L'Homo responsabilis

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Dans l’infini notre terre n’est qu’une planète tournant autour d’une étoile, mais la vie y est née et a conduit jusqu’à l’homme. C’est la maîtrise de l’énergie qui a permis son évolution rapide et spécifique : la maîtrise du feu a permis le passage de l’homo erectus à l’homo sapiens mais depuis l’ère industrielle, l’abondance des nouvelles énergies mène inexorablement le genre homo vers une nouvelle mutation. À l’orée du troisième millénaire, l’homo sapiens mutera vers un homoresponsabilis ou disparaîtra. Pour perdurer, l’homoresponsabilis devra maîtriser l’énergie en allant vers une moindre création d’entropie. Il devra donc éviter toute action irréversible, tout gaspillage désordre et dispersion. Jamais l’évolution de l’humanité n’a été aussi rapide.


Publié le : mercredi 16 mars 2016
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EAN13 : 9782334113212
Nombre de pages : 68
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ISBN numérique : 978-2-334-11319-9

 

© Edilivre, 2016

Remerciements

Je tiens à remercier Jean-Paul COLIN, animateur du « café philo » d’Agde. Dans une approche éclectique des différents sujets, il a apporté à tous la rigueur des analyses et la tolérance des idées. Dans une salle de vidéoconférence de plus de 80 places qui ne désemplie pas depuis 2004 ; On est maintenant obligée de refuser du monde. Ses exposés clairs et ouverts, permettent à tous ceux qui le désirent de participer aux discussions et de renouveler leurs connaissances ou leurs idées et de se poser de nouvelles questions pour avancer.

Je remercie également Jacques PILLOY, dont certains poèmes comme « l’arbre » ont été traduits en quatre langues, et qui m’a donné le gout de la poésie ; mais aussi Monique DARMON, Anne Marie AVALLONE et surtout Roger BERTRAND qui m’a initié à la prosodie dans mes essais de rimeur.

Tous m’ont apporté beaucoup de joie et de bonheur. Et je les remercie chaleureusement.

Michel Rumeau

Introduction

« Par l’espace, l’Univers me comprend et m’engloutit ; par la pensée, je le comprends »

Pascal. (1623-1662)

« Je tiens pour vrai que la pensée pure est compétente pour comprendre le réel »

Einstein. (1879-1955)

« A cause de la faiblesse de nos sens, nous sommes impuissants à distinguer la vérité, mais ce qui est visible ouvre nos regards sur l’invisible »

Anaxagore

La seule chose qui soit constante, c’est l’évolution !

– Quand cela a-t-il commencé ?

– Dans l’infini spatial et temporel, qu’elle est la place de l’homme ?

– Comment l’homme lui-même a-t-il évolué ?

– Quelle est sa place et son rôle dans l’univers ?

L’étude des textes anciens, l’histoire, mais aussi la science permettent de s’en faire une idée.

L’évolution ne s’est pas faite de façon linéaire, mais avec des périodes d’accélération ou de ralentissement et même de décroissance, en fonction des variations de l’environnement. Au cours des âges géologiques, ceci a pu conduire à la disparition de certaines espèces ou à leur mutation vers des espèces mieux adaptées. Durant l’histoire humaine, différentes civilisations se sont développées, plus ou moins brillantes et avec des durées de vie très variables.

C’est la maitrise de l’énergie qui a permis à l’homme de se distinguer des autres animaux et qui a vu sa population croitre. Dans un premier temps, c’est le feu découvert par l’homo erectus, qui a permis l’apparition de l’homo sapiens. Ensuite l’humanité a appris à utiliser l’énergie des animaux (âne, cheval, bœuf…) ou du vent (moulins, bateaux…). Depuis à peine deux siècles l’abondance des énergies fossiles, a apporté une évolution rapide, inconnue jusque-là dans l’histoire humaine. C’est seulement en 1804 que l’humanité a atteint 1 milliard d’habitants, mais un 2ème milliard, en 1927. La population mondiale a ensuite évoluée rapidement à 3 milliards en 1959, 4 milliards en 1974, 5 milliards en 1987, 6 milliards en 1999 et 7 milliards en 2011. Cela a correspondu à la forte consommation énergétique de l’ère industrielle. Selon l’ONU nous serions environ 36 milliards en 2300.

Nous vivons depuis ce temps un bouleversement radical, qui doit mener à une mutation, du genre homo. Cette mutation est en marche ; avec ce nouvel environnement on a vu depuis moins d’un siècle, la durée de vie et la taille des humains augmenter de façon spectaculaire, ainsi que la démographie mondiale. Nous vivons le début d’une mutation exceptionnelle de l’espèce humaine. L’homo sapiens n’est plus à même d’assumer l’évolution fulgurante qui est en marche. Nous allons vers un homo responsabilis nouveau maillon de l’évolution de l’humanité, ou le genre homo disparaitra.

Pour bien replacer l’homme dans l’univers, il parait utile de commencer par le tout début de l’évolution, aux origines des temps.

Du connu jusqu’à l’inconnu

« Dans le temps qui a précédé le commencement du temps, quelque chose a-t-il existé » ?

G. d’Auvergne (XIIIe)

« La science remplace du visible compliqué par de l’invisible simple »

Jean Perrin. (1870-1942)

« D’innombrables Soleils existent ; d’innombrables terres sont en orbite autour de ces soleils de la même façon que les planètes tournent autour de notre soleil. Des êtres vivants peuplent ces mondes »

Giordano Bruno (XVIe)

Pour mieux se placer dans un contexte général et avant de commencer à parler de l’humanité et de sa planète, ami lecteur, je veux t’emmener à la limite du connu et de l’inconnu, à la limite de l’abstrait et du concret, de la réalité et du rêve, de la prose et de la poésie. Je veux aller avec toi de la physique à la métaphysique et partir jusqu’à l’infini : c’est là un vaste programme. Rassures-toi, pour ne pas être submergés, nous allons observer tout cela par le gros bout de la lorgnette, afin de ne voir que l’essentiel de ce qui nous intéresse et estomper les détails. Nous reviendrons ensuite sur terre, avec un regard neuf, débarrassé de toute idée préconçue. Notre histoire commence par un grand boum : le fameux « Big Bang ». Georges Lemaitre et Alexandre Friedmann, ont été les premiers à émettre cette hypothèse, qui est maintenant généralement admise. Ils ont considéré que l’univers étant en expansion, et en remontant le temps celui-ci devrait aller en se rétrécissant jusqu’à zéro. En extrapolant ils ont pu évaluer l’âge de l’univers à environ 13,8 milliards d’années. Depuis ce Grand Boum, l’univers est en constante expansion et plus les étoiles sont lointaines, plus elles s’éloignent rapidement, jusqu’à atteindre la vitesse de la lumière, auquel cas on ne peut plus les voir : c’est la limite de notre monde connu. On considère qu’avant et au-delà il n’y avait rien ! Il n’y avait rien sinon de l’esprit et peut-être un concentré de matière d’une énorme densité ! Peu nous importe, mais il fallait au moins une forme d’esprit : l’esprit des lois aurait pu dire plus tard (beaucoup plus tard) Montesquieu. Mais la matière ou l’énergie ne peuvent pas exister sans les lois de la nature, c’est-à-dire sans une certaine forme d’esprit. Il n’y a pas de concret sans une part d’abstraction ; pas de matière ou d’énergie sans esprit. « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » Lamartine. (1790-1869).

Il n’y avait rien si non d’autres Grands Boums, analogues à notre Big Bang, bien au-delà de notre univers connu. Un grand feu d’artifice, avec des Grands Boums peuplant l’infini. En effet par définition...

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