L'Écho de nos voix

De
« L’Écho de nos voix » est un essai sur la littérature dite « du vacuum », et qui est propre à l’Ontario français. L’auteur pose les questions suivantes : Qu’est-ce qui distingue l’espace littéraire franco-ontarien de l’institution littéraire québécoise ou même de la république des lettres ? Au delà des différences d’amplitude caractérisant chacun de ces milieux, n’y a-t-il pas des conditions particulières d’émergence, depuis 1973, d’une littérature propre à l’Ontario français ? Y a-t-il lieu de rendre compte de l'impact du vacuum social et culturel dans lequel s'est développée la littérature franco-ontarienne ? C'est ce à quoi tentent de répondre les quatre conférences regroupées dans « L'Écho de nos voix ». La première présente la problématique des littératures du vacuum, alors que les trois autres en explorent les applications, en éclairant respectivement les trajectoires littéraires de Jean Éthier-Blais, d’André Paiement et de Robert Dickson.
Publié le : mardi 14 août 2012
Lecture(s) : 6
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782894236260
Nombre de pages : 102
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Extrait de la publication
Extrait de la publication
L’ÉCHODENOSVOIX
Extrait de la publication
DUMÊMEAUTEUR POÉSIE Sur le lac Clair,Sudbury, Prise de parole, 2001. L’Autobus de la pluie (Poèmes 1973-1986), Sudbury, Prise de parole, 2001. La Veuve rouge,Sudbury, Prise de parole, 1986. Souvenances,Sudbury, Prise de parole, 1979. En attendant,Sudbury, Prise de parole, 1976. « Apprentissage »inLignes-Signes, Sudbury, Prise de parole, 1973.
ROMANSETNOUVELLES Le Langage des chiens,roman, Sudbury, Prise de parole, 2002. Le Nickel Strange,roman, Montréal, Trait d’union, 2000. Souvenir de Daniel,nouvelle, Hearst (Ontario), Le Nordir, 1995.
AUTRESPUBLICATIONS « Les origines de la littérature franco-ontarienne », inCanada : rupture et continuité/Rupture and Continuity,Canada : Bélanger, Damien-Claudeet al., (dir.), Montréal, Institut d’études canadiennes de l’Université McGill, p. 185-196, 2002. Les portes de l’enferet L’œuvre de chair et d’esprit,mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, 1999. Prendre la parole. Le journal de bord du Grand CANO,essai, Hearst (Ontario), Le Nordir, 1996. « Genèse d’éditions francophones en Ontario »,Revue du Nouvel-Ontario. Littérature sudburoise : Prise de parole 1972-1982, Sudbury, L’Institut franco-ontarien, p. 1-20, 1982.
Extrait de la publication
Gaston Tremblay
L’ÉCHODENOSVOIX
Conférences
Prise de parole Sudbury, 2003
Extrait de la publication
PS8131.O6 T73 2003
Tremblay, Gaston, 1949-L’écho de nos voix/Gaston Tremblay.
Données de catalogage avant publication (Canada)
Prise de parole est une maison d’édition ancrée dans le nord de l’Ontario, engagée dans la création, la production et la promotion d’une littérature canadienne-française.
C840.9’9713’09045
Copyright © Ottawa, 2003 Éditions Prise de parole C.P. 550, Sudbury (Ontario) CANADA P3E 4R2 www.prisedeparole.ca ISBN 2-89423-161-X (Papier) ISBN 978-2-89423-626-0 (PDF)
Comprend des réf. bibliogr. ISBN 2-89423-161-X
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
1. Littérature canadienne-française — Ontario — Histoire et critique. e 2. Littérature canadienne-française — 20 siècle — Histoire et critique. 3. Éthier-Blais, Jean, 1925-1995 — Critique et interprétation. 4. Paiement, André, 1950-1978 — Critique et interprétation. 5. Dickson, Robert, 1944-— Critique et interprétation. I. Titre.
Photographies en page couverture et de l’auteur : André Tremblay Conception de la couverture : André Tremblay
En distribution au Québec : Diffusion Prologue 1650, boul. Lionel-Bertrand Boisbriand (QC) J7H 1N7 450-434-0306
C2003-904889-6
La maison d’édition bénéficie de l’appui du Conseil des Arts de l’Ontario, du Conseil des Arts du Canada, de Patrimoine Canada (Programme d’appui aux langues officielles et Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition) et de la Ville du Grand Sudbury.
Prise deparole
Je suis poète Je suis poète Je n’ai jamais écrit de poésie Mais… je suis poète
André Paiement Journal intime, le 14 septembre 1973
Extrait de la publication
ENGUISEDEPRÉFACEETDEPOSTFACE
La dernière chose qu’un écrivain veut entendre, c’est l’écho de sa propre voix qui résonne dans le vide. C’est pourtant une des caractéristiques de la littéra-ture du vacuum, celle dont le public est si clairsemé et le roc du mur linguistique qui la sépare de la majorité si dense que la réverbération de la parole tient lieu de réception. Là où l’écrivain a l’impres-sion de parler seul dans le vide malgré la foule d’anglophones qui le presse. Ce thème hante la poé-sie de Patrice Desbiens, c’est peut-être le sens profond de/TheL’Homme invisible Invisible Man, le récit/storyd’un écrivain dont la langue est tellement minoritaire qu’il est plutôt aphone que francophone. Comme un homme qui crie dans le désert, comme un sous-marin submergé dans l’eau il écrit, il chante, il joue des rôles sans être compris par la très grande majorité de ses concitoyens et même par la très petite minorité de ses compatriotes. « “… !” says the invisible man… » Que la langue de l’Homme invisible soit incom-préhensible n’abolit pas pour autant sa poésie, car l’écho de sa parole résonne malgré l’adversité. Il fut un temps où il suffisait de marcher quelques heures dans les collines noires du massif calciné de Sudbury pour découvrir une oasis verdoyante au fond d’un vallon. Ce n’est pas autour d’un point d’eau que fleurissaient ces jardins, mais plutôt à
7 Extrait de la publication
l’abri des nuages sulfureux qui s’abattaient réguliè-rement sur la région. Depuis, les choses se sont améliorées, la ville s’est faite une nouvelle image, les modules lunaires ne broient plus sous leurs chenilles la rocaille sudburoise et, surtout, la nature reprend lentement le dessus sur la désolation. Des oasis natu-relles et sociales se développent et se structurent, à Sudbury comme partout ailleurs en province, tels des îlots francophones dans une mer de sable et de roc. L’Ontario français, cet archipel fragile, n’est qu’un chapelet d’îlots accueillants, tous aussi riches et chaleureux les uns que les autres. Malgré tout, la culture française pousse en cette terre anglaise, là où les artistes doivent porter sur leurs épaules les es-poirs d’un peuple qui résiste à l’assimilation. Dans ces circonstances, la poésie tient lieu de célébration, si ce n’est que pour créer un espace francophone, sinon réel du moins virtuel. Seraient-ils les ultimes porteurs du flambeau franco-ontarien, aussi éphé-mères et essentiels que les lucioles d’un soir d’été ? Comme André Paiement, dans la mort aussi bien que dans la vie, les poètes du vacuum sont remarquables, remarqués et même marquants, ils n’ont qu’à se présenter dans les coulisses de l’adversité pour naître, pour être, pour vivre intensément, si ce n’est que pour éclairer un instant ceux qu’ils aiment. C’est ce qu’André Paiement affirmait en déclarant qu’il était poète même s’il n’avait jamais écrit de poésie. C’était pour lui un état d’être qu’il ressentait viscéra-lement, même s’il n’a pas eu l’occasion d’écrire de la poésie. Si j’ai longtemps hésité avant d’entreprendre la rédaction dePrendre la parole, le journal de bord du grand CANO, il en fut tout autrement pour le cycle deLa littérature du vacuumque je lance aujourd’hui.
8 Extrait de la publication
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Rêve totalitaire de dieu l'amibe

de editions-prise-de-parole

Corbeaux en exil

de editions-prise-de-parole

Strip

de editions-prise-de-parole

suivant