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L'Aziza, Dieu et l'Europe

De
194 pages
La France est aujourd’hui devenue une société de défiances et de mépris réciproques. Car l’oligarchie dominante n’a rien compris aux Français et à leur individualité, elle a imposé des normes, un formatage du citoyen idéal, en niant leur personnalité et jusqu’à leurs croyances. Mais comment en est-on arrivé là? Peut-on réparer ces liens défaits et réapprendre à vivre ensemble et à relever les défis de notre époque? Riche de son expérience politique et associative, l’auteur pose un regard éclairé sur les dérives et la détresse de la société française, dans toute sa diversité. Dans ce témoignage édifiant, il dresse le bilan d’une politique en complet décalage avec les réalités d’un peuple resté incompris. Au-delà de tout clivage, une analyse aussi humaine que pertinente, doublée d’un appel fédérateur à la mobilisation citoyenne.
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LAziza, Dieu et lEurope
Bruno Lebeau LAziza, Dieu et lEurope
Publibook
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IDDN.FR.010.0118509.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2013
À Abdelaziz, sans qui ce livre naurait pas existé.
À ma Mère et mon Père
À Eva-Liana et Oriana À Kelly, Mat, Luc, Nono, Saïd, Amel, Joëlle, Guy, Adrien, Christine, Karina et Sophie
Aux peuples de Valdegour et de Vauvert
Préface. Parler à mon Père (Céline Dion) Complexe social, souffrances, mais aussi du bonheur, la famille, les amitiés forgées dans lépreuve dune vie dure. Derrière ce monde abandonné, existe aussi des solidarités de voisinage, un monde associatif grouillant et actif qui en dépit du manque de moyens, tente de résoudre les problèmes, de maintenir un lien social vers lextérieur, un dialogue à travers une représentation des habitants vis à vis des décideurs politiques, à la tête des collectivités bien sûr, mais surtout en fait, du bailleur public, souvent principal, voire quasi-unique propriétaire des logements sociaux. Depuis un an et demi que je préside la Fédération du Gard de la Confédération Nationale du Logement (CNL), il me faut bien constater labandon que subissent les populations laissées en déshérence socio-économique dans les grands quartiers populaires de nos villes. Oui, la question du logement est au cur de toutes les problématiques. Elle est la première marque du respect, ou plutôt de lirrespect total des politiques pour la dignité humaine quand je constate comment depuis des décennies ils laissent dépérir les quartiers populaires où vivent des millions de français mais après tout pourquoi la bourgeoisie oligarchique qui nous dirige sen soucierait ? ne sont-ce pas que des arabes, des noirs et une poignée de petits blancs prolétarisés qui vivent dans ces quartiers ?
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Constat que cet abandon nest pas seulement lié aux conjonctures économiques qui favorisent dans ces zones urbaines le chômage et la précarité, mais aussi au désintérêt des politiques qui ny viennent que dans les quelques mois précédant chaque échéance électorale. Promettent, sont élus, puis rien ne change. Balladur sétait « étonné » lors de sa campagne présidentielle de 1995, quon laisse vivre des gens dans des quartiers « comme ça ». Tout le monde sétait alors beaucoup amusé de cet aveu soudain dignorance dune réalité qui lui arrivait en pleine face, au-delà des chiffres et des rapports ministériaux. Mais en vérité, la plupart des politiques en sont là Seuls les élus locaux, qui font le « job », cest-à-dire remplissent leur mandat de façon consciencieuse en allant chaque jour se confronter à la réalité du « terrain » et des difficultés des habitants, savent de quoi je parle. Et encore faut il y soustraire les petits féodaux locaux qui au contraire ont fait de lexploitation de cette réalité leur fond de boutique pour tenir leur canton, en maniant les subventions à leur guise pour servir leurs seuls intérêts clientélistes. Oui ces quartiers ont été abandonnés depuis des décennies, laissant les bâtiments dhabitation se dégrader, les parties communes, des halls aux parkings, gagnées par linsalubrité, dabord une simple vitre cassée, puis quelques tags, qui recouvrent vite les murs autour dautres fenêtres brisées à leur tour lentement la saleté, puis loccupation par des bandes qui créent un climat dinsécurité. Les petits trafics, les nuits qui passent, et en allant aux boites aux lettres le parfum du cannabis qui est toujours mieux que celui de lurine dans lascenseur, toujours en panne.
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