L'Absurde

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Avoir un plan de carrière n’empêche pas, à terme, de prendre sa retraite et d’attendre que le téléphone sonne. Vivre dans l’espoir d’une vie au-delà de la vie n’empêche pas de mourir en se demandant pourquoi. Mourir avec les honneurs, enfin, n’empêche pas de pourrir, sous terre, dans une boîte en bois. C’est dire que, sans savoir si la vie est absurde, nous savons au moins qu’il est absurde de lui donner un sens. On ne demande pas plus à la vie d’avoir un sens qu’on ne demande à l’eau de mer de nous désaltérer. Telle est la thèse commune des cinq auteurs dont il est question dans ce livre : Camus, pour qui l’absurde n’est pas le monde lui-même (trop vaste pour n’être qu’absurde), mais le silence que le monde oppose à la question égocentrique de savoir ce qu’il veut dire ; Kafka dont Le Procès situe l'absurde au cœur des procédures de la vie quotidienne ; Beckett et Ionesco, dont le théâtre traque l'absurde au sein même du langage ; Boris Vian, enfin, dont L'Ecume des jours donne à l'absurde ses lettres de beauté et un air de jazz.
Publié le : mercredi 27 octobre 2010
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EAN13 : 9782213663784
Nombre de pages : 182
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Avoir un plan de carrière n’empêche pas, à terme, de prendre sa retraite et d’attendre que le téléphone sonne. Vivre dans l’espoir d’une vie au-delà de la vie n’empêche pas de mourir en se demandant pourquoi. Mourir avec les honneurs, enfin, n’empêche pas de pourrir, sous terre, dans une boîte en bois. C’est dire que, sans savoir si la vie est absurde, nous savons au moins qu’il est absurde de lui donner un sens. On ne demande pas plus à la vie d’avoir un sens qu’on ne demande à l’eau de mer de nous désaltérer. Telle est la thèse commune des cinq auteurs dont il est question dans ce livre : Camus, pour qui l’absurde n’est pas le monde lui-même (trop vaste pour n’être qu’absurde), mais le silence que le monde oppose à la question égocentrique de savoir ce qu’il veut dire ; Kafka dont Le Procès situe l'absurde au cœur des procédures de la vie quotidienne ; Beckett et Ionesco, dont le théâtre traque l'absurde au sein même du langage ; Boris Vian, enfin, dont L'Ecume des jours donne à l'absurde ses lettres de beauté et un air de jazz.
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