L'humanité mode d'emploi

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Que devient l’humanité ? Elle ressemble à une troupe en débandade qui avance vers l’inconnu, les premiers vivant le temps présent, les derniers celui de la préhistoire. Elle se découvre et se fait peur. Les idées, les religions, les
gouvernances s’entrechoquent. L’Homme se cherche.

Une réflexion s’impose. Je me la suis imposée. Je vous la livre. Dans les pages qui suivent, j’aborde trois sujets, le premier, théorique, l’HOMME, les deux autres, pratiques, le CHOMAGE lié à la fonction échange, l’EUROPE, liée à la fonction gestion.

Tout au long de cette réflexion, j’ai été guidé par le fait que l’HOMME est un être complexe qui pourrait faire l’économie de la complication.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9789999989653
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1. LES FONCTIONS HUMAINES
l existe un mot à caractère universel puisque indépendant du temps et du lieu : le mot HOMME. On parle en effet aussi bien de l‘Homme de Neandertal que de l‘Homme moderne, de l‘Homme européen que de l‘Homme américain. Ce mot cache un concept luimême universel. Si ce concept existe et est commun à tous les hommes, il existe donc en chacun de nous qui appartenons à cette espèce. Pour le découvrir, il suffit alors de se livrer à une introspection. J‘ai fait ce travail et propose ceci. Tout au long de sa vie, l‘Homme développe une série de pensées, accomplit une suite d‘actes, obéit à un ensemble de besoins. Analysés, classés, ils forment une synthèse de fonctions dont l‘équation caractérise l‘homo sapiens recens. J‘ai classé ces fonctions en deux groupes : Le premier comprend toutes celles qu‘il exerce, quand, par la pensée, on l‘isole tel Robinson Crusoé sur son île ; elles constituent les fonctions individuelles. Le second englobe toutes celles qui ne prennent leur véritable essor qu‘avec la présence de deux êtres ou davantage ; elles constituent les fonctions sociales. Afin de bénéficier des avantages de la classification décimale, je me suis efforcé de décomposer chacun de ces deux groupes, en cinq parties. Ainsi aije classé les fonctions humaines en dix parties, qui pourront être numérotées de zéro à neuf. Dans les fonctions individuelles, je distingue les cinq parties :  Les fonctions de développement qui regroupent tout ce qui se rapporte au besoin de comprendre, de tirer le meilleur parti de l‘hérédité.  Les fonctions de production, par lesquelles l‘Homme se procure les objets, les ingrédients, les énergies.  Les fonctions d‘entretien qui englobent tous les actes de sauvegarde de sa vie et de son patrimoine. Les fonctions de transport où se trouve tout ce qui touche au déplacement de sa personne, de ses biens, de ses messages et énergies.
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Les fonctions de distraction qui se définissent comme le reste de la différence entre la totalité des fonctions individuelles et les quatre premières.
Dans les fonctions sociales, je distingue les cinq parties :  Les fonctions d‘extrémité qui regroupent l‘origine, le besoin de prolonger l‘espèce, et la fin, la mort de chaque être.  Les fonctions de gestion des relations humaines qui ne connaissent encore que le cycle : législatif, exécutif, contrôle, jugement, châtiment.  Les fonctions d‘échange qui régissent ce que l‘Homme donne et ce qu‘il reçoit.  Les fonctions de transmission grâce auxquelles il communique ses pensées, ses impressions, ses émotions.  Les fonctions de secours qui par la prévoyance et la loi des grands nombres, aident la charité.
Tout acte, aussi élémentaire soitil, toute pensée, aussi infime soitelle, et toute effervescence de l‘être humain, doit trouver sa place dans cette classification. S‘il en est autrement, cette classification demande à être modifiée.
1.1  EXAMEN DE CHACUNE DES DIX FONCTIONS
1.1.0  Le développement
Le développement est ce besoin spécifiquement humain d‘enrichir l‘héritage naturel, cette soif de comprendre et d‘expliquer. Il dépend directement du processus de pensée, propre à l‘espèce. Ce processus se symbolise par une spirale ; il est cyclique et évolutif. Chaque cycle accuse une évolution. Il débute chez l‘Homme, à sa naissance, et tel un manège tourne jusqu‘à sa mort. Par ses sens, il prend connaissance du monde extérieur. Son cerveau, mécanique admirable malgré ses lacunes, enregistre, retient, analyse, synthétise. A la fin de cette activité, l‘Homme n‘est plus tout à fait le même, et pareille est l‘idée qu‘il se fait du monde extérieur. Très souvent, ses mains, outils de toute son oeuvre, bâtissent après la synthèse et à partir d‘elle, une forme domestique nouvelle. Un nouveau cycle recommence. L‘observation porte sur un environnement complété par la nouvelle idée que l‘Homme s‘en fait, par l‘apparence de la forme domestique nouvellement créée.
Le développement s‘applique d‘abord au corps, dont il augmente les possibilités. Aux muscles, il donne souplesse et puissance. Des sens, il étend le champ d‘action et
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améliore l‘acuité. Aux mains, il procure l‘adresse. Au cerveau, il donne plus de mémoire, davantage de possibilités d‘analyse, de synthèse, de sens du jugement, d‘habitude de la vérification.
Avec ce corps aux facultés décuplées, l‘Homme s‘attaque à la connaissance du monde extérieur et à sa connaissance propre. A partir d‘observations succinctes et superficielles, il est parvenu à mesurer les phénomènes extérieurs, à classer, à expérimenter, à reconstituer en différentes synthèses théoriques, et à créer la méthode de pensée scientifique. Celleci constitue la seule voie qui permette de dominer les illusions et les chimères créées par les imperfections de son appareil intellectuel, la seule qui permette à tous les Hommes de se retrouver face à une même vérité.
La pyramide symbolise la science. A sa base se trouvent différentes disciplines d‘investigation spécifiques. Leur approfondissement nécessite toujours l‘obligation de franchir un palier vers le sommet où se situent d‘abord la physique et la chimie, ensuite la mécanique, enfin les mathématiques, connaissances suprêmes. En marge de la science se place l‘imagination des hommes qui apaise leur besoin de tout expliquer. En ce domaine se côtoient religions, superstitions, philosophies, idéologies. Il constitue le futur champ de conquête de la science.
1.1.1  La production
La production englobe toutes les actions destinées à obtenir les formes domestiques, les biens de consommation, les énergies nécessaires à l‘accomplissement de toutes les autres fonctions. A l‘origine, elle était pour l‘homme prédateur de la préhistoire, ce qu‘elle est encore aujourd‘hui pour la bête. Mettant au service de la production les bienfaits de sa fonction « développement », il amplifia considérablement ses moyens. Bien avant le paléolithique inférieur, l‘homme avait déjà distancé le reste du monde animal. Puis vinrent l‘agriculture, l‘élevage, l‘artisanat, la spécialisation des tâches : chacun appliqué à la sienne, échange les produits de sa fabrication. De fil en aiguille vinrent les temps modernes. L‘Homme rêve de machines capables de fabriquer sans lui, et ce rêve est en passe de devenir réalité.
Le principal caractère de la production la définit comme une fonction d‘ordre secondaire, dont l‘homme pourrait le cas échéant se passer si les machines, un jour, le remplaçaient, et qu‘il peut, en tout état de cause, réduire en importance. Il faut à ce sujet souligner que sur les quatre millions d‘années de présence de l‘Homme sur terre, dont
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trente mille sous les traits qui sont les nôtres, ce n‘est que dans les dix mille dernières années que nous avons fait de la production une fonction vorace de notre temps et de notre énergie, les deux derniers siècles ayant poussé le phénomène à son paroxysme.
Une notion de rendement s‘y attache. La partie utile de cette fonction tient dans le temps passé, l‘énergie consommée, la matière usinée, les végétaux cultivés, les animaux élevés directement pour l‘usage des autres fonctions. Toutes les actions qui se font à l‘intention de la production ellemême constituent une perte. Cette perte peut également s‘exprimer par la notion de rendement ; plus grande est l‘une, plus faible est l‘autre. Entrent dans cette perte tout le temps passé et les énergies consommées pour le transport de la matière d‘un poste d‘usinage à un autre, la construction de l‘énorme outillage industriel et agricole, l‘alimentation du bétail... Comme Carnot le démontra en physique, la perte est nécessaire ; ne peut s‘annuler ni le rendement égaler l‘unité. Il importe néanmoins d‘avoir soin de la réduire.
1.1.2  L‘entretien
L‘entretien dépend essentiellement de la morphologie de l‘espèce. Dès l‘origine, il fallut préserver la vie : consommer l‘oxygène et les aliments, reposer le corps, conserver une ambiance favorable, combattre les maladies. Au fur et à mesure de la croissance de la fonction « développement », les besoins en cette matière devinrent plus nombreux, plus raffinés.
Audelà de lui, l‘Homme applique cette fonction à la flore, à la faune qu‘il éleva, aux formes domestiques qu‘il créa.
1.1.3  Le transport
Le transport, à ses débuts, était très peu de chose : une longue marche à pied d‘un endroit à un autre. L‘évolution vint le compliquer. L‘animal apprivoisé, bon gré, mal gré, vint en aide à l‘humanité. L‘invention de la roue fit faire des prodiges à l‘art de se mouvoir. Le boeuf, le cheval se virent atteler à de pesants chariots ; la vitesse était faible, mais sûre était l‘avance. Le temps passa. La mécanique détrôna l‘animal. La machine à vapeur ne conquit pas la route, mais devint maîtresse du rail et des mers, où l‘adoptèrent les bateaux jusquelà tributaires des vents. Les moteurs thermiques s‘imposèrent sur Terre, puis, las de ramper, s‘embarquèrent pour les océans et les mers, et enfin s‘envolèrent vers le ciel, conquérant la troisième dimension.
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