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L'Empire de la répression

De
80 pages
Le mal ne cesse de s'enraciner au sein de la société algérienne. Cette société agonisante, reconvertie en une secte dont le rite consiste à incomber tous les échecs aux forces de la fatalité. Cette société où le droit à la citoyenneté reste une revendication des plus chimériques. Cette société où il est plus aisé d'enfreindre les lois, de bâillonner le peuple, d'assassiner des âmes que de dénoncer la dérive des responsables. L'écriture figure parmi les armes redoutables contre tous les pouvoirs totalitaires... Une plongée dans le cauchemar algérien, testament d'une nation perdue entre dictature et anarchie, rongée par les fantômes et les désillusions, dont les dirigeants ont travesti l'identité. Rachid Chekri décortique, dissèque, autopsie. Puis accuse. Une dénonciation sans compromis, un état des lieux corrosif et virulent, une condamnation sans appel.
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Rachid Chekri
L’EMPIRE DE LA RÉPRESSION
 
Mon Petit Éditeur
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http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France
IDDN.FR.010.0117097.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
Je dédie ce livre à mes deux fils Fawzi et Fayçel, à toute la famille Chekri dAkbou, à tous mes élèves, à tous mes collègues de lécole Sidi Ali. À tous mes enseignants, à madame C. Nassima, celle qui ma encouragé dans mon projet littéraire.
En guise de prologue
Tout régime dont la survie réside dans la culture de la ré-pression, est condamné à disparaître.
(Chekri Rachid) Écrire, demeure la manière la plus salvatrice pour un peuple dont la mémoire est décomposée par le mensonge historique dune part et dénaturée par linvasion imposante de lamnésie millénaire dautre part. Le combat pour la reconnaissance de son identité exige cette ardeur qui génère en nous limmense volonté dexplorer les tréfonds de la vérité avec la certitude daffronter la pire répression. Le contenu caustique de ce livre est le reflet réel de la situation de laquelle souffre un peuple malade de ses responsables. Oser révéler, plutôt dénoncer les forfaits, les dépassements, la dictature reste un acte des plus augustes. Lécriture figure parmi les armes beaucoup redouta-bles contre tous les pouvoirs totalitaires qui visent toutes les libertés des peuples.
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L’Algérie à l’heure des répressions
Ce récit est rédigé après le verdict judiciaire, plutôt politique qui a an-noncé iniquement la condamnation du directeur du journal Le Matin, en loccurrence monsieur Benchicou. Cet écrit comporte un fort soutien à la victime de la libre expression. Ceux qui ont agi de la sorte ignorent que cet acte nest quune confirmation que le pouvoir est ébranlé par la marche de la vérité vers la République, notre République. Limposture saffiche pour disparaître. Même si linjustice semble être un code pénal méticuleusement appliqué, Benchicou, Hafnaoui ont milité pour une cause juste, celle de dénoncer les vrais concepteurs de la faillite algérienne. Le champ de lexpression se rétrécit davantage par larrivée massive de phénomènes sinistres qui engloutissent le verbe et sa teneur en vérité. Dans ce pays, il est facile denfreindre les lois, dassassiner des âmes que de dénoncer la dérive même dange-reuse des responsables. Cet acte reste des plus répréhensibles. Le code pénal approuvé par les députés témoigne clairement de lintention des tenants du pouvoir disoler lintellectuel, de dompter les lettrés et bâillonner la presse afin dassurer une mort certaine de la citoyenneté. Renoncer à la lutte pour notre cause émancipatrice du joug tyrannique, est une démarche des plus pusillanimes. Le peuple, las dêtre dévié par des idéologies rétrogrades, demeure interné dans une psychose inédite, en voyant tous ceux qui semparent indûment de son destin, dévoient abusivement sa liberté et confisquent sa légitimité, tout en assistant à ceux qui ont com-biné ses propres obsèques à travers cette vulgaire façon de simposer pour infliger au pays le plus dangereux cataclysme de
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L’EMPIRE DE LA RÉPRESSION
tous les temps quest lobscurantisme. Les récents appels au lynchage voire à la liquidation de tous ceux qui prônent le ci-visme, déconseillent la gaucherie spirituelle, propagent la conscience politique ne sont en fait quun prélude à une barba-rie aiguillonnée par le cercle du régime actuel. Cette grave disposition à agir en qualité de mandataires de ce peuple prouve que le souci de la chaise prime sur lintérêt national. Lusage purement dogmatique des mosquées aux fins de mobiliser une partie de ce peuple contre une autre relève de la parfaite mani-pulation voire de la démence, à lère où le monde entier sévertue à abolir la violence sous toutes ses formes. Cette stra-tégie à laquelle recourt monsieur le président en usant de ses vénaux propagateurs pour intimider, menacer et exécuter nos journalistes, démontre distinctement sa fausse apparence dhomme de paix, comme il prétend lêtre, tout en arborant sa véritable nature fasciste. La machine de lusurpation continue de sévir encore sur notre terre, en menaçant même notre ata-visme. Lenvahissement de lAlgérie par des courants plutôt par des doctrines exterminatrices de notreempreinte héréditaire-ment algérienne, a fait de ce pays un champ pour toute cette guerre qui ne cesse de générer une sorte dinstabilité qui profite aux mercenaires fanatiques du panarabisme. Cette nation reste la grande victime de ses institutions, une victime à laquelle on persiste à reconnaître le droit dêtre réduite à une secte catéchi-sée par des préceptes passéistes. Les prêches religieux plutôt terroristes émanant de tous ces lieux de culte et publiquement cautionnés par le « Khalifa » de la tutelle sont sujets à être reje-tés de par tous les citoyens préoccupés par le péril de ces homélies. Notre primordiale réaction est de répondre à tous ces dépassements ignominieux, pilotés par ces officiels qui sont censés représenter un État, à travers une action plus décisive que sont lépaulement et le soutien aux hommes visés dans ces sermons qui portent un message dérivatif à la religion. En contemplant lactualité politique algérienne, une sorte de pessi-
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