouvements ; le muscle par exemple est principalement formé de protéines. Les protéines que nous ingurgitons en mangeant un steak de bœuf sont digérées dans notre estomac en petites unités appelées des acides aminés ; nos cellules se servent de ces acides pour construire nos propres protéines.

Au nombre de 200 types de cellules dont dispose le corps humain, l’ovule et le spermatozoïde forment un genre totalement spécifique, de cellules que l’on appelle des gamètes et qui comptent parmi la lignée germinale des cellules. Les gamètes (du grec, gamein, marier) sont les uniques cellules qui lèguent leurs gènes à la progéniture. Les autres 199 cellules font passer leurs gènes aux nouvelles cellules de l’organisme, mais pas à la postérité. On les appelle des cellules somatiques (du Grec, somatikos, du corps).

Toutes les cellules sont entourées d’une membrane plasmique qui est une couche de recouvrement extérieure et délimite les frontières de la cellule tout en délimitant la cellule de son environnement extérieur immédiat. C’est le cytoplasme fondamental qui s’organise à la périphérie en une membrane cellulaire. Cette membrane n’est pas du tout passive dans la mesure où elle contrôle activement les mouvements des substances qui entrent et qui sortent de la cellule. En plus de cette membrane, les cellules des plantes possèdent une couche de recouvrement extérieure que l’on appelle paroi cellulaire dont l’élément principal est un polysaccharide appelé cellulose.

La plupart des cellules animales possèdent une couche de recouvrement sur la membrane plasmique que l’on appelle glycocalyx ou feutrage microfibrillaire ou encore glyco-lemme. Il se compose de glycoprotéines et de polysaccharides. Sa composition chimique diffère des structures comparables dans les plantes ou les bactéries. Parmi les autres fonctions du glycocalyx, il fournit une identité biochimique à la surface des cellules. Et ces formes d’identité cellulaire sont sous le contrôle génétique. Une variété de molécules réceptrices est aussi des éléments importants à la surface des cellules. Ils sont des sites de reconnaissance qui transfèrent des signaux chimiques à travers la membrane cellulaire dans la cellule.

On trouve dans le cytoplasme fondamental, qui est un colloïde, les organites figurés, très riche en eau. D’ailleurs, la masse de la cellule est constituée de 80 % d’eau. De très nombreuses substances sont dissoutes dans cette eau, comme les substances minérales, des anions, des cations. On rencontre également ici parmi tant d’autres le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium. Ces ions ne sont pas souvent libres dans l’eau, mais sont fixés par adsorption en concentrant à sa surface des molécules de grande taille. Les micromolécules dont la masse varie entre 10 et 1 000 daltons2 sont constituées des molécules d’eau et des ions inorganiques.

Dans certaines circonstances pathologiques, des désordres considérables peuvent affecter cette eau et ces électrolytes cellulaires et entraîner la mort, comme dans la déshydratation aiguë du nourrisson ; par l’élimination hydrique excessive par voie digestive comme dans les cas de la diarrhée et des vomissements ou par la peau ; les altérations électrolytiques dans les circonstances semblables, ou dans quelques maladies métaboliques, ou même dans le cas d’insuffisance rénale.

La présence d’un noyau et des autres organites membraneux est la caractéristique des cellules eucaryotes. Le noyau abrite le matériel génétique que l’on appelle l’ADN qui est associé à un arrangement de protéines acides et basiques dans des fibres fines. C’est au niveau du noyau que l’on trouve stockée toute l’information génétique de la cellule. C’est là que l’on trouve les structures qui dirigent toute l’activité cellulaire, qui lui attribue sa singularité fonctionnelle, qui l’autorise à se propager vers les cellules filles par le processus de la reproduction cellulaire qu’elles commandent également. On appelle ces structures des gènes. Ceux-ci représentent le patrimoine héréditaire de la cellule et de l’individu. Le noyau est ainsi porteur du génome.

Schéma d’une cellule animale typique avec ses organites : 1. Nucléole ; 2. Noyau ; 3. Ribosome ; 4. Vésicule ; 5. Réticulum endoplasmique rugueux (ou granuleux), aussi appelé ergastoplasme ; 6. Appareil de Golgi ; 7. Cytosquelette ; 8. Réticulum endoplasmique lisse ; 9. Mitochondrie  ;
10. Vacuole ; 11. Cytosol ; 12. Lysosome ; 13. Centriole. © MesserWoland et Szczepan1990, Wikimedia, CC by-sa 3.0

D’un type cellulaire à l’autre, la forme du noyau reste variable. Elle a un lien avec la forme de la cellule : sphérique, allongée, aplatie. Les contours du noyau peuvent être réguliers ou irréguliers : incurvation, dépressions, incisures, lobulations, ainsi de suite.

Les altérations éventuelles de la forme du noyau peuvent donner des indications importantes sur des désordres pathologiques potentiels de la cellule. À l’état vivant, le noyau est fort malléable, et parfois sous l’effet d’une certaine pression, il peut changer de format ou bouger. On observe également que certaines zones du cytoplasme fondamental, qui sont très visqueuses, peuvent le déformer.

La taille du noyau correspond quelquefois à celle de la cellule. Le noyau prend à peu près le tiers de la surface de la cellule. La taille nucléaire est plus forte dans une cellule jeune et active que dans une cellule âgée ou se trouvant au repos. C’est ainsi que le noyau occupe un plus grand volume dans une cellule cancéreuse.

La place du noyau varie d’un type cellulaire à l’autre. Il se retrouve le plus souvent au centre de la cellule, et parfois en bordure. Normalement, on ne trouve qu’un seul noyau par cellule. Mais, parfois dans certaines cellules très actives, on en trouve plusieurs ou deux ; et, de ce fait, la cellule prend des proportions énormes.

On retrouve quatre différents éléments dans le noyau : la chromatine, le ou les nucléoles, le suc nucléaire ou nucléoplasme, et l’enveloppe nucléaire. La chromatine forme la partie la plus grande de la masse. Plus la chromatine sera fine, plus la cellule est jeune ou active. La morphologie de la chromatine se présente le plus souvent dans un aspect en réseau ; mais elle peut aussi avoir un aspect granuleux.

Les constituants chimiques de la chromatine sont des fibres avec différentes substances : les acides désoxyribonucléiques (ADN), les acides ribonucléiques (ARN) ; les protéines (basiques ou histones et les acides) ; on trouve encore d’autres protéines qui sont des enzymes qui interviennent dans l’activité de la chromatine (ARN-polymérase ; ADN-polymérase).

Durant les phases non divisionnaires du cycle des cellules, ces fibres sont déroulées et disséminées dans la chromatine. Durant la mitose et la méiose, les fibres chromatines s’enroulent et se concentrent dans des structures appelées chromosomes.

L’acide désoxyribonucléique forme 20 à 30 % de la masse de la fibre chromatique. C’est une macromolécule, c’est-à-dire une molécule de très grandes tailles dont le poids moléculaire est de plusieurs millions. Cette macromolécule est composée d’un grand nombre d’unités que l’on appelle des nucléotides. Elle est ainsi un polynucléotide.

Par l’union à acide phosphorique un sucre, un nucléotide se constitue de cinq atomes de carbone, et d’une base azotée. Cette base est purique : adénine ou guanine, ou alors cette base est pyrimidique : thymine ou cytosine. On trouve ainsi quatre nucléotides différents lorsque l’on tient compte de la base qui entre dans leur constitution.

La quantité d’ADN de la chromatine fournit le caractère distinctif de l’espèce ; elle se trouve en relation avec la quantité de chromosomes. Durant la phase S, qui est une période circonscrite de l’interphase, il y aura la réplication, c’est-à-dire que cette quantité d’ADN va doubler. Il faut dire que cette phase S est précédée d’une phase G 1, sans synthèse d’ADN et qui vient après une phase G 2 avant le commencement de la mitose. Durant la phase S, lorsque s’ouvre la double hélice (structure hélicoïdale), celle-ci mettra de façon visible ses bases.

On aura comme résultat, une apparition d’une quantité double de molécules d’ADN qui seront semblables aux molécules précédentes, dans la mesure où l’adénine sera toujours liée à la thymine et la guanine à la cytosine. Ainsi, la chromatine doublera sa masse, et ensuite viendra la division cellulaire.

On trouve également la présence de l’acide ribonucléique dans la fibre chromatinienne en quantité variable comme produit de l’activité de l’ADN. L’ARN est un polynucléotide en une seule chaîne. Deux disparités vont encore marquer la différence qui existe entre l’ARN et l’ADN. Il y a tout d’abord les sucres en C5 qui forment la chaîne et sont unis par des groupements phosphates, et qui sont des riboses et non plus des désoxyriboses. Ensuite, si on rencontre de nouveau l’adénine et la guanine parmi les bases puriques, les bases pyrimidiques seront la cytosine et l’uracile, corps voisin de la thymine non représentée ici.

Divers types des protéines sont rencontrés dans la fibre chromatinienne. Ces protéines sont basiques riches en acides aminés basiques (histones). On rencontre aussi les autres acides qui sont moins connus. L’ADN est toujours associé à l’histone et à d’autres protéines. Étant donné que les histones ne sont pas les seules protéines qui sont associées à l’ADN, on parle alors de nucléohistones ou de nucléoprotéines.

Un autre groupe que l’on retrouve est formé des protéines acides qui sont riches en acides aminés diacétiques. Ces protéines interviennent dans l’expression du génome qui se traduit par l’activité de l’ADN en s’opposant à l’action des histones.

Parmi les protéines, on trouve des enzymes. Beaucoup de ces enzymes interviennent dans le fonctionnement de l’ADN.

Le substrat du matériel génétique de la cellule, c’est-à-dire les gènes (génome), se trouve dans la chromatine. Le génome se situe dans les fibres chromatiniennes ; et c’est précisément dans le génome que se trouve inscrit le patrimoine héréditaire. La chromatine représente les chromosomes de la cellule. C’est seulement au cours de la division cellulaire que l’on reconnaît les chromosomes en tant que tels.

La synthèse de l’ARN qui est commandée par l’ADN se présente comme le processus de transcription. Celle-ci a comme tâche de faire la transmission de l’information génétique que l’on trouve dans l’ADN vers une molécule qui se déplacera plus tard dans le cytoplasme. Sur ce point cet ARN participera à la synthèse des protéines, qui est en somme la traduction de cette information génétique.

Plusieurs ARN vont se constituer ; certains seront synthétisés dans le nucléole et vont s’introduire dans le cytoplasme où ils vont former les ARN ribosomaux (ou r-ARN) qui sont les ARN constitutifs de structures cytoplasmiques qui sont engagés dans la synthèse des protéines. Certains autres ARN seront synthétisés dans la chromatine à l’extérieur de la partie nucléolaire. L’ARN messager (ou ARN-m) est porteur de l’information génétique par le moyen de la transcription et cette information sera traduite au niveau des ribosomes. Comme l’ARN messager, l’ARN transfert (ou ARN-t) mettra tout au niveau des mêmes structures dans l’élaboration des protéines.

On trouve également dans le noyau le nucléole qui est un élément amorphe dans lequel est réuni l’acide ribonucléique ribosomique (ARN-r) et où se passent les phases initiales de la synthèse protéique, l’ARN ribosomaux. Les régions de l’ADN qui encodent l’ARN-r sont collectivement appelées l’organisation du nucléole ou NOR.

Les procaryotes manquent une enveloppe nucléaire et des organites membraneux. Dans les bactéries comme l’escherichia coli, également appelée colibacille, on trouve le matériel génétique en forme de longue et circulaire molécule ADN condensée dans la zone du nucléotide. Une partie de l’ADN peut être attachée à la membrane de la cellule, mais de façon globale, le nucléotide constitue une grande étendue partout dans la cellule. Bien que l’ADN se trouve ainsi condensé, il ne subit pas la caractéristique d’enroulement de grande envergure des étapes de la mitose où dans les eucaryotes les chromosomes deviennent visibles.

À part la chromatine et le nucléole, on trouve également dans le noyau, le nucléoplasme. Celui-ci ne présente pas de structure histologique. Des protéines simples, les enzymes et bien d’autres composés comme l’eau, ont été trouvées à son intérieur. On peut, de plus, y constater que l’ARN ribosomique provenant du nucléole se trouve en déplacement vers l’enveloppe nucléaire, dans son parcours vers le cytoplasme.

Enfin, il y a l’enveloppe ou la membrane nucléaire. Elle présente des pores qui facilitent des communications entre le noyau et le cytoplasme.

Il y a des éléments qui font partie intégrante du cytoplasme, ce sont les organes intracytoplasmiques. Par leur morphologie et par leur fonction, ces organites sont des structures distinctes les unes des autres.

Parmi ces organites, on distingue : le réticulum endoplasmique, l’appareil de Golgi, le chondriome, les lysosomes, le centre cellulaire, les microtubules, les microfilaments et les enclaves.

Les cellules naissent, grandissent, réalisent entièrement leurs fonctions, puis deviennent sénescentes (vieillissantes) et meurent. Ce qui fait que les cellules possèdent une durée de vie. Elles se reproduisent afin de garantir leur continuité et celle du tissu qu’elles contribuent à former.

La nécessité des divisions cellulaires est imposée à certaines époques de la vie par la croissance des tissus et des organismes. On peut constater cela dans la grande célérité de la croissance de l’embryon, du fœtus et du bébé. C’est ainsi que le poids du nourrisson est doublé en six mois et est triplé en un an.

La production de nouvelles cellules se révèle nécessaire en vue de mettre en place des cellules détruites dans certaines circonstances par quelques agressions physiques, chimiques ou biologiques.

La vie de la cellule se déroule en suivant un certain cycle. Et durant ce cycle s’opèrent des événements importants. La réplique de l’ADN n’arrive que durant un intervalle discret de l’interphase. Durant la période G1 qui suit sans délai la mitose qui a donné naissance à l’élément, la cellule va accomplir sa fonction. La période, qui suit la période G 1, est la période S (S ici veut dire synthèse). Durant cette période, la cellule double sa charge en ADN. Ensuite, vient la période G 2 qui est un espace de temps de préparation à la mitose avec d’autres activités intracellulaires. Enfin, la mitose ou la période M. Durant cette période, la cellule va se diviser et faire une distribution absolument stable du patrimoine génétique. Les activités métaboliques originales de la cellule vont en grande partie cesser durant cette période ; mais l’on constate l’apparition des phénomènes particuliers qui feront naître à partir d’une cellule-mère deux cellules-filles totalement semblables. La séquence J et 1 ‒ S ‒ G 2 ‒ M suivi par un autre G 1 est connue comme étant le cycle de la cellule. Lorsqu’il n’y a pas assez de nutriments, les cellules se trouvent dans une phase stationnaire ou G 0 durant laquelle le métabolisme cellulaire se trouve essentiellement en repos en attendant l’arrivée des nouveaux nutriments.

La majorité des cellules de l’organisme humain semble convenir à ce schéma du cycle cellulaire. On trouve, par contre, certaines situations où cette représentation simplifiée du fonctionnement est en défaut : il s’agit en premier lieu de certains types cellulaires qui n’arrivent plus à se multiplier après leur développement embryologique, comme la cellule musculaire striée ou la cellule nerveuse. On trouve ensuite une série de cellules qui sortent d’une manière définitive du cycle par leur senescence, ne se reproduisent plus et finissent par mourir. Enfin, dans certaines circonstances, quelques auteurs suggèrent que les cellules peuvent sortir du cycle cellulaire et arrêter momentanément leur développement (quiescence) et retourner dans le cycle normal à la suite de certaines simulations.

La mitose contient plusieurs phases. C’est surtout au niveau du noyau (caryocinèse) que se manifestent ces phases. Mais elles possèdent des retentissements cytoplasmiques (cytocinèse) considérables. On peut citer parmi ces phases, l’interphase, la prophase qui est l’étape la plus longue de la mitose (15 à 60 minutes suivant les cellules). C’est durant cette phase qu’apparaissent les chromosomes. La prophase est très longue à cause des phénomènes de transfert réciproque du matériel génétique. En tenant compte de sa complexité, on la partage en cinq stades : stade leptotène, zygotène, pachytène, diplotène et le stade diacinèse. La prométaphase. La métaphase est de courte durée (2 à 10 minutes). L’anaphase (deux à trois minutes). Le chromosome est réduit à une seule chromatine qui augmente de longueur et s’amincit. La télophase (30 à 60 minutes) est l’espace de temps durant lequel se constituent les deux cellules-filles. L’interphase.

Le processus de division décrit plus haut appartient exclusivement à la lignée germinale et se décrit de façon précise comme une succession de deux divisions cellulaires qui sont séparées par une interphase de très courte durée, au cours desquelles les chromosomes ne se partagent en plusieurs parties qu’une seule fois, durant la deuxième division.

La première division ou la mitose hétérotypique est une division qui dure longtemps par sa prophase, fractionne l’ensemble de ce qui constitue la source première de 46 chromosomes en deux ensembles haploïdes de 23 pour aboutir chacun dans une cellule-fille : cette mitose est « réductionnelle ».

La deuxième division ou mitose homéotypique est une mitose ordinaire avec séparation des chromatides sœurs et élévation de ces chromatides aux extrémités orientée en sens inverse du fuseau, mais cette division n’a pour point d’appui qu’un ensemble haploïde de chromosomes.

Le groupe de ces deux divisions aura pour résultat la formation de cellules haploïdes, les gamètes (spermatozoïdes ou ovules). Au moment de la fécondation, l’union de deux gamètes remettra en son état un zygote euploïde, c’est-à-dire ayant un nombre diploïde de 46 chromosomes.

L’objectif principal de la méiose est ainsi la transmission des chromosomes qui sont ce sur quoi porte le poids de l’hérédité à la génération qui suit par l’entremise des gamètes. L’effet net de la méiose est de réduire de moitié le nombre de chromosomes de la cellule. Cette réduction devra se faire de telle manière que chaque produit haploïde de la méiose contiendra un cadre complet de chromosomes contenant toutes les informations génétiques de l’espèce. Un troisième trait principal de la méiose est que c’est une étape où se déroule le développement eucaryotique durant lequel les nouvelles combinaisons des gènes sont renouvelées.

Cette transmission des gènes et des caractères adviennent en même temps qu’un réassortiment complexe de ceux-ci, réassortiment qui fait que, tout compte fait, l’individu sera constitué d’une juxtaposition de gènes nombreux et divers provenant des grands-parents. Chaque personne est effectivement le produit d’une loterie naturelle et le génome peut être divisé de manière schématique en quatre quarts, chacun de ces quarts étant reçu par héritage de l’un des quatre grands-parents.

1.2 Les chromosomes

Grâce à l’aide des microscopes, on est arrivé à mettre en évidence un noyau à l’intérieur des cellules animales et végétales. Et à l’intérieur de ce noyau existent des corpuscules que l’on appelle des chromosomes. Le terme chromosome vient de deux mots grecs ; chromos qui signifie « couleur », et de soma qui veut dire « corps ». Un chromosome est la forme extrêmement concentrée de molécules d’ADN, enroulée dans des nucléosomes, enroulée dans une fibre de chromatine, et qui se condense durant la métaphase en forme familière. Le chromosome porte des gènes. Par leurs formes, leurs fonctions et leurs activités biologiques, les cellules des organismes multicellulaires apparaissent différentes les unes des autres. Et malgré cela, elles ont toutes un nombre de chromosomes caractéristique de chaque espèce. Les cellules somatiques sont diploïdes, c’est-à-dire qu’elles possèdent deux exemplaires de chaque chromosome. Les cellules germinales, les ovules et les spermatozoïdes sont haploïdes, c’est-à-dire qu’elles n’ont qu’un seul chromosome.