La Constitution idéale

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Nous ne sommes pas en démocratie. En voilà un scoop ! Pour beaucoup de nos concitoyens, cette affirmation est fausse voire farfelue. Cette perception n’est pas étonnante, tant le mot démocratie est employé à contre-sens. En effet, ceux qui ont le pouvoir depuis plus de deux cents ans et les médias qu’ils commandent ont tout fait pour donner à ce mot un sens contraire. Étymologiquement et historiquement, démocratie veut dire : « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Cela signifie que le peuple souverain définit et contrôle les règles de la vie dans la Cité. La démocratie est un système politique qui vise à interdire tout abus de pouvoir durable, via la séparation et le contrôle des pouvoirs.
Le texte qui instaure ou qui empêche la démocratie s’appelle la Constitution. Il ne doit pas être rédigé, comme cela a été malheureusement le cas sous nos dernières Républiques, par les hommes politiques eux-mêmes. Ils ne peuvent définir les règles qui sont justement faites pour les contraindre, faute de quoi ils seraient exposés aux conflits d’intérêts. C’est au peuple lui-même d'écrire sa Constitution, via une assemblée constituante dont les membres doivent être tirés au sort.
Cet essai propose un premier jet pour ce qui pourrait devenir une Constitution idéale, celle qui garantit au peuple sa souveraineté et sa liberté.


Publié le : lundi 10 décembre 2012
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EAN13 : 9782332535528
Nombre de pages : 86
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ISBN numérique : 978-2-332-53550-4

 

© Edilivre, 2013

Du même auteur :

– Responsabilité d’entreprise et éthique sont-elles solubles dans la mondialisation ? – Editions de l’Aube

– Les chiffres d’une planète de fous…ou de l’urgence d’un développement durable – Editions de l’Aube

– Développement durable et responsabilité d’entreprise, mes quatre vérités – L’Harmattan

– Changer de monde. 130 solutions – Lignes de repères

– Sortir du cadre – Edilivre

Introduction

« Il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le plus grand nombre gouverne. »

Jean-Jacques Rousseau
– Du contrat social

« Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Abbé Sieyès
– Discours du 7 septembre 1789.

Nous ne sommes pas en démocratie. En voilà un scoop ! Pour beaucoup de nos concitoyens, cette affirmation est considérée comme fausse voire farfelue. Cette perception n’est pas étonnante, tant le mot démocratie est employé à contre-sens. En effet, ceux qui ont le pouvoir depuis plus de deux cents ans (depuis la fin de la monarchie et la Révolution française de 1789) et les médias qu’ils commandent ont tout fait pour donner à ce mot un sens contraire. Etymologiquement et historiquement, démocratie veut dire : « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Cela signifie que le peuple définit lui-même et contrôle directement les règles collectives de la vie dans la Cité. Le peuple est souverain et la démocratie est un système politique qui vise à interdire tout abus de pouvoir durable, via la séparation, l’affaiblissement et le contrôle des pouvoirs.

Or, la Révolution française a instauré un dispositif de gouvernement dit « représentatif » à base de parlementarisme, assis sur le système de l’élection de représentants du peuple (députés nationaux, représentants régionaux et locaux). Ce qui n’a rien à voir avec la vraie démocratie. Ce système a conduit à la confiscation du pouvoir entre les mains de quelques-uns, la bourgeoisie d’abord (qui a remplacé la noblesse), les ultra-privilégiés (banquiers, patrons des transnationales) aujourd’hui. Nous sommes bien sous le régime de l’oligarchie. Démocratie représentative ou démocratie indirecte sont des oxymores. Depuis 1789, ce sont les mêmes qui ont le pouvoir, la classe des possédants (les fameux 1 %), jamais les pauvres (ou les 99 %).

Par quoi se caractérise cette ploutocratie ? Premier point : elle s’appuie sur le système des partis politiques. Ce sont les partis qui forment, nourrissent et portent au pouvoir les hommes politiques. Le système des partis oblige le peuple à choisir entre des candidats…. qu’il n’a pas choisis. Pratiquement aucun candidat ne peut réussir à être élu s’il n’est pas inscrit à un parti politique. Or, le nombre de citoyens qui y militent est extrêmement faible, tout au plus quelques centaines de milliers en France (dans le même ordre d’idée, la France est aussi le pays du monde développé où le taux de syndicalisation est le plus faible, moins de 8 % des salariés). L’éventail des partis politiques est assez immuable : on trouve toujours les conservateurs d’un côté, les sociaux-démocrates (qui se prétendent progressistes) de l’autre, et les (plus petits) partis extrémistes (extrême-droite, extrême-gauche).

Leur jeu est totalement codifié, même si parfois des bizarreries de langage viennent brouiller les cartes. Comment peut-on mélanger la religion et la politique en se définissant comme démocrate-chrétien ? Tony Blair était étiqueté travailliste alors qu’il menait une politique totalement libérale. Que signifie être radical en 2012 ? Certains se réclament encore du gaullisme. Le centre existe-t-il ? Les écologistes ont-ils un positionnement socio-économique clair ? Les libéraux souhaitent généralement restreindre la liberté individuelle (mariage homosexuel, adoption homoparentale, avortement, prostitution, consommation de cannabis, euthanasie, droit de vote des étrangers,…). Les ultralibéraux, qui militent pour la disparition de l’Etat et l’instauration de la loi de la jungle économique, ne ressemblent-ils pas une sorte de nouveaux anarchistes ? La dernière campagne présidentielle a montré l’étroitesse de marge qui sépare l’aile droite de l’UMP du Front National. Vu d’Europe, les différences entre Républicains et Démocrates du pays parangon du libéralisme que sont les Etats-Unis peuvent sembler assez ténues. Etre communiste aujourd’hui a-t-il le même sens que du temps de Lénine ? Les noms des partis ne veulent plus rien dire : rappelons que le P de UMP (80 % d’électeurs à Neuilly-sur-Seine) signifie Populaire. Ils sont tous, indifféremment, démocrates, indépendants, républicains, populaires voire nationaux. Pour arrêter ici la longue liste des incohérences, souvenons-nous que les partis savent très bien former entre eux des coalitions improbables lorsqu’il s’agit de conserver le pouvoir.

Peu importe finalement. Les partis historiques, réseaux de copinage indispensables à toute marche individuelle vers le pouvoir, font la pluie et le beau temps et il est quasiment impossible à un nouveau mouvement de se former et de se développer.

Deuxièmement, une fois élu, il est très délicat pour un député d’exprimer une position personnelle : il devra voter selon les consignes du parti, au doigt et...

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